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5.0 étoiles sur 5 Acte manqué..., 5 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Priority (CD)
C'est une belle histoire. Belle, mais triste. Bouleversante même. Un conte de fées moderne. Peut-être un énième remake du classique "Roméo et Juliette". Oui, autant vous prévenir dès maintenant, l'Amour mènera, comme souvent, le héros à sa perte. Je ne vais pas vous la faire courte, mais de cette façon, vous comprendrez.

Vous comprendrez pourquoi un des grands regrets de ma vie est d'avoir, le jeudi 1er décembre 1994, manqué ce concert de Rory à Reims, dans une petite salle située à 7 minutes à pied du studio dans lequel je me trouvais, occupé à draguer la jolie locataire et à boire comme un trou avec la bande de potes qui squattait chez elle.

Allez, suivez moi en Irlande...

Il était une fois un gosse de quinze ans, amoureux transi. Le gamin s'appelle Rory Gallagher et vit à Cork. Dans cette ville portuaire de 100 000 habitants, en 1963, les seules guitares que vend Michael Crowley dans son magasin sont des imitations de grandes marques aux noms douteux. Rory joue sur l'une d'entre elles, une Rosatti, depuis trois ans. Cependant, depuis quelques semaines, trône dans la vitrine de cette boutique une véritable Fender Stratocaster Sunburst 1961. Un certain Jim Conlon, musicien new-yorkais officiant au sein du Royal Showband de Waterford l'a fait importer d'Amérique chez Mr Crowley [ahah] avant de finalement lui ramener quelques mois plus tard. La légende veut que la couleur ne lui ait pas plu, et qu'il en ait commandé une autre, rouge cette fois, assortie à son costume de scène.

Rory passe devant la Fender quotidiennement. Il vient l'admirer. Il la veut, la désire de tout son être; un jour elle sera sienne. Oui, le kid est amoureux... d'une guitare. Amoureux et torturé, anxieux. Cette boule au ventre le ronge. Il est terrifié à l'idée qu'on lui vole ! La première Stratocaster à avoir touché le sol irlandais !

Alors, malgré son prix exorbitant (100 livres), il se décide. Il lui faut, sa vie en dépend. Le frangin Donal, âgé de seize ans, accompagne Rory pour convaincre le patron de faire crédit. Le petit Gallagher est déjà connu dans le milieu et tourne avec un groupe semi-pro, le Fontana Showband, qui reprend les standards de l'époque; il pourra rembourser avec ses cachets. Michael Crowley connaît la famille. Il accepte, sous réserve d'une remise de reconnaissance de dette signée des parents. Donal imite la signature. Il cachera ensuite la guitare de son petit frère sous son lit pendant plusieurs semaines avant que Mona, la maman, ne découvre le pot aux roses.

Rory sort du magasin avec la Strat'. Dans ses yeux, une pluie d'étoiles.

Elle est à lui.

Il est à elle.

Ils ne se quitteront plus.

Rapidement, la guitare perd son vernis et sa couleur Sunburst pour devenir l'instrument de légende que tous les mélomanes connaissent. Rory, doté d'un groupe sanguin rare, transpire énormément en concert. Sa sueur, acide, dévore la Strat', la transforme. Elle devient véritablement une partie de lui-même.

En 1967, après un concert à Dublin, son amour a disparu. Un voyou a forcé le van du groupe et a volé la gratte. Rory est anéanti, il souffre, même physiquement. La guitare, déjà invendable, est finalement retrouvée, abandonnée, quelques jours plus tard. Après cet épisode, elle ne sera plus jamais entreposée avec le reste du matériel. Le roadie de Rory, Tom O' Driscoll, est personnellement chargé de veiller sur elle à chaque instant. Elle suit donc Rory dans ses moindres déplacements, dans les taxis, les restaurants, au pied de son lit; les deux tourtereaux sont inséparables.

Avec sa précieuse compagne, il gravit prématurément les échelons d'un succès inéluctable, son talent explosant à la face du monde. Après avoir fait ses classes avec le Fontana Showband passé pro, Rory forme Taste (1966-1970) et s'installe à Londres, toujours épaulé par Donal qui devient le manager du trio. Les deux albums du groupe font du bruit. John Lennon, Jimmy Page en parlent dans la presse. Le kid croise souvent Hendrix, fréquente Brian May, qu'il influence d'ailleurs énormément, tourne aux USA avec Eric Clapton, alors dans Blind Faith, joue au mythique Festival de l'île de Wight devant 600 000 personnes. À 22 ans, sans faire d'esbroufe hors scène, grâce à son style et un son unique, le gamin de Cork a déjà inscrit son nom au firmament des guitar-heros, des légendes immortelles. Il est respecté des plus grands. En 1976, Mick Jagger lui proposera d'ailleurs le poste vacant de Mick Taylor au sein des Rolling Stones. Rory refuse mais vient jammer avec le groupe pendant deux jours à Rotterdam avant de s'envoler pour une tournée japonaise. Il leur offre le hit "Miss You" qui sera immortalisé sur "Some Girls" en 1978 et pour lequel il ne sera évidemment pas crédité...

