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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 12 décembre 2005
"Sabbath Bloody Sabbath" est-il le meilleur album de Black Sabbath ? Si "Paranoid" reste le plus culte, "Sabbath Bloody Sabbath" est sans le doute le plus ambitieux, le plus professionnel, le plus abouti. Car après cinq albums et de nombreuses tournées, le groupe a pu évidemment affiner son style, son jeu ainsi que ses compositions et ses arrangements, et la maison de disques n'a pu que suivre en termes de budgets de production.

La section rythmique, composée de Bill Ward à la batterie et Geezer Butler à la basse, est toujours aussi efficace, même si plus discrète. Tony Iommi maîtrise parfaitement son jeu et n'a jamais joué avec autant de sobriété et c'est peut-être sur "Sabbath Bloody Sabbath" qu'Ozzy Osbourne chante le mieux. On a l'impression que le groupe a omis la virtuosité pour se concentrer davantage sur les compositions et les arrangements (utilisation d'instruments supplémentaires : cordes, claviers, etc).
Tout est ici excellent, que ce soit le titre éponyme (avec ses riffs très Heavy Metal, et ses passages un peu jazzy), "A National Acrobat" (dans la tradition du groupe, mais plus mélodique), "Fluff" (une belle balade instrumentale, genre auquel Tony Iommi nous a habitués), "Sabbra Cadabra" (avec son riff caractéristique et l'utilisation judicieuse des claviers), "Killing Yourself To Live" (un titre vraiment excellent), l'énigmatique et hypnotique "Who Are You", "Looking For Today" (dans une veine très sabbathienne), ou "Spiral Architect" et ses arrangements somptueux.

D'aucuns regretteront peut-être un album un peu trop propre dans sa production, trop mélodique pour un album de Metal. Mais Black Sabbath a déjà passé les frontières de ce style qu'il a créé, ce qui va se confirmer sur les albums suivants. Alors, pour revenir à la question de départ... ce sera à vous de trancher.
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Sabbath Bloody Sabbath est l'album des métallos de Birmingham que je connais le mieux (ou le moins mal). Bien qu'ayant quelquefois écouté les quatre premiers albums, c'est peut-être inconsciemment la pochette très réussie de celui-ci qui m'a fait m'y intéresser plus spécialement (le fait que Rick Wakemean de YES y assure synthés et piano dans Sabbra Cadabra n'y est évidemment pour rien!).

Même si j'exécrais ce groupe lorsque j'étais encore un jeune progueux, aujourd'hui je ne dédaigne pas jeter une oreille intéressée sur les riffs lourds de la bande à Lommi. Ici la section rythmique est souvent excellente (la basse fuzz de Geezer Butler à fait école depuis chez les métalleux) et le Django Reinhardt du hard-rock est toujours au top. Paradoxalement les accents progressifs opportunistes ne m'ont jamais vraiment convaincus (le Moog en ring modulator très ELP dans Who Are You est assez épouvantable et a très mal vieilli).

Pourtant malgré ces qualités indéniables, j'avoue n'avoir jamais éprouvé un plaisir total à l'écoute de Black Sabbath à cause de sa chanteuse, euh! de son chanteur... (j'ai tendance à confondre). La voix émasculo-châtrée d'Ozzy Osbourne m'a tout le temps gâché la fête et fait m'éloigner de ce groupe pas si bourrin qu'on ne veut bien le dire. Cette voix m'est toujours sortie par les oreilles (alors que j'aime bien Roger Hodgson de Supertramp, étonnant non?).

Mais bon, on va pas refaire l'histoire et demander à Paul Rodgers de réenregistrer les pistes de chant d'Ozzy (déjà qu'il joue au clone de Freddie...). Je ne connais pas les périodes Dio, Gillan et consorts, mais n'était-il déjà pas trop tard?
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le 2 mai 2011
Cinquième album de Black Sabbath, Sabbath Bloody Sabbath créera, comme tous les autres albums du fameux groupe de heavy metal anglais, la polémique à sa sortie. A cause de sa pochette assez choc (un homme sur le point de mourir, entouré de démons (recto) dans un décor satanique, ou d'anges (verso) dans un décor paradisiaque : belle illustration de la dualité de l'homme). A cause de son titre, évidemment agressif. A cause du lettrage du titre (les S de Sabbath, très ressemblants du logo des tristement célèbres SS nazis - provocation, bien entendu). A cause du nom du groupe, encore une fois, qui avait choqué les ligues de vertus anglaises et internationales dès leur premier album de 1969. A cause de leur prétendue imagerie satanique, voulue par les managers du groupe, mais pas par le groupe (même si le bassiste Geezer Butler était amateur d'occulte, il était bien le seul).

Passée la pochette et le titre sanglant, force est de reconnaître qu'en fait, Sabbath Bloody Sabbath est l'album le plus subtil et varié du groupe. Et ce n'est pas à cause de la participation, sur le démentiel Sabbra Cadabra, de Rick Wakeman, claviériste du groupe de rock progressif Yes. Des claviers progressifs se font entendre sur une bonne partie de la face B (deux premières chansons de cette face), et ils ne sont pas signés de Wakeman, mais du chanteur Ozzy Osbourne, entre autres. Le Sabb' change un peu son univers, il l'adoucit légèrement, malgré des chansons radicales (Sabbath Bloody Sabbath, Killing Yourself To Live, deux hymnes agressifs sans lesquels pas de Nirvana, de Soungarden, d'Alice In Chains, bref, pas de grunge). Sabbath bloody sabbath/Nothing more to do/Living just for dying/Dying's just for you. A coté, une chanson comme Looking For Today (excellente au passage, mais c'est le cas de tous les titres sauf un) semble étonnamment optimiste ('Regarder vers l'avenir', pas exactement la mentalité agressive du Sabbat Noir).

A National Acrobat est probablement le meilleur titre de l'album, un tissage ahurissant de riffs de guitare (Tony Iommi, ce génie mutilé - il lui manque une ou deux phalanges suite à un accident d'avant sa reconversion en guitariste) avec la voix de la gargouille Ozzy en écho, et une rythmique d'enfer. Spiral Architect est la finale progressive et lyrique (des violonistes fantômes sont crédités), de toute beauté. Le groupe s'en souviendra lors de sa reformation de 1998 (double album live Reunion) sous le line-up original. Who Are You est le titre raté de l'album, car trop chargé en synthétiseurs. Mais la voix de Ozzy (In the name of Hell, who are you ?) le sauve du carnage. Et il reste à parler de Fluff. Instrumental de 4 minutes entièrement composé d'une partie de guitare sèche et d'une partie de...harpe, le morceau est une sonatine étrange et apaisante, dont le titre fait allusion à la pura de pura, à de la cocaïne pure, non coupée. Une matière blanche et poudreuse qui, à l'époque, était carrément le cinquième membre du groupe, l'ami intime des cloisons nasales d'Ozzy, Tony, Geezer et Bill (Ward, batteur). Fluff est un titre étrange. A la première écoute, il angoisse, il oppresse, car on se dit qu'une telle douceur, sur un album du Sabb', ne peut pas durer éternellement. On s'attend à ce que la musique explose à un moment donné, en totale perfidie. Hé bien non, c'est 4 minutes entièrement apaisantes, douces, acoustiques. Un vrai OMNI (Objet Musical Non-Identifié).

