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"Fantaisie militaire", publié en 1998, justifie à lui seul la place d'Alain Bashung au sommet du rock français. Malgré quelques tubes sympathiques dans les années 70 et 80, il faut avouer que ses albums enregistrés à cette période n'ont pas très bien vieilli, en dépit d'un style original qui détonne dans le paysage français de l'époque. En 1991, Bashung change de stature avec "Osez Joséphine", single imparable qui fait un peu oublier les faiblesses de l'album du même nom, qui flirte parfois avec le cliché "rock de Nashville" et le manque d'inspiration (la moitié du disque est constitué de reprises). L'album suivant "Chatterton" lorgne vers des territoires plus aventureux et propose des titres plutôt originaux, même s'il manque le petit quelque chose qui fait la différence. En tout cas, rien ne laissait présager l'excellence de "Fantaisie militaire", que l'on peut qualifier d'album irréprochable. La production synthétise les climats rock et trip hop chers aux années 90, mettant en valeur des chansons qui conjuguent simplicité et ambition (Les Valentins et Joseph Racaille, le nec plus ultra de l'époque, sont aux manettes). Côté textes, la plume de Jean Fauque surpasse tout ce que Bashung a pu interpréter auparavant. Ajoutons à cela que le créateur de "Gaby" n'a jamais aussi bien chanté. Cela donne un album qui tutoie la perfection à chaque plage. Les trois chansons qui ouvrent ce festival (Malaxe, La nuit je mens et Fantaisie militaire) constituent sans doute la meilleure entrée en matière jamais entendue dans un disque de Bashung (et dans un disque français tout court). Ailleurs, tout crie au génie, de "Mes prisons" et son hard-trip hop, en passant par l'imparable "Sommes-nous", l'émouvant "Dehors", le magistral "Aucun express", jusqu'à "Angora", qui clôt en beauté ce chef-d'oeuvre du rock français.
Après ça, Bashung choisira l'option de "L'imprudence", en allant défricher d'autres territoires. Un album salué par certains comme un coup de génie. D'autres (dont l'auteur de ces lignes) resteront plus sceptiques face à cette oeuvre majeure, mais difficile à écouter (est-ce encore de la chanson?). La faucheuse laissera la temps à Alain Bashung de tracer un dernier sillon avec "Bleu pétrole", album qui, passée l'émotion suscitée par la mort de l'artiste, sonne comme un disque banal et assez mal produit, dont l'intérêt majeur reste le crépusculaire et testamentaire "Comme un légo" offert par Gérard Manset.
Demeure donc "Fantaisie militaire", le chef-d'oeuvre reconnu, que l'on peut savourer sans lassitude toute une vie... La postérité lui appartient...
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le 30 janvier 2010
Dans la discographie d'Alain Bashung, mort l'année dernière d'un cancer, Fantaisie Militaire, sorti en 1998, tient une place mémorable. Ce disque, couronné par des Victoires de la Musique, obtiendra d'ailleurs, 7 ans après sa sortie (en 2005, donc), la Victoire de la Musique du meilleur album français de ces 20 dernières années. Consécration supplémentaire pour un disque unanimement reconnu comme monumental dès l'année de sa sortie, et qui est le joyau de la carrière de Bashung, immense chanteur. Enregistré au studio Miraval (vers Nice), Fantaisie Militaire bénéficie de la participation, entre autres, du guitariste Adrian Utley (de Portishead) ou de Rodolphe Burger (de Kat Onoma). Bashung a signé ou cosigné (plutôt) tous les titres de l'album avec Jean Fauque, excepté Samuel Hall, signé Burger et Olivier Cadiot.

