Commentaires en ligne 


1 Evaluation
5 étoiles:    (0)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 it don't mean a thing..., 2 décembre 2011
Par 
oiseau de nuit (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : It Don T Mean A Thing (CD)
On ne présente plus Elvin Jones (1927-2004). Le batteur légendaire du quartette classique de John Coltrane (1961-1965) aura marqué toutes les générations. Mieux, il aura participé à de nombreuses sessions d'enregistrement historiques (que ce soit aux côtés de Trane, Phineas Newborn, Art Pepper et j'en passe). Son jeu est essentiellement, polyrythmique, d'une finesse et d'une puissance hors du commun. Un drive irrésistible. Avec Max Roach, Art Blakey, Roy Haynes, Tony Williams et Paul Motian, il figure parmi les plus grands, aucun doute là-dessus. "It Don't Mean A Thing" est un compact que l'on ne manquera pas d'écouter et de savourer. Paru chez Enja records en 1994, celui-ci fit l'effet d'une bombe lors de sa sortie. Je me souviens que Jazz Hot lui décerna un "indispensable" et que Jazz magazine loua la cohérence du projet.

Il est vrai que ce "It Don't Mean A Thing..." est l'un des ensembles les plus réussis qu'Elvin ait jamais enregistré en tant que leadeur. Mais de mon point de vue, l'achat ne s'avère pas indispensable. Début des années 90 (la session studio a été enregistrée en 1993), on est plein bop-revival. Faut que ça swingue. Retour d'un certain conservatisme, tendance classique. La qualité est bel et bien là. Qualité sonore, qualité des intervenants. Mais si l'on veut trouver des enregistrements d'Elvin Jones bien plus indispensables, des galettes au cours desquels les musiciens prennent davantage de risques, on se tournera plutôt vers celles captées à la fin des années 60 et au début des années 70 (Illumination! bien sûr, mais aussi le fameux Live at the Lighthouse avec un Dave Liebman complètement déchaîné, et enfin cette galette de jazz fusion, le très réussi At This Point In Time paru chez Blue Note).

Pour revenir à ce "It Don't Mean A Thing", la qualité des musiciens ne fait aucun doute: le jeune trompettiste Nicholas Payton se fait mieux connaître (il avait déjà enregistré aux côtés du batteur, cf. Young Blood]), le sax ténor Sonny Fortune (ici, il joue aussi de la flûte), le tromboniste Delfeayo Marsalis, le pianiste Willie Pickens, le contrebassiste Cecil McBee, et enfin le chanteur Kevin Mahogany (sur deux plages). Chacun joue à son meilleur niveau, donnant le maximum. Dès les deux premiers thèmes, on s'en prend plein les oreilles ("Green Chimneys" et l'exceptionnel "Lullaby of Itsugo Village"). Intensité, paroxysmes. L'on se dit que ça va être ainsi de bout en bout. Malheureusement, le thème suivant m'a un peu laissé sur la faim. L'ensemble est peu convaincant et me fait dire que non, y a pas besoin que ça swingue pour que ça ait un sens. Désolé de le dire ainsi, mais Duke Ellington s'est peut-être trompé... Un côté plan-plan assez détestable. Ainsi le répertoire est essentiellement constitué de standards allant de Monk à Ellington et Strayhorn en passant par une chanson folklorique traditionnelle japonaise en l'honneur de l'épouse du batteur, Keiko ("A Lullaby of Itsugo Village"). Enfin, l'on a droit à une grosse surprise, un thème de Marvin Gaye ("A Change is Gonna Come"). Un grand et bel album à découvrir...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

It Don T Mean A Thing
It Don T Mean A Thing de Elvin Jones (CD - 1999)
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit