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le 22 avril 2005
On ne saurait être trop dithyrambique sur un tel disque qui n'a pas eu la chance d'être encore réhabilité comme le furent ces autres chef d'oeuvres des années 60: Pet sounds, Five leaves left ou Odessey and oracles. Il s'agit pourtant d'un disque absolument décisif, dont la nouveuté impressionne encore aujourd'hui. Tim Buckley y abandonne les arrangements baroques de Goodbye and Hello, étire à l'infini le format de ses ritournelles, préfère aux orchestres à cordes la simplicité d'une contrebasse, d'un marimba et d'une 12 cordes, et plombe le folk à grandes doses de lenteurs et de silence. On ne saurait résumer un tel disque, qui ne se perce qu'au bout de multiples écoutes, en quelques lignes. Est-il utile de mentionner les ressemlances troublantes entre un morceau comme Dream letter et le Dominique A d'Auguri, entre Sing a song for you et Thom York (que ce dernier a d'ailleurs repris live avec radiohead) et entre le tour de force et chef d'oeuvre de l'album Love from room 109 avec ces grands disques ultérieurs du silence que seront On the beach, Laughing stock ou the ugly people vs the beautiful people (the Czars) pour justifier l'actualité d'un tel monument?
Plutôt insister sur son incroyable homogénéité, qui part d'un morceau folk-blues somme toute assez traditionnel et référencé pour progressivement, au fil des plages, étirer le temps, les rythmes, les espaces et porter la voix, cette voix exceptionnelle qui avait renversé à l'époque aussi bien Georges Harrison que Jacques Brel, vers ses propres limites qui la distingue à peine d'un murmure, d'un cri ou d'un souffle. Disque-expérience donc, disque de la métamorphose, aussi bien pour Tim Buckley que pour l'auditeur
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le 20 octobre 2011
CHRONIQUE DE JACQUES VASSAL MAGAZINE ROCK&FOLK MAI 1979 N° 148 Page 69
3° Album 1968 33T Réf : Elektra EKS 74045 us
Enregistré à Los Angeles, produit par Jerry Yester et Zal Yanosky, paru en avril 68. Une fois de plus, le chemin parcouru depuis "Goodbye & Hello" est énorme. Ceux qui voudront encore des étiquettes à tout prix parleront cette fois-ci de "période jazz", et il est vrai qu'à ce type de musique s'apparentent, autour de Tim et de sa fidèle 12 cordes, Lee Underwood, Carter Collins, John Miller et David Frieman. Ce sera pour Tim Buckley une première et majeure tentative vers l'improvisation vocale, une sorte d'errance folle et pourtant clairement maitrisée qui constituera l'une de ses principales caractéristiques pendant cinq albums de suite, même à travers des "sons" différents. Le blues effleure sa peau et la nôtre, avec les folles envolées de "Buzzin' fly" et surtout "Gypsy woman", et Buckley pose ici (voire impose) avec la force de l'évidence une musique au swing implacable, mais sans un poil de batterie. Le reste du disque est plus relâché, au point de vue tempo ("Strange Feelin", medium, splendidement incantatoire), mais il brûle d'un feu intérieur, d'une émotion savamment contenue par un chanteur qui sait user des respirations et des silences autant que des cris, ainsi le calme trompeur de "Love from room 109 at the islander", ponctué dans l'intro et le final (et le reste du temps, en sourdine) par le flux et le reflux des vagues de l'océan, bruitage effectué en "décor naturel", besoin impérieux du poète/chanteur et non, bien évidemment, gimmick de studio. "Dream letter" : lettre que l'amant délaissé rêve qu'il envoie à la mère de son fils, dont il aimerait tant savoir ce qu'il est devenu. Abysses de la tristesse, rachetée seulement (ou du moins soignée) par cet instant, cette lueur d'espoir qu'est "Sing a song for you" au texte tout aussi poignant selon qu'il s'adresse à une femme inconnue de nous, ou bien à chaque auditeur en particulier. "Happy sad" : "Heureux triste" ; rarement album à été aussi justement décrit en si peu de mots.
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le 18 juin 2010
Troisième album de Tim Buckley, Happy Sad (beaucoup plus sad - triste - qu'happy en matant la pochette, d'ailleurs !) est aussi une de ses réussites. Sorti en 1969 (qui sera une année importante pour Buckley : Blue Afternoon et Lorca seront enregistrés la même année), l'album détonne par rapport aux deux premiers : les chansons sont moins nombreuses (mais alors, nettement moins : il n'y en à que 6, ici, pour presque 45 minutes !) et, forcément, plus longues, au vu de rapport nombre de chansons/durée de l'album. Encore une fois, Buckley peinera à vendre son disque (seul Goodbye And Hello, son deuxième album, arrivera à bien se vendre, sans toutefois atteindre des sommets absolus dans le nombre de ventes). Mais Buckley est un artiste maudit qui, jusqu'à sa mort en 1975 par overdose, subira des ventes faiblardes et, parfois, des critiques assassines sur ses albums (certains, comme les deux derniers qu'il a fait, mais j'y reviendrai, méritent ces critiques).

