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5.0 étoiles sur 5 un passé qui ne reviendra jamais
Deuxième album de Genesis, mais souvent considéré comme le premier véritable du groupe, "Trespass" est sans conteste une belle réussite, au charme fragile autant que venimeux, et baignant de bout en bout dans une poésie aussi étrange que magique.
Assez champêtre dans l'ensemble (à l'exception du tout dernier...
Publié le 29 février 2008 par prince saphir

versus
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Galop d'essai
Trespass est la première incursion de Genesis sur les terres de King Crimson, Emerson Lake and Palmer et autres Yes. Sans être un chef d'oeuvre du genre, l'album s'en sort honorablement. La voix de Peter Gabriel est encore hésitante et le jeu des musiciens reste approximatif. Ce qui surprend l'auditeur, c'est la timide affirmation d'un univers progressif qui...
Publié le 20 janvier 2005 par airbornrogue


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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un passé qui ne reviendra jamais, 29 février 2008
Par 
prince saphir (au bord du monde) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (CD)
Deuxième album de Genesis, mais souvent considéré comme le premier véritable du groupe, "Trespass" est sans conteste une belle réussite, au charme fragile autant que venimeux, et baignant de bout en bout dans une poésie aussi étrange que magique.
Assez champêtre dans l'ensemble (à l'exception du tout dernier titre, à la violence toute électrique) mais souvent traversé de montées en puissance aussitôt suivies d'accalmies rêveuses, le disque débute de façon saisissante, juste la voix de Peter Gabriel (sur un fond d'orgue assez léger), qui déclame :
"Looking For Someone" !
Un somptueux premier morceau aux climats changeants et aux contrastes très marqués, tout comme le premier de la seconde face du vinyl, "Stagnation"... Les autres, c'est d'abord le dramatique et superbe "White Mountain" et ses doux sifflets du plus bel effet, le radieux "Visions Of Angels" et sa belle introduction au piano, enfin le tendre et mystérieux "Dusk" avant le déchaînement final de "The Knife"...
Autant de pièces magnifiques et élaborées, parcourues par les guitares de Mike Rutherford et d'Anthony Phillips (notamment une subtile 12 cordes acoustique), qui seront d'ailleurs la base de la prolifique carrière solo à venir de ce dernier, la "flûte enchantée" de P. Gabriel, les claviers du symphonique Tony Banks (piano, orgue, mellotron) (avec des combinaisons particulièrement remarquables entre ces divers instruments), une batterie bien dynamique, un triangle délicat comme la rosée du matin, et puis les voix : celle de PG d'abord, théâtrale, intense, captivante, ainsi que des choeurs doux comme l'écho de fantômes dans la brume ou au contraire éclatants comme une vision des anges, au détour d'un bois en rêve...
A posséder obligatoirement en édition "paper sleeve" (ce qui est mon cas, comme nombre d'albums d'ailleurs, en particulier des années 70), ou en vinyl, la pochette extérieure comme intérieure étant vraiment splendide.
Mon album préféré de la période Peter Gabriel, juste avant "Foxtrot" et "Selling England By The Pound".
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 1 décembre 2010
Par 
VIRY 02 (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUIN 1978 N° 119 Page 44
2° Album 1970 33T Réf : PHONOGRAM 9103102
En un an, énormément de choses ont changé, Genesis a connu une maturation accélérée, il est même devenu parfaitement original et en rupture avec les habitudes musicales de son temps : notre Genesis est né avec « Trepass ». Et l'on n'en finit pas de s'étonner que ce deuxième album ait si peu à voir avec le pâle et timoré « From genesis to revelation ». L'on a récemment redécouvert ce « Trepass » qui, s'il n'est pas du point de vue de sa facture l'un des plus éblouissants de Genesis, est certainement l'un des plus beaux disques pour l'égale joliesse et la délicatesse opalescente de ses compositions. Quant le groupe reprit « White montain » sur scène en 1976 , l'on comprit d'ailleurs que « Trepass n'avait pas vieilli et qu'il avait toujours sa place dans le répertoire de Genesis. L'on est loin d'une oeuvre de jeunesse approximative. « Trepass » est déjà du grand Genesis. Ce qui ne fut pas toujours bien compris à l'époque, parce que sans doute ce disque était trop doux et trop délicat pour vraiment s'imposer décisivement à une critique alors très rock.
Ce disque est très attachant car il possède tout au long de ses deux faces une merveilleuse coloration pastel, vaguement bleutée, tendrement floue, même sur un morceau violent comme « The Knife ». Ses six morceaux sont comme six porcelaines de Delft. Tout y est splendidement coulé, naturel, câlin. Chaque pièce est en soi un petit régal, aucune n'étant en faute ou en retrait par rapport à l'ensemble. Genesis y est enfin lui-même et il use de l'originalité de son caractère pour s'affirmer, mais pas encore d'audaces au niveau de l'écriture musicale, comme ce sera le cas par la suite (seuls quelques breaks un peu tranchés sur « The knife » laissent pressentir les complexités à venir). Le groupe semble comme libéré et l'on découvre que Tony Banks est vraiment un superbe organiste, qu'Anthony Philips et Michael Rutherford ont, par leur dialogues évanescents aux douze cordes, trouvé un son nouveau, que surtout Peter Gabriel possède une voix hors du commun, même si sur « Trepass » il se contente de se servir de l'originalité naturelle de son timbre et ne se lance pas encore dans les acrobaties vocales que l'on sait. Point d'audace encore donc, mais une nature différente et une façon totalement originale de faire sourdre la musique comme un filet de cristal liquide, tel est « Trepass » aux romances d'ether
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Délicat et subtilement harmonieux, 26 décembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (Definitive Edition Remaster) (CD)
A peine sortis de l'adolescence, les musiciens de Genesis signe en 1970 leur deuxième album, mais surtout le premier digne d'intérêt. Ils viennent de croiser le chemin du fondateur de la maison de disque Charisma et se voient offrir des moyens techniques à la hauteur de leurs ambitions. Très inspiré, richement mélodique, Trespass est à découvrir ou à redécouvrir. Les délicats arpèges acoustiques d'Anthony Philips et de Mike Rutherford, les superbes accords de piano de Tony Banks et la voix très soul de Peter Gabriel alimentent une ambiance douce et fragile tout juste transpercée par l'électrique dernier morceau "The Knife". A déguster en toute simplicité.
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Galop d'essai, 20 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (Definitive Edition Remaster) (CD)
Trespass est la première incursion de Genesis sur les terres de King Crimson, Emerson Lake and Palmer et autres Yes. Sans être un chef d'oeuvre du genre, l'album s'en sort honorablement. La voix de Peter Gabriel est encore hésitante et le jeu des musiciens reste approximatif. Ce qui surprend l'auditeur, c'est la timide affirmation d'un univers progressif qui ne doit rien à ses glorieux aînés, même si le théâtral Peter Hammill et son groupe Van Den Graaf Generator n'en sont pas si loin. "Looking for Someone" ou "The Knife" sortent du lot par leur puissance. Les autres chansons, comme "Visions of Angels" ou "Stagnation", qui s'articulent sur le jeu d'orgue de Tony Banks, sont moins originales. Tout amateur du Genesis progressif se doit d'écouter avec attention cet album qui pose les fondements des chefs d'oeuvre à venir. Sans Steve Hackett ni Phil Collins qui enregistreront l'album suivant, Nursery Cryme, mais avec Anthony Phillips à la guitare et John Mayhew à la batterie, Genesis fait une entrée discrète mais prometteuse dans le rock progressif.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Premier grand Genesis., 10 mars 2011
Par 
CAROSSI "Rockprog84" (Apt, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (CD)
Ce 2ème album de Genesis, après le quelconque "From Genesis to revelation", fait incontestablement parti des grands albums du groupe (qui ne sortiront d'ailleurs que des perles jusqu'à "Wind and wuthering") .
Sans Phil Collins et Steve Hackett (qui rejoindront le groupe pour l'album suivant), "Trespass", malgré (ou peut-être aussi grâce à) un son daté, a un charme fou. Les six morceaux sont magnifiques, de l'inquiétant "Looking for someone" au très électrique "The knife" (rappelant musicalement un peu Deep Purple) en passant par l'aérien "White mountain", par le splendide "Stagnation" (quelle envolées!) ou par le poétique "Dusk".
Ethéré, évanescent et vaporeux, cet album, très mélodique, souvent sous-estimé, mérite plus qu'un détour.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 première perle, 15 août 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (Definitive Edition Remaster) (CD)
Après un premier essai pop plutôt médiocre, genesis s'essaie pour la première fois dans le style progressif qui lui offrira la renommée mondiale.

Trespass est certainement un des albums les plus méconnus du groupe, il s'inscrit pourtant dans la lignée musicale des enregistrements futurs. La sonorité est dominée par le piano de Tony Banks et la guitare douze cordes qui vient plaquée ses arpèges éthérés. La flûte de Peter Gabriel et sa voix encore un peu timide procure à cet album un son magique. Le calme des 5 premières chansons est brusquement annihilés par "The Knife" qui clôture l'album avec ses changements de rythme typiques de Genesis, Gabriel se défoule au chant et l'exellent Anthony Phillips (auteur de quelques très bons albums studio) nous offre des riffs rageurs. "The Knife" est déjà un classique du groupe que l'on retrouve sur le "Genesis Live" de 1973.

La principale lacune du groupe se situe au niveau de rythmique notamment la batterie, ce qui sera vite arrangé avec l'arrivée de Phil Collins l'année suivante.

