undrgrnd Cliquez ici NEWNEEEW nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux Montres Montres

Commentaires client

21
4,5 sur 5 étoiles
Clutching At Straws
Format: CDModifier
Prix:8,49 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

12 sur 13 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 27 octobre 2011
17 août 1985. 70 000 mélomanes célèbrent la fin de l'été sur la pelouse de Castle Donington à l'occasion de la sixième édition des Monsters of Rock. L'affiche : Magnum, Ratt, Metallica, Bon Jovi, Marillion et ZZ Top.

Six semaines plus tôt, le groupe de Steve Rothery est entré directement en tête des charts anglais avec l'ambitieux album "Childhood's End", incitant les organisateurs à programmer pour la première fois dans l'histoire du festival un groupe de Rock progressif au milieu des combos Hard Rock.

Un choix qui n'est pas du goût de la frange du public vêtue de jeans destroy ornés de cartouchières et chaussée de baskets montantes délacées. Venus exclusivement pour se fracasser les cervicales sur le rythme effréné déjà typique de la baie de San Francisco, les jeunes thrashers, une fois le set de Metallica terminé, s'emploient à digérer la puissance alors sans égale dégagée par le gang californien : il faudra à chacun d'entre eux plusieurs litres de bière bon marché pour raconter à sa bande de potes telle anecdote sur les soli de Kirk, les baskets de Jamz ou le furieux headbanging de Cliff.

Pendant ce temps, Bon Jovi finit son set sur le nerveux "Get Ready". Turnover sur la pelouse. C'est maintenant une déferlante de jeunes avantageusement moulés dans des spandex improbables qui prend d'assaut les buvettes ou sort des sacs US les indispensables bouteilles de Jack dont une énorme rasade est engloutie avant même que l'eye-liner dégoulinant de sueur ne soit réajusté.

La faune Hair Metal en pause syndicale, les perfectos cloutés sont de retour devant la scène principale pour accueillir Marillion, et une pluie de canettes remplies d'urine imbibée d'alcool accompagne donc délicatement les premières notes de "Waterhole". Mais il en faut plus pour déstabiliser le charismatique Fish, qui explique au public qu'il collectionne les bouteilles. Sa mère, dit-il en sortant de sa poche un appareil photo, vient d'ailleurs de l'appeler d'Écosse pour le mettre en garde contre les festivals de Hard Rock. Le bûcheron se met alors à mitrailler la foule sans s'arrêter de parler avec cette gouaille caractéristique que tous ceux qui ont pu rencontrer le personnage reconnaîtront, dans le but de prouver à Mummy Dick que finalement les Rockers sont de véritables gentlemen. Le public, hilare, se prête au jeu, et contre toute attente va faire, durant les deux heures suivantes, un véritable triomphe à Marillion. Cette anecdote est à l'image de ce qui va suivre.

Oui, pendant deux ans, absolument tout va sourire à Marillion. Touchés par le doigt capricieux du destin, les musiciens d'Aylesbury vont vivre le succès et la démence qui l'accompagne traditionnellement à vitesse grand V. Singles explosant les charts, tournées incessantes, hectolitres d'alcool, came de premier choix, groupies peu farouches et hôtels de luxe interchangeables deviennent vite le quotidien de Marillion, une vie pour laquelle tous les apprentis musiciens seraient prêts à se damner sans hésiter une seule seconde, une vie à laquelle on s'habitue apparemment très vite, et dont l'apogée pour le groupe est peut être l'ouverture des gigantesques concerts de Queen sur le Magic Tour ou le gig du Milton Keynes Bowl devant 60 000 fans le 28 juin 1986...

Mais la roue tourne. Et un jour d'hiver 1986, les délices interdits de la nuit consommés presque machinalement, l'horrible jour se lève, inéluctablement. Le videur fait sortir les derniers trainards et on se retrouve seul sur un trottoir au petit matin, avec une violent mal de tête écossais et en prime la vérité à affronter sur ses addictions et sur des relations tendues avec d'anciens potes qui sont devenus sans qu'on s'en aperçoive de simples collègues. Alors on prend la direction du studio en ruminant des pensées morbides, car comme un salarié lambda, il faut retourner au boulot, même les rockstars ayant des patrons : EMI tient évidemment à presser l'orange au maximum tant qu'elle est juteuse ... Et c'est dans cette ambiance pesante que Steve Rothery, Mark Kelly, Pete Trewavas et Ian Mosley retrouvent Fish aux luxueux Stanbridge Farm Studios de Brighton pour continuer à travailler sur le successeur de "Childhood's End", quelques titres ayant déjà vus le jour au mois de mai dans la maison de Steve.