Fantaisie Militaire est gorgé de splendides chansons ; en fait, des 12 chansons, de Malaxe à Angora, rien n'est à jeter ici, on tient 50 minutes de bonheur. Bien entendu, on n'oubliera pas de citer La Nuit Je Mens, sans doute la plus grande chanson de Bashung à être sortie en single (et qui cartonnera : le clip aura sa Victoire), ma chanson préférée de Bashung aussi. On m'a vu dans le Vercors/Sauter à l'élastique/Voleur d'amphores/Au fond des criques/J'ai fait la cour à des murènes/J'ai fait l'amour/J'ai fait le mort/T'étais pas née... Paroles magistrales, voix grave, résonnante, touchante et puissante du Bash', arrangements symphoniques, tout concourt à faire de cette chanson, la seconde de l'album, un joyau pur de l'histoire de la musique française. Ce qu'elle est assurément. Mais Fantaisie Militaire ne doit pas être réduit à la présence de La Nuit Je Mens, car ne pas citer Au Pavillon Des Lauriers, Mes Prisons, Aucun Express, la chanson-titre ou Malaxe serait une grave erreur. Erreur que je ne commettrai pas. Toutes ces chansons dégagent une atmosphère à la fois lourde de sens et magnifique. Et 2043, alors, au titre étrange, futuriste (Ne la réveillez pas, non, pas avant 2043)...et cette pochette verdâtre montrant Bashung macérer dans une sorte d'étang rempli de souillures, de végétaux aquatiques...

En 1991, Bashung avait cartonné avec Osez Joséphine. En 1994, Chatterton, un peu moins vendu, était également remarquable. Mais ce n'était encore rien. Choc absolu de 1998, Fantaisie Militaire fait partie, avec Histoire De Melody Nelson, Polnareff's et Samedi Soir Sur La Terre, des joyaux absolus de la chanson française. Un disque tout simplement essentiel, vital, indispensable. Un album beau à en pleurer, le genre de disque qui vous fait aimer la chanson française. Une belle porte d'entrée pour découvrir l'univers de Bashung, par la même occasion. Nettement plus accessible que Play Blessures ou L'Imprudence (deux excellents albums au demeurant). Plus que recommandé : si vous ne l'avez pas, vous serez conduits en Enfer, moi je vous le dit !
33 commentaires| 25 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2015
Bien sûr, il y a « La Nuit je Mens ». Bien sûr, il y a toute cette kyrielle de prix et de récompenses. Mais il y a surtout cet album. Enfin, ce qu’il contient. En 1998, M. Bashung sort d’une pause musicale de quatre ans. Et il signe son retour de manière magistrale !

Le premier titre, « Malaxe », tout en ambiance sombre et éthérée, très Portishead, pose les bases : cet album sera somptueux. Faut-il y voir un signe dû à la présence d’Adrian Utley (le guitariste de Portishead) alors au sommet à cette époque ?
L’énorme single qui suit, le bien connu « La Nuit Je Mens », est un bon résumé de l’ensemble : paroles géniales, son énorme, gros travail sur les ambiances, des instruments clairs et bien posés et un orchestre qui vient relever l’ensemble… Quel professionnalisme. Quel génie. Sans doute l'un de ses meilleurs titres. Et pourquoi pas l'un des meilleurs titres français que j'ai jamais écouté ?
Le titre qui donne son nom à l’album, « Fantaisie Militaire » est pour moi l’une des pépites de l’album. Une franche et belle réussite : tout, de la musique au parole donne l'envie de monter le son.
Le reste de l’album ne démérite pas, avec de très belles choses et des titres comme « 2043 » (fort en percussions), « Mes Prisons » (l’un des titres les plus rock, avec des cordes bien orientales), « Dehors » (très jazzy mais qui m’a fait aussi fait penser à des groupes anglais mélancoliques !), « Au Pavillon Des Lauriers » (j’adore les paroles) ou enfin « Sommes-nous » (et ses claviers omniprésents).
Les titres les plus surprenants restant, pour moi « Samuel Hall » (en mode drum’n’bass !) et « Angora » au format court et qui fait la part belle au piano.
Oh, et le graphisme de Laurent Seroussi est (comme souvent) superbe : la signature visuelle de l’album n’a pas été oubliée.

