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41 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 toujours inévitable
Cette première intégrale en studio de la tétralogie de Wagner appartient à la mythologie du disque. Certes, Solti n'est ni Furtwängler ni Knappertsbusch, sa direction n'a pas leur ambition intellectuelle, mais quelle autre intégrale présente un bilan global de ce niveau ? Certaines ont plus de ceci, plus de cela mais aucun...
Publié le 30 octobre 2005 par earthlingonfire

versus
13 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un jalon historique fondamental aujourd'hui dépassé
Voila 40 ans que cet enregistrement suscite des commentaires dithyrambiques. Il est donc temps de secouer un peu ce consensus lénifiant par un regard plus critique et distancié.
Cet enregistrement doit sa célébrité non seulement à ses qualités - réelles- mais aussi et surtout au fait qu'il fut le premier Ring...
Publié le 22 juillet 2009 par Stéphane B.


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41 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 toujours inévitable, 30 octobre 2005
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Cette première intégrale en studio de la tétralogie de Wagner appartient à la mythologie du disque. Certes, Solti n'est ni Furtwängler ni Knappertsbusch, sa direction n'a pas leur ambition intellectuelle, mais quelle autre intégrale présente un bilan global de ce niveau ? Certaines ont plus de ceci, plus de cela mais aucun n'est aussi bon sur l'ensemble du tableau. On peut seulement regretter les quelques années qui séparent l'Or du Rhin du reste des séances. Entre 1958 et 1963-65, la stéréophonie passe de ses balbutiements à sa glorieuse jeunesse, et une génération de chanteurs est passée, le prologue ayant été enregistré avec des artistes (Flagstad, Svanholm) qui n'avaient plus sept ans de carrière devant eux. Il y aura donc deux Wotan/Wanderer, deux Fricka, deux Mime et deux Erda, mais la distribution est plus homogène que celle de Karajan, enregistré sur quatre années seulement. Remarquablement homogène aussi, le son, d'un opéra à l'autre, l'équipe technique ayant sans doute reproduit scrupuleusement les conditions d'enregistrement d'une séance à l'autre à cette époque de grand changement. Ce son si célèbre est passablement artificiel, et pas toujours dans un sens agréable (la spatialisation, la dureté et l'individualisation des timbres), mais spectaculaire, efficace : on s'y habitue, on finit par aimer. Malgré le double argument de vente son et Solti, ce sont en fait les chanteurs qui sont le grand point fort de ce coffret. Globalement, la distribution n'est égalée par aucune version officielle, ni par aucun live. Furtwängler a été capté à une époque de transition où les Lorenz et Flagstad jetaient leurs derniers feux et n'étaient relayés que par des Konetzni et des Treptow. À Bayreuth, Krauss, Knappertsbusch et Böhm ont eu des plateaux remarquables mais avec ici où là quelques rôles qu'on a connus mieux tenus ailleurs. Quant à Karajan... Solti n'a aucun point faible : London et Hotter pour Wotan, Windgassen pour Siegfried, Nilsson pour Brünnhilde, Crespin pour Sieglinde, DFD pour Gunther, l'Alberich absolu de Neidlinger, les basses noires de Frick et Böhme, les Erda de Madeira et Höffgen, les Fricka de Flagstad et Ludwig, les Mime de Paul Kuen et Gerhard Stolze... Surprise : on trouve même de futurs grands noms dans des rôles secondaires. L'Or du Rhin n'est pas le plus captivant mais il est de haut niveau. La Walkyrie est urgente, passionnée, théâtrale. Siegfried est fascinant par son climat plus que sombre, noir, sur lequel pèse une menace permanente. Le Crépuscule, enfin, est peut-être le sommet de ce Ring, avec le déchaînement de Solti et des chanteurs. Bref, les adeptes complèteront avec Krauss, Knappertsbusch, Furtwängler et Böhm, mais tout le monde passera par Solti.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Physiquement immortel, 1 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Cette Tétralogie gargantuesque, contenue ici dans 14 CD (dans la première édition de 1984 il y en a 15), me semble être sur le plan sonore la plus concrète, la plus adaptée à l'esprit de ce monstre musical. Avoir réussi, à une époque où la stéréo était balbutiante, à donner une telle densité, un tel poids, une telle clarté à l'interprétation est sidérant.
Même si on peut estimer que certains procédés sont un peu excessifs, que la scène manque parfois de profondeur au profit d'une présence manifeste, cela n'enlève rien à la prouesse technique, qui se poursuit sur l'ensemble des enregistrements.
Certains pourront y trouver un soupçon de lourdeur, mais à mon sens, l'hommage fait à cette oeuvre par Solti est digne d'éloges.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le "RING" de SOLTI, 30 juin 2014
Par 
Roger Dominique Maes (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Wagner, "Der Ring des Nibelungen" (1876), Wiener Philharmoniker, Wiener Staatopernchor, Sir Georg Solti, 1958-1965, 14 CD Decca, 2001.