Les premières sessions sont éprouvantes. Les cinq musiciens boivent énormément et perdent du temps sur les jeux d'arcade. Fish, qui vient de rencontrer sa future femme Tamara, est désagréable et râle en permanence. Il voudrait être ailleurs, avec cette fille, loin du Rock'N'Roll Circus dont il se sent dorénavant prisonnier. Les démos enregistrées lors de cette période trouble sont finalement écartées, et le groupe décide de reprendre entièrement l'écriture de ce nouvel opus. Nous sommes en janvier 1987.

Fish, toujours aussi empêtré dans ses problèmes, va alors trouver une solution. Puisqu'il est cette fois incapable de laisser sa vie de côté pour se consacrer à la Musique, sa vie doit devenir Musique. Il décide de raconter sa douleur, de se servir de son mal-être pour créer. Il s'invente un alter-ego du nom de Torch, un écrivain raté qui s'enfonce dans l'alcool par dépit, oubliant ainsi ses échecs littéraires et son mariage qui part à vau-l'eau. La créativité du groupe est stimulée. Les séances de travail sont houleuses, mais le projet avance. Les musiciens sentent qu'ils tiennent quelque chose de fort. L'écriture terminée, Marillion décide de commencer immédiatement l'enregistrement pour ne pas laisser s'envoler le sentiment d'urgence et de fragilité qui transpire des nouveaux morceaux. C'est aux studios Advision de Londres que sera immortalisé dans la douleur "Clutching at Straws", qui arrive finalement dans les bacs le 22 juin 1987.

"Clutching at Straws" est donc une autobiographie. La vision sur sa vie, lucide et crue, d'un homme désabusé. Il faut détenir cette clé pour aborder de façon profonde ce disque passionnant, et si à l'époque, les excès du groupe n'étaient pas forcément connus, des indices ont été semés pour que l'auditeur puisse comprendre que Torch est bien une personnification de notre poivrot écossais préféré.

L'artwork, toujours signé Mark Wilkinson, met en scène le concept de Fish. La photo retouchée d'un pub, le Bakers Arms, nous montre Marillion en arrière plan, alors qu'au bar est accoudé Torch (en couleur) aux côtés de personnalités auxquelles Fish s'identifie pour des raisons évidentes. Sont donc représentés Lenny Bruce (1925-1966), mort d'une overdose, qui fut à l'Amérique puritaine ce que fut Coluche à la France des années 70; Truman Capote (1924-1984), écrivain américain alcoolique et drogué, qui se suicida; Dylan Thomas (1914-1953), écrivain gallois alcoolique, et Robert Burns (1759-1796), poète écossais alcoolique, qui décédèrent tous deux des suites de leur penchant pour la bouteille. Fish est en fait seul au bar, représenté par ses multiples personnalités.

Pour enfoncer le clou, la back-cover est une photo du groupe jouant au billard au Bakers Arms avec trois invités prestigieux : James Dean (1931-1955), Jack Kerouac (écrivain américain, 1922-1969) et John Lennon (1940-1980). Si Dean et Kerouac, tous deux alcooliques et drogués, restent dans la lignée des célébrités précédentes, Lennon, qui avait une consommation de stupéfiants plus raisonnable que ses collègues précités, et dont certains disent qu'il est mort d'une "overdose de célébrité", fait peut être référence aux dangers de la médiatisation et aux différentes conséquences du statut de Rockstar : depuis 1985, les articles people sur Marillion ne parlent que de Fish, considéré par la presse comme le "leader" du groupe, ce qui a le don d'énerver les quatre autres musiciens et qui fut d'ailleurs à l'origine des premières tensions dans le groupe.

