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le 14 janvier 2003
C'est le meilleur qualificatif pour ce gringalet, ce blanc-beck, ce ptit blond qu'un berçage trop près du mur a surement rendu maniaque du son. Si Mellow Gold, son précédent opus, était plutot sombre, vulgaire et (volontairement) brouillon dans son mixage, Odelay joue la carte du son parfait, des samples à ne plus savoir qu'en faire, et enfin d'un eclectisme jamais atteint depuis la consecration des Beastie Boys et de leur Licensed To Ill. La voix grave de Beck sait faire beaucoup de chose, que ce soit du rap énervé (Novocane), du chant pop 70's (Devil's Haircut, The New Pollution) ou du blues à la Dylan (Hotwax). Les bases de la musique contemporaine se retrouvent toutes dans cette album, qui m'apparait comme le meilleur de Beck (après Midnite Vultures, coup de coeur perso).
A acheter les yeux bandés, ça oui.
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le 3 décembre 2007
Odelay marque incontestablement la période la plus féconde en matière de création du prodige blondinet californien. Beck y explore une multitude de directions avec une agaçante facilité : ici, quasiment tous les styles admis de la musique depuis sa création y sont mélangés, absorbés et digérés, avec un dynamisme saisissant. Grâce à Odelay, Beck révolutionne carrément le rock : celui-ci devra désormais prendre en compte blues, rap, folk, pop, jazz, techno, musique industrielle, funk, metal, new-wave, country, bossa, krautrock, et même R&B (probablement en raison de la participation des Dust Brothers à la production - on se rappellera d'ailleurs de leur travail pour les Beastie Boys, qui dix ans plus tôt avaient effectué un exercice similaire très réussi, Licensed to Ill, curieux mélange de rap, hip-hop et rock).
Le plus déconcertant dans Odelay, c'est avant tout cette insolente facilité qu'a Beck de fusionner différents genres (et jamais les mêmes!) à l'intérieur de chaque piste : blues et hip-hop pour « Hotwax », rock furieux et easy-listening pour « Devil's Haircut » (tiré d'un morceau de Them de 1966), jazz et techno pour « The New Pollution »... Le tout entre agréables sons vintage et modernisme déroutant.
Cette importante prise de risques artistique est avec Odelay totalement concluante : le mélange des genres fait mouche presqu'à chaque fois (il y a bien sûr quelques plantages par ci-par là, largement excusés grâce aux nombreuses perles du disque...) et il se dégage d'Odelay une sautillante insouciance qui donne du baume au coeur.
Finalement, Odelay est tellement déconcertant, absorbe et digère tellement de choses, qu'en écoutant la suite de l'oeuvre de Beck, on a cette terrible sensation que tout est déjà en friche ici. Beck est-il allé trop vite et trop loin avec l'OVNI qu'est Odelay ?
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 8 octobre 2013
Après l'énorme succès de "Loser", il semble que Beck est décidé de tout montrer sur cet album. Clairement, le petit gars sait y faire. A l'image du single "Where It's At", Beck mélange tout, faisant se côtoyer tous les styles, et ça marche. Il n'empêche qu'au bout de la troisième écoute, on est un peu moins estomaqué. Poudre aux yeux, miroir aux alouettes, Beck a donc décidé d'épater la galerie, certes avec brio, mais tout cela tient plus du singe savant que de l'artiste touché par la grâce. On déplore, encore aujourd'hui, ses tous débuts, morceaux courts mais étonnamment cohérents car formant une œuvre et dévoilant un artiste singulier. On perd beaucoup ça ici. Un style de musique, c'est une lente maturation et un long processus, qui donne du sens. Il n'y en a pas ici. L'album est plaisant, certes, puisque inventif et bien foutu, bricolage amusant, mais on reste à ce stade. M'est avis qu'il vaudra toujours mieux une excellente composition, dans n'importe quel style de musique, qu'un collage malin.
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le 1 septembre 2000
Voila un album qu'il faut avoir absolument. Original: je le redecouvre a chaque ecoute. N'hesitez pas une seconde
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