Suite au split de Taste, que Rory vit comme un divorce tragique, il entame une carrière solo. Éblouissante. Telle une étoile filante, le prodige irlandais vit au travers de sa Musique, se consume en elle en tournant sans relâche. Quand Rory n'est pas sur la route, il enregistre en studio. Entre 1971 et 1979, il sort huit albums merveilleux. J'aurais pu chroniquer n'importe lequel de ces disques intemporels, et malgré un petit faible avoué pour les quatre premiers j'ai choisi celui-ci, le plus Hard des '70s, avec l'écossais Ted McKenna (MSG, Gillan entre autres) derrière les fûts. Et on l'entend !

Si la Dream Team Lou Martin (piano) / Rod De Ath (batterie) faisait des merveilles, et je n'évoque même pas le splendide jeu de basse du fidèle Gerry McAvoy présent sur tous les disques de Rory sans exception, le choix d'un batteur à la frappe puissante et aux influences plus Rock que Blues, ainsi que le retour à la formule trio depuis l'opus précédent, ont donné un coup de fouet au bluesman. Le tempo s'accélère, les compositions sont plus dures, Rory change de registre, et la production suit. Dès "Photo-Finish", Rory a d'ailleurs déserté San Francisco pour le studio Dieter Dierks à Cologne. Le nom parle pour lui-même, et il ne ment pas. Le son de batterie est à la fois clair et énorme, on peut comparer la basse à un rouleau compresseur, et la guitare du Kid est bien évidemment toujours égale à elle-même. En d'autres termes, c'est de la bombe.

Si vous imaginiez un vieux bluesman défoncé sur son tabouret, en train de chialer que sa femme l'a quitté et qu'il n'a plus que sa bouteille de Bourbon pour le consoler, vous avez tout faux. Ou presque. Car Rory est Blues, certes, mais aussi Folk, Rock et à partir de 1976, surtout Hard. Rory c'est tout ça à la fois, une guitare, une voix, un feeling inimitable, une présence qui vous enveloppe, des morceaux poétiques, des blues poignants qui vous arrachent une larme, des passages acoustiques country, mais parfois aussi des grosses claques dans la face. Rory quoi.

Et des claques, sur ce disque, on en prend quelques unes. Entre le riff inoubliable de "Follow Me", la rythmique pesante et rapide de "Just Hit Town", la basse terriblement lourde qui étouffe "Keychain" (dommage que le fading soit bâclé à la fin), le boogie mortel "At The Depot" qui renvoie Status Quo jouer au bac à sable, on ne se repose pas. Rory s'accorde un seul blues, "Off The Handle", poisseux, électrique, violent, à l'image de ce "Top Priority", ainsi baptisé pour rappeler à sa maison de disques la promesse qui lui a été faite concernant la promo de cette nouvelle galette.

Les morceaux les plus mélodiques, le génial "Bad Penny" ou les plus légers "Wayward Child" et "Public Enemy N° 1" aèrent cet album magique, dont la perle reste pour moi la pub-song "Philby". Si vous avez déjà passé une soirée à Dublin, cette ville féérique où vous ne pouvez franchir la porte d'un pub de Temple Bar sans y trouver de véritables musiciens en train de jouer, en lieu et place d'une radio diffusant à bloc la dernière merde estampillée Fun Radio, vous rêverez tout comme moi, après avoir écouté ce disque, d'avoir un jour pu, tout en éclusant des Guinness, reprendre en chœur avec Rory les "Yeah yeah yeah" qui ponctuent cette tuerie, mise notamment en valeur par le son d'une sitar électrique Coral de 1960, prêtée par Pete Townsend.

Grand amateur de polars, Rory évoque souvent des histoires policières. Les lyrics de "Philby" sont particulièrement instructifs, puisque Rory dresse dans ce texte un parallèle entre sa vie et celle de Kim Philby, agent double (ayant vraiment existé) travaillant à la fois pour le MI6 et le KGB. Je vous laisse apprécier quelques extraits :

"Now ain't it strange that I feel like Philby, I'm lost in transit in a lonesome city, I'm disconnected but I don't need pity, It's getting strange and it's getting crazy, Tell me, what is going on ?"