Fish voulant (inconsciemment ?) s'assurer que personne ne passerait à côté de sa détresse, le booklet s'ouvre sur une magnifique citation de l'Éloge de la Folie (1509) dans laquelle Érasme de Rotterdam présente la Vie comme une vaste comédie : nous ne serions selon lui que des acteurs portant des masques, attendant que le metteur en scène [la Mort] nous fasse rentrer en coulisses. Les lyrics étant ensuite crédités à "Fish AND Derek William Dick", on comprendra ce qu'on voudra... Dr Jekyll and Mr Hyde ? L'envie de redevenir soi-même, et d'arrêter de jouer un rôle ? De dire la Vérité ? Une référence morbide à cette première citation ? Le masque tombe, et l'on tire sa révérence... Quoi qu'il en soit, le décor est posé, et l'on rentre dans cet univers avec mille précautions, invité dans l'intimité la plus secrète de notre névrosé en thérapie publique.

Bien d'autres artistes avant Fish ont emprunté ce chemin dangereux, sortant de leurs tripes tout ce qu'ils avaient, se mettant à nu dans un ultime effort, mettant sur une table de poker leur dernier atout disponible : la vie. Un pari très risqué. Et si cet album avait été raté ? Ou même moyen ? Fort heureusement, tout sur ce disque est inoubliable, à commencer par la production. Le travail de Chris Kimsey est remarquable en tout point et retranscrit parfaitement l'ambiance sombre, feutrée et pure que l'on imagine pour cet opus. Kimsey, qui était déjà aux manettes sur "Misplaced Childhood", a notamment mis en valeur la batterie de Ian Mosley, lui donnant plus de puissance qu'en 1985 et conférant à son jeu de cymbales une clarté largement méritée, ayant un impact émotionnel direct sur les chansons. Les autres instruments sont superbement mixés, la guitare de Steve et les claviers de Mark se complétant parfaitement, tant dans les passages atmosphériques que dans les envolées grandioses, soutenus par les subtiles lignes de basse de Pete, fort présent tout au long du disque.

S'étendre sur les compositions est inutile, vain. Il vous faudra écouter ce full-length pour comprendre la portée sur l'âme du solo de clavier de "Just For the Record", les larmes qui vous viennent aux yeux sur l'appel au secours "Going Under", les frissons qui vous glacent le sang quand Tessa Niles accompagne Fish sur l'émouvant "The Last Straw", le solo épique de ce même morceau que vous connaissez à la note près, la rage qui vous envahit à l'écoute de "White Russian", et ces passages si poétiques que vous ne pouvez que reprendre en chœur, peut-être sans vraiment les comprendre quand vous écoutez le disque pour la première fois- ces "Racing the clouds home", ces "This is the sory so far", ces " Daddy Took a raincheck ", ces "Still drowning" et autres "Blame it on me", que vous vous surprenez à hurler comme un con sans y avoir réfléchi...

Ceux qui connaissent le disque m'auront compris. Les autres trouveront peut être surprenant qu'on chantonne ainsi des refrains sur un album de Progressif. La force de ce disque, qui, peut être, aura déçu quelques puristes du style, est d'avoir réussi à simplifier la Musique pour en extraire la crème : les longs passages alambiqués que l'on trouvait sur les trois opus précédents ont été sacrifiés au profit de la chanson elle-même. Certes, on reste dans le Rock progressif, mais on est plus près d'un Styx à son heure de gloire (flagrant sur "Just For The Record"), que d'un Yes ou d'un Genesis classique. Les amateurs de Prog plus récent pourront se référer entre autres au "Counterparts" de Rush ou à "Images and Words" de Dream Theater, deux excellents disques, à mon humble avis, fortement influencés par ce "Clutching at Straws".

"Incommunicado", morceau controversé du disque, sent à plein nez, il faut l'avouer, le tube destiné aux radios commandé par EMI [il se classera d'ailleurs directement 6ème lors de sa sortie le 23 Mai], mais qu'importe, car même si l'ambiance joyeuse tranche radicalement avec la noirceur de l'album, la mélodie est si entraînante et communicative qu'elle nous offre finalement une pause rafraichissante. Il est fort probable qu'à son écoute vous soyez pris d'une inévitable envie de danser la gigue, surtout après avoir visionné en boucle le clip tourné au Marquee dans lequel Fish et une bande de clochards avinés nous offrent une démonstration brillante des pas à effectuer, danse qui peut d'ailleurs s'avérer relativement dangereuse devant une table basse pleine de verres, je vous aurai prévenu.

