Commentaires en ligne 


6 évaluations
5 étoiles:
 (6)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Please Kill Me, 26 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blank Generation (CD)
Richard Hell est une légende. C'est aussi un emmerdeur.

Le jeune Richard Hell commence par monter les Neon Boys avec Tom Verlaine, qui partage son goût pour la poésie. Après un EP (sur lequel on trouve déja Love Comes in Spurts) le groupe devient Television. Mais les ambitions musicales de Tom Verlaine sont peu compatibles avec le jeu brouillon de Hell, qui cherche en plus à imposer son égo. On lui demande d'aller jouer de la basse ailleurs. Il rencontre alors Johnny Thunders et Jerry Nolan, qui sortent à peine des New York Dolls, et qui viennent de fonder les Heartbreakers. Hell se joint à eux et apporte ses compos ( Blank Generation est déjà là). Il faut entendre cette version des Heartbreakers, heureusement immortalisée sur le Live at Mothers, document unique. Tout ça ne va pas durer : rapidement, Hell (qui ne supporte pas la "niaiserie" des paroles de Thunders) décide de prendre la place de leader en montant Nolan et Thunders l'un contre l'autre. Pauvre stratégie qui aboutit à son éviction du groupe.

Richard Hell a besoin de monter son propre groupe, un groupe à ses ordres, qui ne conteste pas sa vision personnelle de la musique, de la poésie et (accessoirement) de la mode. Ce sera les Voidoids, grâce à la rencontre d'un guitariste, Robert Quine. Bob n'est pas à proprement parler un punk. C'est un musicien expérimenté, attiré par le free-jazz et qui ne comprend pas grand-chose à ce qui se passe autour de lui, dans l'effervescence de New-York. Il est donc assez obéissant pour Hell. En même temps, il va apporter à ses compositions plutôt basiques un supplément bienvenu d'originalité (voir l'intro de Blank Generation), une touche de folie qui s'accorde assez bien avec l'esprit de décadence du punk.

L'album est là. Autour de l'immense Blank Generation, chanson-slogan qui résume tout l'esprit du punk, il propose autre chose : ce n'est pas la violence des Dead Boys, la sophistication de Television, le rock'n roll des Heartbreakers. C'est un ensemble de chansons profondément énervées, mais maîtrisées, fortes, musicales, incisives, qui vont parfois là où on ne les attend pas. Un album étonnant finalement dans le mouvement punk, pourtant éclectique au possible.

Le punk anglais va passer derrière et Mc Laren, manager des Sex Pistols (et ex-manager des Dolls) va piller Richard Hell. Le look d'abord : les vêtements déchirés et les épingles à nourrices, si éloignés de l'élégance d'un Thunders, vont devenir des emblêmes du punk anglais. Quant à Blank Generation, Mc Laren va carrément suggérer aux Pistols de pomper le sens de la chanson pour avoir leur propre slogan : ce sera Pretty Vacant.

Après ça, les Voidoids donnent un deuxième album moyen (Destiny Street) et Richard Hell retourne à la poésie. Bob Quine, lui, finit par rejoindre Lou Reed le temps de Blue Mask et quelques concerts. Mais il n'aura donné la pleine mesure de son talent que sur les quelques chansons punk de Richard Hell.

