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Karl Richter était un spécialiste de Bach qui se laissait littéralement habiter par la musique du Cantor et ses interprétations sont particulièrement porteuses d'émotions. Lorsque, par exemple, j'entends les chœurs lancer les répliques de la foule (la «turba»), j'ai toujours l'impression de "voir", en plus de l'entendre, la populace de Jérusalem en train de hurler contre Jésus (je parle bien de la version audio et non du dvd !). Aucune autre interprétation - et j'en ai entendu plusieurs, y compris et surtout d'excellentes versions récentes - ne produit sur moi un tel effet. Quant aux solistes, on trouve dans cet enregistrement d'immenses artistes : Ernst Haefliger, Irmgard Seefried et Dietrich Fischer-Dieskau. Haefliger assure la totalité de la partie de ténor, autrement dit le rôle de l'évangéliste et les arias, avec une luminosité et un engagement sans faille. Irmgard Seefried apporte la pureté séraphique de son timbre et sa grande musicalité dans la partie de soprano ; elle est merveilleuse, même si quelques aigus sont un peu «serrés». Quant à Fischer-Dieskau, je n'ai encore entendu personne qui lui soit comparable dans le récitatif arioso «Am Abend, da es kühle war» comme dans les autres récitatifs ariosos et arias de la partie de basse. Kieth Engen dans le rôle de Jésus et Hertha Töpper dans la partie d'alto ne déméritent pas, mais leur voix et leur style conviennent moins bien à la musique de Bach. A mon avis, la vision de Richter a sa place aux côtés de celles d’autres interprètes qui se réclament des recherches musicologiques concernant la musique baroque. Comme un autre commentateur, je me trouve à cheval entre deux époques et cela me permet d’apprécier les deux tendances…
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Je possède ces disques et il s'agit de la première version de Karl Richter, datant de 1958, bien supérieure à la deuxième, car ce chef a connu, avant la vieillesse que sa mort subite à 54 ans ne lui permit pas d'atteindre, un déclin artistique progressif.

Il va de soi que la "révolution" baroqueuse a entraîné un changement de mes habitudes d'écoute et que, comme d'autres, je préfère maintenant un autre style. Néanmoins (pour parler de mon seul cas, qui n'est pas représentatif), les oeuvres chorales longues, comme les Passions, l'Oratorio de Noël, restent plus écoutables que les cantates dans ces versions anté-baroqueuses et, de plus, les chefs spécialistes de ces musiques, comme Richter, Forster ou Münchinger, ont moins vieilli que les généralistes comme Klemperer, Jochum ou Karajan. Quand une interprétation est particulièrement prenante, comme c'est le cas ici, quelques minutes suffisent parfois pour changer d'époque, oublier ses références et vivre pleinement la musique de Bach, même dans une incarnation anachronique.

Vocalement, cette version brille par ses choeurs fervents et par la présence de la merveilleuse Irmgard Seefried, qui n'était qu'au début de son rapide et précoce déclin vocal, du ténor spécialiste de la musique religieuse, Ernst Haefliger, à la pureté rayonnante, et d'un Fischer-Dieskau dans sa glorieuse trentaine. Il ne faut pas tout de même pas idéaliser le passé et quelques autres sont oubliables.

Mais, plus que les performances des solistes, c'est la courbe d'ensemble que parvient à dessiner Richter dans le monument, dont la lenteur n'est pas exagérée (là aussi, Richter ralentira de plus en plus avec le temps) et la ferveur religieuse, qui était la sienne et celle de nombreux participants, qui entraînent la conviction et l'émotion. IL faut rappeler qu'il y a un demi-siècle, pour une majorité d'Européens et notamment d'Allemands, le dieu des chrétiens n'était pas seulement un prétexte à faire de la musique baroque.

On peut retrouver cette Passion dans un coffret de 10 disques comprenant aussi le Magnificat, l'Oratorio de Noël et aussi d'autres oeuvres vocales de Bach parfois moins réussies par Karl Richter.
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