Quelques mots enfin sur la dramatique "Torch Song", qui voit Fish se faire prédire par son médecin une mort prématurée dans l'année, et surtout sur le poignant single "Sugar Mice" dans lequel Torch s'imbibe de Whisky au bar en pensant à ses enfants et à sa famille décomposée. Si la vidéo mise en ligne sur YouTube est désormais devenu le point de rendez-vous des pères célibataires éprouvant un coup de blues soudain, la bouleversante prose de Fish "So if you want my address, it's number one at the end of the bar, where I sit with the broken angels Clutching at Straws and nursing our scars" n'aura pas manqué de marquer également les esprits des rockers n'ayant pas enfanté. Cette phrase, universelle dans son désespoir, ne peut qu'à mon sens toucher tous ceux qui ont eu un jour le sentiment de ne pas être à leur place, d'avoir manqué un virage de leur vie, de ne pas avoir pris la bonne décision qui paraît avec le recul pourtant si facile... Oui, parfois on s'accouderait bien avec Fish au bar des losers, en chialant intérieurement, peut être en se tourmentant inutilement, en pensant à cette fibre artistique qui était en nous et qu'on a assassiné parce qu'on a manqué de courage. Peut-être que ce morceau s'adresse en définitif à toutes les guitares qui dorment dans des flight-cases poussiéreux, à tous les brouillons raturés rangés dans des tiroirs qu'on n'ose même plus entrouvrir, à tous ces projets qui sont devenus des rêves, à tous ces espoirs enfouis définitivement sous le poids d'une vie conventionnelle, alors que peut être on avait des choses à dire, à faire, quelque chose de grand à exposer au monde et qu'on se retrouve à boire pour tromper son amertume, à essayer de se faire croire que tout n'est pas si mal après tout et que peut être dans l'avenir on aura du temps. Ou pas.

Et si après "Sugar Mice" et "The Last Straw", vous croyez encore à cette dernière piste fantôme du nom de "Happy Ending", qui n'est d'ailleurs pas numérotée dans la tracklist, vous pourrez vous vanter d'avoir foi en la Vie. A tous ceux qui n'ont pas renoncé, je tire mon chapeau.

Fish, lui, savait où il allait. Droit dans le mur. Et même s'il continuera à "porter son masque" jusqu'au 23 août 1988, date de son dernier concert avec Marillion, à St Andrews en Écosse, sa route vers le cimetière des rockstars était déjà toute tracée. Le chanteur avouera dans une interview au Edinburgh Evening News que quitter Marillion avait finalement été un réflexe de survie, et que le responsable de ce gâchis était à ses yeux John Arnisson, le manager du groupe, qui pour toucher ses 20% sur les recettes de concerts, organisait des tournées intensives sans day off et sans aucune prise en compte de la fatigue des musiciens.