Je ne répéterai pas ce que les autres commentateurs (Earthlingonfire, Stéphane B. et Claude Toon parmi d'autres) ont déjà dit, et fort bien dit, à propos de ce "Ring historique" à tous niveaux -un "Ring" à la Cecil B. de Mille", en technicolor, cinémascope et "stereophonic sound"-, sinon que je partage les enthousiasmes des uns, et les réticences des autres, non par souci de consensus, et pour plaire au plus grand nombre, mais parce que ce "Ring", d'un luxe éblouissant, a bien toutes les qualités qu'on lui reconnaît (somptuosité sonore sans égale - on a rarement entendu toute la palette de l'orchestration wagnérienne dans un tel chatoiement-, distribution incomparable), et tous les défauts qu'on lui reproche (grandiloquence plutôt que grandeur, "ambiophonie" excessive, lenteurs discutables)...
Un seul reproche me semble inapproprié, c'est celui de lourdeur, d'épaisseur. Si Solti nous offre un "Ring" triomphal, puissamment héroïque, un peu grandiloquent parfois (mais n'est-ce pas dans la nature de l'oeuvre ?), il n'est en rien "kolozzal". Le chef ne nous écrase jamais sous la masse orchestrale, au contraire il nous y roule voluptueusement, sachant par ailleurs respecter les "poses", ces aérations que la partition ménage en tant d'endroits (respirations que les adversaires de Wagner méconnaissent totalement faute de l'avoir écouté). Solti fait preuve alors de qualités méditatives et poétiques auxquelles les critiques n'ont pas assez prêté attention.

Pour la distribution, même si l'on a connu des Sieglinde plus sensuelles que Régine Crespin -mais pas chantant mieux-, des Siegfried plus héroïques que Windgassen -mais pas plus respectueux de la partition-, des Hagen plus caractérisés que Gottlob Frick, et des Wotan moins cacochymes que celui du grand Hans Hotter, pour qui l'enregistrement semble venir à un mauvais moment-, elle constitue "une galerie des Illustres", à donner le vertige :
George London (Wotan I)
Kirsten Flagstad (Fricka I)
Gustav Neidlinger (Alberich)
Kurt Böhme (Fafner I et II)
Set Svanholm (Loge)
Paul Kuen (Mime I)
Claire Watson (Freia et Gutrune))
Jean Madeira (Erda I)
James King (Siegmund)
Régine Crespin (Sieglinde)
Gottlob Frick (Hunding et Hagen)
Birgit Nilsson (Brünnhilde I, II et III)
Hans Hotter (Wotan II et Der Wanderer)
Christa Ludwig (Fricka II et Waltraute)
Gerhard Stolze (Mime II)
Wolfgang Windgassen (Siegfried I et II)
Joan Sutherland (L'Oiseau)
Marga Höffgen (Erda II)
Dietrich Fischer-Dieskau (Gunther)
Lucia Popp (Woglinde)
Gwyneth Jones (Wellgunde)