6 chansons, donc, qui vont de 2,40 minutes pour la plus courte (Sing A Song For You) à 12,20 minutes et 10,50 minutes pour les deux plus longues (Gypsy Woman et Love From Room 109 At The Islander (On Pacific Coast Highway) respectivement, pour les durées). Avec une moyenne de 5 minutes pour les autres, qui vont de 5 à 7,40 minutes en fait. Pas un album aussi facile d'accès que Tim Buckley (qui alignait 12 petites pépites en 35 minutes) ! Mais aucun rejet à faire ici, comme pour les deux précédents (et les quatre suivants) de Buckley Sr. On notera surtout la magnificence absolue de Gypsy Woman, Dream Letter et Strange Feelin'. Le titre de l'album ne ment pas : on alterne entre tristesse et gaieté, sur Happy Sad. Avec des touches expérimentales qui décontenanceront pas mal les fans, un peu interloqués par l'aspect hermétique de l'album (mais qu'ils attendent 1970 et Lorca !).

L'un dans l'autre, du haut de ses 44 minutes (presque 45), Happy Sad est un sommet de plus pour Tim Buckley. A peine l'album sorti (en juillet 1969) qu'il se reposera quelques mois avant de retourner en studio pour Blue Afternoon, album assez peu connu, et pour cause : excepté aux USA, aucune édition CD n'existe. C'est le cas aussi pour Starsailor, mais, heureusement, les autres albums de Buckley Sr existent un peu partout en CD, ouf !
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le 10 août 2011
Première sensation : La musique est épurée à son maximum, un vibraphone, une douze cordes, quelques percussions subtiles et congas. Elle est pure et s'étire tout en lenteur et en langueur, comme un dimanche matin pluvieux qui s'allonge sous la couette. Je suis au cœur d'un moment d'intense intimité, seul avec moi et ce disque. Rien d'autre autour, juste le silence, la voix de Tim Buckley, et son folk émouvant.

Seconde sensation : La voix est d'une beauté magistrale. Elle m'envoute, m'obsède et s'accroche à moi-même entre les silences. Tout comme la musique elle s'étire, se tord, se distend avant de s'effacer discrètement entre deux déhanchements de congas.

Un choc musical dont on se remet difficilement après l'écoute. Impossible d'enchaîner avec quoi que ce soit, hormis le silence complet et total, ce même silence qu'il faut s'entourer au début du disque pour pouvoir s'imprégner de cette musique si pure et si belle.
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Après que l'album éponyme initial (1966), installé dans une mouvance folk, ait contribué à révéler un artiste talentueux et précoce, doté d'une voix extraordinaire, la musique de Tim Buckley évolue vers un rock mâtiné de folk qui laisse une grande liberté à l'expérimentation (Goodbye & Hello-1967), puis vers un univers influencé par le blues et le jazz, auquel les fréquentations nocturnes de sa vie dissolue du moment (Miles Davis et Thelonius Monk) ne sont pas étrangères. Instable notoire, animé par un perpétuel besoin de ne jamais rester les deux pieds dans le même sabot, Buckley fait une étape dans le folk-jazz comme le révèle ce troisième LP de 1969. Il sautera les pieds joints dans le free jazz, propice aux improvisations dont il raffole, comme pour prendre son pied à déboussoler un auditoire qui a de plus en plus de mal à le suivre. Happy Sad conserve une assise folk mais est un exemple tangible de cette nouvelle orientation. Les titres figurant au répertoire de ce disque ne sont jamais rejoués, très souvent improvisés, enregistrés en une prise unique et leur interprétation est très influencée par la manière de jouer du jazz qui laisse libre cours aux impros, qui étire les morceaux et privilégie les soli étirés, fussent-ils de vibraphone. Tim Buckley s'attache ici les services d'un vibraphoniste mais se prive de batteur, à l'instar de John Martyn avec lequel il a de nombreux points communs. Je vous laisse juge du swing incroyable qui colle à cet album à l'atmosphère mélancolique. C'est fabuleux. Grâce à ce travail recensé parmi ce que l'artiste a fait de mieux, Buckley fidélise son parterre d'habitués de la maison, tout en s'ouvrant à une élite d'experts impitoyables. En 6 titres et 45 minutes, Tim Buckley nous emmène vers les sommets. Fort, très fort (PLO54)
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