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le 19 juin 2007
"La mort d'Orion". Tel le compagnon, polissant, repolissant son chef-d'oeuvre, toujours soucieux du moindre détail, du moindre défaut, jamais satisfait, puis l'enfouissant dans son monde privé, confidentiel, peur de la défaveur, chiche de sa diffusion, de son exposition, Gérard Manset c'est celà. C'est son oeuvre, son âme, sa confidence.
"Orion", aux initiés de le découvrir et lentement l'apprécier, souffrance. Mais rien n'est plus difficile, rien ne se partage. Alors prenez ce disque, mettez le sur votre platine, fermez les yeux, abandonnez-vous et peut-être pénétrerez-vous dans ce monde ténébreux, une autre partie de vous-même, inconnue, insoupçonnée.
Un fabuleux voyage... Dans le monde du Peuple maudit.
Toute peine que l'on se donne a sa récompense. Et là quelle belle récompense !..
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le 26 avril 2006
Dans un futur antérieur ("cela remonte à bien longtemps...") la planète Orion, colonie de la Terre, entre en rébellion. Mais les grands prêtres vont mater l'insurrection et en effacer toute trace dans les mémoires ("que la légende d'Orion soit morte!").

Bricolé avec des moyens plus que modestes par un gamin de 20 ans ambitieux et inspiré à une époque où on était majeur à 21 ans (69), La Mort d'Orion empile quatuor à cordes, récitant, guitares et cythares, choeurs et sons électroniques pour un opéra rock hors norme qui réussit là ou des super-productions pharaoniques modernes ont échouées. Ce manga gothique reste encore aujourd'hui d'avant-garde, inégalé, paradigme de l'OVNI musical. Ici, on peut parler d'oeuvre d'art tant le disque est magique et inclassable. Ecoutez le Paradis Terrestre ("je me suis pris la gorge, j'ai serré, j'essérai...") et ses effets électro-accoustiques inégalés qui reprend en fond "Animal on est mal", ou "Salomon l'hermite" qui sera tiré en 45t avec la magnifique voix d'Anne Vanderlove ("c'est au creux d'une lagune..."), on a pas fait mieux depuis.

On regrette cependant que les ciseaux d'argent du grand prêtre Manset aient fait quelques ravages en coupant inutilement des vers ("Il en existe deux par an/qui cherchent/[leurs parents]" par exemple). Une manie agaçante caractéristique de Manset, qui a conduit certains fans à s'organiser pour constituer une crypte numérique où sont pieusement conservés les originaux restaurés.
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Par quel bout qu'on le prenne, cet album est un imputrescible chef d'œuvre. Une œuvre unique, inclassable, d'une beauté sombre sans équivalent. Qu'un Français sorte ça, en 1970, il faut se rendre compte !. Il devait se sentir tout de même bien seul (d'ailleurs, depuis, il voyage en solitaire...) ! Alors voilà, Manset, en 1970, commet ce truc insensé, audacieux comme pas permis, ambitieux comme rarement, décidant que la chanson n'avait aucune raison de se limiter à quelque chose de populaire et jetable. Du début à la fin de cet album, Manset le prouve et brillamment: tout ici fait sens, pas une seconde de trop, une note pour rien. A l'inverse de ce que sera le rock progressif par la suite qui se vautrera dans tous les excès, virtuosité gratuite, tentation classique boursouflée. Il n'en est rien ici: Manset se sert bien de la musique classique mais toujours au niveau des arrangements, c'est-à-dire au service de la chanson, de façon à l'habiller du mieux possible, soit jamais comme une fin en soi. Il se sert également, et c'est une des grandes réussites de l'album, du studio d'enregistrement comme d'un instrument à part entière. Et il en utilise toutes les techniques disponibles à l'époque, rendant son disque d'une modernité inouïe encore 45 ans plus tard: phaser, filtres, fading, bandes passées à l'envers, collages, stéréo utilisée à plein rendement, tout y passe et, encore une fois, jamais gratuitement, toujours à bon escient, tout faisant sens. Autre richesse: Manset fait des emprunts à d'autres sonorités (utilisation du sitar, psalmodies orientales) mais, là encore, sans que cela ne devienne une obsession ou un gimmick facile, car ce sont de subtils et fugaces emprunts qui viennent juste, encore (encore !) une fois, enrichir le propos et qu'ils s'imbriquent de manière limpide, absolument pas forcée, audit propos. Et quel propos, par ailleurs ! On a beau pratiquer le disque depuis 20 ans (réédition de 1996), on y trouve toujours (encore et encore ?) des paroles chaque fois renversantes qui prennent avec le temps sans arrêt un sens nouveau, plus profond