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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Beautiful,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (Album vinyle)
Si l'album Blue Lines était considéré comme l'acte de naissance du mouvement trip-hop, si l'album Protection était vu comme la confirmation que Massive Attack était un pilier du genre, c'est avec l'opus Mezzanine que le groupe signe son chef-d'oeuvre. Bien que la musique conserve sa coloration urbaine et nocturne, les éléments soul et indiens qui lui conféraient une certaine chaleur ont pratiquement disparu, alors qu'en revanche, les nappes électroniques s'octroient la part belle et commettent une funeste alliance avec une basse qui ronronne et des guitares électriques, qui exhalent une opaque chape de saturation. Enfin, la dimension hip-hop paraît presque insignifiante dans cet écrin de brume crépusculaire. Mezzanine est à l'image de sa pochette : Etrange, menaçant, limite angoissant, mais non dépourvu de beauté, tel ce scarabée mystérieux, limite cybernétique, mutant ou extra-terrestre, aux courbes acérées mais esthétiques, que l'on imagine grouillant et vorace, qui se détache sur le fond blême de la pochette.Comme par le passé, les chants sont partagés... L'habitué Horace Andy échoit des parties planantes, toujours teintées (légèrement) de soul, Elisabeth Fraser et Sara Jay apportent une touche de douce féminité, tandis que les leaders de Massive Attack se chargent du chant hip-hop. Quelques samples sont encore utilisés, notamment empruntés à la mouvance new wave et psychedelic , en autres, mais se fondent sans difficulté dans la logique personnelle de Mezzanine. S'il y a une récrimination à faire, c'est à propos de la disposition des titres : les meilleurs ou les plus éclatants, se situent au début et on se trouve un peu démuni. Ensuite, même si la qualité demeure indéniable, chaque morceau possédant une identité propre et son lot de trouvailles sonores. En ce sens, il est difficile de passer à côté des premiers. « Angel » sert en quelque sorte de résumé de l'album, atmosphère planante que trouble le jeu spasmodique des guitares, qui dressent des ombres pleines d'aspérité, tandis que Horace Andy scande une ligne vocale rêveuse et non moins accrocheuse. De même, l'un des passages les moins torturés du disque, « Teardrop » est magnifiquement servi par le chant d'Elisabeth Fraser, d'une pureté cristalline, et s'impose comme un joyau sinon le joyau du disque. Cela dit, le titre le plus impressionnant à mon avis, en terme d'ambiance, est « Risingson ». Duo des voix rap de Del Naja (3D) et Marschall, au timbre sépulcral qui s'enchaînent dans un décor onirique et dévasté, claviers d'une fébrilité fantasmagorique, ronronnement électrique malsain. Difficile de ne pas en souligner la puissance évocatrice redoutable. Plus rapidement, on peut relever « Inertia Creep » à la touche orientalisante, le vespéral et apaisé « Exchange », avec son crépitement qui fleure bon le vieux vinyle « Black Milk » à la ligne de basse baguenaudante très entêtante (que l'on peut entendre à sa vraie vitesse à l'ouverture du fameux album Somethin' Else de Cannonball Adderley, un classique du jazz), ou encore le long « Group Four », qui s'articule en un crescendo d'angoisse génial. A priori, chaque titre mériterait un commentaire élogieux. Massive Attack parvient ici à se transcender. D'un point de vue diachronique, le groupe réussit à se renouveler et d'un point de vue synchronique, la force de ces atmosphères déshumanisées, ce jeu de collage sonore très minutieux (car il s'agit de cela en réalité) rendent Mezzanine passionnant, incontournable. Et pas seulement pour des raisons historiques. Des années plus tard, il n'apparaît pas particulièrement touché par la morsure du temps. Alors certes, l'orientation musicale de l'album est un parti pris, qui peut ne pas plaire. Cela entraînera des dissensions au sein de Massive Attack et aboutira au départ d'Andrew Vowles, peu ravi que des accents rock aient supplanté la verve jazzy précédente. Pour l'amateur de rock et d'ambiances ténébreuses, au contraire, Mezzanine est l'album de trip-hop idéal. A la croisée des chemins, atmosphérique mais pas ennuyeux, planant parfois, mais en même temps terriblement nerveux, sombre mais en même temps brillant d'une lumière d'un noir délicieux, il s'écoute avec un immense plaisir à chaque fois. Mezzanine est le chef-d'oeuvre de Massive Attack. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2.0 étoiles sur 5