This was the story so far...
22 commentairesCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Deux ans plus tôt, ils ont triomphé avec un concept album qui reste une des références du rock progressif des années 80, Misplaced Childhood. Deux ans plus tard, une pression de dingue sur leurs (pas si) frêles épaules, les cinq Marillion remettent le couvert avec, encore !, un concept album mais, aussi, une énième redéfinition de leur son. C'est 1987, c'est Clutching at Straws.
Enième redéfinition parce que Marillion, en trois albums, est passé d'un progressisme absolument revivaliste (Script For a Jester's Tear), à un grand plongeon dans le années 80 pour le son mais pas la manière (Fugazi), à une préciosité prog-pop "au goût du jour" qu'on ne leur connaissait que fugitivement auparavant (Misplaced Childhood), à, donc, une sorte de "stadium prog" taillée pour leur nouvelle popularité et les salle de plus en plus grandes qui les accueillent, une sorte d'hybride entre le Simple Minds du milieu des 80s et ce qu'ils avaient eux-mêmes produit précédemment.
Débutant par un triptyque où Fish s'épanche largement, via la personnage de Torch qui n'est bien sûr que son double rêvé, sur sa vie, ses abus, ses désirs, ses déceptions, une affaire absolument cathartique, une preuve de l'importance prise par le chanteur qui est, de fait, devenu le vrai leader d'une formation qui habille sa prose et ses mélodies de leur substance mélodique et technique plus qu'elle ne le contraint à s'adapter. Ca donne déjà la plus belle performance vocale du grand écossais mais, aussi, des compositions moins aventureuses, plus pop oserait-on presque, où le progressisme est toujours bel et bien présent mais s'exprime plus dans les détails (les parties, soli en particulier, de guitare et de claviers avec les exemplaires performances de Steve Rothery , éxemplaire disciple de David Gilmour s'il en fut, et d'un Mark Kelly qui rattrape sa petite virtuosité par un usage supra-intelligent de ses synthétiseurs) que dans les structures de chansons respectant l'idiome pop plus que la déstructuration imposée par les parrains progressifs des glorieuses et référentielles 70s. Ca donne surtout d'excellentes chansons avec, donc, la précitée trilogie (Hotel Hobbies, Warm Wet Circles, That Time of the Night) qu'on écoutera toujours comme un tout, une paire de singles aussi complémentaires que savoureux (Incommunicado en stadium rock prog de première bourre, Sugar Mice en power-ballad belle et fine avec son inévitable solo "qui pleure", merci monsieur Rothery), un puissant White Russian en absolu sommet progressif et émotionnel de la galette, ou un passionné Slàinte Mhath, idéal ouverture des concerts de la tournée, qui sonne beaucoup comme ce que Fish produira sur son premier album solo, Vigil in a Wilderness of Mirrors, l'excellente chanson titre et le bon single State of Mind en particulier. En vérité, plus d'un quart de siècle après sa sortie, c'est, soniquement et compositionnellement, l'aeuvre qui a le mieux tenu le choc des ans, s'écoute avec le moins de besoin de contextualisation. Pourquoi ? Parce que c'est avant tout de CHANSONS dont il s'agit !
Quand à la version remasterisée, elle offre de nombreux bonus dont les plus intéressants sont indéniablement le "work in progress" de l'hypothétique 5ème album de Marillion avec Fish dont on retrouvera moult éléments dans les aeuvres futures du vocaliste et de ses anciens partenaires, c'est surtout, pour les fans qui ne les connaissaient pas avant la parution dudit remaster, un cadeau tombé du ciel qui, musicalement inabouti, ce ne sont que des démos après tout, laisse augurer de possibles annihilés par une séparation en fort mauvais termes (même si tout s'est plus ou moins arrangé depuis) soit une suite absolument logique à Clutching at Straws.
Au bout du compte, d'un album ô combien précieux, le Lamb de Marillion en quelque sorte, et réussi à une massive offre complémentaire, voici un album, et un objet, à ne surtout pas rater.

CD 1 - album
1. Hotel Hobbies 3:35
2. Warm Wet Circles 4:25
3. That Time of the Night (The Short Straw) 6:00
4. Going Under 2:47
5. Just for the Record 3:09
6. White Russian 6:27
7. Incommunicado 5:16
8. Torch Song 4:05
9. Slàinte Mhath 4:44
10. Sugar Mice 5:46
11. The Last Straw/Happy Ending 5:58

CD 2 - bonus tracks
1. Incommunicado (alternative version) 5:57
2. Tux On 5:13
3. Going Under (extended version) 2:48
4. Beaujolais Day 4:51
5. Story from a Thin Wall 6:47
6. Shadows on the Barley 2:07
7. Sunset Hill 4:21
8. Tic-Tac-Toe 2:59
9. Voice in the Crowd 3:29
10. Exile on Princes Street 5:29
11. White Russians (demo) 6:15
12. Sugar Mice in the Rain (demo) 5:54