chaque fois. La face une (pour le vinyle) était consacrée à la longue suite "La Mort D'Orion". Dès les premières notes, le climat est distillé, imposant et noir, on n'est pas là pour rigoler, et ce sera comme ça jusqu'à la fin du disque, Manset maintenant une pression incroyable car il prend l'auditeur à la gorge dès le début pour ne plus jamais desserrer l'étreinte jusqu'à la fin du disque. D'une richesse rarement atteinte, Manset délivre une suite sans égale, remarquable, qui se déroule majestueusement, dont on peut extirper le moment "La Mort D'Orion" en point d'orgue. Etourdissant. Mais la deuxième face est presque encore meilleure. Car ce qu'a réussi Manset sur une longue suite, il le réitère sur des morceaux plus resserrés, au format donc plus habituel, et le résultat, plus concis, n'en est que plus magnifique encore. Quatre morceaux, donc, d'une égale intensité que "La Mort D'Orion", mais encapsulés en un format plus court, et donc diaboliquement plus efficace. Surtout que c'est absolument dans le même ton, la même richesse orchestrale, la même inventivité technique, que la face A. D'une cohérence parfaitement rare, d'une unité de ton franchement phénoménale. Quatre petits astres autonomes mais qui brillent en rotation autour de la planète Orion (c'est n'importe quoi scientifiquement, j'en suis convaincu, mais c'est pour l'image, hein). Surtout que là où "La Mort D'Orion" parlait d'une autre planète (même si, bien sûr, ça parlait, au fond, des hommes), sur la face B, Manset ne prend pas de faux-semblants et parlent directement, sans ambages, de l'être humain. Et c'est peu dire qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère, que ce soit musicalement ou dans les textes, les deux étant de toute façon indissociables car parfaitement imbriquées. Rien que les titres: "Vivent les hommes", sublime, on a rarement fait mieux dans le fatalisme désabusé, "Ils", énorme, inoubliable, à fendre le cœur tellement c'est sombre, "Ils" qui devient en fait dès le deuxième vers... "nous", "Le paradis terrestre", je cite juste la suite pour vous donner une idée du tableau: "voyez ce qu'il en reste", etc., là encore d'un désespoir insondable et ça s'achève (pardon !) naturellement avec une "Elégie Funèbre" très sombre mais également étrangement apaisée. Oui, bon, bien sûr, c'est pas la fête du slip, Manset nous entraine dans une chute mortifère au fond d'un puits sans fin, lente descente aux enfers, d'une tristesse sans nom. Mais il le fait si bien. Un dernier mot: la voix. Ce n'est évidemment pas le point fort de Manset. Il chante d'ailleurs faux par endroit. Mais cette voix totalement dénudée, voire dépouillée, sans artifice, d'une grande fragilité, apparait finalement comme le véhicule idéal pour servir le propos de l'auteur. L'album n'aurait pas supporté des vocalises bien maitrisées, cela aurait été déplacé dans le contexte. Alors, oui, par quel bout qu'on le prenne, cet album inclassable, unique, incroyable, ahurissant, fou, d'une audace très rare, est un chef d'œuvre. Le seul rapprochement possible serait "Melody Nelson" de Gainsbourg, pour l'ambition et l'audace formelle du projet. Avec "La Mort D'Orion", Manset fait fort, Manset fait mal. Vraiment mal. Que c'est bon. Que c'est beau.
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le 9 décembre 2006
Sublime, extraordinaire, epoustouflant, je ne sais pas quels qualificatifs donner à la Mort d'Orion.

C'est vraiment un OVNI dans le paysage musical français de ces 40 dernières années.

Si vous ne l'avez pas encore, il faut l'ecouter à tout prix !!!
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le 13 novembre 2011
Après plus de 30 années de recherche j'ai enfin trouvé le CD de cette magnifique oeuvre de composition , d'inspiration psychédélique. Vous devez avoir ce disque , pour les mêmes raisons que vous avez (Magical Mystery Tour,) des Beatles.
La production et la qualité sonore, y est impressionante, pour un travail qui date de 1970 quand-même. Bravo à l'auteur . Je recommande fortement, Si vous êtes un boomer comme moi, vous allez aimer.
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le 7 janvier 2016
CHRONIQUE DE JACQUES CHABIRON MAGAZINE ROCK&FOLK MARS 1970 N° 38 page 75
3° Album 1970 33T Réf : Pathé 2 C 064 15628
Oh non ! je ne vous dirai pas ce que cette mort d'Orion signifie ! Non, je ne vous l'expliquerai pas, non, je ne dessinerai pas un grand point d'interrogation sur les paroles pour tenter de l'effacer ensuite à grands coups de pseudo-déductions oiseuses et cartésiennement rationnelles !
