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le 30 juillet 2008
Bon ! que les choses soient claires ! Les fans de Killer risquent être surpris en écoutant ce LP , dernier grand disque du Coop'.

A l'epoque Alice sort de desintox' et aux Etats Unis on mettait les fous , les tueurs en série et les alcooliques dans le même etablissement !

Ce pauvre Alice se retrouve alors avec une vraie camisole et sans son public , sans son maquillage il sombre dans la folie et pense sérieusement au suicide ! Ce qui nous donne des merveilles comme " From the Inside" , "The Quiet Room" ou "Inmates".
"How you gonna see me now" est basée sur une lettre poignante qu'Alice écrit à sa femme en se demandant s'il a perdu ou pas son estime .
Enfin "Millie et Billie" est une exception dans la carrière de Cooper puisque il y chante en duo avec une femme ( qui évoque June Carter , l'épouse de Johnny Cash) la ballade d'un couple de criminels.
"Sérious" achève l'auditeur par la lucidité et la cruauté qu'Alice porte sur lui-même et sa carrière.

Alors si l'album est musicalement daté ( ce sont les musiciens de .... Toto qui jouent sur l'album ) , on a ici à faire au meilleur Alice Copper d'un point de vue Lyrics qui décrit, sans jamais tomber dans l'auto-appitoiement l'enfer de l'addiction.

Ps: si vous trouvez le vinyle sur Amazon , achetez le les yeux fermés , la pochette reservant des surprises dignes d'Andy Warhol !
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le 25 avril 2012
Fermer les yeux. Faire semblant. Remettre au lendemain. Prendre la vie au jour le jour. On trouve des échappatoires pour ne pas y penser ; parce qu'on ne peut rien y faire. Mais dès qu'on s'arrête de vivre pour réfléchir quelques minutes, ça finit par nous rattraper et nous exploser au visage. Nos enfants vont grandir au sein d'un cauchemar écologique et économique, dans une société agonisante amputée de tous ses repères.

La politesse, le respect des aînés, des adultes et d'autrui, le respect du matériel et des biens - personnels et publics -, l'éducation, l'orthographe, la culture, la nécessité des règles dans une société, la valeur de l'argent' Ce qui était la norme dans la plupart des familles il y a une trentaine d'années semble être devenu accessoire, incompréhensible, ou peut-être même incompatible avec la génération iPod. Oui, de nos jours, ces idées d'un autre temps vous font au mieux passer pour un dangereux activiste de droite ultraconservateur.

Et ce qu'il faut bien appeler la déliquescence de la société se déroule dans l'indifférence générale de nos concitoyens, et surtout de la classe politique; c'est un état de fait qui paraît aujourd'hui accepté par tous et qui devrait pourtant nous rendre fous...

Fou, Alice Cooper le devient depuis quelques temps déjà en 1977. Ivrogne dépendant depuis plusieurs années, peut-être est-ce pour sauver son récent mariage (Mars 1976) avec la jolie Sheryl Goddard, 19 ans, une des danseuse du "Welcome to My Nightmare" show, qu'il accepte après le " King of The Silver Screen Tour" (1977-1978) de se faire interner dans un sanatorium newyorkais [ces établissements accueillent indifféremment à l'époque malades mentaux, tueurs en série ou alcooliques]. Alice ressort de cette expérience sobre mais traumatisé... Ça tombe bien, il a un nouvel album à écrire ! Il l'appellera "From the Inside" (1978), le titre faisant donc allusion à cet asile, mais également à la vie intérieure dans laquelle chaque patient finit par se réfugier à plus ou moins long terme.

Le vinyle d'époque, que je ne possède malheureusement pas encore, est un régal. Après la culotte de "School's Out", Alice nous offre cette fois une pochette à rabats. Maurice Escargot, le détective de "Lace and Whiskey" s'est effacé pour que nous retrouvions le visage remaquillé d'Alice. Celui-ci laisse la place à la salle commune de l'institution psychiatrique peuplée de dégénérés; puis, sur la back-cover, les porte de l'asile s'ouvrent sur la sortie des internés, notre crooner aliéné en tête, tenant à la main son bon de sortie "Released" - une photo superbe, honteusement absente de la réédition CD.

"From the Inside" est le dernier album '70s d'Alice. À cette époque, les provocations du Shock-Rocker n'effraient plus personne depuis longtemps. Musicalement, le Coop' a également été très loin, fusionnant des styles improbables, créant des délires musicaux complètement barrés, repoussant avec génie les limites d'un Rock alors loin d'être figé... Refaire caricaturalement deux fois le même disque n'étant pas envisageable, se posent alors deux questions : Quelle orientation musicale choisir cette fois, et comment renouveler un succès déclinant, "Lace and Whiskey" ayant moins bien marché que "Alice Goes To Hell" (disque d'or aux USA) ? Après, au choix, mûre réflexion ou cuite carabinée, Alice décide, pour la première fois de sa carrière, de faire appel à des songwriters en vogue...

