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le 24 novembre 2007
Ravel écrivit le "Concerto pour la main gauche" pour un grand pianiste revenu amputé de la main droite après la guerre, oeuvre que craignent les grands pianistes peu habitués à dé-latéraliser leur jeu. L'oeuvre enregistrée sur ce disque, est, à mon sens la plus belle interprétation captée : de par sa charge émotionnelle en dépit de la "difficulté" à aborder ces partitions, cela est dû en immense partie au talent et à la sensibilité de son interprète. Samson François fut un pianiste mythique, tant pour ses comportement excentriques, pour sa fascination du jazz (il ne fut pas rare qu'il allât écouter et s'émerveiller de leur technique les jazzmen à New York), et, surtout pour son alcoolisme chronique qui le fit arriver plusieurs fois chancelant sur scène. Tout cela fit oublier qu'il reste LE grand interprète de Ravel, de Chopin. Ce soir là, Samson François s'approprie l'œuvre, et la joue comme s'il en était le dédicataire, avec sensibilité, un toucher magnifique, une musicalité sans égale. L'orchestre accompagne avec respect et le maestro nous donne là la plus belle lecture possible de cette immense composition. Petit prix, immense disque.
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le 11 décembre 2011
A l'issue des sessions d'enregistrement de cet disque légendaire , Cluytens , peu satisfaisait de certains détails ( !? ) . . . s'oppose un temps à la publication . Samson François refusant de retourner dans les studios d'enregistrement , le disque est finalement mis sur le marché . Depuis il n'a pas quitté les catalogues et fait à juste titre l'admiration de générations de mélomanes .
L'enregistrement est techniquement remarquable pour l'époque (1959) et reste aux normes des oreilles discophiliques d'aujourd'hui . Mais l'essentiel n'est pas là !
L'important c'est l 'apport sans équivalent des interterprètes : pianiste , orchestre et chef ... je dis bien les trois ensemble car c'est là le secret de cette réussite sans égal : ils accomplissent LE miracle ravelien . Tout y est , porté au plus haut niveau : poèsie , puissance , transparence , sens dramatique et même parfois tragique (concerto pour la main gauche ...), élégance du jeu du soliste comme des instrumentistes de l 'orchestre , maîtrise supérieure de la pensée musicale de Cluytens et de Samson François .
C'est un des enregistrements les plus prodigieux du siècle .
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le 14 octobre 2010
Samson François et Cluytens ne sont pas parfaits mais...font ensemble un chef-d'oeuvre. Il suffit d'écouter ou de voir sur Ytube.
Certes, l'édition classique est en crise...mais de là à faire acheter du Boulez/Aimard?!! L'époque est rude.
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Un jour que Marguerite Long demandait à Maurice Ravel lequel il préférait de ses deux concertos, il répondit : "le concerto en sol, il est plus Ravel"...
Réponse énigmatique et pudique du dandy impassible qui pose sur les traits crispés d'une sensibilité tourmentée le masque lisse et souriant de la désinvolture.
Réponse dont on ne peut pourtant pas être dupe quand le compositeur se démasque dans le sombre et fiévreux concerto pour la main gauche, la "face alternative" du génie ravélien.
Ces deux concertos également parfaits, aussi dissemblables que complémentaires, trouvent ici, avec un Samson François transcendant, une interprétation qui transcende tous les points de vue de la critique musicale, si légitimes soient-ils dans leur compétence et dans leur probité, parce que c'est du génie d'un interprète inspiré et en état de grâce qu'il s'agit.
À propos du concerto en sol, d'aucuns ont "reproché" à Samson François d'insuffler à son admirable mouvement lent (adagio assai) encadré par deux mouvements aux éclats rutilants, aux rythmes grinçants et aux foisonnements virtuoses, une émotion dont il serait dépourvu.
