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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'un des 2 concerts mythiques de Joe. Magnifique., 19 juillet 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Four! (CD)
21 Avril 1968: En la compagnie amicale du Wynton Kelly Trio, une section rythmique des plus soudées et talentueuses, le sax ténor de Joe Henderson n'a peut être jamais été aussi inspiré qu'en cette douce nuit passée dans le chaleureux club du "Left Bank Jazz Society" à Baltimore.
Rien qu'à l'écoute des applaudissements et encouragements du public de ce concert(foule peu nombreuse mais semblant composée d'initiés et de vrais "groove-addicts"), l'ambiance et le feeling qui régnaient lors de ce live paraissait incroyable. Du bocal de son saxophone exhulte toute la pûrete et la vérité de Joe, avec toutes les nuances que celle-ci comporte. Le son tendre, empli de gentillesse à la Lester Young, l'energie fraiche et décalée de Charlie Parker, des notes lumineuses et franches sonnant façon John Coltrane, la force torturée de Sonny Rollins; Joe Henderson a su formidablement géré toutes ces lourdes influences par rapport à sa propre identité pour nous livrer via son instrument toute la poésie(très humble) de son être.
Superbement supporté par la masse sonore du trio du pianiste Wynton Kelly à forte consonnance hard-bop et bluesy, Henderson, sans cesse créatif, parvient à transcender chaque thème(que des standards dont le dernier titre de Monk fait ici figure d'outro enjouée de 3 minutes) avec toute la conviction et l'appronfondissement que cela nécessite(excepté la plage finale, tous les morceaux dépassent aisément les 10 minutes).
Ce qu'il y a de plus formidable avec Joe Henderson en général mais à travers l'aura ce live tout particulièrement, c'est la grande et sincère intimité qu'il fait spontanément naître avec l'auditeur dès son premier souffle.
Au même niveau que son autre concert mythique trois ans plus tard au Japon, cet album est, sans nul doute possible, la meilleure performance-live de Joe.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 UNE BOUTEILLE A LA MER, 14 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Four! (CD)
Comme un vieil armagnac, ce disque se déguste, mais pas avec n'importe qui, hein? ;-) Faut bien choisir ses amis! La première fois que je l'ai écouté, c'était lors de sa sortie en 1994. Mon fils m'avait offert ce joyau. Un inédit, rendez-vous compte! Resté plus de 25 ans dans les greniers de Verve et comme une bouteille à la mer, voici que le disque apparaît dans toute sa fraîcheur! Dans les notes de pochette, Joe Henderson lui même n'en revient pas! Il ne se souvenait même plus de cette soirée à Baltimore (tiens, Baltimore, ça nous renvoie à une série télé qui a fait fureur ces dernières années...). Bien entendu, c'est une jam session. Mais l'exploit est bel et bien réel. "Les feuilles mortes" (le disque s'ouvre sur ce thème), "Stardust" avec l'enchaînement de toute beauté sur Old Folks joué par le trio de Wynton Kelly! C'est l'un des plus beaux "live" qui existe. Cette même année, Verve avait également sorti de ses tiroirs un autre superbe live, celui de Lee Konitz avec Warne Marsch, Bill Evans, Jimmy Garrison et Paul Motian. Live at the Half Note que ça s'appelle. Le deuxième set "Straight No Chaser" me paraît un peu en dessous de ce Four! extraordinaire!. A bon entendeur !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 joe henderson dans un live d'anthologie..., 13 avril 2012
Par 
oiseau de nuit (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Four! (CD)
Voici un gig (1) inédit dans la discographie de Joe Henderson (1937-2001), saxophoniste ténor que l'on ne présente plus si ce n'est pour rappeler qu'il fut l'un des plus brillants de sa génération aux côtés de Sonny Rollins, John Coltrane, Wayne Shorter ou encore Booker Ervin. Enregistré un dimanche après-midi dans un club de Baltimore (les notes de pochette indiquent la date du 21 avril 1968, soit deux semaines après la mort de Martin Luther King...), l'enregistrement ne parut qu'en 1994 (sic). On pourra toujours s'interroger sur la publication tardive d'un tel monument mais à une époque où le saxophoniste suscitait un regain d'intérêt (Lush Life et So Near, So Far furent d'énormes succès publiques et critiques), Verve, comme par magie, sortit de ses caves ce premier set d'anthologie.. Deux ans plus tard, le label publiera la seconde et dernière partie du concert dans Straight, No Chaser.

