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13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 prokofiev, prokofiev, prokofiev,...., 14 juillet 2009
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Prokofiev : les 5 concertos pour piano (CD)
Cette intégrale des concertos pour piano de Prokofiev par le duo Ashkenazy(piano)/Prévin(chef d'orchestre) me semble vraiment très bonne à de nombreux points : la prise de son et l'équilibre piano/orchestre sont réussis ; néammoins on retrouvera cette sonorité de piano propre à Ashkenazy parfois métallique dans les nuances fortes mais très perlée dans les nuances pianos.
Les difficultés pianistiques imposées par l'écriture de Prokofiev sont dépassées grâce à la technique vertigineuse d'un Ashkenazy en très grande forme. Les mises en place et la cohérence piano/orchestre, souvent sataniquement compliquées, semblent maîtrisées par le duo Ashkenazy/ Previn

Je recommande vivement le double CD aux amateurs de musique de Prokofiev d'Ashkenazy pianiste et de muique russe "avertis".

Attention : la musique de Prokofiev n'est pas forcément évidente à la première écoute (voir notamment les concertos nos. 4&5) : elle nécessite plusieurs écoutes attentives, pour bien en comprendre les subtilités. Toutefois, peut-être qu'écouter les concertos dans l'ordre 3,1,2,4,5 (encore que...) pourra leur permettre d'entrer progressivement dans l'univers moderne de Prokofiev.
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une intégrale à la hauteur du génie de Prokofiev, 6 octobre 2011
Par 
Cymus - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prokofiev : les 5 concertos pour piano (CD)
Les cinq concertos pour piano de Prokofiev (1891-1953) figurent parmi ses œuvres les plus remarquables et les plus représentatives de sa période pré-soviétique puisque le compositeur russe ne composa aucun opus de ce genre après qu'il fut rentré définitivement dans son pays en 1936. Le concerto n° 5 fut en effet composé en 1932 alors qu'il vivait encore en Europe. Vers la fin de sa vie, il semble qu'il ait eu l'intention d'écrire ce qui aurait un 6e concerto, pour deux pianos et orchestre à cordes (C. Samuel, Prokofiev, Seuil, 1995, p. 191), mais sa mort le 5 mars 1953 l'empêcha de réaliser ce projet, ainsi que bien d'autres.

Le concerto pour piano était un genre qui ne pouvait donner lieu qu'à des chefs d'œuvres sous la plume de Prokofiev, puisqu'il lui permettait d'allier trois au moins de ces talents exceptionnels : sa virtuosité au piano, son sens unique de la mélodie et son génie pour l'orchestration. L'intégrale que Vladimir Ashkenazy enregistra en 1974-1975 avec le London Symphony Orchestra sous la direction d'André Prévin constitue un très bel hommage tout à fait à la hauteur de ces magnifiques partitions.

On se délecte du premier, composé en 1911, par un Prokofiev au talent neuf, troublion de la musique russe, révolutionnaire, moderniste, qui déconcerta tant ses premiers auditoires et en particulier les membres du jury (dont Glazounov) qui lui attribua néanmoins le prix Rubinstein, avec son plan circulaire (le finale s'achève sur le thème impétueux du premier mouvement), sa rythmique fougueuse, sa grandiloquence, son humour aussi, et son magnifique andante.

Le concerto n° 2 fut achevé en 1913, mais à la suit d'un incendie, la partition en fut perdue et réécrite par le compositeur en 1923. C'est encore une œuvre de jeunesse, mais la tonalité d'ensemble en est sensiblement différente. On ne retrouve pas l'unité thématique du premier, mais au contraire une profusion de thèmes qui jaillissent d'un mouvement à l'autre et au sein de chacun d'eux. La virtuosité du pianiste y est beaucoup plus sollicitée. Il faut entendre cette cadence du premier mouvement où le soliste semble prendre son instrument à bras le corps, avant que l'orchestre ne le rejoigne, martial. Malgré des pages brillantes, comme celles des deux mouvements centraux, et pleines de vivacité et même de frénésie, ou le début du final, Prokofiev semble avoir voulu montrer dans cette œuvre plus de profondeur que dans le précédent concerto. La profondeur semble d'ailleurs renforcée ici par le choix, peut-être discutable en apparence mais qui se révèle très pertinent en définitive, d'un tempo sensiblement plus lent que chez d'autres interprètes, en particulier dans le premier mouvement, et finalement le brio recherché chez le soliste ne s'en trouve pas terni.

