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3,4 sur 5 étoiles
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Claudio Scimone en Italie, à l'image de Jean François Paillard en France, a été dans les années 60 et 70 un des pionniers de la résurrection de la musique baroque jouée de façon "authentique", après la génération romantique de chez Deutsch Grammophon.

Pour les mélomanes ayant la quarantaine comme moi, nous avons été émerveillés avec les 33 tours puis les cassettes audios de Scimone sortant de l'ombre les nombreux concertos du prêtre roux en leur redonnant leur italiannité et leur dynamisme, jusqu'alors englués dans le jeu d'orchestres pléthoriques et lourds plutôt germanisants. N'oublions pas quà son époque pas si lointaine (années 90), Scimone recevait régulièrement des diapasons d'or pour ses interprétations des opéras de Vivaldi, en particuliers "Catone in Utica".

Alors certes le temps passe vite et aujourd'hui on se référera plutôt à Pinnock, Biondi, Spinosi, carmignoli et leurs fabuleux ensembles pour écouter Vivaldi. Les oreilles habituées à ces sonorités là auront peut être du mal à retrouver un Vivaldi convaincant chez Simone.

Ce disque à petit prix est un superbe hommage à Scimone et à une époque, au travail des musici, ensemble splendide qui joue son Vivaldi avec coeur et enthousiasme.

Il rend avec jubilation toute sa puissance harmonique à ce recueil de concertyos pour mandolines si irrésistiblement vénitiens, les mouvements lents étant ici une invitation à la rêverie bercée par les gondoles sur des lagunes embrumées d'où émergent les silhouettes fantômatiques des palazzi .
Cela change de la brutalité et des rythmes parfois incongrues de interprétations "historiques ou baroqueuses outrancières.

C'est à ce titre là qu'il faut se procurer ce disque et en connaissance de cause.
66 commentaires|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 4 janvier 2012
Oui, oui, c'est vrai, il y a mieux, plus historiquement informé, plus beau instrumentalement, plus dynamique, mieux enregistré dans ces concertos pour mandoline que les Solisti Veneti de Scimone, si l'on se tourne du côté d'Il Giardino armonico, ou encore de la superbe version Lislevand, ou de celle plus sage mais non moins belle de Paul O'Dette.

Et pourtant ! Cet enregistrement-là, sorti pour la première fois en 1980, n'a pas été pour rien l'un des best-sellers vivaldiens absolus jusqu'aux années 1980. D'abord, Scimone et ses musiciens ont véritablement sorti des placards ces partitions (parmi les sommets de Vivaldi en termes d'imagination, de couleurs, mais aussi de perfection formelle). Ce disque permit donc de les entendre pour la première fois à plusieurs générations de mélomanes.
Ensuite, rien n'est ici honteux et si cette interprétation est dépassée du point de vue « scientifique » par d'autres plus récente elle n'est en rien incorrecte. Et le talent des interprètes est ici de lire Vivaldi avec la conscience de défenseurs zélés, et un goût toujours infaillible. C'est pourquoi, même dépassés ces lectures sont toujours aussi attachantes et n'ont en réalité pas pris une ride.

Pour aller plus loin dans cette vogue interprétative qui marqua une époque on peut aussi se procurer le gros coffret Concertos & Sonates des Solisti Veneti, dont font partie les concertos pour flûte avec Rampal et les concertos pour hautbois avec Pierre Pierlot. Ne pas oublier aussi l'Orlando Furioso tout aussi daté et pourtant captivant, et puis Marilyn Horne, Victoria de Los Angeles, Niccola Zaccaria, excusez du peu !
11 commentaire|9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
D'abord, corrigeons quelques erreurs factuelles des commentaires précédents: cet enregistrement date de 1983 et sa première apparition en CD date de 1984 - l'édition CD originale est ici, Vivaldi Concertos Pour Mandoline (Concerti Per Mandolini) I Solisti Veneti [IMPORT]. Peut-être certains commentateurs confondent-ils avec le précédent enregistrement des concertos pour mandoline par Scimone et les Solisti Veneti, en 1969, avec deux autres mandolinistes, non pas Ugo Orlandi et Dorina Frati, mais Bonifacio Bianchi et Alessandro Pitrelli. C'est cette version antérieure qui a été rééditée à plusieurs reprises par Erato dans sa collection budget Bonsaï, Vivaldi Concertos Pour Mandolines -Claudio Scimone,Vivaldi:Mandolin Ctos.,Concertos pour Mandolines,Concertos pour mandolines,Mandolin & Violin Concertos, ouf, n'en jetez plus ! Seuls trois des quatre concertos figurant au programme de 1983 avaient été alors enregistrés: manquait le Concerto de chambre RV 93, et non sans raison: à l'origine, il ne s'agit pas du tout d'un concerto pour mandoline, mais d'un concerto pour luth, violon et basse continue. Le CD des enregistrements de 1969 est complété par trois concertos pour violon, l'un figurant sur le 33 tours d'origine et les deux autres extraits de divers 33 tours des Solisti Veneti des années 70. A part le chef, ne reste, en 1983, du personnel de 1969 que deux musiciens: le claveciniste Edoardo Farina et la flutiste Clementine Hoodendoorn Scimone - Mme Claudio.

