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Six suites pour violoncelle BWV 1007 à 1012/J.S.BACH/Janos Starker
Il existe bien sûr de cet album la version de Anner Bylsma (enregistrement de 1979); et celle de Pablo Casals (enregistrement de 1939 remasterisé) dont il jouait chaque matin au cours de sa vie une suite.
Tous les violoncellistes se sont livrée à cet exercice et tout le monde a entendu le prélude de la suite N°1 BWV 1007, un morceau célébrissime.
L’interprétation très classique et sans sensiblerie de Starker ( enregistrement de1963) présente l’avantage d’être parfaitement équilibrée, dotée d’une vibration inégalée due sans douer à la qualité de l’instrument datant de 1705 (Goffriller) . Chacune de ses suites est une humeur, allant de la méditation (sarabande BWV 1007) à l’enthousiasme (menuet BWV 1007) en passant par le tragique(sarabande BWV 1008).
Ces suites ont été composées par Bach vers 1720 juste après les sonates et partitas pour violon, à l’intention de son ami Ferdinand Christian Abel, lui même joueur de viole de gambe et compositeur.
Tous les amateurs de violoncelle considèrent ces suites comme des classiques incontournables du répertoire de cet instrument.
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50 PREMIERS REVISEURSle 12 août 2015
Janos Starker a enregistré 5 fois les suites pour violoncelle de BACH, mais on peut dire que 3 d'entre elles sont restées dans la discographie des suites de BACH: celle enregistrée dans les années 50 pour EMI (rééditée dans le coffret Starker de Warner), celle enregistrée pour Mercury dans les années 60 et celle enregistrée pour RCA dans les années 90.

En effet, la première performance parue chez Westminster dans les années 40 ne comprend pas toutes les suites et l'intégrale Sefel enregistrée dans les années 80, en plus d'être indisponible depuis longtemps (même si elle réapparait parfois, hors de prix, sur amazon.com à la revente), est à mon avis, pour ce que j'ai réussi à en entendre, une version de "transition" entre la précision et l'intransigeance de celle des années 60 et la combinaison entre la beauté sonore de l'humanisme de la version des années 90, qui ne parvient à atteindre l'intensité d'aucune d'entre elles.

Parmi ces trois versions "majeures", j'ai toujours trouvé la dernière (RCA) comme plus aboutie au niveau musical, plus expressive, avec des couleurs plus chaleureuses, un ton plus touchant.

Celle que j'écoutais aussi volontiers est celle des années 50 chez EMI, une version volcanique, pleine de fougue (quelque chose de Casals dans ce jeune Starker), presque violente, fiévreuse et très contrastée, malgré une prise de son malheureusement aussi un peu contrastée.

C'est seulement maintenant que je commence à vraimen à apprécier ce cycle Mercury, celui qui a largement contribué à asseoir, aux états-unis en tout cas, la réputation de Janos Starker, celui le plus parfait "techniquement", pour reprendre les propres mots de Starker quand il avait à juger ces différences performances.

Le problème que j'ai eu, et que j'ai encore à un moindre degré, avec cette version tenait à une certaine froideur apparente (à part dans la sixième suite), un litéralisme écrasant tendant à inhiber la part de rêve et d'évocation nécessaire pour appréhender ce contrepoint minimaliste qui demande une participation active de l'esprit et un certain manque de respiration dans les phrasés.

Même si certains phrasés sonnent toujours presque "faux" pour moi, je ressens maintenant les choses différemment, cette froideur apparente cachant un tempérament passioné (nous sommes peu de temps après sa version EMI) entièrement transformé /orienté vers la perfection technique.

Ce que je pensais être une expressivité inhibée peut donc être tout autant vue comme une expressivité sublimée. Cette version peut s'écouter comme une version expressioniste, atteignant une fréquence presque inaudible dans l'expression, comme les ultra-sons deviennent inaudibles ou comme l'atonalité de Schoenberg serait une manière, plus précise et moins audible au premier abord, de dépasser l'expressivité brahmsienne.

Je classe donc désormais ce cycle dans les versions expressionistes, extra-terrestres, des suites pour violoncelle de BACH. Ce courage et cette excellence technique sont tellement exceptionnels qu'ils forcent, en eux-même, l'admiration.

Il y aussi quelque chose de formidable que j'ai apprécié sur le tard, c'est cette faculté de jouer ces pièces comme des danses, ce qui est très rare, même dans les versions dites "baroques" qui favorisent souvent la "rhétorique".

Puisse ce mélange de rigueur et de jusqu'au boutisme inspirer les violoncellistes "baroqueux" et les encourager à aller dans cette voie expressioniste, entrouverte par la seconde version de Bylsma et abordée aussi, à sa manière, par celle de Zuill Bailey.

P.S.(1): La rémastérisation digitale de ce disque, dans sa version CD de 1991, a été trés critiquée, en général pour un son trop métallique, un manque de spatialité, qui a été "corrigée" dans la version SACD parue en 2004 et maintenant hors de prix. En fait, il est bien possible que les qualités de la prise de son originale soient difficiles à transférer au disque compact "normal" (16 bits, 44 khz) puisque la version parue dans le coffret récent semble avoir le même "problème", qui n'en pas vraiment un. En tout cas, je me contente de cette édition puisque c'est la précision qui est la principale qualité de cette performance (je vous conseille la version "RCA" au niveau de la richesse de l'image sonore).

P.S.(2): Ce double album est aussi l'occasion de nous rappeler à la fois que Janos Starker n'avait pas peur de jouer les sonates pour viole de gambe/violoncelle baroques sur son violoncelle moderne mais aussi la complicité qu'il avait avec son ami György Sebok, excellent pianiste, de la même veine, claire et intense, que son ami violoncelliste (écouter l'andante de la première sonate et vous comprendrez) qui prend une tonalité plus chaleureuse et humaine à son contact.
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Je ne reviens pas sur l'oeuvre et son caractère envoûtant (voir pour ceux qui ignorent cette pierre angulaire de la musique classique, mon commentaire sur l'interprétation de Yo Yo MA). Ici J Starker a une vision très propre (moins impliquée qu'appliquée) de l'oeuvre. Moins de reliogisté que Yo Yo MA, mais quelle force pure. C'était une "brute" de facilité, ce Starker. Un violoncelliste capable de vous sortir les tripes sans risquer une grimace. Spartiate, brillant, facile. Pour le son, Mercury a transcrit une certaine "dureté" qui léchouille les aigüs, un peu comme si on jouait près du chevalet, mais c'est finalement assez bien assorti à l'interprétation. A mettre dans sa discographie assurément.
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