Mais là précisément est selon moi - qui ne saurais me targuer d'une quelconque légitimité sur le terrain de la critique -, le génie de Samson François qui nous fait entendre ce que Maurice Ravel nous a vraiment donné sous le couvert d'une feinte distance : une sublime et poignante complainte dont la mélancolie et la douceur au bord des larmes sont policées par la rigueur et la retenue de l'écriture musicale.
Avec Samson François, ce mouvement lent est un moment de beauté et de grâce absolues, d'émotion d'autant plus profonde et bouleversante qu'elle est noble et pudique.
Un sommet.
À propos du concerto pour la main gauche, d'aucuns ont encore "reproché" à Samson François d'insuffler à cette œuvre en un seul mouvement (seul Franz Liszt dont Maurice Ravel était un fervent admirateur l'avait fait auparavant) une dimension tragique dont il serait dépourvu.
Mais toujours selon moi et sous la même réserve, ce "reproche" pourrait bien caractériser un contresens, toute révérence gardée envers les tenants autorisés de la critique musicale.
Je redonne la parole à Marguerite Long ("Au piano avec Maurice Ravel") qui a écrit à propos de ce chef d'œuvre :
"Tout ici est grandiose, monumental, à l’échelle des horizons flamboyants, des monstrueux holocaustes où se consument les corps et s’engloutit l’esprit, des vastes troupeaux humains grimaçant de souffrance et d'angoisse. Et cette fresque colossale, aux dimensions d’un univers calciné, ce sont les cinq doigts de la main senestre, reine des mauvais présages, qui vont en brosser les âpres reliefs".
Avec Samson François, l'énergie tragique et apocalyptique qui galvanise et incendie le concerto pour la main gauche est tétanisante, enivrante aussi.
Un sommet.
Complété par le fascinant "Gaspard de la nuit" dont Samson François livre une interprétation visionnaire (et peu importe donc qu'elle soit ou non conforme aux canons de l'orthodoxie), cet enregistrement des concertos de Maurice Ravel sous la direction magistrale du grand André Cluytens est un joyau sans égal ni rival de la discographie ravélienne, cinquante-quatre ans plus tard.
Samson François et Maurice Ravel : l'histoire d'une osmose.
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le 19 octobre 2012
Acheté sur les conseils de Marc Lévy (béni soit-il), ce disque est un "must" dans une discothèque personnelle ou publique.
Intéressant de comparer l'interprétation de l'adagio asssaï du concerto en sol avec celle du grand Michelangeli; quasi match nul. A remarquer que Samson François pratique, mais dans une moindre mesure, le décalage cher au pianiste italien.
Il faut saluer l'effort remarquable des restauration (remasterisation en franglais) dont ce disque bénéficie, au contraire de la version de Michelangeli de 1957.
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le 8 avril 2013
Version de référence de ces oeuvres.
L'équilibre de la prise de son est contestable (on entend même des coups de marteau avant la cadence du sol...) : on sait qu'André Cluytens lui-même n'a pas été favorable pendant longtemps à la parution de l'enregistrement pour cette raison mais le pianiste est... Samson François, l'élève favori de Marguerite Long, la dédicataire du concerto en sol, et passionné de jazz.
La maîtrise générale de la dynamique sonore, du phrasé et du son est impressionnante de bout en bout. Peu de pédale forte en particulier. Là où tant d'interprètes noient la deuxième cadence du concerto pour la main gauche dans un laqué brillant, l'approche est ici rugueuse et implacable : la succession d'ambiances créées est incroyable. Même constat pour Ondine dans Gaspard de la nuit : le tempo n'est pas trop vif comme souvent mais d'une régularité impressionnante, et la sonorité donne l'impression d'entendre de l'eau couler. On pourrait commenter tous les passages de la même façon.
Des versions à écouter toute sa vie...
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C'est un simple adjectif qui m'a amené à acheter et découvrir cet album.
"Transportée". Cette présentatrice de France musique ou de Radio classique (j'ai tendance à confondre les deux, en simple amateur occasionnel que je suis), à la voix si calme, sereine et agréable, se disait "transportée" à l'écoute du 2ème mouvement du concerto pour piano en sol majeur de Maurice Ravel.