Sabbath Bloody Sabbath, avec sa sonatine pour harpe, son morceau électronique, sa participation fugace mais efficace de Rick Wakeman, sa finale magistrale et son ambiance tour à tour grunge, glauque et progressive, est le sommet absolu de Black Sabbath, leur meilleur album. Un disque nettement plus subtil que ce que son titre et sa pochette (et la réputation basique du groupe) ne pouvaient l'envisager. Un joyau qui anticipe de tout le futur du heavy metal. Iron Maiden ne fera que ça : un mélange détonnant et subtil entre hard rock et sonorités plus progressives.
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le 6 août 2009
C'est l'album le plus ambitieux et le plus sophistiqué dans la carrière de Black Sabbath. D'emblée l'auditeur est pris d'assaut par les riffs tournoyants de Iommi sur le morceau "Sabbath bloody sabbath" titre de cet opus. C'est du Metal avant l'heure tout en étant délicat et raffiné.
Le groupe se distingue avec les deux morceaux chocs que sont "A national Acrobat" et "Sabbra Cadabra" entrecoupé par l'excellent instrumental acoustique "Fluff".
Black Sabbath atteint les sommets avec "Killing yourself to live" ainsi que le macabre "Who are you?" avec comme invité aux synthés Rick Wakeman. Le chant de Ozzy est particulièrement morbide et vicieux et jamais il n'a aussi bien chanté sur cet album.
"Looking for today" est peut être le morceau le plus dispensable mais il y a une certain désir de recherche affiché par le groupe.
Il est évident que le groupe est devenu plus mature musicalement, notamment avec le fièvreux "Spiral architect". Un des plus beaux morceau de Black Sabbath.
En tout cas sans cet album il n'y aurait certainement pas eu de Alice in Chains ou de Soundgarden.
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Retournant enregistrer en Angleterre suite à l'expérience (poudreuse) de Los Angeles l'année précédente, saturé pourtant par les problèmes de drogues et d’alcool, Sabbath va réaliser son deuxième chef-d’œuvre. Avec une production plus limpide et une variété d’ambiances qui offrent une plus grande respiration aux morceaux (grâce à des passages volontiers emphatiques, mais plus mélodieux aussi), SABBATH BLOODY SABBATH marque l’entrée du groupe dans l’authentique prog rock.
Si les chansons débutent toujours par les riffs reconnaissables entre mille de Tony Iommi, leur développement ne cesse de surprendre par des changements d’atmosphères incessants, aux antipodes de ce que laissent supposer les intros (SABBATH BLOODY SABBATH, A NATIONAL ACROBAT), accumulant les breaks infernaux (SABBRA CADABRA, chef-d’œuvre de l’album) et permettant à la voix de damné d’Ozzy d’être plus mélodique et riche que jamais. En cédant pour la première fois à l’usage des synthétiseurs (WHO ARE YOU, brillant) et à l’intervention d’autres musiciens (Rick Wakeman - de Yes - sur SABBRA CADABRA et un grand orchestre sur SPIRAL ARCHITECT), Black Sabbath est parvenu à l’incroyable tour de force qu’est la transfiguration d’un style sans la moindre perte de crédit au passage. Un album tout simplement merveilleux, que doivent écouter prioritairement tous ceux qui ont entendu parler de Sabbath comme référence historique du heavy métal, mais n'en ont jamais écouté la moindre note...
Tops : SABBATH BLOODY SABBATH, SABBRA CADABRA, KILLING YOURSELF TO LIVE, A NATIONAL ACROBAT, WHO ARE YOU
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le 1 octobre 2015
Iommi, avec son jeu déphalangé si particulier, ses cordes ultra-ights, son son aux micros Gibson sur-amplifiés, a su doter le rock'n'roll d'une empreinte musicale à l'étendue démesurée, car enfin, quel groupe de heavy-metal, thrash-metal etc, n'a jamais jeté une oreille, au moins sur planète Terre, sur le Sabb? Moi mon capitaine. Prouvez-le!
Bref cet album est superbe, l'orchestration bien plus aboutie que sur les quatre premiers (au demeurant indispensables). D'ailleurs jeter une oreille sur "Spiral Architect" peut convaincre même un aficionados de JJ Goldman. Bref, inutile de polémiquer plus sur les qualités des compos qui nous sont servies ici. Inutile non plus de les comparer avec le Purple et Led Zep, groupes tout aussi puissants, mais aux sons et compos si différents.
19/20.
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le 5 mai 2004
A ranger avec les meilleurs albums! Comme les premiers, sabbath bloody sabbath honore le talent de ce groupe cher au années 70: les chansons s'enchainent avec plaisir, portées par des riffs endiablés et une voix superbe; remarque spéciale pour la première chanson qui porte le nom de l'album...inoubliable!
En bref sabbath bloody sabbath est un de ces albums qu'on ne se lasse pas d'écouter et qui vous porte toujours plus loin.
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le 10 septembre 2015
Édition vinyle plus CD, emballe dans une pochette plastique, sorti chez Sanctuary. Pour la musique, se reporter aux commentaires éclairés des internautes. Pour le son, compare à l édition de base sortie il y a quelques années, une très légère différence, en mieux, à porter au crédit de la présente édition. Le gagnant est le batteur, bien mixé, et le bassiste, parfaitement à sa place. Pas de "gonflette", mais une belle mise en place, qui me permet de dire que cette édition mérite de redécouvrir ce fabuleux album!!
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le 14 avril 2007
Si on lit les critiques des albums de Black Sabbath (période Ozzy Osborne) laissées par les internautes sur Amazon, on constate qu'à part les deux derniers ("Never say die" et "Technical Ecstasy") dont la médiocrité semble faire l'unanimité, les six autres sont considérés comme LE meilleur album de Black Sabbath. Ce qui pose un problème. Soit chaque amateur de Black Sabbath ne critique que son album favori, soit les internautes ont du mal à percevoir des différences de qualité entre les albums et, tels des enfants incapables de choisir entre un bonbon et un gâteau, ils accordent la meilleure note à tous les disques.