Rory se sent mal. Il a consacré sa vie entière exclusivement à la Musique, et arrivé à 31 ans, commence à s'interroger, peut-être à se remettre en question... Le kid n'a en effet pas eu de vie privée, n'a jamais connu l'Amour, n'a même jamais envisagé une relation autre que celle qu'il entretient avec sa guitare. Rory est rentré en Musique comme en Religion. En renonçant à tout.

La vie folle menée jusqu'ici ne lui avait jamais permis de se poser un seul instant. A partir de cet album, les enregistrements s'espaceront. Mais on ne change pas du jour au lendemain. Rory ne se sent bien que sur scène, alors il tourne. Il est malheureux, seul. Il a le Blues. Il commence à prendre des "médicaments" pour calmer ses angoisses et devient très vite accro. Ajoutées à une consommation d'alcool importante, les pilules lui détruisent le foie. Rory s'en fout. Il n'a que sa Strat'. Rien ni personne qui pourrait le faire revenir du côté de la Vie. Malgré les mises en garde et engueulades de Donal, il s'enfonce. Les photos parlent.

Le 10 janvier 1995, un mois [un mois, bon sang !] après son passage à Reims, Rory s'écroule sur scène à Rotterdam. Son dernier concert.

Début juin, après des semaines d'hospitalisation, on lui greffe un nouveau foie. L'opération est un succès, mais Rory contracte un virus pendant sa convalescence. Le corps est trop faible pour se défendre. Le 14 juin 1995, à 10h44, il s'éteint, laissant derrière lui une Fender éplorée.

Ironiquement, je découvris la Musique de Rory dans ce studio rémois quelques semaines seulement après ce concert. Si vous êtes passés à côté de cet immense artiste incarnant on ne peut mieux l'Intégrité, il est encore temps pour vous de rectifier le tir. Faites-en une Top Priority.

ZazPanzer pour Spirit of Rock
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5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE BRUNO BLUM MAGAZINE BEST, 20 décembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Priority (CD)
CHRONIQUE DE BRUNO BLUM MAGAZINE BEST OCTOBRE 1979 N° 135 Page 88
10° Album 1979 33T Réf : Chrysalis 6307 669
Pochette moche. Titre Niais. On a l'habitude. On a aussi l'habitude de Rory Gallagher, qui ne fera décidément pas un concert sans jouer « Bullfrog Blues » et « Going To My Home Town » à la mandoline. En d'autres termes, ceux qui, comme moi, ont toujours été suffisamment faibles d'esprit, ignorant des modes et capables d'apprécier une musique qui n'invente plus rien depuis, Ooooffff, au moins dix ans aimeront ce Gallagher-là, comme ils ont certainement su aimer les précédents, des quatre « Taste » à aujourd'hui. Les disques de Rory forment un monde à part, ils n'existent que les uns par rapport aux autres, et ils sont, c'est incroyable, depuis le temps, chaque fois efficaces, réussis, montrant qu'à l'intérieur de son petit monde, Gallagher sait toujours découvrir une petite veine, un trou de lumière qui lui permettra d'exploiter son talent sous un jour légèrement différent. Ce jour légèrement différent, cette fois-ci, ce sont des compositions assez faibles, qui me font regretter les temps bénis de « Tattoo'd Lady », bien que « Follow Me », soit, comme toujours, impeccable. En somme, cet album n'est valide qu'en raison des exceptionnelles parties de guitare (toujours « Follow Me »). Rory a encore amélioré son son, il est plus incisif que jamais, plus hargneux, il hurle plus encore que celui d'autrefois Leslie West, et c'est une référence !
Et en le réécoutant on y découvre toujours une finesse de plus, dans la voix, pourtant pas géniale, mais honnête, foutrement honnête, dans les chansons, pas démentes, mais foutrement bien foutues, et dans le son et le jeu de guitare, pas nouveau mais foutrement génial et foutrement dément, comme dirait l'autre. En somme cet album démontre une fois de plus pourquoi on ne peut pas descendre Rory Gallagher : il joue de la guitare trop bien, il sent son truc, et par-dessus le marché il est TOUJOURS honnête vis-à-vis de son public en faisant des concerts, régulièrement, et des disques qui vont avec. Je me demande parfois si j'en demande plus aux autres groupes. Les autres groupes, tu sais jamais comment sera le prochain disque, le prochain concert. Avec Rory Gallagher, tu sais. Tu n'es jamais déçu. C'est peut être ça, le talent.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La bombe irlandaise !, 22 janvier 2011
Par 
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Priority (CD)
Ce disque est sans doute le plus hard que nous ai offert le guitariste irlandais.
Dès "Follow Me" suivi de "Philby" on sait à quoi s'attendre, une avalanche de riffs en rafales et de chorus enflammés. Cela continue avec "Bad Penny", "Wayward Child" et "Public Ennemy n°1", pas un titre qui ne soit tendu comme un arc, sauvage (sans être brutal), rugueux comme le vent de son irlande natale.
Même les blues : "Off The Handle", "Keychain" participent de la même urgence à en découdre.
Evidemment il serait évident de voir ici les chorus les plus incendiaires, les plus terribles que nous ai offert cet immense guitariste.
Sur la puissante assise rythmique de Gerry Mac Avoy et Ted Mac Kenna, Gallagher s'envole avec encore plus d'urgence et de volubilité que d'ordinaire.
Mais même dans le hard rock le plus débridé, Gallagher n'a rien sacrifié à son art, si ses soli sont ravageurs ils sont toujours chaleureux et ne participent aucunement à une virtuosité gratuite et surfaite. IL laisse cela à d'autres.
Chaque note porte, chaque riff est unique.
Avec cet album Rory Gallagher est au sommet de son art, et quand Gallagher est au sommet les autres guitaristes ma foi...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 The Shamrock !, 23 octobre 2012
Par 
Darko (Bretagne - France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Priority (CD)
Ce qu'il y a de bien avec la musique de Rory Gallagher, lorsque l'on est natif d'Armorique, bercé dès sa plus tendre enfance au son d'Alan Stivell, Dan Ar Braz ou Gabriel Yacoub, c'est que l'on se sent tout de suite comme à la maison.

