undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles2
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
2
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CD|Modifier
Prix:17,50 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Quelle grâce ! Quelle élégance ! Vraiment il est bon de se laisser émerveiller par la beauté, quand, avec délicatesse, elle vous éveille, vous prend sur ses ailes et vous sort, sans jugement aucun, de votre bourbier, de vos tranchées.

Dinu Lipatti fut un pianiste de rare talent. Ses valses de Chopin sont dépouillées, dégagées de tout faux sentimentalisme, de tout le decorum pourtant si souvent utilisé pour accentuer les traits romantiques de la musique.

Sobriété. Toucher délicat. Virtuosité non flamboyante. L'interprète se range au service du compositeur et non l'inverse.

Ces enregistrements sont, si j'ai compris, ses tout derniers, en 1950 et 1951. Dinu Lipatti est mort à l'âge de 33 ans. L'écouter aujourd'hui produit cette émotion étrange, que le vivant serait lui, et moi, l'endormi qu'il ranime.

Exceptionnel.
11 commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Derrière la légende sanctifiée par un destin court et stoïque, auréolée par un dernier concert « testamentaire » du 16 septembre 1950 à Besançon, il y avait un musicien né trente-trois ans avant sa mort.

Oublions le contexte biographique, si émouvant et vertueusement exemplaire fût-il, et entendons ces quatorze Valses de Chopin enregistrées en juillet de cet ultime été que connut Dinu Lipatti : je ne crois pas qu'on les ait jamais jouées avec une telle totale absence d'effets, d'affectation, d'envie de feindre.
Le rubato, la coquetterie, le vain éclat, la pamoison : vous les trouverez partout où vous voulez mais guère dans le clavier du pianiste roumain, même pas dans cette main droite qui savait pourtant se permettre l'envolée (écoutez-la parapher l'op.64 n°1 par un arpège tel un ruban de cristal...)

La sereine simplicité de ces phrasés, on la dirait volontiers jouée « pour soi », non comme une berceuse des douleurs mais comme le détachement d'une âme étrangère au monde.
Chacune de ces Valses est ici parvenue à une pureté, une évidence, une transparence qu'on ne soupçonnait pas, qu'on n'imaginait plus.
Aucune écoute n'épuisera le palimpseste de ce style intemporellement virginal.

A force d'ascèse diront peut-être les moralistes : cette sublime interprétation de la "Mazurka en ut dièse mineur" ne leur donnera pas tort.

S'il fallait isoler un moment précieux entre tous, ce serait pour moi cette lecture de la Valse n°3 débarrassée du moindre oripeau : sait-elle seulement qu'elle paraît à nous si dépouillée ? Comme l'émouvant Roi d'Ionesco, elle s'est résignée à sa propre vulnérabilité sans avoir perdu sa majesté.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,00 €
16,99 €
6,99 €