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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une captation incontournable à plus d'un titre, 13 août 2013
Par 
Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigoletto (CD)
===== Avertissement : Quel Rigoletto ?
Ce commentaire fait référence à la version Gavazzeni captée en 1960 (avec Ettore Bastianini, Renata Scotto et Alfredo Kraus; voir p.ex. l'édition Andromeda).
Les commentaires de cette version ont été erronément et automatiquement mélangés par Amazon avec ceux de la version Chailly (Léo Nucci, June Anderson et Luciano Pavarotti, voir chez Decca).
L'expérience montre que ce type de lien abusif dépend directement de Amazon U.S. et ne peut être défait localement.

Merci de ne pas tenir les commentateurs pour responsables des incohérences créées par Amazon...
==========

Entre le 2 et le 10 juillet 1960, au Teatro della Pergola à Florence, Mercury Living enregistre pour la firme italienne Ricordi ce Rigoletto studio, avec les choeurs et l'orchestre du Maggio Musicale Fiorentino sous la baguette de Gianandrea Gavazzeni.

Le maestro italien est parfois critiqué, à tort ou à raison. Mais même s'il pêche sans doute par un certain alanguissement du tempo, Gavazzeni a pour lui son sens aigu du détail et du théatre. Et si sa direction n'a pas le dynamisme ou l'explosivité de certaines autres baguettes, il garde en tout cas une grande cohérence, doublée d'une attention intelligente pour sa distribution.

Une distribution qui, pour l'occasion, appelle bien des promesses. A commencer par le Duc du jeune Alfredo Kraus (33 ans à l'époque), une véritable perle rare. Un rôle qu'il chantait déjà dès ses débuts, quatre ans auparavant, et qui lui collera à la peau durant sa longue carrière. Le timbre, le style, la diction, et jusqu'à la cabalette réintroduite (et au contre-ré parfait), tout concoure à faire de cette première captation dans le rôle un véritable modèle, un incontournable discographique.

Incontournable, c'est sans doute un qualificatif qui sied aussi à merveille à la Gilda de Renata Scotto. Du haut de ses 26 ans, c'est déjà une cantatrice accomplie, acclamée sur les grandes scènes du monde lyrique. Elle incarne ici une Gilda pour ainsi dire idéale, vocalement et techniquement, pleine de jeunesse et de passion, sensuelle et fragile, avec une fraîcheur et un naturel exemplaires. A noter que, trois ans plus tard, elle réenregistrera sa Gilda dans un autre studio fameux avec l'ineffable Carlo Bergonzi (voir la version Kubelik).

Venons-en au rôle-titre, campé ici par celui qui représente le baryton verdien par excellence : Ettore Bastianini. Comme souvent, certains lui reprocheront ici un manque de caractérisation vocale; j'imagine que ces critiques préfèreraient un Rigoletto plus vériste ou larmoyant, mais pour ma part je considère ces reproches comme ineptes. Car le chant de Bastianini reste toujours vocalement splendide, avec des aigus d'airains et une véritable somptuosité de timbre. Aussi, de manière toute personnelle, je ne vois pas pourquoi il faudrait à cela surabonder en accents dramatiques, d'autant que la musique de Verdi y pourvoit déjà par elle-même.

Car c'est ici justement que Bastianini montre une excellence particulière : la sobriété et le respect dans l'éclat vocal. Avec une articulation rien moins qu'exemplaire et un sens de la nuance purement musicale, il réussit à maintenir une ligne parfaite en toute occasion. C'est donc bien de maîtrise vocale dont il est question; les effets superficiels en deviennent non seulement inutiles mais seraient même de mauvais goût. Aussi, en ce qui me concerne, j'ai la faiblesse de considérer que ce Rigoletto est bien vocalement l'un des meilleurs qui ait été capté en studio.

Les seconds rôles sont par ailleurs aussi excellents. Le sombre Sparafucile d'Ivo Vinco est finalement un grand classique, et ne le cède à mon sens qu'à l'incomparable Siepi. Quant à la Maddalena de la jeune Fiorenza Cossotto (25 ans), elle est tout simplement superlative (quel luxe !).

Deux anecdotes pour finir, d'abord pour rappeler au passage que ce couple de frère et soeur Vinco/Cossotto forma dans la vie un vrai couple durant quarante ans. En enfin, on se rappellera que ce Bastianini aux aigus insolents a démarré sa carrière... comme basse, notamment dans le rôle de Sparafucile !

