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le 19 avril 2004
S'il y a bien un cd qui est devenu une porte ouverte à l'univers sonore du maitre de la seconde école de Vienne, c'est celui-ci! Jouant sur la beauté des timbres d'une philharmonie de Berlin chauffée à blanc, Karajan tisse une toile sonore d'une transparence exceptionnelle, des tempi changeant, une dynamique subtile aux nuances infinies. tout y est pour combler les oreilles même les plus hostiles à ces deux partitions. Karajan n'est pas Boulez, certes, c'est un schönberg encore très romantique mais déjà si personnel qu'il nous convie à découvrir. La prise de son est très belle et sait rendre la vision de Karajan dans tout sa plénitude!
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le 16 mars 2007
Pendant l'été 1899, Arnold Schönberg, alors en vacances avec Alexander von Zemlinsky et sa famille, tomba amoureux de la soeur de ce dernier (il se mariera avec elle un peu plus tard). En gage de son amour, il composa pour elle un sextuor à cordes, "La nuit transfigurée" op.4. En un peu moins de trois semaines, l'oeuvre fit achevée. Arnold Schönberg puisa son inspiration dans le poème "Zwei Menschen", extrait du recueil "La femme et le monde" de Richard Dehmel. Il s'agit de l'histoire de deux amants qui déambulent au clair de lune dans une forêt, par une froide nuit. La jeune femme est enceinte d'un autre homme ; son nouvel amant, placide, la tranquillise en lui affirmant que grâce à leur amour, le lien avec cet enfant sera aussi solide que s'il en était le procréateur. Ils s'enlacent et marchent dans la "vaste nuit baignée de clarté". L'oeuvre est divisée en cinq parties. Les influences de Johannes Brahms mais surtout de Richard Wagner (notamment son opéra "Tristan und Isolde") y sont très perceptibles, surtout dans les enchaînements harmoniques. Oeuvre de jeunesse (Arnold Schönberg avait vint-cinq ans quand il composa son sextuor à cordes), "La nuit transfigurée" op.4 dépasse déjà en cette fin de dix-neuvième siècle les conventions de l'époque. Le dodécaphonisme n'est pas encore présent, mais Arnold Schönberg flirte dans cette partition avec les limites de l'"atonalité" (bien qu'il détestait ce terme !). Le sextuor à cordes fut créé en 1902, mais l'accueil du public fut rude : une querelle éclata entre les personnes présentes dans la salle ! L'oeuvre fut refusée une première fois par la Société de musique de chambre de Vienne, mais acceptée avec tous les honneurs ultérieurement. Arnold Schönberg transcrivit son sextuor à cordes pour orchestre à cordes en 1917, avec une nouvelle révision en 1947. Dans sa version originale pour deux violons, deux altos et deux violoncelles, il s'agit à l'heure d'aujourd'hui l'oeuvre du maître viennois qui est la plus jouée, avec sa "symphonie de chambre" n°1 pour quinze instruments op.9 et ses cinq "pièces" pour orchestre opp.16.

Le "poème symphonique" "Pelléas et Mélisande" op.5 date quant à lui de l'automne-hiver 1902-1903. Il est basé sur l'oeuvre éponyme de l'écrivain belge Maurice Maeterlinck (cette même oeuvre inspira l'unique opéra de Claude Debussy, mais aussi des oeuvres plus mineures de Gabriel Fauré ou Jean Sibelius, pour ne citer qu'eux). L'orchestration, d'une opulence incroyable, s'appuie tant sur la sonorité des instruments individuels que sur l'éclat sonore du grand orchestre. La structure du "poème symphonique" est en quatre mouvements, mais le compositeur les a regroupé en un mouvement continu. Voici un résumé de l'intrigue. L'introduction dépeint la sombre forêt dans laquelle Golaud rencontre pour la première fois sa future épouse Mélisande. Puis l'orchestre développe des thèmes qui détaillent les caractères des trois personnages principaux. La seconde partie du "poème symphonique" expose l'amour entre Pelléas et Mélisande, et la jalousie de Golaud. Golaud finit par menacer son frère Pelléas. La troisième partie de l'oeuvre voit la jalousie de Golaud atteindre son apogée : il blesse mortellement son frère. La quatrième et ultime partie du "poème symphonique" réexpose des éléments de l'introduction, et se conclue par une "coda" en deux sections : une "marche funèbre" pour la mort de Mélisande, et une synthèse finale des principaux thèmes de l'oeuvre en conclusion, qui manifeste les remords de Golaud. Dans ce "poème symphonique", Arnold Schönberg flirte là encore avec les limites de l'"atonalité" (dans certains passages, la tonalité pure semble déjà suspendue). C'est Arnold Schönberg lui-même qui dirigea la création de son oeuvre en 1905, à la "Vereinigung schaffender Tonkünstler" (Gustav Mahler en était le président d'honneur). Comme pour son sextuor à cordes "La nuit transfigurée" op.4, l'accueil du public fut plus que tiède, mais avec le temps, l'oeuvre gagna en popularité.