Après quelques écoutes, on comprend pourquoi et comment cet album a tout gagné, on comprend pourquoi les gens l’adorent, on comprend pourquoi on pense que Bashung est ici à son sommet artistique. Parce que c’est un chef d’œuvre, tout simplement.
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le 2 novembre 2003
"Angora sois la soie, sois encore à moi" : telle est la dernière phrase que dit Bashung dans la magnifique 'Angora'. Rien que pour cette phrase et c'est peu, on devrait se procurer ce chef d'oeuvre. Une seule phrase de la poésie de Alain et Jean Fauque peut envouter l'écouteur. C'est comme cette enveloppe sonore qui plane le long des 4 minutes de 'Aucun Express' : une des plus belles musique écrite par l'ami depuis des lustres ! -Chatterton- annonçait -Fantaisie Militaire- qui de -Fantaisie Militaire- va donner -L'Imprudence-.
Durant les 50 minutes de ce disque, on découvre 'Malaxe', sublime ouverture. 'La nuit je mens', un joyau venu du ciel qui est d'ailleurs un grand tube. L'interprétation est grandiose, la musique émouvante, écoutez ces violons et cette guitare acoustique qui couvre presque la voix rauque et enchantée de Alain. On continu avec l'électrique 'Fantaisie Militaire' qui est un véritable morceau de bravoure avec cette petite pointe de folie qui donne de la chaleur à l'interprétation du chanteur. S'en suit des perles comme '2043', la sublime 'Mes prisons' et 'Ode à la vie' comme si Bashung attaqué les genres à la fourche qu'il mani de façon innatendue. 'Dehors' avec ses nappes de cordes et le méprisant 'Samuel Hall' : pendant 5 minutes ça bouge pas, toujours le même rythme. Ca peut être fatiguant et énivrant mais c'est là le charme ! L'énivrance c'est ce qu'il y a de plus beau.
Comme si Alain Bashung en pinçé pour la musique moderne, il fait une approche aux nouvelles tendances "trip Hop" (c'est comme ça que ça se dit) avec 'Au Pavillon des Lauriers' où l'imprudent se dit "Je veux rester fou". Tu le seras toujours, mais dans le sens artistique. Comme si le bonheur ne suffisait pas, 'Sommes-nous' installe un point très précis : "la fin de l'album".
L'album se termine trop bien... On en redemande : "Angora soit la soie, soit encore à moi"
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le 7 mai 2015
Il ne s'agit pas ici de revenir sur l'album, maintes fois commenté et ... encensé. Non, là, il convient de s'attarder sur cette "super deluxe édition" (intitulé au passage bien ridicule, + proche d'un burger que d'une édition collector). Alors, on peut regretter les absences ("Silence Mes Anges", la face b de "La Nuit Je Mens", les versions live de "Sommes-Nous" et "La Nuit Je Mens" proposées lors du passage à Nulle Part Ailleurs, la version live symphonique de "La Nuit Je Mens" des Victoires de la Musique) ou le remplissage (certaines démos ne sont pas mémorables). Mais il y a tout le reste et quel reste ! Certaines versions alternatives ou maquettes sont au moins égales sinon supérieures aux versions retenues au final : les pré-productions de Richard Mortier sur "Dehors" et "Sommes-Nous", radicalement différentes, sont époustouflantes et peuvent tourner en boucle, celles de "Fantaisie Militaire", "Mes Prisons" et "Aucun Express", du même Mortier, valent le détour(novice), la version alternative de "Samuel Hall", sur fond sonore tribal (?), est également valable ... En comparaison, les pré-productions des Valentins, pourtant co-auteurs des meilleurs morceaux, sont moins marquantes mais on retiendra malgré tout les versions de "Malaxe (version 3)", "Mes Prisons", "Au Pavillons des Lauriers". Et pour finir, la petite guitare additionnelle fait qu'on s'attachera à la "mise à plat" de "La Nuit Je Mens", sans que cette version ait la puissance de la version officielle. Bref, c'est un album essentiel de la "Chanson Française" (au sens noble du terme) que l'on redécouvre sous d'autres angles, dans une version finalement plus "rock indé" et rien que pour ça, il faut l'acheter !
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le 16 octobre 2015
J'ai toujours aimé les chansons de cet artiste aujourd'hui disparu mais plus que jamais dans l'air du temps et d'une modernité intense qui fait de lui un artiste éternel à faire écouter par tous.
J'ai découvert cet album pour mon plus grand bonheur.
Reposez en paix Monsieur Bashung, votre musique vivra!
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le 22 décembre 2014
voila une idée géniale pour les inconditionnels de Mr Bashung,s'il vous plait! pour ce livre disque 3 cd et pouvoir enfin comprendre l'évolution,la maturation de ces titres.Le génie et oui encore ,est de choisir avec précision parmi toutes les versions proposées,comme une formule de potion magique,les mots,les lignes musicales,mélanger le tout et voila comment cet album obtient à La 20e édition des Victoires de la musique ,le titre de meilleur album des 20 ans écoulés! chapeau l'artiste!!! la partie livre est de qualité, mais vous laisse sur votre faim ,car accompagné de photos prises lors des enregistrements , alors là c'était tout simplement grandiose!!!!
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le 24 mai 2013
Cet album est probablement le plus abouti d'Alain Bashung. Tendresse, finesse musicale, esthétisme poussé au plus haut degré, que dire d'autre !
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le 8 juin 2010
je dis stop a toutes les critiques lues ici .
qui s est rendu compte en 1982 que ce type sortait un album revolutionnaire : play blessures ?
j ai pas la memoire courte mais on s est foutu de moi , on m a balance cabrel et toute la clique .
je vais etre tres franc , il me semble qu ecouter bashung ca fait bien , elitiste , le gars qu a du gout .
tous a cote de la plaque , bashung , il fait le tour , il peu pas aller direct a la ferre , c est une ambiance , mais si il est ecoute je crains qu il ne soit pas aime .
pour comprendre alain bashung il faut avoir des problemes avec son identite ,il refusait d en parler alors il a mis ca en musique et paroles .
un point important , bashung , c est l elegance - une de ses chansons .
un des plus importants cd francais de ces 20 dernieres annees , a la hauteur de melodie nelson .
il est question de la resistance francaise en 40 et aussi de toutes nos resistances , ecoutez mes prisons , titre ambitieux , fond arabisant comme son papa , et puis le titre est superbe com d hab .
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Après avoir débuté sa carrière par le non-sens, Alain Bashung s'étend depuis plusieurs années sur la poésie du beau bizarre. Délaissant les grands axes pour emprunter les contre-allées, notre homme nénuphar, à la fois distant et profondément présent, aime nous jouer des tours de passe-passe au détour de mots à l'imagerie féconde. En fait, Bashung est un illusionniste. Un escamoteur qui n'a de cesse de poursuivre la langue française de ses assiduités. Et, une nouvelle fois, le voici qui fait mouche, nous touche au travers de textes perpendiculaires à la normale. Ainsi, pour cette Fantaisie Militaire, le voici en tenue de soldat émouvant, tantôt crooner vulnérable, tantôt metteur en scène de ses propres doutes. Il faut dire qu'à l'époque, notre spécimen est en pleine reconstruction suite à une rupture amoureuse. De fait, si la tonalité de cet album s'en ressent grandement, néanmoins on retrouve immédiatement ce style, cette originalité désaxée qui malaxe les ambiances à merveille.