Un mot enfin sur l'édition. Comme d'habitude chez Andromeda, elle est assez minimaliste, et ne constitue pas à proprement parler une remastérisation (on devrait plutôt parler de repiquage !). Le son studio est donc globalement assez acceptable, avec toutefois un léger souffle omniprésent et une légère saturation par endroit. Par contre, il faut ajouter à cela de "légers" (mais perturbants) défauts sonores, audibles à maintes reprises, voire quelques vrais "flottements" (souvent de l'orchestre, bizarrement; par exemple dans l'air de Gilda au 1er acte, ou dans le duo Gilda/Rigoletto à l'Acte 2). Pas forcément rédhibitoire pour l'amateur verdien, mais cela gâche tout de même le plaisir par moment. A quand une bonne remastérisation pour cette captation ?!
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une version absolument verdienne de Rigoletto., 6 septembre 2013
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rigoletto (CD)
Il est bien exclu que je paraphrase le remarquable commentaire publié avant celui-ci et auquel je dois la découverte de cette version, en effet incontournable, c'est le mot, de Rigoletto, merci.
C'est ainsi d'abord ce précédent commentaire que j'invite mes éventuels visiteurs à lire.
Mais si je m'interdis la paraphrase, je m'autorise la surenchère...
La direction de Gianandrea Gavazzeni à la tête de l'orchestre du Mai Musical Florentin : à aucun moment, je n'ai perçu d'alanguissement (regrettable) du tempo mais, en maints endroits, j'ai été conquise par le rendu parfait du rythme, de la pulsation et des figures dansantes si caractéristiques de Giuseppe Verdi en général, de Rigoletto en particulier,
Les chanteurs - Alfredo Kraus, Ettore Bastianini, Renata Scotto, Ivo Vinco et Fiorenza Cossotto -, rôles principaux et seconds rôles : époustouflants d'opulence et de somptuosité vocales, et tout autant d'intelligence et de rectitude musicales.
Mille fois d'accord avec mon prédécesseur quand il observe que la musique de Giuseppe Verdi "pourvoit par elle-même aux accents dramatiques" auxquels il n'y a pas lieu de "surabonder" ni d'ajouter des "effets superficiels non seulement inutiles mais qui seraient de mauvais goût".
Quant à Rigoletto, il n'est certes pas "vériste" ou "larmoyant", pur contresens que d'imaginer ainsi ce personnage grotesque et tragique, bourreau et victime, médiocre et sublime mais toujours corseté dans l'exigence verdienne de la véracité disciplinée.
Au vrai, il y a dans ces mots que je cite et m'approprie l'énoncé de l'orthodoxie verdienne : tout est dans la partition et dans les indications - nombreuses et explicites - d'un compositeur qui n'a eu de cesse que sa musique épousât le drame, les caractères et les sentiments comme un juste-au-corps épouse la silhouette du danseur, et dont il ne faut jamais oublier qu'il était dramaturge et homme de théâtre tout autant que musicien (plus encore, même, selon ses propres dires), outre qu'avare de redondances ou de grandiloquence.
Alors, après la surenchère, la contradiction...
Une contradiction issue de la critique musicale que je respecte mais que, dans le cas particulier, je récuse, je la cite car elle est une démonstration "d'école" de l'opposition pouvant être constatée entre le regard des amateurs passionnés, pas complètement profanes, et celui des "professionnels de la profession"...
Voici ce que dit l'émérite et estimé Jean Cabourg de cette version de Rigoletto (Guide des opéras de Verdi).
"Ni la sécheresse et le manque de cohésion de l'orchestre, ni la prestation du solide Ettore Bastianini, bronze que rien ne vient jamais humaniser ou assouplir, ne suffiraient à désigner cette version comme indispensable.
"La jeune Renata Scotto, encore maladroite, peu assurée, nous sert un vin clairet, trop vert (...).
"L'événement réside dans l'entrée en lice du ténor Alfredo Kraus qui se confondra bientôt avec l'image idéale que nous nous faisons du Duc de Mantoue.
"De ses cinq intégrales de l'œuvre au disque, celle-ci n'est pas la plus accomplie mais à coup sûr la plus étincelante.
"Alfredo Kraus met sa froideur naturelle au service du cynique débauché" (...)".
Faites vos jeux !
Pour moi comme pour mon prédécesseur que je remercie encore, cette version de Rigoletto est "incontournable", et j'ajouterai seulement qu'elle est absolument verdienne.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Vaiment...très peu, 22 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Giuseppe Verdi - Rigoletto (Gesamtaufnahme) (CD)
