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12
4,1 sur 5 étoiles
Supertramp
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29 sur 29 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 22 juin 2004
Cet album de 1970 est bien meilleur qu'il n'y paraît. Bien sûr, le duo Hodgson-Davis n'a pas encore trouvé la recette qui sera la marque de fabrique du groupe à partir de "Crime of the century". Cependant, on est déjà de plein-pied dans les années 70, le rock progressif, les longues improvisations et la volonté de rechercher de nouvelles sonorités pour mieux surprendre l'auditeur.
Il règne dans ce disque une atmosphère mystérieuse et religieuse ; ceci est dû à l'emploi quasi systématique de sonorité d'orgue d'église, et de la voix lointaine d'Hodgson baignant dans la réverbération. Ajoutez-y un peu de flûte et des arpèges de guitare acoustique, et le décor est planté.
"Words unspoken", "Maybe I'm a beggar", et le mystérieux "Try again" qui dure plus de 12 minutes pleines de subtils rebondissements... Tout ça mérite d'être écouté avec la plus grande attention.
Que d'émotions, que de belles mélodies nous sont offertes dans cet album resté dans l'anonymat le plus complet. Heureusement qu'il y a ce site pour tenter de le faire sortir de l'oubli en nous donnant la possibilité d'en écouter quelques extraits. Indispensable à tout amateur de musique progressive.
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8 sur 8 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 mars 2008
Cet album est superbe autant que méconnu. Il est à part dans la discographie du groupe. Il n'a pas le "son" du groupe, pas plus que le suivant d'ailleurs. Il n'a de commun avec les bons albums à suivre que la richesse des mélodies et les trouvailles d'arrangements apportées par Davies. Supertramp n'est pas encore au complet, mais Aubade, Words Unspoken et Maybe I'm a Beggar sont des petites merveilles qui justifient les 5 étoiles par leur phrasé et leur mélodie. Ces titres sont uniques dans l'histoire du groupe.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Nous voici en présence du tout premier album de SUPERTRAMP. Rick Davies, ayant recruté Roger Hodgson sur audition, s'entoure de Richard Palmer (guitare) et de Robert "Bob" Millar (Batterie). Financé par un milliardaire néerlandais, le groupe décide d'enregistrer un 33 tours : celui-ci sort en août 1970.

L'album débute par "Surely", de 31 secondes. Tel l'apéritif en début de repas, ce morceau acoustique très court vient nous titiller les papilles... auditives. Intro d'album ? Morceau tronqué ? Réponse dans 9 plages !

Comme hors d'œuvre : "It's A Long Road". On sent poindre une volonté, par dessus une intro toute en douceur et un refrain enchanteur (sans jeu de mot !), de laisser la place aux instruments, aux mélodies, dans un pur style progressif... A suivre. "Aubade" et "Words Unspoken" sont très mélodieux, tout en étant très sages. "Maybe I'm A Beggar" et "Nothing To Show" laissent entendre eux aussi quelques élans progressifs. Et si tout cela n'était que prémices à un "monstre" à venir ? Suspense...

Bien sur, ce premier opus n'évite pas quelques maladresses ou petites imperfections : tout d'abord le son. Je vous rappelle que cet enregistrement date d'il y a maintenant 42 ans ! Ensuite, les moments de silence pendant les morceaux ("Try Again", "Surely" de la fin de l'album) ne sont pas forcément bien placés. "Home Again" d'une durée d'1 mn 11 sec, est un peu frustrant, et nous refait le coup du "Surely" pour la courte durée.