Autre approximation: non, ce n'est quand même pas Scimone et I Solisti Veneti qui ont fait redécouvrir Vivaldi, même si beaucoup d'entre nous ont en effet, dans les années 70, pu découvrir "leur" Vivaldi par l'intermédiaire de leurs 33 tours. Mais ils avaient été précédés par d'estimables pionniers - dans les années 50 et 60, Angelo Ephrikian et son Orchestra della Scuola Veneziana, I Virtuosi di Roma, I Musici, Karl Ristenpart et l'Orchestre de Chambre de la Sarre, Antonio Janigro et son ensemble I Solisti di Zagreb, eux-mêmes suivis et dépassés, dans les années 60 et 70, par de nouveaux champions, Scimone désormais, I Musici encore et Neville Marriner désormais et son Academy of St. Martin-in-the-Fields. Ceux-ci furent le top du top de l'interprétation vivaldienne des années 70.

Puis, à la fin des années 70 et dans les années 80, les premiers ensembles d'instruments anciens se sont lancés dans Vivaldi - Harnoncourt, Pinnock et son English Concert, Hogwood et l'Academy of Ancient Music - et ont à nouveau fait faire un grand et bon bond en avant à l'interprétation vivaldienne: plus d'énergie, de vivacité, moins de sentimentalisme. Et - comme le sort des avant-gardes d'un jour est bien souvent de devenir les arrière-gardes du lendemain, eux aussi ont été, dans les années 1990, dépassés par d'autres ensembles qui se sont inspirés de leurs apports et les ont menés encore plus loin, dans l'exubérance, l'invention, le dynamisme et l'énérgie: Il Giardino Armonico, Europa Galante parmi eux.

Est-ce à dire alors que ces enregistrements de Scimone relèvent à présent de l'archéologie de l'interprétation vivaldienne? Pas entièrement peut-être.

D'abord, comparés à eux-mêmes en 1969, on voit que les Solisti Veneti se sont laissé imprégner par les leçons des "baroqueux": les interprétations en 1983 sont plus vives, plus fines de son, moins sentimentales. 1969 est très ancré dans les traditions d'interprétation vivaldienne des années 60 : tout (ou presque) y est un peu trop lent, un peu trop épais, un peut trop solennel plutôt que joyeux, un peu trop sentimental. Malgré tout ça, il y avait deux ou trois fort beaux moments en 1969: le mouvement lent du Concerto pour deux mandolines RV 532, par exemple, mais il est tout aussi beau en 1983 et en plus, les mandolinistes ajoutent désormais une belle ornementation dans les reprises. Très belle idée aussi en 1969 dans le mouvement lent du superbe Concerto "a molti strumenti" RV 558, où le mandoliniste "trillait" ses notes - ce que Vivaldi n'indique pas, et je ne connais pas d'autre version qui le fasse: mais comme ici la mandoline joue à l'unisson avec le violon, elle est à peine audible dans toutes ces autres versions, une simple ponctuation soutenant la ligne de violon. Mais ce "trait" figure également dans le remake. En revanche, en 1969, Scimone ruinait son Concerto pour mandoline RV 425 (utilisé par François Truffaut dans l'Enfant sauvage - mais dans une autre interprétation) en ne suivant pas le conseil de Vivaldi figurant sur la partition, "les violons peuvent tout jouer pizzicati". En 1983, si. Et il suffit de comparer les deux interprétations pour voir à quel point le respect de l'indication de Vivaldi transforme une oeuvre jolie, mais ordinaire, en une des plus sublïmes inventions du prêtre roux. Et rendons un hommage supplémentaire au Scimone de 1983, parce qu'il étend ce principe, qui ne semble dans l'esprit de Vivaldi que s'appliquer au premier mouvement, aux deux autres.