Pour une version de Rigoletto , pitié il y a vraiment BIEN MIEUX - A part June Anderson dont la voix s'élève d'une façon supérieure à toutes les autres , la distribution semble un peu manquer de tonus - Mais le plus grand désastre est incontestablement Pavarotti ; il semble qu'il ai tellement chanté et enregistré le role que cette fois on a nettemment l'impression qu'il est blazé ; bref il s'en fout - Il chante içi le rôle comme on mange sa soupe ; aucune application , aucune surprise , aucune beautée dans le chant , aucun tonus , vraiment mou - Je ne comprends pas ce qui lui est arrivé ce jour là ; sa plus mauvaise interprétation de ce rôle ; bref il gâche tout le reste qui aurait pu etre sauvé - June Anderson est une des plus exquise Gilda , elle y met une application et vraiment on a cette impression de " bel canto "- Non vraiment passez votre chemin christian ( le bon navire )
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Interprétation de grande qualité, 6 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi: Rigoletto (CD)
Cette version de Rigoletto est de premier ordre, avec des interprètes très expressifs. Le CD s'accompagne du livret, ce qui permet de profiter pleinement de l'oeuvre.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LA version de référence, 3 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi: Rigoletto (CD)
Cette version est vraiment LA version de référence. Tout le monde y est excellent surtout Sherrill Milnes qui ne chante pas Rigoletto mais le joue. Quand on possède cette version, il est impossible d'en écouter une autre, c'est un régal. Aurait besoin d'une remasterisation car celle ci n'est pas à la hauteur de l'interprétation exceptionnelle. VERSION A POSSEDER ABSOLUMENT.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 prodigieux!!!!!......, 1 avril 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi: Rigoletto (CD)
Une distribution formidable. Le quatuor du dernier acte est extraordinaire. Verdi dans sa tombe doit être comblé. Sutherland est bien « la stupenda » comme l’appelaient les Italiens
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le grand Leo, 7 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Giuseppe Verdi - Rigoletto (Gesamtaufnahme) (CD)
En voilà une belle version!! Certes, Pavarotti est sur la pente descendante mais le timbre solaire est toujours là, et il se permet le contre u dièse ainsi que le contre ré de cabalette. June Anderson est une Gilda très sensible. Rien à dire sur les seconds rôles, emmenés par un beau couple Raimondi/Verrett.
Et que dire du Rigoletto de Nucci. Le plus grand Rigoletto de ce dernier demi-siècle. Alors, certes on perd énormément sur un live avec cette version de studio car on ne peut pas se rendre compte de l'extraordinaire acteur et interprète qu'il est sur scène! Mais le legato et la théâtralité dans les mots restent sublimes!
Pour courronner le tout, Chailly est très juste dans ses tempi est bien inspiré musicalement.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Un immense Rigoletto et une grande Gilda, 3 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Giuseppe Verdi - Rigoletto (Gesamtaufnahme) (CD)
Un enregistrement qui a soulevé beaucoup de polémiques. Un Pavarotti pas au mieux de sa forme... Verret et Ghiaurov pas au top ! Mais ce ne sont qu'arguties face à la superbe Anderson, authentique belcantiste, à la direction et au formidable Rigoletto de Leo Nucci : Le Rigoletto du demi siècle... un légato impeccable, une couleur vocale superbe et une incarnation bouleversante de justesse et d'humanité ! Sachant retranscrire au disque ce qui fait la force de son incarnation scénique. A tirer les larmes au plus insensible !
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 qualité du son, 2 mars 2010
L'évaluation d'un enfant
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi: Rigoletto (CD)
ayant la version vinyle (de grande facture), je suis déçu par le manque de lisibilité, de relief, de clarté du son restitué; ce commentaire ne concerne que cet aspect du CD.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Cher Pavarotti, 15 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi: Rigoletto (CD)
Passionnée par l'Opéra, j'ai été séduite par ce "Rigoletto" avec un Pavarotti visiblement jeune. J'en ai eu des frissons tant l'interprétation fût splendide.
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Verdi: Rigoletto
Verdi: Rigoletto de Joan Sutherland (CD - 2001)
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