Herbert von Karajan aborda en tant qu'interprète assez tard dans sa carrière la musique de la "seconde école de Vienne" (Arnold Schönberg, Alban Berg et Anton von Webern). Ce qui ne signifie pas qu'il ne connaissait pas cette musique ; en effet, lorsqu'il effectuait ses études à Vienne, dans les années 1925-30, il eut pour professeur Anton von Webern. Il put donc bénéficier de ses conseils ; de plus, il le vit diriger quelques concerts pour étudiants ou pour travailleurs, ce qui permet au futur génie de la baguette de se forger une solide idée des conceptions musicales de cette "seconde école de Vienne". Dans le texte de présentation de ce compact-disc, Herbert von Karajan démontre l'extrême difficulté d'interpréation de la musique d'Arnold Schönberg. Par exemple, le compositeur autichien exige dans une de ses partitions, les "variations" pour orchestre opp.31, que les bois (piccolos, flûtes, hautbois...) jouent "triple pianissimo" dans le registre le plus aigü. Herbert von Karajan fait remarquer que c'est absurde, et tout à fait irréalisable. En outre, le compositeur désirait que l'auditeur soit en mesure de distinguer cinq voix en même temps, même dans un "tutti" orchestral en "triple forte". Herbert von Karajan, en grand technicien, réflichit pendant plusieurs années à tout cela, jusqu'à ce que sa propre conception de cette musique fut enfin "prête" à être présentée en concert et à être enregistrée. Pour la gravure, pour que l'auditeur puisse obtenir une audition complète de toutes les voix préconisées par Arnold Schönberg, Herbert von Karajan, en accord avec le producteur et le preneur de son de ces deux enregistrements, Hans Weber et Günter Hermanns, réalisa un système de mixage assez complexe pour rendre un maximum de crédibilité à ces espaces sonores labyrinthiques.

Lors de la parution en microsillon de ses oeuvres en 1975, la presse musicale encensa ces interprétations, mais avec une légère préférence pour le "poème symphonique" "Pelléas et Mélisande" op.5. Pour ma part, je préfère l'interprération de la version pour orchestre à cordes de 1947 du sextuor à cordes "La nuit transfigurée" op.4. Les cordes berlinoises sont somptueuses, luxuriantes. Herbert von Karajan plonge l'auditeur au coeur de la balade nocturne des deux amants, tout en peignant avec des couleurs optimales les traits psychologiques des amants. Même si quelques petits décalages lors des départs de groupes d'instruments se font sentir lors de changements harmoniques, cette interprétation est à placer sur un piédestal. Herbert von Karajan à tendance romantiser cette oeuvre (presque à outrance), il la place dans la droite filiation des plus belles oeuvres orchestrales de Richard Strauss. La prise de son rend ici toute sa grâce à ce son unique que possédait l'Orchestre Philharmonique de Berlin sous "l'ère Karajan". L'interprétation du "poème symphonique" "Pelléas et Mélisande" op.5 est un peu plus problématique. Sur le plan technique, on n'a certainement jamais fait mieux depuis ; Herbert von Karajan se surpasse dans cette partition : les extrêmes difficultés de la mise en place des instruments paraissent pour lui anodines, et ses musiciens lui obéissent au doigt et à l'oeil. La cohérence de l'oeuvre et donc de l'intrigue sont on ne peut mieux respectées. La déception, une fois n'est pas coutume avec Günter Hermanns, arrive de la prise de son : les instruments à cuivre sont acides, l'espace sonore est à la limite de la saturation lors des "tutti" orchestraux et les instruments à cordes paraissent confinés au second plan. A avoir voulu trop bien faire pour permettre à l'auditeur une écoute optimale, le "système de mixage" a mal fonctionné... Dommage, car je le répète, l'interprétation intrinsèque est presque miraculeuse. Les piccolos qui ponctuent la "marche funèbre" pour la mort de Mélisande (dans le mouvement intitulé "In gehender Bewegung") tintent comme un véritable glas. C'est terrifiant de justesse.

Pour conclure donc, Herbert von Karajan propose des lectures "post-romantiques" de ces deux sublimes partitions, à l'opposé de Pierre Boulez, qui lui, dans les années 1970-80, tirait ces partitions vers l'avenir en décelant systématiquement la moindre esquisse de dodécaphonisme.
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le 7 juin 2014
Cette nuit est plus qu'une transfiguration, c'est une transformation, un appel à la beauté, je ne regarde plus les étoiles depuis.
Cette beauté sonore m'a rendu humble et heureux de savoir qu'il y a des gens capable de transcender ce qui est incompréhensible pour aller plus loin.
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le 7 décembre 2012
Un très bel enregistrement, de référence, à offrir les yeux fermés et qui trouvera naturellement sa place dans toutes les discothèques classiques !
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le 18 janvier 2014
Cette nuit transfigurée est bouleversante de tensions et d'amour. On est en face d'une interprétation réellement saisissante. Le Berliner et Karajan, en grands serviteurs, semblent en fusion totale avec l'œuvre. Que tous ceux qui reprochent le nombrilisme sonore de Karajan se plongent dans cette version... Un enregistrement de haute volée, une vraie qualité sonore, l'équilibre de l'orchestre est là, la musique est vivante devant nous... Un disque de Schoenberg vraiment passionnant!
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le 7 octobre 2003
Une excellente interprétation de la Nuit Transfigurée, ainsi que du Pélléas et Mélisandre. A acheter sans attendre !
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