undrgrnd Cliquez ici Litte nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Jeux Vidéo soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles15
4,3 sur 5 étoiles
Format: CD|Modifier
Prix:9,80 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 20 août 2006
"Stabat Mater dolorosa..." entame d'emblée la sublime limpidité du timbre d'Andreas Scholl, contre-ténor allemand, comparable dans sa souveraineté aux meilleurs de ses rivaux britanniques. "Stabat Mater dolorosa..." enchaîne en canon la pureté céleste de la voix de Barbara Bonney, l'illustre. Mais au-delà de l'une et l'autre de ces voix qui sillonnent à travers les mots, les notes, et se confondent parfois, ce sont les phrases où les deux fusionnent qui exhalent la plus grande charge émotionnelle de ce chant. Eléctrifiante beauté qui monte, implacable, insolente, déchirante, jusqu'à atteindre la limite de l'insoutenable douleur, celle-là même que Ferré décrivait en chantant "ce mal qui vous fait du bien." On se croirait en effet, aux portes du ciel.

Sans doute doit-on la réussite de cette association au géni sensible de Christophe Rousset, qui enchante de son pupitre autant qu'il l'avait fait derrière son clavecin. Contrairement à la version minimaliste réalisée par René Jacob - avec le jeune Sebastian Henning et le Concerto Vocale de six instruments, (Harmonia Mundi -1983) - le parti pris de cet enregistrement est celui d'un orchestre de chambre, les Talens Lyriques (ainsi épelé). Sous la direction de Christophe Rousset, les instrumentistes ont parfaitement réussi le pari de n'être que pour soutenir, et relevé le défi de la présence dans l'ascèse de l'effacement.

Enfin, l'enchantement se poursuit avec les deux Slave Regina qui complètent le programme. Le premier (en fa mineur) qui présente d'étranges similitudes avec le Stabat Mater, est entièrement confié à Andreas Scholl, le deuxième (en la mineur), beaucoup plus rare, à Barbara Bonney. L'occasion pour l'un et l'autre de déployer encore leurs talents, dans de véritables leçons de chant.
0Commentaire|42 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Depuis vingt ans Christophe Rousset revisite les œuvres baroques du répertoire traditionnel (Couperin, Bach, Rameau...) et explore des ouvrages inédits (Mondonville ou Traetta). Christophe Rousset appartient, comme Hervé Niquet, à cette nouvelle génération de baroqueux, cherchant à allier l'authenticité historique à l'émotion. Il tourne ainsi le dos aux excès dogmatiques de certains artistes des années 60-70, même si ils ont été essentiels à la redécouverte de la musique baroque.

Dans le stabat Mater de Pergolèse, les voix de soprano et d'alto (contreténor) interviennent en solo ou en duo et en alternance dans toute l'œuvre. Intéressons-nous à quatre exemples.

1 - stabat Mater : une cadence acérée du continuo et une phrase mélodique plaintive se superposent. Cette introduction est reprise lors de l'entrée en duo des deux voix qui chantent avec douleur et prière le verset. Christophe Rousset oppose avec franchise et légèreté ces deux idées musicales. Certains voient dans la rythmique appuyée de la basse continue un coté dansant, un style galant, ce qui serait pour le moins étrange vu le sujet ! Personnellement, et à l'écoute de la pulsation obsessionnelle qu'imprime Christophe Rousset à ce continuo, je discerne plutôt la volonté d'exprimer l'inexorabilité de la détresse de la Vierge portant le corps martyrisé de son fils. Et puis la polyphonique lamentation des deux chanteurs apporte un ton de prière sans aucune emphase, ils obtiennent une complicité au service de l'écriture rarement rencontrée. On pense ainsi au second Kyrie de la Messe en si de Bach.
On acquiert grâce à cette direction claire, sans ornementations théâtrales, la certitude que Pergolèse annonce le classicisme avec une cinquantaine d'années d'avance. Ce style dépouillé, quasi ascétique, est la signature de la spiritualité de l'œuvre où rivalisent un dramatisme et une profonde humanité.
Est-il possible de rester impassible en entendant les aigus séraphiques de Barbara Bonney et le déchirement qui émane des élans de Andreas Scholl ? J'espère que non.

