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5.0 étoiles sur 5 « Enregistrement de référence du ballet bien connu inspiré à Prokofiev par la plus célèbre de toutes les histoires d'amour », 28 septembre 2010
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Prokofiev : Roméo et Juliette (Coffret 2 CD) (CD)
Ce n'est pas moi qui le dit, mais le verso du boîtier de cet album.
On se souvient que le tout premier coffret microsillon du jeune Lorin Maazel enregistré pour Deutsche Grammophon était déjà consacré au thème de "Roméo et Juliette" (février-juin 1957 avec le Berliner Philharmoniker).
Les critiques de l'époque notèrent un goût pour le brio, et certaines audaces de tempo.

On pourrait écrire la même chose de cet enregistrement de juin 1973, qui inaugurait la collaboration discographique de Maazel avec l'orchestre de Cleveland dont il venait de prendre la direction en succédant à George Szell. Ce fut aussi la première fois que Decca plaçait ses micros dans le Masonic Auditorium, et que (à l'Ouest) l'oeuvre intégrale était captée en stéréo. André Previn suivra de peu, le même mois pour Emi à Londres.

Dès l'apparition de Roméo à la scène 1, Maazel impose une verve dramaturgique qui semble bien décidée à faire forte impression, quitte à confondre vitesse et précipitation dans de nombreuses pages. Dans les épisodes de querelles et de combat, la virtuosité des musiciens américains est mise à rude épreuve. La baguette ne chôme jamais et profite de toutes les péripéties pour faire saillir les contrastes et cravacher les rythmes.
On pourrait citer mille exemples : à la fin de l'Acte II scène 1, la nourrice délivre son message sur les chapeaux de roue. La fête populaire galope bon train. L'archet de Daniel Majeske ne fléchit pas face aux mandolines endiablées qui pincent l'aubade. Foin de longanimité, le preux Montaigu ne se fera pas prier pour venger son ami Mercutio -les épées virevoltent et Tybalt sera prestement embroché.
Le propos est ostensiblement démonstratif, comme souvent sous cette baguette. Pour une représentation chorégraphique, certains tempi seraient indansables. Saurait-on pourtant condamner cette fougue quand l'histoire nous raconte la passion de deux adolescents dont le sang bouillonne, plus fort que la raison ? Ici, leur pouls bat plus vite que dans aucune autre version que j'aie entendue...

La narration ne rencontre aucune faiblesse ni temps mort. Heureusement, le lyrisme de la partition n'est pas sacrifié (la scène du balcon est intense), même s'il s'avère moins léché qu'avec Ozawa à Boston (DG).
Le léthifère Acte III se voit animé avec subtilité, sans surcharge tragique.

Alors oui, certains excès métronomiques osés par le maestro agacent autant qu'ils éblouissent, mais le coeur des amants de Vérone palpite ici avec tant d'ardeur qu'on ne peut qu'accréditer et admirer ces insolences.
A l'instar des deux familles ennemies qui se réconcilient au tomber de rideau, quel mélomane le moins complaisant ne rendrait les armes face à pareil triomphe de Maazel ?
Le livret du CD ne comporte pas de présentation de l'oeuvre, mais un synopsis détaillé. Le niveau de gravure sonore est un peu faible : poussez le volume de l'amplificateur pour profiter du spectacle !
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