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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Deux Viennois sous les feux d'Hollywood, 12 novembre 2007
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Quintette D. 956 - Schoenberg : La Nuit Transfigurée (CD)
Le Hollywood String Quartet demeure un des plus illustre quatuor dont les Etats Unis purent s'enorgueillir.
Son nom vient de ce que ses membres étaient premiers pupitres dans les orchestres attachés aux grandes compagnies cinématographiques de la Côte Ouest, et gravèrent la plupart de leur disques dans cette mythique cité du Septième art.

Hormis la bande-son de films, leur répertoire classique incluait notamment la musique moderne, qu'ils abordaient en sollicitant les avis des compositeurs afin d'en servir fidèlement les intentions.
Le passionnant livret du CD détaille les circonstances extraordinaires de leur rencontre avec Arnold Schoenberg à Los Angeles, dans la résidence même du compositeur qui avait répondu à leur souhait de venir lui jouer son Sextuor "La Nuit Transfigurée" afin d'en recueillir des conseils d'exécution.
La séance se conclut par « ... c'était bien, très bien », et se suivit par l'envoi d'une photo dédicacée qui les remerciait de leur interprétation « d'une subtile beauté ».

Le livret reproduit le commentaire que rédigea Schoenberg pour accompagner la parution originale du disque en 1950, sous étiquette Capitol.
Le texte original du poème de Richard Dehmel, qui inspira la musique de cette "Verklärte Nacht", est donné page 10 dans sa version allemande et sa traduction anglaise.

Bénéficiant de solides formations acquises dans les prestigieux Curtis Institute ou Juilliard School, les membres de ce quatuor s'illustrèrent aussi dans le romantisme austro-allemand dont ils enregistrèrent quelques grandes pages, comme le "Quintette en ut majeur" de Franz Schubert que nous entendons ici, avec la participation de Kurt Reher au second violoncelle.

Eleanor Aller, la violoncelliste principale du groupe, se souvient que la fascinante cohésion de leur jeu provient d'une étude attentive de la partition avec Felix Salmond, le créateur britannique du Concerto d'Elgar qui devint un pédagogue réputé dans les grandes institutions musicales américaines.

A l'écoute, l'on entend en effet une rare communauté de vision et une incroyable précision de phrasés, galbés par des instruments d'autant plus phonogéniques qu'ils étaient habitués aux micros.
Sous les archets, l'on dirait que le crin s'est changé en soie.
La hargne du scherzo se trouve tempérée, les angles du finale assouplis.
Les reliefs sonores se trouvent aplanis par un éclairage tamisé qui laisse paraître des surfaces mates et polies.

L'on pourra préférer des conceptions plus tourmentées, des lectures plus sanguines.
Mais cette version demeure le plus accessible et séduisant des guides pour qui veut découvrir cet opus emblématique : quels autres archets nous ont gratifié d'une chaleur aussi douce, quiète, maternelle dans l'Adagio si merveilleusement tendre ?
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