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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 12 février 2004
Mark Hollis et sa bande auraient largement pu se contenter de continuer à faire fructifier leur pop synthétique à succès ("It's my life" et "such a shame" les ont hissés au sommet des hit-parades), mais en 1988, Talk-Talk opère le plus beau revirement de toute l'histoire de la musique pop : abandonnant les synthétiseurs pour des instruments "acoustiques" (trompettes, bois, guitares, percussions riches et variées), rejetant les structures mélodiques classiques pour des atmosphères sonores denses et prenantes, l'album retrouve l'unité perdue des grands disques "progressifs", mais sans jamais retomber dans la grandiloquence pompière de la plupart de ces vélleités : car, dans sa lente montée incantatoire, ce disque mise avant tout sur l'émotion (plutôt que sur les démonstrations techniques) : plus proche en cela de Robert Wyatt que de Yes, il annonçait également toute la vague "post-rock" (Tortoise, Godspeed You Balck Emperor !, etc.) de la fin des années 90. Un chef d'oeuvre.
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le 9 septembre 2004
On a encore tous en tête ce tube symbole même de la musique « kitch » des eighties, « It's a Shame », qui envahissait les ondes en 1984, et même plus tard. Un très large succès commercial sur ce seul titre, si bien que le grand public ne se rappelle du groupe qu'à travers cette chanson. Quelques autres morceaux seront relativement bien accueillis par le public mais, paradoxalement, c'est lorsque commença la courbe du succès que Mark Hollis, membre fondateur et leader du groupe sombra dans la dépression. Les raisons paraîtront incompréhensibles à la plupart, et tout à fait logiques pour d'autres. Le problème était tout simplement l'autocritique que Hollis faisait de ses compos, qu'il jugeait médiocres. Oui mais voilà, pour vendre, la qualité musicale en elle-même n'est pas forcément requise. Peu importe, Talk Talk fait table rase du passé et décide de jouer la musique qu'ils veulent jouer, sans se préoccuper de l'avis de la masse. C'est donc après un « Colour of Spring », déjà nettement plus satisfaisant, sorti en 1986, que le groupe nous présente « Spirit of Eden ». Et ce qui du arriver arriva, le succès ne sera pas du tout au rendez-vous. Pire, leur maison de disque les lâchera, considérant leur initiative comme un suicide commercial. Et c'est exactement ça. Mais, au-delà de ce revers de popularité, Talk Talk, Mark Hollis en tête, viendront démontrer leur talent de compositeurs.
Ladies and Gentlemen's, voici Spirit of Eden....
Les premières secondes annoncent immédiatement ce virage musical à 360°. Fini les boîtes à rythmes et les petits refrains gentillets qui nous bourrent le crâne. Place au calme réfléchi et planant. Et cette 1ère plage, longue de 22 minutes 37, comporte en fait 3 titres :The Rainbow, Eden, et Desire. 3 titres au cours desquels on est littéralement apaisé. Les silences alternent avec des courtes parties rythmiques et doucement vocales, garnies avec quelques touches instrumentales ici et là. Toujours est-il que le résultat nous ramène très franchement à nos inconscientes pensées nocturne, à nos rêves plus précisément. Guitares, tambourins, piano, orgue, harmonica, flottent séparément dans une mer de jouvence. On rencontre de temps à autres quelques plans un poil plus « énervés », rythmiquement parlant, mais toujours aussi déstructurés, et semblant sortir tout droit d'une autre planète. Et tout se termine comme ça avait commencé, comme si aucune ligne directrice avait été donné aux morceaux et que les musiciens étaient simplement parti dans un long trip, un peu à la manière des Floyd (je vais un peu loin cette fois-ci quand même mais bref...). « Inheritance » nous ressort cet orgue et affirme ces ambiances un peu surréalistes, dans lesquelles divers instruments apparaissent très furtivement et d'une manière désordonnée, mais qui donne un charme et une substance étonnante à la musique. Une musique progressive en fin de compte, pas du tout convenue. Les talents de vocalistes de Hollis s'affirment par ailleurs encore un peu plus. Ce timbre assez particulier, que ne renie certainement pas Steve Hogarth de Marillion, méritait de toute évidence mieux que le traitement qui lui était infligé à l'époque de « It's my Life ». Après un peu plus de 5 minutes, « I Believe in You » marque la 3ème plage de l'album. Cette fois, c'est un poil plus conventionnel, une rythmique à peu près régulière, qui soutient une alternance piano/orgue, le tout emballé par cette magnifique voix, et toujours sous cet aspect paradisiaque, certainement propre au titre de l'opus. Une douce voix plaintive introduit le 4ème et dernier titre de ce « Spirit of Eden ». Encore un orgue, qui est très bien là où il est. Il se tait aux moments opportuns, tout en accompagnant à merveille les parties vocales. C'est très franchement superbe. Rien de technique, rien de surfait. Juste une voix, un accompagnement, et l'apparition soudaine et inattendue de notes de piano qui ne fait que rajouter à cette atmosphère étrange et difficilement définissable. Rien de gai dans tout ça en tous les cas. On pourrait se croire en train de veiller mes morts. Enfin tout dépend de la manière dont on ressent les choses.
