undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

5
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
5
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Chopin : Mazurkas / Prélude Op.45
Format: CDModifier
Prix:14,99 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

9 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 avril 2012
Tout a déjà été dit ou presque sur cet unique enregistrement de studio consacré par Michelangeli à Chopin.
Unique, il l'est à tous points de vue :
- Il n'en fit pas d'autre expressément destiné à publication - comme s'il avait dit là tout ce qu'il avait à dire, et ne pouvait imaginer faire mieux ni autrement, lui qui était d'une précision, d'une méticulosité et d'une préciosité sonores sans équivalent dans toute l'histoire de l'interprétation pianistique (à part sans doute, aujourd'hui, Pogorelich).
- Unique encore, donc, parce qu'il n'y a du point de vue sonore absolument aucun autre enregistrement de Chopin qui ressemble à celui-ci, quand bien même on préfèrerait - c'est parfois mon cas - d'autres options interprétatives.
- Unique enfin, parce que ce qui prévaut ici c'est une sorte de solitude ascétique et franciscaine, une sorte de pudeur et de "détachement" (au double sens de "retrait" et d'"articulation") aristocratiques. C'est la musique comme art d'un homme absolument seul, parce qu'absolument singulier.

Ecoutez donc ces doigts désolés : Michelangeli joue cette musique comme si elle était tout ce qui restait au milieu de l'abolition et de la ruine complètes du monde, quand tout a disparu, quand il n'y a plus rien, que le néant. Comme s'il n'y avait plus, en effet, à ce niveau de décantation et de pureté, qu'un air absolument raréfié, des enchaînements de vibrations impalpables. Pur phénomène, "être-là" ou Etre pur : "Dieu", si l'on veut, avant la Création du monde, ou après l'Apocalypse. Le Verbe, c'était donc ça ? Du, Le, VIBRATILE ? Cette discrétion et cet "à peine"-là, ce je-ne-sais-quoi et ce presque-rien, si doux parce que si REGULIER, même dans la force et la puissance, même dans l'emportement et la colère (qu'on hésite d'ailleurs à qualifier ainsi, tant le son semble éloigné ici de toute considération psychologique anecdotique, "humaine trop humaine", au profit d'une pure phénoménologie - de l'Etre ou de l'Esprit, en l'occurrence, c'est tout un) ? C'est Debussy, déjà, que l'on entend ici... celui que Michelangeli lui-même cisèlera, là encore, dans d'autres gravures tout aussi justement légendaires.

C'est en tout cas une expérience sonore unique, et inoubliable : pour chacun, un moment de solitude absolue, et non pas de "communication" de je ne sais quel "message". Et vous vivrez longtemps de son souvenir, de son ECHO : car ça produit exactement la même suffocation et la même palpitation, je crois, qu'une révélation religieuse ou un choc amoureux.
66 commentairesCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
11 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 décembre 2010
J'ai d'abord eu ce disque en vinyl dans les années 70 ... Je l'ai racheté en CD. Il était temps, car le vinyl était usé jusqu'à la corde ! Je retrouve dans ce CD la beauté du toucher de Michelangeli ! Le célèbre pianiste italien nous propose un Chopin très raffiné dans le Scherzo, très coloré dans les mazurkas, très lyrique dans la Ballade ! Certainement l'un des plus beaux enregistrements jamais réalisé de Chopin ... et pourtant les références ne manquent pas ! C'est sans doute cela le génie : Michelangeli apporte quelque chose de nouveau dans ces œuvres, quelque chose qui lui est personnel, alors que l'on a entendu ces œuvres des milliers de fois sous d'autres doigts, parfois autant inspirés (mais différemment), souvent moins inspirés !
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
C'est en octobre-novembre 1971 à Munich qu'Arturo Benedetti Michelangeli enregistra ce légendaire récital consacré à Chopin.

Au sommet : une poignée de dix Mazurkas et le "Prélude en ut # mineur", dont les choix de couleurs en sont laminés jusqu'à atteindre la plus exacte nuance. Le subtil usage de la pédale et l'infime contrôle de la pression des doigts sur les touches raffinent une dynamique sonore dosée au milligramme. Ecoutez l'opus 33 n° 4 !

L'interprétation de la "Ballade en sol mineur" révèle semblable prouesse technique, hors paire.
Mais je n'y suis pas toujours enthousiasmé par les options rythmiques et expressives du pianiste italien : le passage « meno mosso » est joué trop lentement à mon goût, ce qui lui confère une inhabituelle allure contemplative. Dans le « presto con fuoco », j'aurais préféré que le subjuguant contrôle digital n'en affadît pas l'héroïsme fantasque (la comparaison avec la fulgurante lecture de Samson François sera révélatrice de la différence d'approche entre les deux virtuoses).

Quant au Scherzo n° 2, eût-on voulu y entendre un lyrisme plus spontané pour porter le « con anima », et de magie pour auréoler le « sostenuto » ?

On pourrait inépuisablement disserter sur ces célèbres témoignages discographiques du maestro italien. On peut ne pas toujours s'en montrer convaincu, mais ils demeurent une référence, si ce n'est souvent un modèle de perfectionnisme indépassable.
11 commentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 18 juillet 2013
Sous les doigts de A.B. Michelangeli, les Mazurkas semblent sourdre d'un silence initial, telle la naissance d'une harmonie divine. Frédéric Chopin a cherché à produire cette même sensation aux premières notes des Nocturnes. On a l'impression de trouver, au seuil de ces oeuvres emplies du mystère chopinien, ce que Nerval nommait "l'Octave divine" (Memorabilia)...
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
Une version très "profonde" des oeuvres sélectionnées, une impression indéfinissable liée à la technique et la personnailté de l'interprète et toujours un plaisir de revenir à ce disque que l'on conseille juste pour tout cela. Après tout, c'est très subjectif...
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé

Arturo Benedetti-Michelangeli : Chopin, Bach/Busoni, Liszt.
Arturo Benedetti-Michelangeli : Chopin, Bach/Busoni, Liszt. de Arturo Benedetti Michelangeli (CD - 2014)

L'Art d'Arturo Benedetti Michelangeli (Coffret 8 CD)
L'Art d'Arturo Benedetti Michelangeli (Coffret 8 CD) de Arturo Benedetti Michelangeli (CD - 2002)