En fait, le plat de résistance (la côte de bœuf !) de cet opus reste sans conteste "Try Again" : avec son début à la flûte trompeur, ce morceau tisse sa toile sur plus de 12 minutes, pour littéralement exploser dans les dernières notes. A une époque où GENESIS n'avait même pas encore sorti Trespass, les 4 "super-clochards" faisaient la cuisante démonstration que le rock progressif, naissant à l'époque (YES s'essayait avec le curieux Time and a Word aux cordes et aux cuivres), pouvait bien être l'affaire de 4 inconnus.
Car ici, "progressif" rime avec "jouissif", comme en témoigne ce solo de guitare endiablé, d'abord très influencé par la musique classique, puis qui se débride carrément sur un enchaînement binaire/ternaire, soutenu par un orgue que n'aurait pas renié Jon Lord... Tiens ! Le "Pourpre Profond" venait seulement de sortir In Rock ! Tout ça pour replacer l'album dans son contexte historique. Car avant ce SUPERTRAMP de 1970, il n'y avait finalement pas grand-chose à se mettre sous la dent, hormis les BEATLES, ROLLING STONES, DOORS, LED ZEP, ELVIS PRESLEY... , c'est déjà beaucoup, bien sur, mais rien de comparable à la vague progressive qui allait déferler dans les 70's, et se poursuivre jusqu'à nos jours...

Fromage-dessert-café: le "Surely" de la fin, en 3 parties. La première est similaire au morceau d'introduction, la 2e est un solo d'orgue qui reprend la mélodie chant, la 3e laisse la place à un solo de guitare au son cristallin. Et vas-y que la mélodie te trotte dans la tête quand la platine éjecte le CD ...

Aaaaah, mes amis, quel festin !!!

;-)
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 juin 2013
J'aime beaucoup le Supertramp "connu", mais ce n'est pas toutefois ma musique préférée. Or, sur ce premier album on a affaire à un tout autre groupe.

Un peu à l'instar de Pink Floyd qui sont passés brusquement du psychédélique au progressif, Supertramp a changé radicalement de style et son premier album vaut le coup d'être découvert, tout comme "The Piper at the Gates of Dawn" pour ceux qui connaissent "Dark Side of the Moon".

Le groupe nous sert ici une œuvre fiévreuse, onirique, très difficile à classer. Ce n'est ni du psychédélisme, ni du progressif, pourtant cela en emprunte certains aspects. On a également une tendance folk, mais aussi par moments très rock. Tout au long de l'album on est frappé par la sensibilité et la poésie qui semble habiter le groupe.