Une chose est sûre, une fois l'album terminé, on retombe durement sur terre, les oreilles et le reste encore tous fébriles, encore engourdi par cette douce et apaisante musique, qui plonge complètement dans une léthargie dont il faut quelques minutes pour se remettre. Un voyage comme j'aime à le définir. Une question peut vite venir à l'esprit également : Est-ce bien Talk Talk qui a fait ça ? Evidemment, la surprise est de taille pour qui ignorait (et ils sont nombreux) l'évolution plus que palpable du groupe. Quoiqu'il en soit, voilà des gars qui ne pourront être taxés de vendus. Entre l'enrichissement et la musique, ils ont fait leur choix, et c'est tout à leur honneur. Bien sûr les rentes consécutives aux dizaines de bestof leur assurent largement de quoi bien vivre, et le début des années 90 a réveillé les vieux démons de la musique facile. Oui mais voilà, il y a eu Spirit of Eden, et personne ne pourra leur enlever.. Mark Hollis y'est évidemment pour beaucoup. Il décidera d'ailleurs de se lancer en solo, avec un succès pas vraiment plus grand que pour Spirit of Eden, mais dans cette même veine. Donc, si vous ne voyez en Talk Talk qu'un vulgaire groupe commercial des années 80, plongez vous un peu dans cet opus. Il ne vous laissera à n'en pas douter, pas indifférent. Moi, j'adhère à 100%.
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le 6 juillet 2009
Pour moi, Talk Talk était le groupe d'un titre (Such A Shame), une chanson qui passait à la radio et dans les boites, quand j'avais moins de 25 ans. C'est en lisant un article sur Tortoise (dont l'album TNT est une merveille) que j'ai appris que certains classaient Talk Talk deuxième époque parmi les précurseurs du post-rock. Je viens juste de télécharger Spirit of Eden sur Amazon (pour un prix ridicule qui plus est) et là, c'est vraiment le choc. La musique est d'une densité et d'une classe ahurissantes, la voix de Mark Hollis est presque soyeuse, l'album s'ouvre sur un voyage magique tant les sonorités sont riches, intemporelles et belles.
Spirit of Eden porte très bien son nom.
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le 27 décembre 2004
Un album déconcertant aux mélodies destructurées. De prime abord la musique apparaît un peu abstraite, mais elle demande de l'écoute. Une fois ce cap passé, les moments sussurés font brutalement place à des envolées d'harmonica. Talk Talk se livre ici à un numéro de funambule, c'est beau, ça vit, ça jaillit. Très peu d'artistes ont pris ce genre de risques, eux l'ont fait dans une démarche sans concession ; le résultat est une pure merveille bourrée d'émotions. Alors merci Talk Talk.
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le 25 mars 2002
Bien sûr, à la première écoute, cet album pourra paraître un peu vide. En fait, il convient de l'écouter des dizaines de fois et de s'imprégner des ambiances. 'Spirit Of Eden' n'est pas qu'un disque de Pop. C'est de la musique au sens le plus universel du terme (se succèdent des références au jazz et à la musique classique contemporaine) et la musique, c'est avant tout du silence comme le notait le compositeur contemporain John Cage. Il faut donc se saisir de ce silence qui met si bien en évidence les notes à venir (aussi chères que rares) et la voix aérienne de Mark Hollis. Un album indispensable à toute discothèque de goût.
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le 22 mars 2013
Un des meilleurs albums jamais sorti. Talk Talk avec Spirit of Eden tourne définitivement le dos à son statut de groupe faiseur de tubes new wave. Ce grand opus sera pourtant associé à un suicide commercial. Des titres trop longs pour être exploités en radio. Un album qu'il faut apprivoiser et au bout du compte la magie opère. Post rock ? Neo Jazz ? Toujours est il que Mark Hollis en eu assez et décida de faire ce qu'il voulait vraiment. Un grand pied de nez à sa manière. Un grand album tout simplement.
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Quand ils apparurent au début des années 80, rien ne laissait entrevoir ce que Mark Hollis & Cie allait devenir quelques années plus tard : un groupe de rock progressif qui ne veut pas dire son nom, une entreprise arty et prospective menée de main de maître par un Mark Hollis ô combien créatif, ô combien différent de la masse des new-waveux dont il semblait pourtant être issu. Evidemment, tout ne s'est pas mis en place du jour au lendemain, il n'y aura pas eu de génération spontanée d'une nouvelle approche sonore et compositionnelle mais, tout de même, quel coup de tonnerre que ce Spirit of Eden.
