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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une vision hors norme et de légende,
Par claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonies Nos 7 de Mahler & 2 de Klemperer (CD)
Beaucoup de mélomanes doivent être surpris par les prix pour le moins élevés des exemplaires d'occasion proposés pour un double album de 1992 qui n'a à ce jour jamais été réédité.Dans l'histoire du disque, on trouve ainsi des lacunes qui posent question. L'étrangeté de de l'interprétation d'Otto klemperer qui s'étend sur 2 Cds explique-t-elle tout ? Lorsque le commandeur octogénaire enregistre en fin de vie cette œuvre, il surprend avec des tempis incroyablement retenus puisque la durée de le symphonie atteint 100 minutes là où les chefs l'exécutent en général en 75 minute !? On peut donc s'attendre à une conception marmoréenne, lourde et ennuyeuse. Curieusement il n'en est rien, la lenteur devient ballade nocturne. De fait la complexité inouïe du discours musical se clarifie, s'aère. Souvent on reproche à cet opus une tendance à la cacophonie, un manque de cohésion, et c'est là que la magie opère. Dès le premier mouvement, chaque évènement sonore de cette fresque nocturne et onirique reprend sa place souvent escamotés au disque y compris par les phalanges les plus habiles guidées par les meilleurs chefs, car malgré son manque de popularité, cette symphonie a été bien servie au disque. Dans les deux Nachtmusik, les instruments deviennent concertants, la musique rêve de pupitre en pupitre. Mahler dans « ce chant de la nuit » souhaitait-il nous donner ce sentiment de confrontation entre des images disparates propres à l'onirisme. Guitare et mandoline caracolent doucement mais avec précision dans la seconde Nachtmusik. On ne les entend que rarement habituellement. La musique s'élève en volutes. Les mouvements extrêmes et le scherzo médian ne revêtent aucune brutalité. Le dernier mouvement très rebutant quand précipité devient fête villageoise, une idée ou une variation en entrainant une autre dans un danse ou chaque enchainement subtilement abordé rend par la même cette fantaisie logique et jubilatoire. Nous ne sommes pas loin des superpositions des fanfares convergentes d'un Charles Ives. Cette lenteur voulue par Klemperer est évidement perceptible et peut irriter à l'évidence même si la régularité de la battue est absolue. J'ai découvert à la radio il y a quarante ans le premier mouvement et depuis n'avais pu trouver qu'un vinyle (EMI Electrola) fort bon d'ailleurs. Toutes les autres interprétations ne laissaient qu'une impression de réduction de la luxuriance orchestrale et de bousculade dans le final (exception : Solti à Chicago et récemment Tilson-Thomas à San Francisco qui s'affranchisse au mieux de pathos). EMI se doit de rééditer cet enregistrement hors norme tant pour la discographie de Mahler que pour celle de Klemperer qui ayant connu à la fois Mahler et Oscar Fried (un des chefs attitrés qui dirigeait assez vite), n'hésita pas à inventer ses propres tempos pour nous faire découvrir cet ouvrage et peut-être l'aimer. NOTA : L'intégral du legs discographique malhérien de Klemperer vient enfin d'être réédité en coffret économique (dont cette 7ème symphonie) ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Symphonies Nos 7 de Mahler & 2 de Klemperer de Mahler (CD - 1992)
D'occasion et Neuf à partir de : EUR 39,88
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