2 - Cujus anima gemmentem : le texte "plongent un glaive dans son cœur", plus violent, exige plus d'énergie à l'air de soprano. La voix de Barbara Bonney reste très limpide dans sa ligne de chant, très volontaire. L'effectif moyen choisi par Christophe Rousset (17 cordes + clavecin/orgue) offre une belle dynamique expressive, une soyeuse sonorité dans laquelle baigne la voix. Avec quelques cordes, on n'obtiendrait qu'un simple accompagnement décoratif. Christophe Rousset sans recourir à un romantisme de mauvais aloi resitue bien ainsi l'ouvrage dans le courant classique qu'il préfigure.

4 - Quae moerebat et dolebat : cet air chanté par le contreténor établit un paradoxe entre l'accablement suggéré par le verset "...de voir les coups si douloureux que son fils a reçus", et le style galant de la mélodie utilisée et son intonation proche du divertissement. On peut s'étonner de ce choix "un peu allègre" mais il ne faut pas oublié que Pergolèse composait à l'époque de nombreux opéras et que les napolitains raffolaient de ce style aérien. Certes peu de gravité, mais l'usage d'un mode mineur et le chant saccadé, insistant en staccato sur chaque mot dans la reprise du texte, témoignent de l'affliction à partager avec la mère éplorée. L'incroyable souplesse de l'élocution d'Andreas Scholl et la vigueur des notes aigües marient à merveille les principes antinomiques de la douleur sous-jacente et du style bondissant. Il en ressort ainsi l'expression d'un pudique chagrin sans aucune emphase du discours musical.

12 - l'ultime duo final se développe comme une implorante et poignante arabesque. Sur des accords de l'orgue, les deux voix s'enroulent et fusionnent, s'élèvent avec une grâce délicate. Christophe Rousset nous offre une des versions les plus authentiques et les moins ostentatoires de la riche discographie, c'est là son mérite.

Le CD est complété par deux Salve Regina interprétés par les Talens Lyriques et Andreas Scholl puis Barbara Bonney. Deux œuvres qui prolongent et partagent le climat du Stabat Mater.

L'intégralité de l'article est disponible dans le blog Deblocnot' (voir profil) avec une discographie alternative...
22 commentaires|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 26 janvier 2005
Encore une fois, Andréas Scholl (qui s'est remarquablement bien associé à Barbara Bonney ici), propose une version du Stabat Mater de Pergolese qui est probablement la meilleure du commerce actuellement.
C'est un pur moment de bonheur renouvellé à chaque écoute.
A conseiller à toutes les personnes qui ne connaissent pas forcément bien la musique classique ou sacrée ; c'est le meilleur aprentissage possible!
0Commentaire|27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 décembre 2008
Dès les premiers accords, l'émotion nous envahit et ne nous quitte plus : le duo Andréas Scholl(l'excellent contre ténor) et Barbara Bonney (soprano au timbre lumineux), est vraiment exceptionnel: quel bonheur !

