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le 11 septembre 2011
Il y a quelques lustres, je découvrais ce qu'on appelle improprement la "musique classique". Puis, ce fut Berlioz, le choc. Pendant longtemps, je désespérais de pouvoir écouter les Troyens en version intégrale et puis, Colin Davis vint. Irruption du rêve dans ma réalité. Depuis, le monde est plus vrai.
Il est certain que Gardiner en DVD ou Davis lui même trente ans plus tard, ont apporté une vision souvent plus précise, plus exhaustive, plus musicologique, mais jamais l'intensité, la force et l'émotion de cette version n'a été dépassées. Jon Vickers peut agacer (son timbre nasal en irrite plus d'un) mais personne n'a jamais égalé son entrée "du peuple et des soldats..."; on en sort groggy, victime d'un des uppercuts musicaux les plus incroyables. Veasey et Lindholm sont au mieux (approchés seulement par Antonacci chez Gardiner). Quelques voix sont plus douteuses (français maladroit, intonations fluctuantes) mais la direction de Davis sait les emporter loin des critiques tant son geste est fervent, précis et fort. Conscient sans doute de produire là la version de découverte de ce chef d'oeuvre jusqu'alors à peine suggéré au mélomane (Kubelik passionnant mais en anglais; Beecham incomplet...). Le double octuor "châtiment effroyable", glaçant le sang, l'apparition d'Hector, la chasse royale, l'immolation de Didon, tout cela vit incroyablement, l'audace Berliozienne (jamais encore égalée) prend sa dimension réelle : L' inouï toujours, le "jamais entendu".
On se croit parfois au théâtre tant l'engagement de tous est grand, que dire encore, rien... Prenez votre après-midi, installez-vous dans votre canapé, devant un système hi-fi un peu sérieux (de grâce, pas de ciné-maison ni d'ampli pachydermique 2X300W) et écoutez... Attendez-vous à tout et vous serez encore surpris...
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le 2 avril 2014
Je me souviens du choc provoqué par la parution, en 1969 , année du centenaire de la mort de Berlioz,de ces Troyens !
"Messieurs les anglais, tirez les premiers..." c'est sûr qu'avec BERLIOZ, c'est ce qu'ils ont fait, même si des chefs emblématiques comme Charles Münch, Paul Paray ou Pierre Monteux ont vaillamment dirigés les oeuvres les plus connues du compositeur.
Il faut dire que la demande de Berlioz en France n'était pas au rendez-vous; d'accord pour la Fantastique et quelques tubes, mais le reste était un peu méprisé par le "connaisseur". En disant, Berlioz on se pinçait un peu le nez.
D'où la reconnaissance que nous devons à ce grand défricheur que fut Colin Davis qui nous fit découvrir d'autres merveilles comme Benvenuto Cellini ou encore ce petit bijou shakespearien Béatrice et Bénédict.
Alors sur l'interprétation des Troyens, rien à dire de plus et de mieux que les deux premiers commentateurs, sinon de souligner l'excellence de l'interprétation épique d'Enée par Jon Vickers. Alors bien sûr il y a des imperfections dans la prononciation du français par ces chanteurs très majoritairement peu familiers de notre langue. Mais c'est bien peu de chose devant ce que j'ose qualifier de Monument de la discographie . 5 étoiles ? C'est bien le minimum !
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le 29 septembre 2013
L'ami Hector aimait deux auteurs par dessus tout: Virgile et Shakespeare. Qu'y avait-il alors de plus approprié qu'un jeune chef anglais de 42 ans pour avoir l'énergie et le courage de se lancer dans la redécouverte des Troyens?
Il y a eu la "Verdi renaissance" avec Bruno Walter dans l'Allemagne des années 30, et il faut bien localiser en Angleterre la "Berlioz renaissance" des années 60-70, fondée par Colin Davis, et immortalisée dans une magnifique Edition Berlioz chez Philips dont "Les Troyens" demeure l'un des bijoux les plus fastueux.
On parlait de Shakespeare tout à l'heure? C'est très approprié. L'inteprétation de Colin Davis et de l'orchestre de Covent Garden est pleine de bruit et de fureur. Elle est également très détaillée et très musicale - après tout, c'est la première fois qu'on entendait tout - et en stéréo. Cette interprétation est également d'une grande délicatesse - Davis situant le pinacle des "Troyens" dans le duo entre Didon et Enée à l'acte IV.
Il faudrait rappeler sans doute ici aussi à quel point Verdi et Wagner ont beaucoup pompé Berlioz - tout en ajoutant immédiatement que le language du compositeur français est très spécifique, unique...et est immédiatement reconnaissable.
En matière de chant, toute l'équipe (à majorité anglo-saxonne) fait un effort de diction considérable pour être à la hauteur du texte et il faut les féliciter tous car ils sont tous compréhensibles pour une oreille française: on aimerait que toutes les "Carmen" de par le monde soient articulées comme ces "Troyens".

Contrairement à l'un des critiques ici-bas, je pense qu'il est formidable d'avoir un VRAI ténor héroïque pour chanter Enée. Jon Vickers est sublime, à la fois surpuissant, attendri, fragile: c'est la grande satisfaction de cet enregistrement. Au niveau des femmes, Josephine Veasey et Berit Lindholm n'ont peut-être pas le tempéramment passionné qui convient à Didon et Cassandre respectivement, mais les voix sont magnifiques et ne compromettent pas l'équilibre de l'ensemble - bien au contraire.
Ian Partridge est un Iopas, heureusement, d'une grande poésie, et cette troupe est encadrée avec tendresse par les Français de l'étape, merveilleux Roger Soyer et Pierre Thau.
Inutile de dire que nous avons ici l'un des sommets non seulement de la discographie berliozienne, mais également du disque classique. A partir de là, tout était possible pour les Troyens et d'abord de s'imposer aux opéras du monde entier, plus de cent ans après avoir été écrit.
Thank you everyone
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le 6 octobre 2014
Un évènement,une joie et une délectation que la parution,en 1970, de cette première intégrale des Troyens.Depuis,d'autres enregistrements ont vu le jour qui ne nous font pas regretter le timbre désagréable de Vickers (très gêné par la prononciation française),la voix laide de Glossop et les lenteurs trop nombreuses de C.Davis.Est notamment remarquable celui de Charles Dutoit,tout-à-fait conforme aux tempos de Berlioz et avec une majorité de chanteurs francophones.
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le 9 octobre 2009
Je ne supporte pas jon vickers dans cette version .Je prefère de loin la version de Gardiner en dvd .Une direction epoustoufflante et une Susan Graham rappelant Crespin c'est dire.
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