Cet album est indispensable. Impossible de comprendre le mouvement punk sans lui.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour brûler de plaisir en enfer, 8 janvier 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blank Generation (CD)
Richard Hell, inventeur du symbole de l'épingle à nourrice (au départ uniquement pour maintenir ces t-shirts en loques!), premier bassiste de Television (et ami d'enfance de Tom Verlaine), bassiste des Heartbreakers de Johnny Thunders-parlez d'une carte de visite punk!- musicien médiocre, mais artiste de premier plan, sortit son premier album en 1977 (bénie soit cette date!!).
Ce disque est une bombe... Des sons de guitares jamais entendus (Robert Quine ira jouer chez Lou Reed, et Ivan Julian redeviendra.....pompiste ou égoutier, ce qui ne fait pas grande différence). Et si on parlait du chant (terme peu approprié à la voix de dindon écorché de Hell), bon c'est pas la star ac, vos parents (ou votre moitié voire même les voisins, risquent de faire la tête), mais ça vaut le coup de s'acharner, après vous voudrez votre dose quotidienne... Ahhh, partir au boulot en sifflotant "New pleasure", se précipiter dans les bras de l'élu(e)en criant à tue-tête "love come in spurt" (choisisez une non anglophone, ça vous évitera des problèmes!), ou ne rien glander en savourant (et oui c'est que du plaisir)ce cd miraculeux, voilà ce que j'appelle une ATTITUDE.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Giclées d'amour, 15 janvier 2010
Par 
Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blank Generation (CD)
Le premier album de Richard Hell & The Voidods, Blank Generation, est l'équivalent lettré et américain des déflagrations punk venues d'Angleterre sous l'impulsion notamment des Clash et des Sex Pistols.
Bruyante, parfois un peu brouillonne et délicieusement approximative, effrenée et remplie d'une fougue irrépressible, la musique concoctée par Hell, et les guitaristes Richard Quine et Ivan Julian est un écrin tellurique pour la voix et les paroles de Richard Hell, débarqué peu de temps avant de Television pour cause de conflits de personnalité avec Tom Verlaine.
Blank Generation, la chanson, est le tube imparable de ce disque, qui est loin pourtant de se résumer à un unique coup d'éclat. Love Comes In Spurts, Another World, The Plan ou Down At The Rock And Roll Club se hissent, entre autres, à la même hauteur. Reflet de son époque, débordant de spontanéité et de vigueur, l'album est punk et bouillant, exprimant ses sentiments avec violence et franchise, sans limite, renversant les conventions et les immobilismes du rock à papa par des saignées soniques et poétiques. Les guitares ici sont incisives et inspirées, fines et fortes, grinçantes, loin des clichés en vigueur à l'époque et qui le sont toujours aujourd'hui.

Il est difficile de ne pas penser à Television à l'écoute de ces morceaux et des intonations de Hell, mais un Television dépenaillé, en guenilles, qui aurait préféré trainer dans les bas-fonds mal famés plutôt que s'élever vers la grâce instrumentale.
Il est également frappant de remarquer combien certaines inflexions de voix de Hell ont influencé Thurston Moore, de Sonic Youth, qui n'a d'ailleurs jamais caché son admiration pour son aîné (et a même joué avec lui dans Dim Stars).

Album essentiel dans l'histoire du rock américain, ce disque chauffé à blanc n'a pas pris une ride, et demeure encore essentiel aujourd'hui, vibrant de sincérité et d'une urgence qu'on a souvent de la peine à retrouver dans les disques modernes.
D'ailleurs les Voidoids effraieraient encore vos vieux schnoques de parents aujourd'hui (sauf bien sûr si vous avez la chance que je sois votre père).
Indispensable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un must, 22 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blank Generation (CD)
Aprés son départ de Television, Richard Hell se lance avec les Viodoids et sort un album qui n'a rien à envier au merveilleux Marquee Moon de son premier groupe. Riff acéré, mélodie accrocheuse, chanson excellente, Blank Generation est un disque sans temps mort, où rien n'est à jeter. Les compos de Hell, plus facile d'accés que celle de Tom Verlaine, sont parfaites pour découvrir le punk new-yorkais.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 Mais comment peut-on passer à côté d'un tel chef-d'oeuvre pendant 35 ans ?, 18 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blank Generation (CD)
Mieux vaut tard que jamais... J'ai toujours cru que le punk était anglais et les Américains de vils plagiaires. Sot que j'étais !
La lecture du passionnant "please kill me" (edts Allia) m'a ouvert les yeux. Et m'a fait découvrir Richard Hell, dont j'ignorais tout.

Ce disque est absolument fabuleux. Tout d'abord, la qualité de la production, sa fraîcheur incroyable, son son d'une étonnante modernité le rend complètement contemporain. Cela n'a pas vieilli - quand les Sex Pistols ou le 1er Clash sont quand même un peu marqués.

A l'écoute, on comprend d'où viennent les Pixies, on reconnait une influence majeure de Pete Doherty sur son album solo, on devine les flagrances de guitare de Robert Fripp sur les disques de la trilogie berlinoise de Bowie.

Ce disque est déroutant, les morceaux sont surprenants, perturbants dans le sens où les structures ne sont pas attendues, les lignes de basse et de guitares sont riches, le chant très "punk", au sens où l'on entend d'ordinaire (cassé, criard, mais émouvant). Un vrai grand disque, qui s'écoute d'une traite, où tout est, non pas bon, mais excellent.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 Que du mythique et que du bon!, 24 avril 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blank Generation (CD)
Richard Hell a tout compris : super compos, déjantées comme il faut mais trèès bien jouées (mais d'où sort ce gratteux, il est trop fort!!!), en pleine période punk, et habillé comme un punk, qu'il était. En plus il est de New-York, comme ces Ramones... Jouissif et rock'n'roolll!. Un album juste mythique en fait.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Blank Generation
Blank Generation de Richard Hell (CD - 2003)
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit