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Oar


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19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le chef d'oeuvre du Syd Barrett américain, 6 novembre 2003
Par 
Jidé (Bordeaux France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oar (CD)
Décembre 1968 : Alexander "Skip" Spence , ex-batteur du Jefferson Airplane et ex-guitariste/ chanteur des poisseux Moby Grape, tente de se refaire une santé . Son esprit malade, dévoré par les acides, lui fait sentir que le vent est en train de tourner et que la révolution psychédélique est terminée. A l'instar de Bob Dylan, qui montre toujours la voie, et des Byrds qui viennent de publier leur "Sweetheart of the Rodeo", il décide d'enregistrer un album de Country-music. Il obtient 800 dollars de sa maison de disques, il claque tout dans l'achat d'une rutilante moto, et il part, seul et halluciné, vers Nashville. En arrivant là-bas, on ne sait pas quel accueil les vieux cow-boys de la ville ont pu réserver à ce hippie défoncé, mais toujours est-il qu'il n'eut plus les moyens d'engager un groupe d'accompagnateurs. Peu importe ! Il enregistre tout lui même, composant, chantant, jouant de tous les instruments, en quelques jours de pure folie créatrice. Le résultat est l'un des plus beaux disques de l'histoire : quelque chose d'aussi émouvant que disons , les vieux enregistrements des bluesmen noirs des années 30. Un disque bancal, mal foutu, mais sur lequel plane la belle voix profonde de Spence (la voix d'un type de 24 ans et qui parait en porter des siècles) : il faut écouter "Cripple Creek", digne des plus beaux morceaux de Fred Neil et les incroyables "War In Peace" et "Grey/Afro", lentes montées de Folk Acide, remplis d'effets "Fuzz" (du pauvre) et de collages sonores (simples et efficaces). L'ultime réédition de ce brûlot culte par l'excellent label "Sundazed" proposait quand même une bonne dizaine de morceaux inédits et issus des mêmes sessions : ils sont tous indispensables !
Notons pour finir que ce disque qui ne sonnait pas comme de la vraie "Country", a vite rejoint les bacs à soldes des disquaires et l'indifférence générale (seul Greil Marcus le remarquera à sa sortie en 1969). Il est pourtant devenu l'un des albums cultes les plus souvent cités par les meilleurs mélomanes rock. Spence , trop englué dans ses propblèmes psychologiques, n'a pratiquement plus rien fait après : il est mort en 1999 dans sa modeste baraque de Santa Cruz (Californie).
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une des plus belles pièces de la maison Columbia., 4 juillet 2010
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oar (Téléchargement MP3)
T'as vu la bonne gueule de ce drôle de paroissien sur la pochette ? Cheveux ébouriffés, petit sourire narquois aux lèvres, yeux ahuris, visage à moitié plongé dans l'obscurité...il n'est pas mimi notre Spence, ex batteur de l'Airplane et surtout, pierre angulaire de la scène de Frisco et de Haight-Ashbury, via Moby Grape. Entre nous...il faut vraiment être un vrai allumé pour produire ce genre d'albums. L'homme, il faut le savoir, a fait un pétage de plomb grandeur nature qui lui fait faire un détour par la case (il lui en manque une quelque part !) maison psychiatrique, le bien nommé Bellevue Hospital de New York. Faut dire que défoncer à coup de hache le studio d'enregistrement et la porte de la chambre de Stevenson (le batteur du Moby Grape que Skippy voulait affranchir du démon qui était censé le posséder), t'amène plus souvent à fréquenter ce type d'endroit qu'à récolter des bons points. « Schizophrénie paranoïde » avance le diagnostic médical de l'époque. Il a dû en sucer des buvards et en gober des cochoncetés chimiques pour se faire sauter le mental de la sorte. Une fois sorti de l'univers psychiatrique, le bonhomme, qui n'en a pas oublié qu'il était un artiste, un multi-instrumentaliste prend la route de Nashville pour mettre sur disque ses expériences vécues. Donc, en 1969, sort ce produit de la Columbia, OAR. Fiasco total à sa sortie. La suite est plus glorieuse. Ces cinglés, façon Vincent Crane, Arthur Lee, Jim Morrison, Syd Barrett, Gene Clark, John Martyn (à qui Skip me fait souvent penser) ont du génie. Comme le démontrent chacun des 12 tableaux zarbis de cet album très étrange, ce Skip Spence était un chef d'aeuvre à lui tout seul. De Little Hands à Grey/Afro (c'est là que se finit le LP d'origine, ma chronique exclut donc les autres titres après Grey/Afro), rock, blues, country et folk s'invitent avec bonheur et étrangeté. La prouesse de ce disque solo visionnaire consiste en le fait que Skippy a écrit, interprété et produit tout ce qui se fait sur cet album, pour le moins curieux, en pas moins de 15 jours (4 jours pour l'enregistrement, et seul !). Rythmiquement parlant, c'est parfois déconcertant, les bruitages ne sont pas toujours opportuns. Bref, ne vous attendez pas à avoir un album qui coule toujours de source. Parfois, le gus perd son emprise (sur scène, il était une vraie pile électrique) peut déraper (comme ses percus pas toujours bien assurées) et ça sonne comme si c'était un hymne à sa propre fin. Plant, Beck et Tom Waits sont clients (CF l'album More AOR : A Tribute To The Skip Spence Album en hommage à Skippy). Moi aussi, je suis preneur. Cripple Creek, War In Peace, Little Hands, Grey/Afro...Pourquoi pas vous ? N'ayez pas peur, il est mort depuis 1999, vous ne risquez plus rien. Très émouvant et attachant, ce disque oublié.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un trésor secret oublié, 3 janvier 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oar (CD)
Tenter de comprendre c’est prendre le risque de s’aliéner et de devenir fou...comme le souvenir d’un objet perdu auquel on tenait plus que tout…l’esprit vagabonde entre le constat -- il est perdu …et la question - comment a-t-on pu perdre cet objet auquel on était si attaché…
Y’a –t-il seulement une chance pour qu’un jour, le hasard aidant, on le retrouve sur le rayonnage improbable et envahi de poussières d’un disquaire d’une province éloignée…Il est de grands disques oubliés dont l’existence relève du secret et de la confidence…approchez votre oreille que je vous y glisse un mot un seul : Oar…
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Oar de Alexander "Skip" Spence (CD - 2002)
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