Libre à vous de le faire si cela vous chante, moi, j'aime mieux laisser tout cela intact, écouter ce disque qui change au fil des passages, une imprécision qui se fixe par petites touches comme dans un tableau vaporeux de Monet, une fresque qui bouge selon l'endroit d'où on la regarde, une musique et des mots qui vivent selon votre humeur, selon le temps qu'il fait, se contractent à la lumière et se clarifient dans l'ombre. Et rien pour vous raccrocher. L'austère pochette ne comporte que le strict minimum, le titre et l'interprète, sur un fond uniformément noir qui révèle les lettres, semblable par sa couleur à l'agonie de cette nébuleuse dont il est malgré tout question, puisqu'il faut bien en parler. Aucun dessin, aucune photo pour se raccrocher. Rien ne peut fixer les sons, la liberté d'interprétation est totale autour de ce simple sujet : la mort d'un monde vaincu par le désespoir d'un béton invincible, un monde qui espère, en prenant conscience de cette horreur dans laquelle il baigne. Autour de ça, trouvez ce que vous voulez, pensez ce que vous voulez, mais cela n'est pas vraiment indispensable ; ce qu'il faut, avant tout, puisqu'il s'agit de musique et de poésie, c'est ressentir.
Techniquement parlant, la musique est très bonne, les arrangements originaux , les parties vocales, que ce soient celles d'Anne Vanderlove ou de Manset lui-mêmes sont excellentes, et Giani Esposito n'a pas besoin qu'on lui bâtisse une réputation de conteur. Manset possède une voix aussi unique que celle d'Anne Vanderlove. Elle peut être aussi voilée que l'autre claire, et toutes deux parviennent à faire sonner les mots français d'une façon tout à fait différente de l'ordinaire : avec Manset, tout devient plus suave, plus linéaire, les mots s'étirent et se confondent avec la musique même. Revenons à l'orchestration pour dire que le "son Manset" existe depuis "Animal (on est mal)", que "Chimène" en est un bon exemple, et qu'on le retrouve surtout sur la seconde face de ce disque qui comprend elle aussi une suite, plus une "Élégie Funèbre" qui n'a rien a voir avec ce qui la précède. L'esprit, cependant, demeure celui d'Orion , Manset ne dit toujours pas "je" (toujours ce désir de ne rien fixer) mais le bilan que l'on peut tirer est un peu plus optimiste que celui de "La Mort d'Orion" (encore une fois, rien ne vous oblige à tirer des conclusions). Les textes placés en encart dans la pochette, ont subi quelques modifications pendant l'enregistrement ; certains, presque tous en fait, sont d'authentiques poèmes qui se suffisent à eux-mêmes et ne sont jamais enfermés ou précisés par cette musique qui n'est pas symphonique, comme on pourrait le croire. Et ceci à son importance, car trop de musiciens pop actuels tendent à retourner en arrière avec une musique qui, apparemment pop, est construite comme celle d'il y a deux ans (pourquoi les Beatles ont erré après "Hey Jude", exemple typique de ce qui précède ? Pourquoi ce retour aux sources des années 68-69 ? Et pourquoi sont-ils quasiment séparés, si ce n'est en partie parce qu'ils ont culminé, fermé la boucle qui, partant du rock'n'roll, les a ramenés aux structures musicales antérieures ?). Pour en revenir à Manset, ce LP mérite qu'on s'y attarde un peu plus qu'en quelques passages à la radio.
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le 17 mai 2013
Je suis plutôt orienté vers la musique anglo-saxonnne et ne fait pour nos petits artistes français que de rares exceptions. Gérard Manset en est une ! En partie, tout au moins. J'apprécie surtout ses premiers albums.
Quand à la mort d'Orion... Opéra Rock ? Concept Album ? Je ne sais pas trop, chef d'oeuvre en tout cas. Unique, poétique, visionnaire, inattendu, original, intemporel, cosmique, j'en passe... La Mort d'Orion est une sorte d'OVNI méconnu qui ne vieillit pas. Il faut avouer qu'il peut paraître déroutant à plus d'un égard pour le profane mais sa récompense sera à la mesure de son audace. Une aventure, un monument à explorer au plus vite si ce n'est pas fait !
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le 16 mars 2014
Longtemps cherché ce disque en CD, trouvé sur Amazon. Manset nous y raconte l'histoire d'Orion et de sa fin tragique. On aime on on n'aime pas: j'aime. Attention, certaines mélodies sont envoûtantes: si vous entrez dans l'histoire et vous laissez aller à l'univers d'Orion, vous les aurez en tête pendant de nombreuses années.... et vous y reviendrez encore et encore.
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le 30 juillet 2010
Que dire de plus , si ce n'est que nous sommes face à la création d'un homme jeune ,il a 25 ans à la sortie de ce chef d'oeuvre intemporel( 1970) ,
(Gérard Manset est né en 1945 )
comment est il possible de cumuler autant de talent en si peux de temps ?
...textes , musiques , sonorités , tout est beau dans cette oeuvre ,
qui touche au plus profond de l'âme humaine ..
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le 1 juin 2014
C'est la grâce. Comme dans un poème. Gérard Manset, dans le retrait, scintille... A écouter comme un chant sacré, profond mais jamais pesant.
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