Et c'est un fait qu'avec son blues rock mâtiné de tourneries celtiques, Rory Gallagher a converti plusieurs générations de bretons amoureux du rock et de la tradition. Il n'est certes pas le seul, Thin Lizzy et Gary Moore, incorporeront également des influences celtiques à leur musique, mais Gallagher reste le plus authentique. Il suffisait de le voir une fois sur scène pour savoir immédiatement que l'on n'avait pas affaire à l'un de ces poseurs de british, mais bien à l'un de ces sacrés irlandais ! Quelle ambiance et quel talent !

"Top priority", paru en 1979, est un excellent album de blues rock joué en power trio, une formule donnant de l'espace aux musiciens et chérie par les plus grands (Cream, Hendrix, Gov't Mule...). Il conviendra aussi bien à l'ambiance cosy du pub qu'à celle plus festive de la kermesse, où il se mariera à merveille avec la galette saucisse et ne gâtera, ni le goût du cidre, ni celui de la bière, bien au contraire ! Il est même souvent arrivé qu'à la nuit tombée, il redonne le pied marin à des moussaillons en perdition, donnant de la gîte victimes de vents mauvais !

Rory Gallagher, c'était la quintessence du rock irlandais, pour peu que cette expression veuille bien dire quelque chose, et les meilleurs morceaux de l'album sont naturellement ceux qui dégagent ce parfum si singulier de folklore celtique : "Follow me", "Philby", "Wayward Child", l'excellent "Bad Penny ou le bonus "The Watcher" .

