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4,6 sur 5 étoiles
Low
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36 sur 39 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 avril 2004
Apres avoir paru 4 ou 5 chefs d'oeuvres (de 71 a 76, principalement, de Hunky Dory a Station to Station) qui se sont suivi aussi vite qu'ils ne se ressemblaient pas, Sir Bowie a du en decontenancer plus d'un en sortant ce truc bizarre, glacial, indescriptible. Sur la premiere face, l'auditeur est accueilli par 7 titres etranges, distants, entre rock science fiction (Speed of Glass !), pop mecanique desarticulee (Breaking Glass, What in the world), melodies cubiques (Sound and Vision) ou espaces aeriens aux solos de guitare hypnotiques (Always crashing in the same car, Be wy wife). On pense au Alien de Ridley Scott, au 1984 de George Orwell, aussi bien qu'a une morne etendue deserte de Varsovie en plein hiver. La derniere piste musicale de la face A, (A new career in a new town et sa note unique d'harmonica enfouie sous une melodie impeccable) annonce plus ou moins la face B, essentiellement instrumentale, entre ambiances froides, lourdes et oniriques, et espaces sonores inquietants (la logique souterraine du dernier morceau Subterraneans ou le splendide et dramatique Warszawa). Low est exceptionnel dans le sens ou il rejoint le pantheon tres ferme des chefs d'oeuvre dramatiques formant une et meme unite de son incroyablement perceptible (avec entre autres Pink Moon de Nick Drake, Closer de Joy Division, Loveless de My Bloody Valentine, Disintegration de The Cure). C'est nul doute le seul disque integralement reussi de sa trilogie berlinoise (Heroes et Lodger tiennent souvent de la redite, avec un peu moins de creativite ou de panache). Low est aussi exceptionnel puisqu'il est sorti en pleine (ins)urgence punk et se voit involontairement attitre le role d'avant-gardiste merite de la cold-wave. Low est enfin exceptionnel si on analyse la discographie de Bowie depuis le debut de la decennie, livrant quasiment un chef d'oeuvre par an, sans copier ou prolonger la musicalite du precedent. Superbe.
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33 sur 36 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 31 octobre 2000
Low profile, c'est ce que signifie le visuel de la pochette. Par ce jeu de mots, Bowie veut marquer son retour à l'expérimentation et à la modestie après des années sexe, rock and coco. Le nez dans la poudre, il avait déjà annoncé son retour en Europe par cette phrase tirée de Station to Station : "The European cannon is here", soit le modèle européen est à portée de main. Enregistré en France au Château d'Hérouville, Low n'en demeure pas moins une pièce fondamentale du tryptique berlinois. Peu défendu par RCA en 1977 parce que jugé non commercial, Low apparaît 23 ans plus tard comme une oeuvre majeure ayant influencée toute la cold wave et l'electro-pop des années 80. Déroutant, toujours surprenant avec ses deux faces bien différenciées, l'album s'ouvrira à ceux qui sans cesse l'écouteront. Mes deux morceaux préférés : Warzsavia et Subterraneans qui évoquent des paysages désolés comme peu de chansons auront jamais pu les "peindre".
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
1000 PREMIERS RÉVISEURSle 22 février 2014
Dégoûté par L.A. et son ambiance qui le font flipper, Bowie quitte les Etats-Unis et revient en Europe. Prenant Berlin comme point d’attache, toujours secondé par Tony Visconti, il s’acoquine avec Brian Eno (alors en pleine carrière post-Roxy Music prometteuse) et emporte un Iggy Pop en dérive totale dans ses valises. Il va en résulter une série d’albums grandioses, aux sonorités neuves, dont ceux de Bowie vont former la fameuse trilogie berlinoise. Bien qu’enregistré à Paris (mais mixé à Berlin), LOW est le premier joyau issu de cette fournaise créative.