L'honnêteté impose pourtant d'admettre que la discographie de Black Sabbath est faite de hauts et de bas, à l'image des relations au sein du groupe et des problèmes matériels qu'il a rencontré au cours des années 70.

Or en 1973, le groupe allait fort mal. Epuisés par les tournées et en manque d'inspiration, le groupe était au bord de la rupture, d'autant que les abus de drogue et d'alcool allaient bon train (la légende prétend même que l'enregistrement de l'album « Black Sabbath - Volume IV » était revenu plus cher en cocaïne qu'en frais de studio). Les quatre musiciens décidèrent de donner une dernière chance au groupe et commencèrent à travailler à un nouvel album, "Sabbath Bloody Sabbath", qui fut publié début 1974.

A l'écoute, le manque d'inspiration est effectivement patent : ce disque exploite souvent les recettes qui avaient prouvé leur efficacité sur les albums précédents et bien qu'il comporte plusieurs riffs de guitare entraînants, rares sont les mélodies dignes de ce nom qui viennent sous-tendre les chansons.

"Fluff", par exemple, tente de recréer la magie de "Laguna Sunrise" (sur l'album précédent) mais reste assez répétitif et morne. De même, l'introduction de "Spiral architect" évoque (mais en beaucoup plus pauvre, l'interlude de guitare "Orchid" ( de l'album "Master of reality"). "A national acrobat" n'est qu'une déclinaison du même riff quela chanson "Sabbath Bloody sabbath". "Sabbra Cadabra" et "Killing yourself to live" ne sont pas a proprement parler de mauvais morceaux, mais comme presque tout cet album, ils compensent la faiblesse mélodique par une débauche d'arrangements et une multitude de changements de tempo et de breaks. La maîtrise technique en vient rapidement à étouffer la musique. Ce qui, au fond, fait le plus cruellement défaut sur cet album, c'est l'ambiance, l'atmosphère menaçante mais enivrante qui rendait les albums précédents aussi originaux.

Alors, bien sûr, tout n'est pas à jeter sur cet album: "Killing yourself to live" et "Who are you" (en dépit d'un synthétiseur un peu envahissant), sont les morceaux qui rappellent le plus nettement le Black Sabbath des albums précédents. La chanson titre ainsi que celle qui clôt l'album ("Spiral Architect") sont plutôt réussies. Il y a aussi des audaces intéressantes dans les arrangements. Enfin, la pochette est très réussie.

Mais que de longueurs également! Tous les morceaux durent entre 5 et 6 minutes alors que la moitié d'entre eux auraient gagné à être raccourcis de moitié.