Ayant beaucoup écouté Elton John enfant avant de découvrir les bienfaits de la guitare électrique, j'ai cru halluciner en voyant figurer le nom de Bernie Taupin au côté de celui d'Alice au dessus des portes blanches de la clinique ! Une première surprise, qui est loin d'être la dernière : exit Bob Ezrin pour la production, c'est David Foster (plus connu ensuite pour ses collaborations pop avec notamment Whitney Houston, Madonna, ou Michael Jackson) qui est engagé pour cet opus, sous la direction artistique du parolier et célèbre complice d'Elton... J'en vois déjà qui tremblent, ils ont raison, cet album ne plaira effectivement pas à tout le monde. Alice et le fidèle Dick Wagner, guitariste compositeur depuis "Welcome to My Nightmare" sont donc épaulés par la paire Taupin/Foster pour composer les dix pièces qui constituent cette œuvre, et, dernier rebondissement, Steve Lukather (Toto, dois-je le préciser, mais surtout "first call session man" à cette époque) cosigne "Nurse Rozetta" et "Serious".

Comme sur plusieurs albums d'Alice par la suite, on retrouve pléthore d'invités prestigieux pour accompagner le duo Dick Wagner / Steve Hunter, à commencer par Jim Keltner (John Lennon, Georges Harrison, Bob Dylan, JJ Cale, Pink Floyd, Eric Clapton) à la batterie. Bernie Taupin ayant peut-être eu peur d'affronter Cooper sobre, il a emmené avec lui ses copains du Elton John band : le guitariste Davey Johnstone, le bassiste Dee Murray et même la chanteuse Kiki Dee que vous connaissez tous (si, si... Le duo avec Elton sur "Don't Go Breaking My Heart" - 1976). Lukather est également venu accompagné de son bassiste attitré de l'époque, David Hungate, et du fabuleux Bobby Kimball, chanteur de Toto. Rajoutez à ce mélange improbable quelques interventions à la six-cordes de Rick Nielsen (Cheap Trick) et vous commencerez à vous faire une idée du joyeux bazar qu'on peut entendre sur "From the Inside".

Car les noms cités ci-dessus sont bien représentatifs de cet opus, un mélange fascinant entre du Elton et du Toto, qui sonne... Alice Cooper. La patte Bernie Taupin est particulièrement transparente sur les ballades : "How You Gonna See Me Now" aurait pu sans équivoque être écrite pour John, ainsi que les couplets de "The Quiet Room", le bridge du morceau étant plus typique du style Cooper. L'époque étant ce qu'elle était, on pourra déceler un fond de disco dans la rythmique du titre éponyme, ou en tous cas un groove, tout comme sur "Nurse Rozetta", qui n'est pas sans rappeler certains morceaux ("Girl Goodbye")du génialissime premier album de Toto, sorti cette même année. Quelques morceaux Rock plus classiques ("Wish I Were Born In Beverly Hills"/ "Serious"/ "For Veronica's Sake") durcissent légèrement le ton, mais c'est l'émotion qui marque cet onzième effort d'Alice.

J'aimerais à ce titre attirer l'attention sur "Millie And Billie", énième ballade du disque dans lequel beaucoup ne verront que de la soupe, peut-être à juste titre. Composé par Alice, Bernie Taupin et Bruce Roberts (également auteur de "Only My Heart Talkin'" sur "Trash"), ce duo d'Alice avec Marcella Detroit (choriste de Bob Seger puis d'Eric Clapton) me hérisse les poils à chaque écoute, malgré son côté cucul indéniable. Et c'est bien le tour de force de "From the Inside". Peut-être grâce à ses lyrics poignants, empreints de poésie, racontant sans ménagement un internement psychiatrique, émane de ce full-length une forme de Vérité indéfinissable, quelque chose de grand qui transforme des mièvreries pour midinettes en un voyage passionnant au plus profond d'Alice... ou de soi-même, pour ceux qui arriveront à passer outre quelques écoutes pas forcément faciles.