Œuvre extrêmement singulière, avec des jeux sur le volume sonore (rare dans l'histoire du rock), des morceaux dont la longueur permet de se prêter à des immersions dans des ambiances mystérieuses, des contrastes savamment étudiés (à l'intérieur même d'un morceau ("Maybe I'm a Beggar"), ou entre deux morceaux, comme à la fin entre "Try Again au climat oppressant et"Surely", frais et libérateur), des mélodies envoutantes et pas toujours faciles à la première écoute ("Aubade", un de mes morceaux préférés, que je n'appréciais pourtant guère au début, "Shadow song", très lyrique, où la flute fait merveille), ce magnifique album est à ranger, selon moi, parmi les chefs d’œuvres inclassables de l'histoire du rock.
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le 29 avril 2015
Bien sûr, les 4 albums de l'âge d'or de Supertramp sont "Crime of the Century", "Crisis ? What crisis ?" , "Even in the quietest moments..." et "Breakfast in America". Mais ce premier album, qui passa totalement inaperçu en 1970, est selon moi le plus émouvant, le plus emblématique des années utopiques hippies de la formation naissante. Rick Davies et Roger Hodgson sont déjà au sommet de leur art mélodique et rythmique et les 2 autres membres du groupe, le guitariste et chanteur Richard Palmer et le batteur Robert Millar sont excellents et auraient tout à fait pu rester membres du groupe si le succès avait été au rendez-vous. Les chants sont déchirants de vérité, ce sont des psaumes ou des road-movies. Les mélodies sont planantes, folk, rock, psychédéliques et l'ensemble propose un vrai voyage musical en boucle, le dernier morceau reprenant le premier. C'est sans aucun doute un des sommets de la contre-culture hippie. Un mystère jamais résolu: pourquoi le groupe n'a-t-il JAMAIS joué en concert aucun morceau de cet album? Une preuve qu'il fut renié par Supertramp et une preuve d'une grosse erreur de jugement de leur part.
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le 2 avril 2003
Indispensable pour tout fan de Supertramp, groupe mythique pour tous ceux qui aiment la musique originale, mélodieuse et enivrante. Leur premier album n'est pas le meilleur -loin de là- mais on ressent bien leurs origines musicales californiennes, les instruments très seventies et la rigueur de leurs mélodies. Dès la première chanson, qui est aussi la dernière!!!, on sait que c'est du Supertramp. Un peu vieillot, mais tellement nostalgique. Et on imagine le travail qu'ils ont dû réaliser pour nous gratifier 4 ans plus tard du merveilleux "Crime of the Century". Supertramp, ce n'est pas de la musique, c'est du Supertramp.
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le 29 avril 2013
J'ADORE ♥ ♥ ♥ je l'écoute en boucle :) la voix de Roger Hodgson est DIVINE, quand ont pense que cet album est sorti juste avent Woodstock 70 ou ils se sont produit le jeudi 27 dans la programmation de cette année là .... je reste rêveuse
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le 1 janvier 2015
Que ce soit en vinyl ou en version remasterisé ce premier Supertamp datant de 1977 contient des chansons remarquablement interprétées et un son clair mettant bien chaque instrument (y compris la basse) en exergue. Un régal. "it's a long road", "words unspoken" ainsi que "nothing to show" et "try again" figurent parmi mes titres préférés du groupe.
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le 22 avril 2014
Peu connu mais on retrouve des intonations typiques.
Des morceaux un peu longs et certains on en redemande.
Du plaisir
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le 28 janvier 2011
Supertramp, sorti en 1970, est donc le premier album de Supertramp, groupe de rock vaguement progressif (dès 1975, ils cesseront vraiment de proposer des ambiances progueuses, mis à part, éventuellement, Fool's Overture sur Even In The Quietest Moments... en 1977), mais surtout groupe de pop/rock. A l'époque, le groupe est constitué de Rick Davies (claviers, harmonica, chant, écriture), Roger Hogdson (guitare, basse, chant, écriture), Bob Millar (batterie) et Richard Palmer-James (guitare, balalaïka, chant, écriture). Palmer-James, par la suite, de 1973 à 1974, sera le parolier de King Crimson alors que le groupe de rock progressif de Robert Fripp sera en pleine période metal progressif (Starless And Bible Black, etc). Millar, dès l'album suivant Indelibly Stamped, sera remplacé par un autre batteur, puis par un autre (Bob C. Benberg, dès le troisième album, Crime Of The Century), et Palmer-James ne joue sur aucun autre album de Supertramp.

Ce premier cru de Supertramp sent bon la fraîcheur par moment, on sent que le groupe débutait, ne savait pas encore dans quelle direction aller, et l'album a été autoproduit. Sous une pochette que, personnellement, je trouve hideuse, se cachent 10 titres, dont 9 morceaux de taille correcte (le premier, Surely dans sa première version, ne dure que 30 secondes ; la dernière version de Surely, qui achève le disque, fait 3,10 minutes), pour un total de presque 48 minutes, durée étonnante pour un premier disque, surtout à l'époque. Il faut dire que Maybe I'm A Beggar atteint presque les 7 minutes, que It's A Long Road en fait 5,35, et que Try Again, surtout, en fait 12, de minutes ! Avec la version complète de Surely, ces morceaux sont les meilleurs d'un disque dans l'ensemble assez inégal.

Car je n'ai jamais trouvé Aubade And I'm Not Like The Other Birds Of Prey, Shadow Song, Home Again (encore un très court titre, 1,15 minute) et Nothing To Show convaincants, je dois le dire. Oui, je trouve ce Supertramp premier du nom assez moyen, dans l'ensemble. Le chant, partagé entre Davies, Palmer-James et Hogdson (parfois en duo : Nothing To Show : Davies/Hogdson, Maybe I'm A Beggar : Palmer-James/Hogdson), est très correct, la production est très bonne (mais il y aura mieux). Mais dans l'ensemble, l'album suivant sera largement plus convaincant et fort (et les suivants aussi). Ce premier cru, pour moi, est inférieur à Even In The Quietest Moments..., un album que je n'aime pas trop, et c'est pour ça que je dis ça. Mais bon, le groupe débutait...
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