Inventant un disco à l’européenne, qui mixe synthétiseurs omniprésents et guitares tranchantes, Bowie et ses comparses annoncent toute la new wave des années à venir. Si la première face comporte quelques pop songs malines (BE MY WIFE) et efficaces dans leur surprenante originalité (SOUND AND VISION), la seconde est une suite d’instrumentaux oniriques, qui serviront à définir un style que l’on n’appelait pas encore ambient. A l’aide de traitements de sons inouïs sur les synthétiseurs, renforcés par de vrais instruments utilisés de façon peu conventionnelle, l’équipe formate autour des compos de Bowie un univers qui nage en constance dans l’avant-garde, plus axé sur l’atmosphère que la virtuosité, et pose un vrai jalon de musique en devenir. Celle qui allait peser sur les deux décennies suivantes.
Tops : SOUND AND VISION, BREAKING GLASS, BE MY WIFE, WARSZAWA, WHAT IN THE WORLD
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
En 1977, le Mince Duc Blanc, qui n'est plus duc mais toujours aussi mince et blanc, a déménagé à Berlin, mais il est toujours sous l'emprise de la cocaïne dont il ne s'est pas encore libéré au moment de la conception de cet album, et c'est sûrement en partie grâce à elle que le résultat est si étrange, sidérant. Un album en deux faces bien distinctes, même si le CD a effacé cette dychotomie : les courts morceaux de la première partie voient Bowie, sur une musique pop tranchante, minimaliste, extraordinairement novatrice, raconter des bribes de sa vie réelle ou imaginaire, décrire ses visions et hallucinations (faisant pousser quelque chose d'horrible sur la moquette, se crashant avec la même voiture indéfiniment, reclus dans une chambre bleue aux stores perpétuellement baissés, et parlant avec une ex-femme devenue aussi immatérielle que lui-même, avant d'entamer une nouvelle vie dans une nouvelle ville, Berlin donc), avec sur certains titres un piano ou un saxophone réminiscents de "Station to Station" ou de "Aladdin Sane" du plus bel effet.
Les quatre instrumentaux, somptueux, qui découpent la seconde face reflètent, tels des miroirs de glace, les impressions qu'évoquent pour l'artiste Berlin ou Varsovie, et la vie des deux côtés d'un mur infranchissable autrement que par l'imagination ou les "héros" dont il sera question dans l'album suivant. Quatre pièces "ambient" (bien que la dénomination n'existât pas encore à ce moment-là), écrits par Eno et Bowie, et qui sont comme autant de "territoires" que la lumière n'aurait pas encore atteint, mais qui n'est pas loin de percer néanmoins.
Le premier disque d'une trilogie tournée vers l'Europe, qui allait inventer rien moins que la new-wave à lui seul et par là même influencer des générations de groupes dans le futur; également influencé (pour les titres atmosphériques) par les répétitifs américains et les allemands planants (au premier rang desquels Edgar Froese) et par Eno lui-même.
Un des grands disques de 1977, un des plus avant-gardistes aussi, à la photo de pochette extraite du film "The Man Who Felt To Earth", tout comme celle de "Station to Station". 1977, une année atomique qui a vu la naissance du punk et de la new-wave donc, et la sortie de nombreux albums importants, tels "Before and after Science" de Brian Eno, "Trans-Europ Express" de Kraftwerk, "Out of the Blue" d'Electric Light Orchestra, "Heavy Weather" de Weather Report, le premier album de Clash, "Pink Flag" de Wire, "Talking Heads : 77", le premier album de Suicide, le premier album de Peter Gabriel, "The Idiot" et "Lust for Life" d'Iggy Pop, "Marquee Moon" de Television ou "Never Mind the Bollocks" des Sex Pistols !
Et encore "Heroes" de Bowie. Il y a des années comme ça...
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 26 janvier 2006
Sur le papier, "Low" tout comme l'album suivant "Heroes", a deux visages: le côté 'chansons' plus traditionnel et le versant instrumental et expérimental qui peuvent paraître tout à fait opposés. À l'écoute, les 2 tendances se marient avec un naturel confondant, tant les arrangements, la production et l'interprétation sont époustouflants (ce qui ne sera plus le cas sur "Lodger paru en 1979, qui est un fourre-tout pas franchement réussi!). Si vous ne deviez posséder que 2 disques de Bowie, ce serait ces deux-là!