Faites vos bagages pour la clinique, n'oubliez pas la camisole... Alice explique sur le titre d'ouverture comment il en est arrivé là (en même temps on s'en serait douté) : "drinking whiskey in the morning light - at first we laughed about it -the old road sure screwed me good this time"; puis s'ensuit une série de portraits réjouissants, inspirés de personnages réels rencontrés lors de son séjour au pays des dingos. Nous croisons ainsi une bourgeoise imbibée d'alcool façon Sue Ellen ("Wish I Were Born In Beverly Hills") un vétéran traumatisé par les horreurs de la Guerre ("Jacknife Johnny"), mais également l'infirmière sexy "Nurse Rozetta", fantasme des nuits de Vince, ou encore un couple de meurtriers psychopathes, Millie & Billie. Les autres morceaux dépeignent le quotidien de notre malade préféré, de la chambre d'isolement ("The Quiet Room" - sublime), au séances introspectives de "Serious" : " All of my life was a laugh and a joke, and a drink and a smoke, and then I passed out on the floor", en passant par une lettre émouvante adressée à sa femme, qui ne l'a encore jamais vu sobre, et dont il appréhende la réaction lors de son retour à la maison (regardez la vidéo d'époque de "How You Gonna See Me Now, humour noir et désespoir...). L'album se clôt comme il se doit par un morceau typique du Coop qui n'est pas sans rappeler "I love The Dead" dans sa forme, le génial "Inmates (We're All Crazy)", hymne à la folie, plaidoyer humoristique en faveur des cinglés. Dont on a parfois envie de faire partie, pour ne plus penser...

Oui, je vous l'assure, le retour à la réalité sera particulièrement difficile en ces temps d'élection où l'on essaie encore une fois de nous faire croire que tout va changer, que les politiques ont un réel pouvoir décisionnaire et qu'ils ne sont pas les pantins d'un système économique désormais autonome et incontrôlable, et pourtant voué à un échec inéluctable. Une fois ce constat fait, et le dégoût qu'il inspire passé, on a envie de fermer les yeux. De faire semblant. De remettre au lendemain. De prendre la vie au jour le jour. Mais, je l'espère de tout cœur, l'autruche relevera la tête. Peut-être parce qu'elle pense à ses enfants, innocents, à qui un jour on réclamera le recouvrement d'impayés laissés par plusieurs générations insouciantes, inconscientes, incapables ou malhonnêtes.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 23 décembre 2014
1977. Un peu égaré et toujours plus malade, Alice Cooper ne sait plus trop dans quelle direction aller. Il va endosser le costume d’un nouveau personnage (celui d’un détective privé façon 50’s) et réaliser le très bon LACE AND WHISKEY, dont le seul hit sera encore une superbe ballade, ce YOU AND ME tout de même assez racoleur ! Il se pliera (de force) à la tournée qui s’ensuivit puis, plus alcoolique que jamais, décidera de se faire interner en hôpital psychiatrique. Très inspiré par les rencontres qu’il y fera, FROM THE INSIDE est le compte rendu de cette période difficile et va rester comme l’un des ses albums favoris.
Avec le seul Dick Wagner (guitare) encore à ses côtés, Alice se fait épauler par Bernie Taupin pour quelques textes et toute l’équipe d’Elton John (période BLUE MOVES) pour la musique, aboutissant à un vrai album du binoclard à la Cooper ! A mille lieux de tout hard rock, il mixe claviers prédominants et grosses guitares (SERIOUS) sur des compositions montées en superproduction, à grand renfort de chœurs féminins (et un duo avec Marcy Levy sur MILLIE & BILLIE) et d’un punch qu’il semble avoir retrouvé. Il ose ainsi aborder avec un sens mélodique plus prononcé que jamais ses propres failles (HOW YOU GONNA SEE ME NOW, la ballade du jour), ainsi que celles de toute l’humanité (INMATES), et publie son album le plus profond, doté (en sus) d’une pochette sublime.
Tops : HOW YOU GONNA SEE ME NOW, SERIOUS, FROM THE INSIDE, NURSE ROZETTA, THE QUIET ROOM
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Musicalement ce n'est pas le meilleur album d'Alice, mais c'est certainement celui où la lucidité et l'autodérision de Vincent Furnier (son vrai nom, vous ne vous imaginiez pas qu'il s'appelait réellement Alice Cooper !!) mises en valeur par des textes d'une rare violence psychologique, sont le plus flagrants.
Ce "concept album" se déroule dans un asile d'aliénés et à la fin du disque on se demande si ce n'est pas tout notre vaste monde qui est un asile de fous.
Au niveau muzik, il reste encore quelques titres qui rappelent le Alice Cooper de Goes to Hell : "From The Inside" " Wish I Were Born In Beverly Hills" et "Serious", sans ça on est un cran au dessous de ce qu'il a pu faire auparavent.
Un disque pourtant attachant, plus fouillé que "Lace and Whiskey" qui le précède et bien meillleur que les suivants...
Retour d'un Cooper en pleine forme avec "Raise your Fist and Yell".
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