Evidemment, vous en trouverez toujours pour dire que Laughing Stock, le successeur du présent, est l'accomplissement définitif de la formation. Musicalement, compositionnellement, ce n'est pas faux, au niveau de la facilité d'accès par contre... Il faut être patient et particulièrement amateur de musique classique contemporaine minimaliste pour y accéder pleinement. Et c'est donc ici, sur leur 4ème album que se trouve le meilleur compromis entre accessibilité et prospective artistique, ici que les mélodies accrocheuses complimentent le mieux la liberté prise par le groupe avec les structures traditionnelles de la pop music, ici que l'instrumentation précieuse complémente le plus efficacement l'écriture conjointe de Mark Hollis et Tim Friese-Greene (membre toujours pas officiel mais ô combien précieux en tant que producteur, compositeur et multi-instrumentiste), ici, par conséquent, que le progressisme s'exprime avec le plus de grâce.
Concrètement, poussant le son déjà établi de la formation, cette lente évolution vers le divin débutée dès leur second album, It'S My Life, et encore plus évidemment présente sur son successeur, The Colour of Spring, se rapprochant, de ce fait, de ce dont est capable, par exemple, un Robert Wyatt au meilleur de sa force (Rock Bottom,Shleep), le trio transformé en collectif bicéphale épate. Ce n'est pas que nous ayons affaire, comme c'est trop souvent le cas dans le prog', sorte de cache-misère d'une incapacité compositionnelle suppléée par une belle si un franchement envahissante technique instrumentale, à des prodiges virtuoses, là n'est pas le propos d'une musique construite sur des climats, des nuances plutôt que sur une quelconque volonté d'épater la galerie, et c'est ce qu'il advient, forcément, parce que d'une grâce pareille, la galerie ne s'est toujours pas remise.
Allez, pour ne point trop dévoiler la merveille à ceux qui ne l'auraient pas encore découverte, et qui ont tort, et qui devront s'y coller dès la fin de la lecture du présent billet, on dira seulement que, indéniablement un des 10 meilleurs albums progressifs des années 80, Spirit of Eden, album organique et rêveur, n'a toujours pas pris une ride.

1. The Rainbow 9:09
2. Eden 6:34
3. Desire 6:57
4. Inheritance 5:23
5. I Believe in You 6:10
6. Wealth 6:43

Mark Hollis - vocals, piano, organ, guitar
Tim Friese-Greene - harmonium, piano, organ, guitar
Lee Harris - drums
Paul Webb - electric bass
Martin Ditchman - percussion
Robbie McIntosh - Dobra 12 string guitar
Mark Feltham - harmonica
Simon Edwards - Mexican bass
Danny Thompson - double bass
Henry Lowther - trumpet
Nigel Kennedy - violin
Hugh Davis - shozgs
Andrew Stowell - bassoon
Michael Jeans - oboe
Andrew Marriner - clarinet
Christopher Hooker - cor Anglais
Choir Of Chelmsford - choir
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En 1988, Talk Talk opère un des revirements les plus spectaculaires de l'histoire de la pop music, avec cet album désormais mythique : tout, ici, n'est que beauté. Un travail impressionnant qui laisse pantois... Décrire ce disque ? Décrire cette musique ? Impossible, inutile, impensable : les mots sont impuissants à traduire ce qu'inspirent des morceaux comme "Rainbow", "Eden" ou "Desire"... A l'époque, on trouvait ça parfait en tous points... Personne, alors, ne pouvait imaginer que, trois ans plus tard, Mark Hollis et sa bande allaient remettre le couvert, en "aggravant" leur cas : "Laughing stock" (1991), en effet, poussera encore plus loin l'excellence, la perfection, la beauté, la rigueur... bref : le génie. "Spirit of Eden" (1988) + "Laughing stock" (1991) : un diptyque incontournable qui se doit de figurer dans toute discothèque qui se respecte. Du grand, du très grand art.
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le 27 août 2014
Un album exceptionnel. La prise de risque est énorme, le disque sera d'ailleurs un échec commercial. Spirit Of Eden ne ressemble pas aux premiers albums de Talk Talk, il est beaucoup plus expérimental.
Ecoutez attentivement et savourez cet album parfait !
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le 3 septembre 2008
J'ai acheté cet album sans en avoir écouté le moindre son, ni lu la moindre critique; le moins que l'on puisse dire est que j'ai été décontenancé par l'approche musicale du groupe après l'album génial "Colour of Spring". Au départ, je reconnais que je n'ai pas aimé car, si l'ambiance feutrée était plaisante, l'alobum me semblait un peu morne. C'est justement là qu'est sa force; de très long morceaux qui crèent une atmosphère mais pour y entrer, il faut l'écouter et kle réécouter. Bref, un premier abord déroutant mais au finish, un bon album d' "ambiant music".
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