Donc, clairement, des deux Scimone, c'est celui de 1983 qu'il faut privilégier. Mais faut-il vraiment privilégier Scimone dans ces oeuvres, zat ize ze quechtione. En 1993, Il Giardino Armonico a enregistré les oeuvres pour luth et mandoline: Vivaldi : Concertos pour Luth et Mandoline. Et cet enregistrement a mené l'interprétation des oeuvres dans une autre dimension, reléguant très loin tout ce qui avait été fait auparavant, non seulement Scimone mais également Pinnock (Concerto pour deux mandolines et Concerto con molti stromenti RV 558 dans Vivaldi - Concerti Alla Rustica RV 151, 548, 558, 461 et 532, Concerto pour viole d'amour et luth RV 540 dans Vivaldi - "L'Amoroso" - Concerti) et The Parley of Instruments chez Hyperion, Concertos pour Luth et Mandoline.

Tout est "plus plus" chez Il Giardino: plus d'énergie, plus d'exubérance, plus de dynamisme, mais aussi plus d'imagination, de fantaisie et de poésie dans l'expression.

A titre d'exemple, en comparaison, même en 1983, le Concerto con molti stromenti de Scimone est gentillet, doux, propret, charmant, "joli" - c'est les montagnes russes au moment de la montée ; Il Giardino, c'est la descente... Scimone c'est les touristes en gondole sur la lagune, Il Giardino c'est Monza...

Ou encore : c'est très beau ce que fait Scimone dans le mouvement lent du Concerto pour mandoline, au lieu de jouer l'accompagnement de cordes arco tel qu'écrit, il se contente d'abord d'un accompagnement de clavecin assez ornementé puis, dans les reprises, luth si mon oreille ne m'abuse, avec les cordes ponctuant en pizz, : belle retenue émotionnelle du movement, belle poésie. Mais Il Giardino Armonico va encore plus loin et encore plus beau, en se défaisant de ce clavecin finalement trop volubile et bavard. Et le résultat est à couper le souffle, goutes de pluie, ou larmes amères...

Et ajoutons à cela qu'au programme assez peu généreux d'Erato (44 minutes), Il Giardino Armonico / Teldec ajoute les deux trios pour luth, violon et basse continue RV 82 et 85 et le très beau Concerto pour viole d'amour et luth RV 540, pour une durée totale de 65 minutes. Et avec des interprétations aussi géniales, 20 minutes de plus, on prend !

Bref, si vous voulez les Concertos pour mandoline, pour moi "y'a pas photo": c'est Il Giardino, un CD d'Île déserte (en plus qu'avec les Ipods, on n'est plus limité à 10... le problème maintenant, c'est de trouver comment recharger la batterie... ). A qui s'adresse Scimone, alors ? Aux nostalgiques de leur jeunesse sixties ou seventies, à ceux qui ne supporteraient pas les instruments d'époque (il en reste, depuis la mort de Boulez ?), à ceux qui voudraient un Vivaldi gentil, élégant, joli et doux, un Vivaldi pour touristes plutôt qu'un Vivaldi de chair, de sang et de larmes. Moi je le garde à titre de documentation historique. Pour la musique, c'est Il Giardino.
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le 10 avril 2012
Ayant découvert ce disque dans la défunte collection Vinyle Erato, j'écoute ce CD avec grand plaisir. Pour reprendre un des commentaires précédents, les interprètes arrivent à donner la spontanéité et le vivant tout en retenue et en intention de la musique du maître. L'enregistrement même s'il n'est pas parfait est tout à fait satisfaisant, les amoureux ne seront pas déçus.
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le 23 juin 2015
Fan de Vivaldi, dès que j'ai l'occasion de faire un petit cadeau je fais en sorte de faire des plaisirs, à ceux qui connaissent,(ma Fille en général) ou permettre à ceux qui ne connaissent que peu de faire une agréable découverte .
J'ai reçu ce cd très rapidement. Je suis tout à fait satisfaite.
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le 4 août 2013
Vivaldi. Concerto pour mandoline. Erato.
Un disque à proposer à des mélomanes débutants. Une très belle version de référence avec les charmantes sonorités des mandolines. On peut cependant se lasser de Vivaldi mais c'est un disque agréable à écouter avec d'excellents interprètes.
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le 18 janvier 2009
Ben oui, je n'ai pas grand chose à ajouter d'autre. C'est joli, pas plus, loin de Vivaldi, je pense, mais joli. Si on veut une véritable version, on se tournera vers le Giardino Armonico qui transcende liuttéralement ces oeuvres! Mais qu'on n'achète plus ces versions dépassés, ou alors, pour rigoler ou comparer!!
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