Loin d'être le meilleur album de Black Sabbath, "Sabbath Bloody Sabbath" est donc un intéressant album de transition vers une phase nettement moins intéressante de la carrière musicale du groupe : plus professionnelle mais moins inspirée, plus sophistiquée mais moins excitante, musicalement plus aventureuse, mais moins crédible. Il est à noter que cette évolution est parfaitement parallèle à celle de Led Zepelin : 1973 est l'année de l'album zeppelinien "Houses of the holy" où l'on trouve les premières apparitions du synthé ("No quarter") et un morceau vaguement reggae ("D'yer m'ker"). A cette différence près que les membres de Led Zeppelin étaient certainement de meilleurs musiciens que ceux de Black Sabbath et que, peut-être plus endurants aux drogues et aux excès divers, ils avaient su garder une certaine fraîcheur d'inspiration (pas pour longtemps cependant, puisque « Physical Graffiti » en 1975, fut leur dernier grand album, comme « Sabotage », la même années, fut d'ailleurs le dernier album correct de Black Sabbath).
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50 PREMIERS REVISEURSle 24 janvier 2011
Après leurs quatre premiers chefs d'oeuvre, les Sabbs se sont retrouvés confrontés à un problème qui allait miner le reste de leur carrière : comment faire mieux ?
Oh, le succès n'était pas un souci pour eux ; le groupe vendait toujours et attirait des foules de plus en plus énormes, particulièrement aux States. Mais un certain ennui les menaçait, comme avait pu en témoigner la production un peu uniforme de leur dernier album (influence de la coke?). Aussi - malgré trois années marathoniennes ponctuées par des enregistrements historiques et des tournées interminables - les hommes de Iommi décidèrent de s'atteler à la tâche sans plus tarder.
Le résultat : Sabbath Bloody Sabbath, un brûlot inventif et teinté de prog qui allait ouvrir une voie royale à une longue lignée d'héritiers, d'Opeth à Dream Theater.
La première chose que l'on remarque en écoutant le disque aujourd'hui, c'est à quel point il sonne «moderne». Il bénéficie en effet d'une production claire, précise et efficace, idéale pour des morceaux qui voient parfois alterner riffs plombés et finesses acoustiques en l'espace de quelques secondes (ex : l'extraordinaire «Sabbath Bloody Sabbath» ses deux riffs à défoncer le plancher et ses accords jazzy à la guitare sèche).
On notera également la participation exceptionnelle de l'improbable clavier blond du groupe Yes, Rick Wakeman. Un Wakeman qui avoue aujourd'hui que ces sessions furent certainement les plus agréables de sa vie de musicien, à tel point qu'il envisagea un temps de rejoindre les 4 de Birmingham avec lesquels il partageait le goût des plaisirs simples et de la surconsommation alcoolisée. Les dieux en soient loués, ça ne s'est pas fait. Et on ne peut que s'en réjouir en entendant le synthé boing-boing de « Who Are You », le titre le plus faible, qu' un refrain plutôt malin sauve presque du naufrage. Pourtant, la contribution de Wakeman fut loin d'être entièrement négative, comme en témoigne notamment un « Sabra Cadabra » au génial riff de guitare, que ses claviers contribuent à mettre en valeur.
Et le reste de l'album plane très haut, avec, entre autres, « National Acrobat » - un morceau qui aurait eu parfaitement sa place sur Vol.4 - et «Fluff », digne successeur de « Laguna Sunrise » dans la catégorie «vous reprendrez bien un peu de thé avant d'attaquer la choucroute».
Et puis il y a « Spiral Architect », qui est peut-être LE chef d'oeuvre de Tony Iommi, avec ses bourrasques de cordes éthérées et ses accords plaqués à la Pete Townshend. On est là à mille lieues de «Iron Man» et de «Paranoïd», mais ce morceau magnifique survolé par un Ozzy Osbourne survitaminé me file toujours des frissons, 37 ans après que je l'aie entendu pour la première fois.
Ce sacré Sabbath Bloody Sabbath recèle bien des trésors dont l'éclat ne s'est pas terni avec le temps. Des sommets que le gang du Sabbat Noir allait avoir bien du mal à égaler dans les années qui suivirent.
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