Vide et prétentieux,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine - Digipack (CD)
Massive Attack enfonce encore le clou pour ce troisième album. On délaisse le côté soul initial pour continuer, encore plus que sur le deuxième album, d'accentuer le côté ambiance. Résultat: voici un album sombre, qui lorgne ouvertement vers la new wave la plus glaçante. Là où le bas blesse, c'est qu'en peaufinant un son très impressionant, le collectif en oublie de composer des morceaux. Morceaux pauvres donc sous le froid enrobage et qui s'étirent plus que de raison en longueur. Certes, il y a des climats, des ambiances, mais on baille. Il y a même des fautes de goût qu'on ne leur connaissait pas, telles ces grosses guitares heavy qui apparaissent sur certains morceaux. Bref, Massive Attack déçoit car il se rétrécit. Premier album quatre étoiles, deuxième album trois étoiles et, fatalement, troisième album à deux étoiles.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le deuxième chef d'œuvre,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Le trio est devenu un duo, et cet album a été conçu dans une ambiance tendue entre 3D et Daddy G après le départ de Mushroom (cependant présent dans les clips de cette période et crédité sur chaque morceau). Alors que ces deux derniers avaient "pris l'avantage" sur les deux premiers albums, les innervant de reggae, hip-hop et soul, c'est 3D qui a apporté la touche rock à "Mezzanine". Il a employé pour cela Angelo Bruschini, le guitariste des Blue Aeroplanes, qu'il a fait jouer en boucle, puis a échantillonné et trituré les enregistrements. C'est ainsi que sont nées les sonorités si particulières de "Mezzanine", qui n'en demeure pas moins un album de trip hop, presque schizophrène puisque se côtoient des morceaux aériens avec d'autres sombres voire anxiogènes. Les invités vocaux sont l'habituel Horace Andy, Elizabeth Fraser des feu-Cocteau Twins, et une certaine Sara Jay. L'alchimie opère entre tous ces éléments.Je regrette cependant à chaque écoute la présence du quatrième morceau "Exchange" (et de son jumeau en fin d'album), cet instrumental auquel je n'ai jamais trouvé le moindre intérêt et qui vient couper une belle suite de morceaux. (Krik, amazon.fr, 30/09/11) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Complexe et intense,
Par Baptiste (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Si l'on voulait décrire cet album en quelques mots, je dirais : "Sombre, complexe et intense".Cet album amorce un virage dans le son des massive attack, et entre dans une autre dimension. Chaque mesure de chaque morceau a été amplement travaillée, destructurée et retravaillée. Ce son est tellement puissant que j'ai même du mal à écouter tout l'album d'un seul trait, non pas qu'il soit indigeste mais il demande pas mal de concentration pour entendre chaque note. Cet album est plus qu'un album, c'est une oeuvre majeure de la musique. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
ENOOOOORME !!!!!!!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
L'album culte du groupe et même du style triphop.Une ambiance sombre, lourde, froide, opressante, chaque chanteur amène son flow et surtout la chanteuse qui a une voix envoutante, limite "sexy". Chaque morceau est une perle, à la fois puissant mais aussi subtil, bref rien est à jeter. Même 12 ans après sa sortie, lorsque je le réécoute, je me reprends une grosse claque et les frissons qui vont avec comme la première fois. C'est comme l'album Thriller ou Bad de Michael Jackson, tout le monde devrait l'avoir... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
extra,
Par luelly (Brest, France) - Voir tous mes commentaires
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Mon album préféré de tous les temps. Un moment unique de sensualité extrême. Si vous aimez le trip-hop, foncez, n hesitez pas
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5.0 étoiles sur 5
Un album a avoir dans sa discothèque,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Un album emblématique de Massive Attack. A écoutez sur de tres bonnes enceintes, l'écoute n'en sera que meilleure !N'hésitez pas ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Mezzanine,
L'évaluation d'un enfant