Fish - vocals
Steve Rothery - guitars
Mark Kelly - keyboards
Pete Trewavas - bass
Ian Mosley - drums
&
Tessa Niles - backing vocals on "That Time of the Night" and "The Last Straw"
Chris Kimsey - backing vocals on "Incommunicado"
John Cavanaugh - "Dr. Finlay" voice on "Torch Song"
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 31 janvier 2012
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST AOUT 1987 N°229 Page 84/85
5° Album 1987 33T Réf : EMI 240 785-1
L'émotion. L'émotion pure. Ce quatrième album studio de Marillion n'est ni plus ni moins qu'un vaste courant d'émotion absolue, qui vous emporte et vous charrie bien plus loin encore que vous ne l'imagineriez. Cette priorité à l'émotion par rapport à tout autre donnée, musicale ou autre, est la source même de l'intense magie de "Clutching At Straws" à la singulière pochette. Et comme l'émotion fait le chef-d'oeuvre, Fish et sa bande d'esthètes peuvent mettre celui-ci à leur actif.
Un de plus. Mais différent des autres, et de façon assez sensible. "Script" séduisait par la résurrection progressiste très inattendue qu'il offrait. "Fugazi" s'imposait par sa sophistication, ses effets sonores, sa complexité musicale. "Misplaced Childhood" emportait par la force de son concept et l'ambition de son projet.
Ce nouvel album, lui, a choisi pour s'exprimer un certain dénuement de la musique pour mieux révéler au travers de flatteuses mélodies dépourvues d'apparat la pure incandescence des sentiments. Comme Fish l'avait annoncé, Marillion sonne ici en toute simplicité, avec les sons de base des instruments, tels que le groupe pourrait les utiliser en live. L'artifice n'est pas de la fête. Pourtant, ceci ne dévalue en rien Marillion, bien au contraire, puisque cette facture dépouillée permet de mieux révéler un contenu émotionnel énorme. C'est bien évidemment au talent de Fish que ce disque doit alors l'essentiel de son impact. Jamais il n'avait chanté aussi bine, avec un coeur si vibrant et une voix si pleine. Du coup, on en oublie totalement que jadis on compara le géant écossais à Peter Gabriel avec une mesquine ténacité. Sa performance est ici telle qu'elle dissout les doutes ultimes de ceux qui en avaient encore. Du coup, Fish s'impose vraiment en forme et son tempérament au premier rang des chanteurs actuels.
Mais il n'y a pas bien sûr que le gosier extraordinaire de Fish pour expliquer la supériorité de cet album. Il y a aussi tout le travail mélodique effectué par le groupe, au-delà de l'apparente simplicité de l'ensemble. D'ailleurs, cet album sonne simple mais ne l'est pas tant que cela. Plusieurs écoutes sont nécessaires pour bien assurer des pièces aussi fortement tourmentées que "White Russian" ou "The Last Straw". Par contre, quelques monuments s'imposent d'emblée, rendant immédiatement le disque indispensable : il y a ce hit éventant de
"Incommunicado", il y a cette douce petite splendeur de "Sugar Mice", et bien sûr le diamant de l'album, le grandiose enchaînement "Warm Wet Circles/That Time Of The Night" appelé à devenir l'un des morceaux-maîtres du répertoire de Marillion.
Au total, "Clutching At Straws", pour paraître moins ambitieux que ses prédécesseurs, se révèle en fait tout aussi riche, et certainement plus profond. Peut-on rêver mieux ?.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 août 2001
Pour moi, cet album est le testament de Marillion période Fish. On attendait beaucoup de l'album post « Misplaced childhood » que les fans jugeaient trop commercial. Et bien nous ne sommes pas déçus. Autant le dire tout de suite, cet album est le plus mature et le plus abouti ! L'aspect prog' a presque disparu (excepté « White russian ») au profit d'un style beaucoup plus aérien (ce qui a peut-être été à l'origine du départ de Fish), avant goût de la période Hogarth. La voix est beaucoup plus travaillée (« Incommunicado »), les soli de guitares font penser à Pink Floyd et les claviers évoque une fois de plus Genesis. La plupart des titres sont Mid-tempo ou lents. Tous les titres sont bons sans exception ! Si vous devez en posséder un, c'est celui-ci !
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
9 sur 11 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 13 octobre 2003
4ème et dernier album de la période « Fishesque » de Marillion. Cette production est du même niveau que l’album précédent Misplaced Childhood …excellent ! nous n’avons plus à faire à un concept album cette fois , bien que les premières plages musicales du disque s’enchaînent elles aussi . Les compositions sont toujours aussi bien maîtrisée et l’émotion bien présente .Le résultat est un peu différent (la légende veut que le groupe ai jeté aux ordures la première mouture de l’enregistrement , alors que le disque était « quasi » terminé mais trop proche du précédent album). Les sujets abordés sont indépendants des uns des autres , donc moins d’unité… tout au moins dans les textes. La musique est , elle , celle d’un groupe arrivé à maturité qui maîtrise parfaitement son art. Mais c’est le dernier avec cette formation , et la suite ne sera pas du même niveau .