D'ailleurs ou pertinemment, c'est justement Malaxe qui nous propose le premier saut dans le vide. Rythmique minimaliste pour une alchimie des êtres complexe : avec ce titre le chanteur nous annonce la couleur et elle sera singulièrement intime. Intime, mais sans excès, comme dans La Nuit Je Mens. Ou de nouveau au monde avec Dehors, dans lequel il faudra se mêler à des lianes infinies, quitte à se retrouver à l'étroit. En deux chansons émouvantes, faites de sables mouvants, Bashung est de retour. Seulement, dans ce disque, les mots de je ne sont pas tout et la musique ne néglige aucune variation. La palette de sons est large. Claviers, guitares, batterie en boucle et basse à dos rond, si quelques mesures pop se frottent à des sons plus rock, c'est surtout l'introduction du trip-hop qui hybride la sophistication du verbe. Sorte d'animal échoué entre deux eaux, éternel égaré, effectivement Bashung est de retour. Heureusement, en quelques titres à l'index majeur, il nous revient apaisé.

Pour Laurent Séroussi, créateur de la pochette de l'album, le Bashung affleurant à la surface de cette eau vaseuse est une sorte de crocodile. A l'écoute de cette fantaisie qui n'a rien de militaire, il semble bien que celui-ci ne soit pas loin de la vérité. Comme le saurien, Alain se mute en caméléon et ne se met pas en danger. Simplement il confirme et ce n'est pas si mal.

La nuit je mens, je m'en lave les mains...
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