Le guitariste sera invité, à l'été 1994 pour l'une de ses dernières prestations publiques, au festival Interceltique de Lorient. Une reconnaissance dont il était très fier ...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Priorité absolue , comme son nom l'indique, 28 janvier 2011
Par 
Jean Humbert "gloup" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Priority (CD)
Dans sa période blues-rock costaud et d'un abord facile (ici pas de blues acoustique ardu, ou de mandoline solo), dans le style de " Photo finish" ou de "Stage struck" voici un excellent disque.
C'est aussi quelque part un peu comme de l'autre côté de l'océan ce qu'a proposé J. Winter, à peu près à la même époque et dans le même esprit.
"Top priority" vous fera vibrer et bouger, il vous émouvra parfois. Il donnera une telle envie de bouger que Lourdes parait totalement inefficace depuis.
Son irréprochable, compositions magiques, groupe au top (c'est bien le moins !), des accroches évidentes: il aurait pu avoir un hit! Aucune longueur, ni langueur. Rien que du bon (que dis-je !), du solide, de l'efficace, du vécu.
Des titres aussi évidents, aussi inoubliables que " Follow me" "Keychain" "Off the handle" ou "Philby" sont sur dans ce bout de plastique ! Eh oui !!! Et il y en a 7 autres du même tonneau ! Alors, qu'attendez-vous ? Et les deux bonus sont très bons, et il n'est pas bien cher ! Alors ???
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Que d'énergie !, 11 novembre 2010
Par 
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Top Priority (CD)
Top Priority, 8ème disque studio et quatrième sous l'ère Chrysalis, est publié en 1979, alors que la popularité de l'irlandais est dans une phase décroissante, sans qu'un quelconque relâchement artistique puisse lui être imputable. Chrysalis continue à soutenir fermement l'artiste, s'engage verbalement à lui donner les moyens d'une relance et va au terme de l'engagement promis. Rory Gallagher, en guise de remerciement à son employeur, veut, pour cet album, un titre qui résume cette fidélité dans les promesses : il opte pour Top Priority, « priorité absolue » dans la langue de Molière. Rory Gallagher apporte une réponse claire et précise : il n'a rien perdu de sa flamme, il est en forme, son nouveau projet est solide, bien lourd. L'affaire sent la sueur, c'est de l'excellent Rory Gallagher. Pouvait-on en douter ? Comme pour faire taire les critiques à son propos, il redouble d'énergie. Le seul reproche qui puisse être apposé à ce disque, c'est son manque de diversité. De Follow Me à Public Enemy N°1, Rory lâche carrément les chevaux avec autorité, mais dans un registre similaire. Ses délicieux intermèdes acoustiques ou ses blues bien léchés et un peu plus doux font défaut. L'album, en dépit d'une grande qualité, ne permet pas de souffler. Ces pauses rythmiques auraient haché une ambiance échevelée, parfois infernale, de décibels qui, à la longue, au fil de l'écoute, farcit le cerveau d'un quinquagénaire. Elles lui auraient assuré un meilleur équilibre. Pour corser l'affaire, les deux pistes bonus sont faites du même métal. Vous voyez ce que je veux dire ? Quoi qu'il en soit, c'est un très bon disque.
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5.0 étoiles sur 5 album essentiel, 19 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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tout y est, le son , les riffs, les solos, la voix, des arrangements bien faits. Pour moi s'il fallait choisir un album de Rory c'est celui-ci.
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5.0 étoiles sur 5 Gallagher au top, 21 mai 2013
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Ah, top priority... "titre niais, pochette moche... on a l'habitude" écrivait le journaliste préposé de Best en 1978 (ce qui ne nous rajeunit pas et ne le grandit guère)... et bien, attention à ne pas écouter avec les yeux, car ce nième LP de Gallagher des 70's est un brûlot (au même titre, d'ailleurs, que "Photo finish", à posséder aussi absolument). C'est d'ailleurs vers cette époque, qu'influencé par la mouvance punk (il fut très impressionné par un concert des Sex Pistols début 1977, dit-on), le grand Rory va insuffler un surcroît d'énergie et de rage à son rock blues qui lui permettra de mordre assez sensiblement sur le jeune public hard, celui des ados qui peu après vont s'enflammer pour la NWOBHM... oh certes, rien de commun entre Gallagher et un Maiden ou Diamond Head, si ce n'est que l'ancêtre restait sur scène l'idole de tous ces jeunes loups. Et c'est justement l'urgence scénique, la sueur au km qui sont fidèlement retranscrites ici... du génial "Follow me" qui dynamite d'emblée l'auditeur au sublissime blues électrique de "off the handle" (peut-être bien son meilleur en studio avec "Walkin' wounded" qui, lui, apparaît sur "Fresh evidence"), rien à jeter, que du bonheur bercé par la vieille strat fissurée du divin irlandais. Question posée à Hendrix à l'issue de sa prestation de Woodstock : "Quel effet ça fait d'être le meilleur guitariste de la planête ?" Et Hendrix, qui avait assisté au concert de Taste quelques heures plus tôt, de répondre : "Je ne sais pas... demandez à Rory Gallagher".
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4.0 étoiles sur 5 Superbe !, 18 août 2008
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Voila du rock bien maîtrisé, très riche, et joué avec beaucoup de talent!
Le son est grandiose, les solos magnifiques.
Rien à redire !
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4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 superbe !!!, 7 juin 2002
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Avis aux amoureux de la 6 cordes ou aux rockers.
Cette album est pour vous ! Indispensable dans toute cd thèque digne de ce nom. Un très très bon album de rock, qui ce démarque largement de ce que l'on a l'habitude d'écouter.
Au final, un album richement recherché musicalement, riche en émotion, bref Un Must.
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Top Priority de Rory Gallagher (CD - 1999)
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