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« Contrasts » fait partie de ces albums vers lesquels je suis amené à revenir, notamment après la publication « événement » de The Complete Concert by The Sea. S'il fallait justement en désigner un qui illustre la quintessence du jeu iconoclaste d’Erroll Garner, ce serait sans aucun doute celui-ci. Les treize pièces sélectionnées sont un pur ravissement pour nos papilles auditives. Je le préfère même à la captation « live » du « concert près de la mer »... Attention toutefois aux doublons, puisque à la fin des années 80 et au début des années 90 sont parus deux disques issus de la même session : d'abord avec The Original Misty (album dont Mercury n'a pu ôter efficacement pas mal de grésillements gênants…) puis Plays Misty. Ce n'est qu'à la fin des années 90 que le label Verve finira par donner la version définitive de ces treize plages magiques avec cette publication, « Contrasts », en apportant une sonorité exemplaire délestée de tout grésillement. La légèreté du jeu du pianiste, ses attaques et ses déclinaisons bop, sa joie de vivre, feront adhérer les plus récalcitrants à ce type de jazz très ludique. C'est qu'il ne faut pas non plus se tromper sur le sens de cette musique : inclassable, elle l'est. En effet, Garner n'avait que faire des étiquettes. Ce qui compte pour notre génial pianiste, c'est avant tout de régaler ses auditeurs. Constamment inspiré, le pianiste offre là une page essentielle de l'histoire du jazz, beaucoup plus prégnante que le célèbre Concert By The Sea (qui présente quelques faiblesses ou disons quelques complaisances avec le public, en ce sens que Garner tombe parfois dans la sensiblerie et le jeu sucré...). Alors qu'ici, c'est bien tout le contraire.

Son phrasé est rapide et ferme. Pour moi, Contrasts s'incarne donc presque comme l'Oeuvre finale du pianiste. La plus aboutie, la plus réussie, la plus géniale. La plus convaincante, la plus intemporelle. Alors bien sûr, on aura sans doute raison de ne pas tomber d'accord avec cette chronique, et là n'est pas le problème. Disons que dans l'art de Garner, ce qui importe, c'est aussi la finalité, d'aller au bout de l'histoire. Il évoquera tantôt le cinéma muet (à la Buster Keaton ou à la Charlie Chaplin), car, oui, Garner sait nous amuser de façon incroyable, mais il possédait aussi un sens de la dramaturgie incomparable. Le swing fait également partie de son être, il est en lui, ou disons que c'est plus fort que lui. Et lui seul pouvait swinguer comme il le faisait. Il suffit d'écouter « In A Mellow Tone » par exemple où l'on a parfois le sentiment d'entendre une guitare en guise de soutien harmonique ! Mais comment faisait-il donc ? Non seulement cette musique vous fout la pêche, mais en plus de ça, elle vous donne de la joie, du bonheur. Au revoir tristesse et bonjour gaieté ! Au delà de la simplicité apparente, c'est bien entendu une somme de travail inouïe que Garner a fournie pour arriver à pareil résultat.

Cette main gauche, vous ne serez pas prêts de l'oublier non plus ! L'aspect dramatique dans « Don't Worry 'Bout Me » est unique en son genre. Ce thème rejoint le panel des chefs-d'oeuvre comme « Laura », ou « Teach Me Tonight » (voir Concert By The Sea). L'épanouissement harmonique et mélodique est à son plus haut niveau ! Ainsi, entre balades méditatives et romantiques sur ostinatos inoubliables (« Don't Worry 'Bout Me », « Lady Be Good », « Misty »), rappelant l'innocence de notre enfance ou de notre jeunesse, bref des plus beaux jours de notre existence, c'est une musique qui a parfois un effet hypnotique, qui renvoie certes à une époque révolue mais dont on ne pourra se passer. On sera donc un tantinet nostalgique à l'écoute de pareilles pièces au cours desquelles Garner semble même s'inspirer de Debussy (La Mer). Le pianiste prouvait ainsi qu'il n'avait pas besoin d'être catégorisé ni enfermé dans une boîte. Il y a seulement un moment, un temps, où la Musique se joue avec bonheur et qu'elle est, comme le disait Thelonious Monk, l'évidence même de la vie. Ce Contrasts porte bien son nom : non seulement il démontre qu'il n'est pas besoin de grilles d'accords savants pour jouer un jazz de qualité en forme de grands slaloms pour être sublime mais qu'un album pour être inoubliable se doit de baigner dans une lumière contrastée, cette lumière qui quantifie de par l'évocation et l'imagination de son auteur une quantité de différences de luminosité entre parties claires et sombres, entre légèreté d'une ombre au soleil ou d'une vaguelette sur la grève de la plage où se trouve non loin un petit hôtel (« There's A Small Hotel »). Bref, inutile d'en dire davantage, vous m'avez compris : « Contrasts » n'usurpera pas son titre de grand disque. Disque quasi indispensable, que l’on soit ou non connaisseur.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 21 août 2012
Au début des années 70, Clint Eastwood, grand amateur de jazz, se lance dans la réalisation de films. Le résultat, "un frisson dans la nuit", son premier long métrage en tant que réalisateur et interprète principal, est une sorte de thriller qui raconte l'histoire d'un animateur radio, Dave Garver, harcelé par une admiratrice qui se révèlera progressivement être une dangereuse psychopathe...Un frisson dans la nuit

L'intrigue démarre doucement, dans le calme et l'intimité d'une station de radio diffusant des programmes de nuit, impression rassurante renforcée par le choix des morceaux, d'où émerge le célèbre et inoffensif "Misty" du pianiste Erroll Garner; titre sur lequel, malheureusement, notre auditrice déséquilibrée fait une fixation de mauvais augure. Dès lors, la tension du film ne va cesser d'aller crescendo jusqu'à son dénouement paroxystique et l'on finit par appréhender vraiment le moment où il faudra entendre une nouvelle fois les premières notes de piano du morceau maudit ! Une chose est sûre, après avoir vu ce film vous n'écouterez plus jamais "Misty" de la même façon...

le morceau a été enregistré pour la première fois en juillet 1954, lors d'une session en trio à laquelle participaient, outre Errol Garner au piano, Wyatt Ruther à la contrebasse et Eugène "Fats" Heard à la batterie. Un seul regret, le titre est un peu court (2:45 mn) et aurait pu aisement être étiré sur le double de sa longueur. Devenu depuis un classique, il a été repris et utilisé un nombre incalculable de fois . Pour ma part, j'aime bien la version donnée au sax ténor par Don Byas en 1962, bien que le morceau ne soit guère plus long (3:05 mn).

l'album "Contrasts" d'ou est tiré "Misty" est également hautement recommandable. Enregistré en 1954, une année avant le fameux "concert by the sea" Concert By the Sea, il alterne ballades mélodiques et titres plus swing, en tout 13 morceaux d'excellente facture, sans virtuosité excessive à la Bud Powell, mais qui délivre un sentiment agréable de calme et de sérénité ... au moins jusqu'au moment où retentissent les premières mesures de ....

"Please...play Misty for me !"
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