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3,8 sur 5 étoiles19
3,8 sur 5 étoiles
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Dernier volet de la trilogie berlinoise (même si enregistré à Montreux puis à New York) en compagnie de Brian Eno, "Lodger" est plus orienté pop, plus divers et coloré aussi que "Heroes" et "Low", les deux albums précédents, mais tout aussi expérimental et surtout aussi inventif et inspiré sinon plus...
Aucun instrumental ambiant cette fois-ci mais des titres tendus et concis, bourrés d'idées et de sonorités nouvelles.
Bowie, qui chante (superbement), joue du saxophone et de la guitare comme à son habitude, est entouré ici du fidèle Carlos Alomar (batterie, guitare rythmique), qui l'accompagne depuis "Young Americans" et qui jouera encore sur quelques albums ultérieurs ("Scary Monsters", "Tonight", "Outside"), Brian Eno (synthétiseurs, "ambiant drone", piano préparé et effets sonores en tout genre), Adrian Belew, futur King Crimson (guitares très innovantes, mandoline), Georges Murray (basse), Dennis Davis (percussions), Sean Mayes (piano), Simon House (violon), Roger Powell d'Utopia (synthétiseurs) et Tony Visconti (chant, guitare et co-producteur de l'album avec Bowie, comme tant d'autres depuis "The Man Who Sold The World").
L'album est composé de deux parties, les deux faces du vinyl : la première est une sorte de voyage, de cartes postales de voyages (voyages qui sont censés ouvrir le coeur et l'esprit), tandis que la seconde s'intéresse à dénoncer certains travers du monde occidental, non sans auto-critique ni sens de l'humour tout britanniques :

1- Fantastic Voyage : Un "grand voyage" sans retour... et une chanson réminiscente de "Word On A Wing" dans le style et la façon de chanter; un des quelques titres calmes de l'album... Pas un des plus fantastiques, plutôt une sorte d'intro avant l'avalanche de créativité qui suit...
2- African Night Flight : Précurseur de la world music; un drôle de périple nocturne dans une jungle délirante et synthétique peuplée de drôles de créatures sautillantes et d'étranges bruits indéfinis dont une énigmatique "cricket menace"... Me fait penser à l'étonnant "Motorbike In Africa" de Peter Hammill sorti un an plus tôt.
3- Move On : Une cavalcade rythmique et des choeurs qui rappellent les musiques des westerns des années 50.
4- Yassassin : L'autre morceau "world" du disque, qui annonce le "Remain In Light" de Talking Heads qui sortira l'année suivante, proche aussi de ce que fait Police à la même période. Une sorte de reggae transfiguré aux sonorités électroniques avec violon arabisant...
5- Reds Sails : Inspiré par un morceau du groupe "kreutrock" Neu. Une superbe envolée new wave avec ses entrelacs de guitare et de synthétiseurs, un chant un peu virulent, le saxophone toutes voiles dehors... Comme un ultime voyage en haute-mer, sous un ciel rougeoyant... Là, je pense au Phil Manzanera de 801 en plus fort, plus original.

6- D.J. : Comme les deux suivants, titre rythmique et hit-single fulgurant, qui a fait l'objet d'une vidéo mémorable avec Bowie dédoublé et travesti de manière sobrement spectaculaire.
7- Look Back In Anger : De très belles voix là encore, pour un titre très enlevé, avec une rythmique et des guitares électriques particulièrement fabuleuses. Ce morceau annonce l'album suivant, le grandiose "Scary Monsters..."; il y est question du passé qui ne reviendra jamais, et d'ange déchu (Bowie ?).
8- Boys Keep Swinging : Dansant, entêtant, presque funk, et qui se termine en beauté par un solo acrobatique de guitare électrique.
9- Repetition : A propos de la violence domestique et de la monotonie de la vie conjuguale, des regrets de ne pas être avec la bonne personne (on n'est jamais avec la bonne personne). David Bowie chante un peu comme David Byrne, voix robotique et totalement détachée, ironique...
10- Red Money : La reprise du "Sister Midnight" d'Iggy Pop sur "The Idiot" produit par Bowie, dont les paroles ont été changées en partie. J'aime l'effet de miroir dans le jeu des titres avec "Red Sails", mais ici, la musique est complètement différente, plus lente, lancinante... Excellent titre final qui parle de la folie de l'argent qui surviendra dans les toutes proches années 80.

Avec cet album magistral et brillant, David Bowie démontre une fois de plus ses capacités exceptionnelles de se renouveler, d'innover en permanence, en transcendant les genres et notamment la new wave qu'il a contribué à inventer, tout en se tournant déjà vers de nouveaux horizons (world music, etc), loin devant tout le monde ou presque.
Un génie avant-gardiste à la fois dans son temps et en avance sur son temps, ignorant les clichés et les sonorités stéréotypées, et qui sait s'entourer à chaque fois d'excellents musiciens, à la mesure de sa musique si particulière, aux multiples facettes, expérimentale mais aussi rock'n roll, genre qu'il a toujours adoré.