Dans les notes de pochette, si Henderson se souvient de l'ambiance du club (électrique) et du défi que représentait une telle rencontre, il ne se rappelle pas comment il décrocha le contrat. En 1968, Wynton Kelly (1931-1971) possédait un trio redoutable qui rivalisait sans problème avec ceux d'Oscar Peterson, Bill Evans ou encore Ahmad Jamal. Celui-ci était alors constitué du contrebassiste Paul Chambers et du batteur Jimmy Cobb. Le pianiste possédait un jeu foncièrement ancré dans les racines du blues et outre ses collaborations avec Miles Davis, Cannonball Adderley et bien d'autres, il fut l'un des musiciens les plus prolifiques du label Blue Note. La longévité incroyable de son trio (1959-1963 chez Miles, puis de 1964 à 1970 en toute indépendance) est la preuve qu'aujourd'hui encore il faut du temps pour bâtir une identité bien trempée et créer une musique aussi télépathique.

Et pourtant, Joe Henderson n'avait croisé le trio qu'une seule fois auparavant. Celui-ci était tellement soudé qu'il craignait même de jouer les intrus en répondant favorablement à Wynton Kelly. Il est vrai que la qualité des arrangements du trio est d'un tel niveau que l'on peut comprendre le saxophoniste. Mais chose incroyable et très rare, la magie opère dès le premier thème (le classique des classique, "Autumn Leaves"). Mieux, le ténor fait preuve d'une autorité peu commune. Soutenu par une rythmique sans faille, Joe prend carrément des risques, donnant les plus belles volutes jamais sorties de son ténor. La suite est du même acabit : dans "Four", une composition de Miles, les musiciens prennent le taureau par les cornes (puissance, sens du swing, hard-bop du meilleur niveau). Jimmy Cobb y livre un solo d'anthologie et propulse le quartette vers des sommets desquels il ne redescendra plus jamais. A l'écoute des thèmes suivants ("On the Trail", "Star Dust", "Old Folks" et "On Green Dolphin Street"), l'évidence et l'ivresse sont palpables et le public est en feu. C'est comme si l'on dégustait un alcool fort (40°). Rarement le chiffre "QUATRE" ne m'avait paru aussi cohérent... Aussi parfait... Chapeau bas messieurs ! (3)

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(1) Un gig, c'est une sorte de jam session, un concert où l'on joue essentiellement des standards. Le mot est un dérivé de l'anglais "engagement". Il sous-entend aussi un travail rémunéré. Les artistes étant payés pour leur prestation scénique.

(2) On garde deux autres traces de ce trio avec à chaque fois un invité de marque. D'abord aux côtés du guitariste Wes Montgomery dans l'excellent Smokin'At The Half Note (Verve, 1965), puis un autre aux côtés du saxophoniste George Coleman dans le très bon Live At The Left Bank Jazz Society Baltimore 1968.

(3) On peut vraiment parler d'un set historique. L'un des meilleurs live jamais enregistrés !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 excellent mais, 28 septembre 2009
Par 
Etatcritique "étatcritique" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Four! (CD)
Une section rythmique de rêve (celle de Miles Davis à l'époque), qui pousse Henderson à se lâcher dans un de ses meilleurs enregistrements Live.
Mais, en même temps, Joe se retrouve dans un registre qui ne lui est pas forcément naturel. Lui, le sax mesuré, tempéré, s'y retrouve en plein « bœuf ». Non qu'il démérite, le disque est excellent, mais ce n'est peut-être pas dans ce registre que ses qualités et sa sensibilité s'expriment le mieux.
Techniquement, faire dans le torrentiel est sans problème à sa portée, mais il reste fait pour la finesse, la maitrise du tempo et les growls somptueux.
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Four! de Joe Henderson (CD - 1995)
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