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le 19 août 2015
L’album « Low » de David Bowie est un ovni musical. Sorti en 1977, enregistré au château d’Hérouville et à Berlin, ce disque co-produit par Tony Visconti bénéficie également de l’apport essentiel de Brian Eno, comme multi-instrumentiste, dont l’influence est majeure sur ce disque. D’une durée totale de 38 minutes, l’album contient 11 morceaux, dont 5 sont instrumentaux, mais les morceaux chantés contiennent eux-mêmes peu de paroles.
Il faut du temps pour aimer, apprécier et découvrir ce disque.
La première écoute est difficile car il n’y a pas véritablement de morceaux phares qui se dégagent, mise à part peut-être « Sound and vision » sorti en 45 tours à l’époque avec « A new career in a new town » en face B. Mais au fur et à mesure des écoutes, on l’aime de plus en plus, même si l’univers et l’ambiance du disque sont très froids, glaciales à l’image de la pochette (prise lors du tournage de « l’homme qui venait d’ailleurs », presque robotiques. Les machines semblent avoir pris le pas sur l’homme, qui fait profil bas (« Low »).
Pour autant, remis dans son contexte, les expérimentations réalisées dans le cadre de ce disque apparaissent avec le recul de presque 40 années comme extrêmement modernes. On y sent l’influence montante de la musique minimaliste de Philip Glass ou électronique de Kraftwerk. D’ailleurs, Philip Glass reprendra en 1993 deux des morceaux « Subterrraneans » et « Warzszawa » sortis dans le disque original pour réaliser sa première symphonie. Le monde de Bowie est en 1977 glacial, robotique, électronique, froid, beau et moderne.
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le 29 juillet 2003
Un album merveilleusement étrange, une alternance de couleurs musicales surprenantes, parfois planantes, parfois plus "rock".
Bien que ce ne soit ni le plus commercial, ni le plus connu des albums de Bowie, c'est certainement le plus envoutant.
A écouter absolument, que l'on soit fan ou pas.
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3 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Cet album novateur et sombre choqua sa maison de disque RCA qui redoutait de ne pas le vendre. Bien que l'ex-manager Tony de Fries ait tout fait pour empêcher sa sortie, Low marqua 1977 par sa radicalité et fit de Bowie un des rares musiciens de sa génération reconnu par la scène punk naissante et plus tard par la new wave.

L'apport essentiel de Low réside surtout dans cette « fameuse » face B instrumentale qui révolutionna la pop music des années 70. Les instrumentaux semblent rythmés par le tic-tac d'un métronome, pulsation sur laquelle se greffe la musique. Un tas de claviers furent mis à contribution pour créer cette ambiance ainsi qu'un « Chamberlain » sorte de Mellotron amélioré. Le 1er instrumental « Warszawa » transcrit sa vision de la ville de Varsovie entrevue fugitivement par le train. Sur trois notes tapées au piano par du fils de Visconti, Morgan quatre ans, Brian Eno enchaîna la mélodie qui deviendrait l'ouverture de « Warszawa ». Le chant puissant sans paroles de Bowie est la reprise d'une chorale de jeunes garçons des Balkans. C'est une des plus belles pièces du disque illustrant la parfaite complémentarité de David Bowie et Brian Eno et leur utilisation habile des « hasards ».
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le 22 mai 2014
Dans ce premier album de sa trilogie berlinoise annonciateur du sublime "Heroes", Bowie nous surprend avec quelques titres instrumentaux qui peuvent en dérouter certains mais qui restent néanmoins très bon, le reste de l'album est excellent bien qu'aucun titre ne se détache vraiment de l'album.
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1 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 23 octobre 2013
Il aurait fallu acheter ce Cd à sa sortie pour l'apprécier vraiment. Un Cd à replacer dans son époque pour en apprécier la modernité. Mais comme tout Bowie, on y retrouve des qualités musicales indéniables.
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