Il inspirera d'ailleurs nombres de groupes lassés de la pauvreté musicale du punk à l'instar de Joy Division, Bauhaus, Echo And The Bunnymen et tant d'autres jusqu'à des groupes plus récents comme Placebo, Nirvana ou Marylin Manson et même Interpol ou TV On The Radio.
"Lodger" est sans conteste l'un de ses albums indispensables, qui réussit l'exploit d'être aussi créatif, novateur et intelligent qu'accessible et attractif, et de sonner aussi moderne et futuriste qu'en 1979... C'est mon préféré du Thin White Duke, même s'il y en a plusieurs autres que j'adore, à commencer par les extraordinaires "Station To Station" et "Low", mais aussi "Aladdin Sane" (cabaret, composite, rock'n roll), "Diamond Dogs" (fantastique et inquiétant), "Ziggy Stardust" (parfait dans son étrangeté "alien glam") ainsi que "Scary Monsters & Super Creeps". Dans les années 80, Bowie est au creux de la vague malgré un bon "Let's Dance" (et son tube du même nom, génial !), un honorable "Tonight" qui contient de très bons moments aussi, et un pas si catastrophique que ça "Never Let Me Down", mais il faudra attendre les années 90 puis 2000 pour une véritable renaissance créative, avec ses hauts ("Earthling", "Outside", dans une moindre mesure "Black Tie White Noise"), ses bas ("Hours") et ses entre les deux ("Heathen", "Reality"), même si dans l'ensemble en-deça des fulgurances des années 70.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 22 février 2014
Dernier volet de la trilogie mythique, enregistré à Montreux et mixé à New York entre les shows de la tournée 78 (finalement, seul « HEROES » aura été réalisé à Berlin), LODGER n’a pas reçu à l’époque de sa sortie l’accueil dithyrambique auquel ont eu droit ses deux prédécesseurs. Bien heureusement réévalué depuis, il est aujourd’hui considéré comme un vrai classique bowiesque. Avec sa pochette splendide (!), réalisé avec la même équipe - sans Robert Fripp, mais avec Adrian Belew (King Crimson encore) à la guitare héroïque - il voit Bowie adopter une nouvelle voix, plus grave, qui deviendra sa nouvelle marque de fabrique (MOVE ON).
Cosignant quasi tous les titres avec Brian Eno, il s’aventure sur cet album dans des contrées que l’on considérera comme annonciatrices du style world à venir (l’hallucinant AFRICAN NIGHT FLIGHT ou le reggae à la turque YASSASSIN). Un soin tout particulier semble avoir été apporté au son moelleux de la basse, prédominant sur tout l’album, qui donne une sensation d’élasticité aux morceaux et influencera à mort la quasi totalité des productions des années 90. Rayon classiques, LOOK BACK IN ANGER, D.J. et BOYS KEEP SWINGING se posent là en étendards d’un disque-mystère, dont les secrets ne se percent que dans la persévérance méritoire. A louer.
Tops : LOOK BACK IN ANGER, D.J., BOYS KEEP SWINGING, YASSASSIN, RED SAILS, FANTASTIC VOYAGE
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le 10 avril 2006
Lodger est un chef d'oeuvre au même titre que Low. Sorti après le baclé et autoparodique (mais attachant) Heroes. 1979. La même année que le fabuleux Fear of Music des Talking heads avec lequel il partage les interventions de Eno/Belew. Lodger est le disque le plus world et groovy de Bowie, le plus chaud, bouillonnnant, moite et tendu. Un disque Africain, voyageur qui respire une liberté totale. Chaque pièce est un petit bijou. Une section rythmique galopante, des zébrures de guitares détraquées, des mélodies sobres et retenues. Un chant grave et racé. Des arrangements audacieux et ludiques. Envôutant. Et précurseur.
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le 27 mars 2010
Parler d'incoherence a propos de lodger est un peu déroutant...
Encore une fois, un album hors norme...Et rien que pour le dément "african night flight" cet album vautdrait le detour...rythmique incroyable avec les cordes "mortes" d'un piano percutant...trafiqué par le génial Brian...
Bravo Eno...
Et cet album vaut le détour!!!!
-Red sails sous influence japonaise est sublime...le passage avec une ligne de clavier geniale de brian Eno.
et le tranquille "fantastic voyage" nous annonce exactement ce qui nous attend à l'écoute d'une fantastique collaboration une fois de plus.
-Move on et les choeurs extraodinaires...La rythmique...comme une obsession tribale...
Les musiciens qui changent de rôle le temps d'un "boys keep swinging"...à la fois bancale et tellement solide.
J'adore ce disque et c'est trés personnel j'en conviens...:-)
Si vous aimez Bowie...il devrait vous plaire...Laissez le temps faire en sorte que ...la magie...opère....:-)
Merci Monsieur Bowie.