Une autre perle à posséder !
11 commentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
le 4 mai 2009
Ce dernier opus donne lieu à bien des regrets. Car vu la qualité montante album après album, on pouvait déjà imaginer le prochain. Avant de partir, Fish nous offre des textes forts, sombres et d'une sensibilité marquée. L'émotion est palpable dans la voix de Fish et on peut parier qu'elle reflète son état d'esprit du moment.
L'image qui me vient spontanément à l'esprit avec Clutching, c'est l'intro magnifique de Hotel hobbies et les deux titres qui s'enchaînent ensuite Warm wet circles et That time of the night. Je revois sur la vidéo Rothery avec sa guitare à double manche : un moment de prog tout simplement ahurissant !
Les temps forts et ceux plus calmes d'enchaînent à merveille et on ne peut que saluer la cohérence et la justesse des musiciens. Rien ne manque et rien n'est de trop. White russian et Sugar mice sont deux pièces d'une très grande force émotionnelle, scandée pour l'une et chantée sous forme de complainte pour l'autre.
Fish sait nous prendre aux tripes et Rothery finit le boulot avec ses fabuleux solos.
Les autres morceaux sont au diapason et je ne vois pas d'ombre au tableau.
Alors Clutching c'est Marillion sur une rive avec Fish qui ne franchira pas le pont. Sur l'autre rive, il y a Hogart et Seasons end qui marquera un démarrage en beauté du groupe modifié.
En tout cas Clutching est un sacré point final, qui pourra attirer les curieux, tant il est moins radical que les précédents, en particulier Script et Fugazi.
11 commentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
13 sur 16 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 décembre 2003
Le dernier album studio de Marillion avec Fish. C'est encore un vrai album de prog avant la rupture. Cet album est d'une qualité remarquable. Le groupe est à son apogée. On sent une influence particuliaire de Fish qui termine son cycle avec Marillion tout comme Pete Gab l'avait fait au-paravant avec Genesis. On retrouve dans cet album Des morceaux excellents comme White russians ou torch song ou bien encore sugar mice... On peut voir une nette évolution du groupe qui apès 3 albums studio, a mûri dans les textes et dans la musique. Chaque musicien est à sa place et la qualité des morceaux montre que cet opus est bien un album de grande qualité.
Bref un album à posseder absolument
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 juin 2002
Sorti en 1987, Clutching at Straws restera comme le dernier album de Marillion avec Fish....Une pèriode que l'on peut aujourd'hui regarder avec nostalgie, tant le groupe à perdu son identité progressive...Pour ce qui est de l'album en lui même, Fish, pour son " a dieu " à Marillion, nous a concocté un album presque parfait réunissant les meilleurs ingrédients de son talent. 12 titres et pas un seul à écarter, ce sont véritablement 12 boules de cristal....Avec un Fish qui se montre plutôt sombre, aussi bien dans la musique en elle même, que dans les textes, qui nous font dire que, décidemment, le chanteur était un parolier de très très grand talent, en plus de ses autres qualités vocales....Impossible, donc, d'extraire un morceau plus qu'un autre de cet album, qui frise la perfection.....On reécoutera donc Clutching at Straws, la larme à l'oeil....
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Je dis souvent que le meilleur album de Marillion est le dernier que j'ai écouté, et il faut avouer que Clutching at straws est souvent le dernier... Après la crise adolescente de Misplaced Childhood, voici une autre crise existentielle, la dérive alccolique... Pour les anciens fans, je le conseille de l'acheter car les morceaux sur le disque 2 valent le détour, on y retrouve les derniers démos de feu marillion avec Fish. Les amateurs reconnaitront donc les paroles de Vigil (Fish) et les premières mélodies de Season' Ends (Marillion), ainsi que les commentaires de chaque membre indiquant que finalement, ces morceaux n'étaient pas si mauvais!!!! (l'une des origines du split, à l'époque). Bonne écoute...
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 5 mai 2002
Clutching At Straws est à Marillion ce que The Lamb Lies Down On Broadway est à Génesis. Non pas par le style musical mais parce que c'est le dernier album avec le chanteur charismatique Fish. Cet album peut sembler loin des précédents mais il est nettement plus fin et les compositions sont bien plus riches. On sent d'ailleurs que le départ est proche et que les orientations musicales de Fish et de ses acolytes sont en train de changer. Un album a posséder obligatoirement (comme tous ceux de la période Fish), en plus sur le CD bonus il y a beaucoup de morceaux intéressant et que l'on retrouvera sur le prochain album Seasons end mais cet fois ci avec Steve Hogard.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé
Misplaced Childhood
Misplaced Childhood de Marillion (CD - 1999)


Fugazi
Fugazi de Marillion (CD - 1999)