C'est d'accord, on n'a pas toujours envie des fastes de Versailles -Louis XIV lui-même recherchait plus de simplicité à Marly ou Trianon-; on n'écoutera donc pas exclusivement cette version du "Ring", si fastueuse et séduisante soit-elle, et on ira régulièrement se rafraîchir du côté de chez Krauss et Böhm... mais comment ne pas retourner déambuler dans cet immense Palais des Mille et Une Notes, si homogène et fastueux, une des intégrales studio les plus réussies: "le Ring de Solti"?
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17 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un enregistrement pour l'île déserte...., 17 juillet 2007
Par 
claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Je viens de lire les commentaires des autres mélomanes. Que dire de nouveau et d'original sur cet enregistrement mythique pour longtemps ? Comment réunir de tels chanteurs, Vienne, Solti et surtout une équipe d'ingénieurs du son qui puisse renouveler la prouesse absolue de l'histoire du disque en terme de qualité sonore; J'écoute le début de la walkyrie en rédigeant ; cette tempête (contrôlée) des cordes, les attaques des archets : les centaines de petits sons, de bruissements que l'on entend jamais au disque de nos jours... Je me demande bien pourquoi ? L'orchestre sort de la virtualité des enceintes pour s'installer dans le réel - j'écris plutôt un slogan qu'un commentaire. Certes, Karajan en studio projetait dans ce passage une véritable furie mais l'écriture de Wagner en souffrait un peu... Bon, c'est où l'île déserte ?
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un must absolu, 6 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Ce qui est indiscutable : cette intégrale a marqué profondément l'histoire de l'enregistrement de la Tétralogie, et atteint une sorte de perfection. Accordons-nous tout simplement sur le fait qu'il existe aussi quelques autres versions bouleversantes : Karajan, Böhm, Boulez, Furtwängler... Chacun fera son choix, et dans l'idéal... pourra les comparer chez lui ;-)
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LA REFERENCE, 19 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
La version de référence ! Je ne vois pas pourquoi cette version serai aujourd'hui dépassée. Solti n'est pas mon chef d'orchestre préféré. Mais pour ce qui est des compositeurs du 19ème, c'est exactement ce qui est à rechercher dans leurs musiques. ELECTRIQUE DES LES PREMIERES NOTES !
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14 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ..., 27 octobre 2004
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Ce coffret est excellent pour se lancer dans l'univers wagnérien. En effet le ring est une bonne entrée en matière pour ceux qui veulent découvrir le maître incontesté de l'opéra allemand du XIXème siècle. Les initiés pourront aprécier la qualité de l'interprêtation de Solti. D'un point de vue technique la prise de son est parfaite bien que l'enregistrement date de la fin des années cinquante et du début des 60's. N'hésitez surtout pas à aquérir ce coffret, il en vaut largement la peine!
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La tétra de Wagner, 19 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Une oeuvre magistrale et une occasion de découvrir l'opéra et Wagner...
L'opéra c'est simple : on aime ou on déteste ... mais si vous n'avez jamais écouté vous ne pouvez pas savoir !
Quelle découverte : je rêve de retrouver l'émotion de cette découverte... dommage, c'est fini pour moi.

A découvrir également : Eugène ONEGUINE de Tchaikovski ou Don Carlos de Verdi
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13 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un jalon historique fondamental aujourd'hui dépassé, 22 juillet 2009
Par 
Stéphane B. "Stéphane B." (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Der Ring des Nibelungen (CD)
Voila 40 ans que cet enregistrement suscite des commentaires dithyrambiques. Il est donc temps de secouer un peu ce consensus lénifiant par un regard plus critique et distancié.
Cet enregistrement doit sa célébrité non seulement à ses qualités - réelles- mais aussi et surtout au fait qu'il fut le premier Ring intégral en stéréo; on imagine donc le choc ressentit. A l'époque ou il était seul en piste, ses qualités suffisaient largement à combler l'oreille du mélomane, mais la redécouverte des lives de Bayreuth et la révolution interprétative initiée par Karajan, amplifiée par Boulez et poursuivie aujourd'hui par Simon Rattle doivent nous conduire à reviser notre jugement et à remettre ce Ring à sa juste place sans occulter ses limites.
Bien sur le plateau vocal est somptueux, mais on peut entendre les mêmes 10 ans plus tôt chez Keilberth dans une tout autre forme vocal ou chez Böhm sous une baguette autrement alerte et lyrique.
Bien sur l'orchestre et la prise de son sont exceptionnels mais Karajan réussit à faire aussi bien voire mieux.
En fait le véritable problème est d'ordre esthétique : Solti prend la parti de l'épique et du monumental mais nous rend surtout un Wagner épais et massif. Après avoir entendu les leçons de direction d'orchestre de Karajan et Boulez, il m'est impossible d'adhérer à une telle esthétique. Un seul exemple, le début de la Walkyrie, noté sehr rasch und kräftig par Wagner, eh bien chez Solti ce n'est ni rasch ni kräftig, c'est grandiloquent et pompeux; écoutez le même passage chez Karajan, la comparaison est cruelle pour Solti.
Ce Ring ne conviendra donc qu'aux amateurs d'un Wagner massif et monumental, les autres passeront leur chemin et iront chercher ailleurs la vérité de l'oeuvre; les néophytes pourront apprendre leur Ring chez Böhm ou Keilberth, puis appronfondiront chez Karajan et Boulez en espérant que Simon Rattle- après les merveilles entendues cet été à Aix - livre au disque sa merveilleuse conception de l'oeuvre.
Alors 3 étoiles quand même, oui car les chanteurs sont sublimes.
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