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et pourtant c'est loin d'être celui que je préfère, ou que j'adore devrais je dire...Loin derrière la trilogie absolue "Ziggy, Station to Station, Alladin" et sans doute encore derrière "Diamond Dogs, Hunky Dory, Let's Dance, Young Americans", sans compter les live !! "On Stage " mon premier, mais depuis dépassé par le "Live at Santa Monica", et le live ré édité dans le coffret de "Station to Station" : at Nassau Coliseum"., et même le "Reality Tour", tout simplement exceptionnel (cf la version de "Heroes live" !) !!, Mais je me rends compte que c'est en fait impossible de sortir un album en particulier et de le porter au pinacle !! Pas envie de réécouter Ziggy pour le moment (j'avais 13 ans), alors je me suis refait celui ci ... en K7... avec le livret qui se déplie et les paroles, s'il vous plait . On va faire bref : j'en ai déjà trop dit ! 13 ième album de Bowie, 79 les punks sont déjà morts, lui vit à Berlin et termine sa "trilogie", terme inventé par les journalistes, ou pourrait dire (pourquoi pas) qu'il clôt sa douzaine ?? .... parce que voyez vous je n'ai pas du tout accroché les deux précédents ( à part bien sûr la chanson éponyme de "Heroes", "Beauty and the beast", et peut être "Be my wife" "Breaking glass " sur Low). mais ces albums me laissent ... de marbre, et tant mieux s'ils vous rappellent les 4 marioles qui jouaient du synté debout Mdr... Alors celui ci par méfiance je l'achète à l'époque, mais en... K7 !! et bien malgré pas mal d' allers-retours et" éjecte et reverses " dans ma bagnole, puis dans le magnétophone de ma chaine stéréo, et enfin dans mon walk man, ELLE TOURNE ENCORE (en grinçant), dans le lecteur de ma Mégane !! Et cet album c'est 35 minutes de bonheur, de swing ( "Boys keep swinging" le fabuleux "DJ", qui à lui seul vaut l'achat de ce disque , que j'ai vu sur un seul best of ! ), de chaleur, de fun ("Yassasin"), de chant magnifique ("African Night"), de rock bien speedé ("Red sails", "Look back in Anger"). Qualité de la production, chant et chœurs géniaux ! Je n'ai jamais vu ou entendu dans ce disque les "guns menaçant qui shot above our heads", ou les synthés glacés de Low. En regardant dans le rétroviseur, j'entends plus les prémices de "Let's dance", et les "séquelles" du génial "Young Americans". Juste l'impression que le Thin W.D émerge et se débarrasse de ces addictions, et qu'il s'ouvre encore des horizons créatifs sans limites. J'ai lu dans une des nombreuses critiques des Amazoniaques que cet album fleurtait avec ceux contemporains de Talking Heads; : complètement ok !!!. Les références à la musique black, au funk et à la dance sont perceptibles, malgré le 'cold" dont l'ont affublé la plupart des critiques à sa sortie. Une perle de plus dans la discographie d'un génie. Pas la peine d'en rajouter pour te rendre hommage, mais comme celle de beaucoup d'ados, ma vie n'a plus été tout à fait le même après avoir écouté Ziggy.... je vais le récouter pour la 1000 ième fois.... mais pas tout de suite. "Too Young too chose it, but the clocks wait so patiently "....
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le 21 mars 2007
Lodger est la fausse suite de Low et Heroes, une sorte de petit batard basané au sein de la famille berlinoise. Un disque balancée en vitesse avec le besoin de clore le tryptique européen. C'est souvent dans ces moments d'urgence là que Bowie excelle, recyclant, prennant tous les risques et pillant à droite comme à gauche ce qu'il faut de pépites. Lodger est un disque d'immigré, un disque persan, turque, magrhébin qui s'enfonce au coeur du continent africain. Le disque de Marc Antoine, comme Low/Heroes furent ceux d'Octave. Un périple en pays fauves, comme une invitation au voyage avec les écrits de Sir Laurence (autre blond britannique au milieu du désert) et de Kipling. Red Sails, Red Money, Yassasin etc... Pas beaucoup de hits si ce n'est le mineur "Look Back In Anger" mais une grande densité. Un disque toujours un peu oublié, occulté, mais qui reste une franche merveille n'ayant de défaut que celui d'être unique, et donc un peu esseulé dans la discographie de son génie créateur.
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le 22 août 2014
Super édition CD ! .... Dernier de la série (Heroes ; Low ), c'est un album qui ouvre vers le futur de Bowie ( collaboration avec Brian Eno et Adrian Belew ) . . . . Super ! . . . Compositions assez "jungle" et "hard" too ! . . .
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le 16 mars 2016
... mais se doit de faire partie de ma collection Bowie! Peut-être qu'en l'écoutant plusieurs fois, j'arriverai à y "entrer", comme cela a été le cas pour Outside, que maintenant j'adore.
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le 17 janvier 2014
david est en grande forme à cette époque là et on aura beau faire et beau dire, tout cela reste tellement supérieur aux 4-5 derniers albums même s'ils présentent de forts beaux restes.
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le 4 mars 2016
Excellent album que je viens de redécouvrir. Des styles très différents parfois inattendus. On en retrouve des references dans Black star.
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