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5.0 étoiles sur 5 Magnifiques pièces romantiques à l'alto et au piano, 25 octobre 2014
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M. Girardin (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Plays Schubert/Schuman/Bruch/& (CD)
Pièces romantiques "à" l'alto et non pour alto : en effet, seules 2 des 5 pièces enregistrées (Märchenbilder de Schumann et Konzertstück d'Enescu) ici furent composées originellement pour l'alto, les 3 autres étant des transcriptions de pièces pour arpeggione, cor et violoncelle. C'est dire la maigreur du répertoire pour alto, les altistes devant le plus souvent piller le répertoire des autres instruments pour constituer leur répertoire.
Cependant, il ne faut pas bouder son plaisir : toutes les pièces enregistrées ici, qu"elles soient originales ou transcrites, sonnent remarquablement pour l'instrument et composent un très beau programme de musique de chambre, nous menant du romantisme naissant (Schubert) aux derniers feux d'un romantisme teint de modernité (Enescu).
Je ne m'étendrai pas sur chaque pièce enregistrée ici, disons simplement qu'elles sont toutes parmi les meilleures productions de leurs auteurs respectifs et, pour la magnifique sonate de Schubert, remercions les altistes de s'être emparés de ce chef d'oeuvre que nous n'entendrions jamais si l'on devait attendre de trouver un joueur d'arpeggione (instrument hybride à mi chemin entre la guitare et le violoncelle).
Yuri Bashmet est un immense altiste, parfaitement à son aise dans le répertoire romantique ici enregistré : la sonorité est pleine et chaleureuse, aux couleurs extrêmement variées (splendide Enescu !) et sachant nourrir chaque note et chaque mélodie. Un régal ! Mikhail Muntian se révèle un excellent accompagnateur, bien que parfois un peu discret, mais toujours musicien et en parfaite harmonie avec Bashmet. Un très grand disque d'alto.
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5.0 étoiles sur 5 Pour la Sonate « Arpeggione » de Schubert, bien sûr, mais aussi pour le « Konzertstuck » d'Enesco, très bien interprétés, 19 mai 2013
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Georges Enesco (Enescu) est né en 1881 à Liveni, Moldavie (Roumanie). Son père le présenta au compositeur Édouard Caudella (1841-1924), qui le fit entrer au Conservatoire de Iaçi, puis l'envoya de 1888 à 1894 à Vienne étudier avec des professeurs de renom, en particulier avec Robert Fuchs (1847-1927). Il s'établit à Paris en 1895, pour poursuivre ses études musicales au Conservatoire avec Jules Massenet (1842-1912), Gabriel Fauré (1845-1924) et André Gedalge (1856-1926). Il s'y lia notamment d'amitié avec Paul Dukas (1865-1935), Florent Schmitt (1870-1958), Jean Roger-Ducasse (1873-1954), Maurice Ravel (1875-1937), Pablo Casals (1876-1973), ainsi qu'avec Jacques Thibaud et Alfred Cortot. La Première Guerre mondiale le vit s'installer en Roumanie, mais, à partir de la fin du conflit, il partagea sa vie entre la France, où il acquit une villa à Meudon, la Roumanie où il rencontra la princesse Marie Cantacuzène qu'il finira par épouser, et bientôt le Nouveau Monde. La Seconde Guerre mondiale vit le retour d'Enesco dans son pays natal, où il s'immergea dans la vie musicale de la capitale roumaine, ardent défenseur de la musique contemporaine du pays. La paix revenue, Enesco se produisit comme chef ou violoniste à Moscou avec David Oïstrakh et Emil Guilels, à Bucarest avec Yehudi Menuhin, ou au piano au côté de Ernst Wallfisch. L'instauration du régime communiste en Roumanie le conduisit à s'exiler définitivement. Réfugié à Paris et bien qu'en butte à des difficulté de santé, il restera toujours très actif sans se départir ni d'humour, ni d'éloquence, ni d'humilité. Enesco s'éteint au coeur de Paris en 1955 ; il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Le langage musical d'Enesco, foncièrement original, est inspiré avant tout par un folklore réinventé, tantôt nostalgique, tantôt dansant, de son pays natal, ce qui le rapproche de Béla Bartók (1881-1945), de Zoltan Kodály (1882-1967), de Leos Janácek (1854-1928) ou de Karol Szymanowski (1882-1937), mais les traditions françaises - Claude Debussy (1862-1918) ou Gabriel Fauré - et germaniques - Johannes Brahms (1833-1897) ou Richard Strauss (1864-1949) - y affleurent parfois aussi. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter son « Poème Roumain » (1898), deux « Rhapsodies roumaines » (1901-1902), deux Suites pour orchestre (1903-1915), cinq Symphonies (1905-1941), un cycle de « Sept chansons de Clément Marot » (1908), deux Quatuors à cordes (1915-1951), deux Quatuors avec piano (1918-1944), la Sonate pour violon et piano « dans le caractère populaire roumain » (1926), l'Opéra « Oedipe » (1923-1930), trois Sonates pour piano (1924-1934), la « Suite Villageoise » (1938), les « Impressions d'enfance » pour violon et piano (1940), le Quintette pour piano et cordes (1940), le poème symphonique « Vox Maris », ou bien encore sa Symphonie de chambre (1954) pour douze instruments solistes.

Yuri Bashmet, alto ; Mikhail Muntian, piano.
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