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Ce double CD est probablement la première édition. Depuis Archiv a exploité ces enregistrements de plusieurs manières, mais il existe maintenant un coffret de 8 CD comprenant aussi les Suites pour Orchestre et de la musique de chambre Bach : Concertos Brandebourgeois / Suites pour orchestre (Coffret 8 CD), qui est probablement le plus avantageux.

Après les premières expériences (Harnoncourt, Leonhardt...), vint la maturité des baroqueux (Gardiner, Pinnock, Hogwood, Koopman...). Le début a été parfois cahoteux, les fausses notes ne manquaient pas (début de la cantate 31 de Bach dans l'intégrale Harnoncourt), puis la génération suivante arriva à mieux maîtriser les instruments, le baroque devint une affaire qui roule, sans exclure l'approfondissement et la recherche. Néanmoins, tout n'était pas stabilisé : de nouveaux interprètes arrivèrent et avec les expériences, le risque, l'exploration audacieuse, ils inventèrent des sonorités inouïes. Les Brandebourgeois de Reinhard Goebel avec la Musica antiqua Köln, dès 1986-87, témoignent de telles recherches sonores, que Junghänel ou Fasolis, pour en rester aux interprètes de J.S Bach, ont continuées à leur manière. Il ne s'agit évidemment pas de ma part d'une périodisation rigoureuse, encore moins d'un classement des interprètes selon le style. Mais l'extrême rapidité de cette interprétation, alors que les premiers baroqueux étaient déjà plus rapides que les anciens (Richter, Münchinger, Redel...) donne l'impression d'une prise de risque et d'une révolution sonore.

Le risque de cette vitesse était bien entendu la raideur, l'absence de respiration, la mécanique. Sauf pour le premier mouvement du 6e concerto, on peut dire que Musica antiqua Köln réussit à l'éviter : c'est phrasé de façon originale, c'est souvent gracieux, ça témoigne d'une liberté interprétative. Néanmoins, il n'y a pas tellement de couleur : pour la trouver, écoutez Pinnock, enregistré quelques années plus tôt. Or les concertos "pour plusieurs instruments" ont d'abord leur intérêt dans le contact des timbres.

En revanche, il y a, par comparaison avec l'excellente mais plus placide version Pinnock, un extraordinaire, un vivifiant sens du rythme (après tout, la génération de Goebel, né en 1952, n'a connu dans la musique populaire que l'héritage du rock'n' roll), mais aussi du rebondissement (ce qui n'est pas affaire de génération). Et puis, il y a une tension, qui n'est pas seulement la tension nerveuse des musiciens jouant à une vitesse folle, qu'on ne trouve pas avec Pinnock et qui à mon oreille est associée à la musique allemande. L'Adagio central du 3e concerto reste ici réduit aux quelques notes de la partition, sans l'improvisation au violon qui le prolonge ailleurs (il est à la fin de la plage du premier mouvement).

Ce que j'ai écrit vaut pour les Brandebourgeois, mais peut être largement étendu à l'interprétation du Triple Concerto BWV 1044 (flûte, violon et clavecin), même si la vitesse est un peu moindre. Je l'ai comparé à trois autres versions. Il y a beaucoup de légèreté. Là aussi, on remarque l'accent mis sur le rythme et un déficit de la couleur. Néanmoins, j'y trouve une modernité interprétative et une tonicité réjouissante. Bilan personnel et sans doute provisoire de la confrontation : premier, Le Café Zimmermman, deuxième, Goebel, ensuite Hogwood et Pinnock (ce dernier beaucoup plus lent, il faut croire que j'aime la vitesse...).
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