Le 3e concerto (1921) est généralement considéré comme le plus abouti du compositeur russe. Et il est vrai qu'il atteint une quasi perfection dans l'équilibre entre une certaine forme de romantisme et une richesse d'invention mélodique, entre lyrisme et rythmique tonitruent, entre classicisme et originalité des formes, entre orchestration luxuriante et légèreté des structures, entre orchestre et soliste. C'est peut-être sur ce dernier point que la version présente pêche un peu. Mais cette impression semble due à une prise de son trop proche du piano (alors qu'ailleurs elle est beaucoup plus équilibrée) qui laisse l'orchestre un peu en arrière plan. Et c'est vrai que, autant Ashkénazy peut se révéler d'une grande finesse dans les passages lents, autant son jeu est un peu dur dans les fortissimo.

Une dizaine d'années se sont écoulées entre ce troisième concerto et le quatrième, et l'on se rend compte qu'il y a une sorte de rupture entre eux. Rappelons que le concerto n° 4, pour la main gauche, était une commande du pianiste autrichien Paul Wittgenstein, qui avait perdu le bras droit au cours de la première guerre mondiale (c'est également pour lui que Ravel a composé son fameux concerto pour la main gauche). Le pianiste ne le joua jamais, sans doute parce qu'il ne comprenait pas cette musique extrêmement moderne. Et l'œuvre ne fut pas créée avant 1956 ! Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une œuvre plus apaisée, plus introspective aussi, et plus dépouillée dans son orchestration. Il est vrai que l'on peut avoir plus de mal à l'appréhender, en raison peut-être d'une moindre richesse mélodique, ou en tout cas de thèmes moins immédiats que dans les précédents opus. On se surprendra à y découvrir dans le deuxième mouvement des réminiscences (par anticipation) de Roméo et Juliette.

Dans la foulée, Prokofiev composa son cinquième et dernier concerto pour piano quelques temps à peine avant son retour en Russie. Il fut créé en 1932 à Berlin par le compositeur lui-même sous la direction de Fürtwangler. On y retrouve le même dépouillement relatif de l'orchestre que dans l'opus précédent. En revanche, l'œuvre renoue avec une plus grande légèreté de ton, sauf dans le quatrième et avant-dernier mouvement, une nouvelle dynamique, ainsi qu'avec la même profusion thématique que dans les concertos antérieurs, avec plus de densité, ce qui ne le rend sans doute pas plus facile d'écoute, si ce n'est le final qui commence avec vivacité et qui, après un passage introduisant un climat mystérieux, s'achève dans une sorte de ronde frénétique.

C'est donc avec le plus grand plaisir que l'on retrouve ces œuvres magiques dans ces grandes interprétations de Vladimir Ashkénazi et André Prévin, dans une intégrale sans doute parmi les meilleures.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une remarquable intégrale ! Prokofiev pour l'éternité..., 17 mars 2010
Par 
Guy Vachaudez "Marcheur tranquille" (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prokofiev : les 5 concertos pour piano (CD)
Une intégrale de très haut vol.
Techniquement parlant, les enregistrements sont d'un remarquable équilibre. La dynamique permet d'apprécier les différences de volume, les nuances.
L'orchestre occupe un espace bien défini, avec une largeur et une profondeur correctes.
Le piano, est bien positionné sans qu'il faille reconstruire ses dimensions réelles par un effort d'imagination. Un piano ne peut avoir la largeur de l'orchestre comme on l'entend parfois...

Sur le plan musical, l'orchestre et le piano se fondent, s'additionnent, se bousculent ou s'attendent tour à tour. La cohésion est remarquable.

Vladimir Ashkenazy est un immense artiste. Il est selon moi à son sommet dans ces partitions. Son jeu allie la puissance, la subtilité, une parfaite maîtrise de la phrase musicale avec sa ponctuation et ses rythmes. On peut trouver ses sonorités trop "brillantes" par moments, mais pour ma part, ce n'est pas le cas ici.

Ces oeuvres de Prokofiev sont, par moments, si totales que l'explosion et l'éblouissement deviennent inévitables.

André Prévin dirige d'une main sûre ces merveilleuses partitions.
Une mention spéciale pour le 2ème concerto (quelle vitalité !)ainsi que pour le 3ème. Le 4ème, pour la main gauche, est d'une richesse d'idées et d'une subtilité incroyables.

Prokofiev avait du génie. Ce coffret nous permet de l'entendre de façon superlative.
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