Ce CD est une pure merveille, une "version géniale" à posseder absolument dans sa discothèque !
Jean-Louis 29
0Commentaire|15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Giovanni Battista Pergolesi - ou Pergolèse - est ce compositeur italien très connu (1710-1736), d'une valeur extrême, qui mourut si jeune, à l'âge de 26 ans ; perte irrémédiable pour l'histoire de la musique. Ce CD nous donne ses trois compositions les plus connues, de musique sacrée : le célèbre "Stabat Mater" et les deux "Salve Regina". Et ceci par une exceptionnelle équipe d'interprètes : le contreténor Andreas Scholl et la soprano Barbara Bonney, regroupés autour de l'ensemble des Talents Lyriques dirigés par Christophe Rousset.
Qui n'a jamais entendu (plage 1) les premières mesures du célèbre "Stabat Mater", avec son introduction instrumentale à laquelle s'ajoute le duo des deux voix solistes ? Merveille des merveilles, surtout dans cette interprétation ! Par la suite, duos et airs se succèdent, avec une grande cohésion d'ensemble nous amenant au cœur du drame de la "Mère des douleurs" (la Vierge Marie au pied de la Croix). Du duo de la plage 8 ("Fact ut ardeat cor meum") jusqu'à la fin de la plage 12 ("Amen"), cette équipe soudée nous fait ressentir - malgré la douleur - une certaine espérance. Les voix des deux solistes sont souvent quasiment séraphiques. Quant au soutien instrumental, il apparaît comme exemplaire.
Le "Salve Regina en fa mineur" est chanté par Andreas Scholl seul. Ce salut à la "Reine" ("Nous vous saluons, Reine"), c'est-à-dire à la Vierge Marie, est - lui aussi - superbement mis en valeur. La technique vocale d'Andreas Scholl est vraiment excellente, ainsi que sa maîtrise du registre de tête, caractéristique des emplois de contreténors. Le "Salve Regina en la mineur" est confié, quant à lui, à Barbara Bonney, dont la douce voix au timbre clair et limpide - parfois même presque diaphane - est d'une beauté quasi cristalline.
Voici donc, à mon avis, un des plus beaux disques lyriques de l'année 1999. Nous ne pouvons que conseiller à celles et ceux qui ne le connaîtraient pas d'aller à sa découverte, même si d'autres interprétations de qualité existent, sur le marché du disque, pour ces trois partitions magnifiques et bouleversantes.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 novembre 2006
il suffit de mettre le disque... Et ensuite l'émotion fait le reste. On a le coeur serré, tant par la beauté de la musique que par la sensibilité de l'interprétation.

Il n'est même pas nécessaire d'être initié. Cette musique se suffit à elle même.

Mais si on est initié, on notera quand même qu'Andreas Scholl est juste le meilleur contre ténor qui soit.
0Commentaire|19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 janvier 2011
Comme le commentaire anonyme mais très avisé qui est le seul à dénoncer les faiblesses de cette interprétation, mon commentaire ira dans le même sens.
Christophe Rousset impose parfois des tempi trop rapides qui affaiblissent la luminosité de l'œuvre. Les ornementations empruntées au plain-chant ne conviennent pas à ces œuvres résolument baroques. Nous sommes au XVIIIème siècle, pas au moyen-âge.
Pour sa défense, Andréas Scholl est toujours excellent même s'il ne possède pas la plus belle des voix. Sa prodigieuse technique gomme les imperfections de son timbre.
Barbara Bonney est décevante et passe souvent à côté de l'intériorité de la partition. On note en plus quelques tensions du larynx sur les attaques hautes qui gâchent le plaisir. On la connaissait sous de bien meilleurs aspects.

Au final, préférez la version James Bowman / Emma Kirkby par Christopher Hogwood qui, bien qu'ancienne, est la seule qui vous fera flotter avec les anges.
33 commentaires|15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 avril 2015
j'ai beaucoup aimé mais ayant goûté sur You tube la version de Christophe ROUSSET à l'occasion de festival de Saint Denis avec Sabina PUERTOLAS et vivica GENAUX , je reste un peu sur ma faim ! Si vous trouvez le CD de l'enregistrement , faites moi signe .
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 mars 2016
Stabat Mater d'un compositeur de haut talent musical interprêté par de talentueux chanteurs, c'est un CD délicieux qui mérite de faire partie de votre discothèque
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 mars 2010
I bought this CD a long time ago - for my love for Scholl's singing, Bonney's reputation and of course for Pergolesi's music. I don't know how many times I have heard (and sang) this Stabat Mater and it stills makes me go all quiet and very emotional... The singing is so pure and unforced, so heart wrenchingly beautiful - it doesn't get better than that! Buy it... you'll never regret it!
En quelques mots: A mon avis très humble, c'est un CD comme on ne trouve pas plus beau... les voix pures et sans effort de mon Alto Idole Andreas Scholl et Barbara Bonney me touchent toujours encore à choix fois j'écoute cette musique. Je connais chaque ton, chaque nuance, je l'ai déjà chanté et écouté des dizaines de fois en concert, ce CD touche à chaque reprise le 'core' de mon coeur - allez l'acheter, c'est un petit bout du ciel que vous allez acquérir!
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

18,00 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)