Si l'on y ajoute mon humeur du moment et les circonstances du moment (j'étais seul en voiture et avais très envie d'écouter un peu de musique classique), ce morceau est tombé à point nommé, servi par cet adjectif fort, m'invitant à une écoute attentive.
J'étais malheureusement assez pressé, cherchais une place pour me garer pour une course urgente et ai trouvé (trop) rapidement cette place ; ce qui ne m'a pas empêché de rester une minute de plus, afin de profiter un peu de cet instant rare et en me laissant bercer par cette magie de l'instant, que l'on ne retrouve plus forcément ensuite, même si j'ai bien dû l'interrompre en plein milieu.

Le concerto débute par une musique assez tourmentée, qui n'est pas sans m'évoquer par moments des sonorités à la Gershwin, à moins que ce ne soit l'inverse, avec aussi quelques accents à la Rachmaninov.
Puis vient le deuxième mouvement, celui qui avait retenu toute mon attention, et qui constitue pour moi le moment fort de ce concerto.
Pouvant facilement dans un premier temps évoquer la tristesse, selon la nature de chacun (pour moi plutôt le calme et la sérénité, ou un état pouvant à l'inverse m'extraire d'une situation d'éventuelle petite tristesse passagère), la musique devient très belle avec l'arrivée de la flûte traversière, me faisant penser à la nature, l'intemporalité ou l'éternité. Vient ensuite un moment de contrariété, que vient contrecarrer et apaiser la douceur du toucher du piano tout en délicatesse, soutenu toujours par cette subtile flûte traversière.
Un pur instant de beauté. Vous avez dit "transporté(e)" ?
Retour ensuite à la tourmente et aux petits accents gershwiniens avec le 3ème mouvement. Musique rapide, enjouée, saccades, rebondissements. Presque une musique de film.

Le concerto pour la main gauche reste dans un registre comparable, avec une musique mi-tourmentée, mi-apaisée, l'orchestre cédant sa puissance à un piano plus calme, malgré quelques accélérations.
Le morceau, passionné, est assez long, avec cette fois un léger petit accent de Boléro au début de la treizième, puis quatorzième minutes.

Enfin, le Gaspard de la nuit semble conter une histoire, que j'ignore, mais que les spécialistes doivent connaître. On a presque l'impression que les touches du piano parlent, racontent quelque chose (Ondine), avant de rester momentanément en retrait, presque éteintes (Le gibet), pour mieux resurgir ensuite avec une vigueur progressivement redoublée, quoique chaotique (Scarbo).
Je me souviens avoir lu un Ondine de Jean Giraudoux, mais qui ne m'a, hélas, pas laissé un souvenir impérissable.

Un album qui m'intéresse, donc, surtout pour son 2ème mouvement du concerto en sol majeur, plus harmonieux que le reste. Une musique de qualité que, pour le reste, je ne saurais juger, en néophyte que je suis et demeure.
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le 7 août 2014
Très bonne interprétation du concerto pour la main gauche avec un son d'époque mais bien travaillé.
Hésitant entre le jazz et Stravinsky, le concerto en sol m'a toujours un peu déçu ; mais là, c'est un problème de partition.
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le 12 octobre 2013
Il a été difficile de voir partir à quarante six ans ce géant du piano de la vie musicale mondiale. Par chance il reste les cds et quelques dvds...Alors foncez vers ces pépites qui prouvent qu'il fut un des plus grands et qu'une vie brulée par les deux bouts n'entache en rien les preuves du génie
Ici dans une version "qu'il faut emporter sur une île déserte" pas plus pas moins car elle est trés peu égalée !
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le 8 janvier 2012
Travaillant actuellement au piano Gaspard de la Nuit, magnifique oeuvre surréaliste, et oh combien difficile, cette interprétation sobre et brillante de Samson François, me sert de modèle!
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