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Massive Attack, à l'aube de la décennie, avait donné naissance à un nouveau genre, nommé (mal) par la suite trip-hop, qui au fil des années et après sa grande popularisation, va devenir une musique inoffensive, une confiture pour fond sonore de bar à cocktail chicos, un truc dans l'air du temps, bref, une musique sans avenir. A la fin de la même décennie, Massive Attack en signe l'arrêt de mort, et du même coup, son chef-d'oeuvre, sa pierre tombale superbe. Abandonné le dub, le hip-hop et la sensualité noire, les bristolien se tournent vers d'autres influences, le rock froid des années 80, la cold-wave, et une électronique sinistre. Tout est dit dès le premier titre, terrifiant, avec des basses inquiétantes, la voix implorante et sublime d'Horace Andy puis les vagues de guitares agressives qui recouvrent la rythmique sèche et métronomique. "Risingson" n'est pas en reste dans le foutage de pétoche avec ce refrain bizarre, comme une interruption dans la musique, ces voix éthérées, flottantes. Et "Teardrop" en rajoute en couche, avec la voix de la vague froide si il ne devait en rester qu'une, la magnifique Liz Fraser, sortie de sa retraite pour le morceau le plus emblématique du groupe sur lequel il est difficile d'écrire quoi que se soit qui n'ait pas déjà été dit. La machine continue de tracer sa route, "Inertia Creeps" où une electronica un peu méchante à l'arrière goût moyen oriental porte le flow maladif de Del Naja. Horace Andy apporte le seul moment de réconfort de ce bloc de noirceur, "Exchange", repris en fin de course, comme un peu abîmé par le parcours, mais toujours aussi caressant. On croirait presque retrouver des saveurs anciennes quand Sara Jay apporte un peu de sensualité dans la voix, sur une ligne de basse profonde mais inquiète, "Dissolved Girl", qui finira par se perdre, attaquée de toute part par des guitares malveillantes et un beat trop lourd pour être honnête. "Man Next Door", peut-être, sans doute, la plus belle addition d'Horace Andy au canon de Massive Attack, une reprise de John Holt croisée à un sample des Cure, quand le reggae devient glacial. Fraser tente une anesthésie vicieuse sans douleur, "Black Milk" avec le très flippant titre éponyme et son refrain glauque, ses voix pas claires... "Group Four" achève le mauvais rêve avec grâce, toujours Fraser, avec une coda sublime et ses guitares lancinantes qui n'en finissent pas de revenir à la charge. Enterrement de première classe. N'y revenez plus.
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4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Magie rare,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
En perspective, Massive Attack est un bon groupe qui a apporté du renouveau dans la musique. Leur créativité est incroyable et cela se voit à la qualité de leurs morceaux. Les perles de ce disque à ne pas manquer sont les titres Angel repris dans une publicité de parfum, Tear Drop où s'élève une voix envoûtante qui vous transportera durant toute la longueur du morceau accompagné par des accords de piano à la fois simple et agréable et enfin le titre Dissolved Girl à ne pas louper car elle est sans doute la meilleure musique de l'album qui a notamment été empruntée à l'occasion pour le film Matrix. Si les réalisateurs et les publicitaires s'intéressent à la musique et au style du groupe Massive Attack, cela ne pourra que confirmer leurs multiples talents.
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8 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Excellence,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mezzanine (CD)
Des voix angéliques, des sonorités paradisiaques ou parfois torturées, ce disque contient la perfection de la perfection. Rien à jeter (si ce n'est que la reprise avec voix après Group 4). Un mélange entre homme et femme, entre chant et rap, une vision de la vie inquiétante, mais décrit dans un poésie urbaine qui nous fait dandiner du pied. Pour moi, Mezzanine est le disque d'une génération. Éprouvée, blasée, coquine, érotique, perverse, une musique qui remplie tous ses devoirs. Comme ambiance de fond, en écoute au casque, ou simplement en faisant l'amour, la musique de Massive attack séduit dans tous les sens du terme.
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Mezzanine de Massive Attack (CD - 1998)
EUR 9,12
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