Trespass est l'album qui fait rentrer le groupe (par la petite porte) dans un genre qui fera son succès au début des seventies: à écouter!
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7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Là sont les racines..., 30 janvier 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (Definitive Edition Remaster) (CD)
Bon, OK, c'est vrai : il ne s'agit pas là du meilleur album de genesis, loin s'en faut.
Mais c'est véritablement celui où le style de ce qui sera un des groupes majeurs des 70's se révèle.
En plus, il possède cette touche de fragilité et de sincérité propres aux premières oeuvres. C'est en cela qu'il est touchant et attachant. Et même si le groupe ne l'appréciait pas beaucoup(sauf "the Knife" qu'ils reprenaient sur scène) je vous incite à venir découvrir leur vrai premier album celui de la fondation.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une superbe fresque progressive et romantique, 18 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (CD)
Avec « Trespass », on peu réellement affirmer que Genesis est né. Ca y est, un grand nom vient de sortir des abîmes musicaux, et est prêt à faire des émules grandissantes.
Le groupe en 1970 se compose de Peter Gabriel, Mike Rutherford, Tony Banks, John Mayhew et Anthony Phillips. Les deux derniers seront, au plaisir ou au regret de certains, respectivement remplacés par Phil Collins et Steve Hackett, qui formeront avec le reste du groupe en 1971 la dite « formation classique ».
Même si le line-up de « Trespass » n'est pas le plus célèbre, il n'en reste pas moins rudement efficace pour mettre de l'aplomb à ce groupe prenant de plus en plus de place dans le monde de la musique, et plus particulièrement du rock progressif.

On est encore loin de la maturité dont a fait preuve King Crimson pour l'écriture de son joyau « In The Court Of The Crimson King », mais au fur et a mesure qu'on écoute ce deuxième album de Genesis, on y trouve ses repère et on remarque le talent incroyable des musiciens, notamment de Tony Banks et du guitariste Anthony Phillips. Celui-ci quittera d'ailleurs le groupe à cause de son stress scénique. Et bien qu'il ne soit resté que pour deux albums (si on compte le premier raté « From Genesis To Revelation »), Phillips aura marqué le groupe par son coté pastoral, fin et très British. En effet, c'est réellement lui qui a affublé Genesis de son caractère assez précieux et très bucolique (« Entangled », « Harlequin », « Ripples » entre autres sont très typées « Phillips »).
A défaut de jouer sur un Mellotron (« Watcher Of The Skies »), Tony Banks réalise des prouesses techniques et musicales sans encombres à l'orgue et au piano (introduction de « The Knife », solo de « Stagnation » entre autres). La voix de Peter Gabriel, très guillerette sur cet album, n'en reste pas moins puissante par moments (final de « Stagnation » et surtout « Looking For Someone »). Le batteur n'a pas le touché et l'aisance d'un Phil Collins dans le meilleur de sa forme, mais assure correctement l'intégralité des parties rythmiques. Quant à Rutherford, il reste assez en retrait dans cet album, par rapport a la place qu'il prendra un an plus tard sur le grand « Nursery Cryme ».

Cet album est, du point de vue de son ensemble musical, presque parfait, puisqu'aucun titre n'est à jeter. Même pas « Dusk », qui est considéré comme le morceau le moins réussi de l'album. Pour ma part, son ambiance et sa douceur en font mon titre préféré de « Trespass ». Merci encore une fois maître Phillips. Même si la production a assez mal vieilli, les compositions sont d'une rare finesse et sont parfaitement bien jouées. De plus, la pochette, réalisée par Paul Whitehead, est une véritable fresque, d'où se dégage cette atmosphère très noble, presque angélique.
Même si cet album ne peut être comparé aux quatre suivants, il reste un excellent album, où le caractère progressif du groupe commence à prendre des marques et les mélodies sont d'une douceur inouïe, telle le parfum de la rose (je pense notamment au début de « Stagnation », qui reste un sommet dans cet album).

A recommander a tous fans de la période Peter Gabriel. N'oubliez pas de découvrir la discographie méconnue de Anthony Phillips, qui réalisera avec Mike Rutherford un chef d'½uvre absolu, dans la même veine que « Trespass », en plus épique : « The Geese And The Ghost ».
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Premier 'vrai' Genesis..., 3 novembre 2009
Par 
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (Definitive Edition Remaster) (CD)
Si on veut bien oublier le plutôt raté From Genesis To Revelations, Trespass serait donc le premier vrai album commercial de Genesis. Sorti en 1970, doté d'une pochette sublime représentant bien le coté schizophrène du disque (calme apparent et apaisant des premiers morceaux, perturbé par la violence acérée de la fin de l'album, représenté par le couteau du verso, qui découpe littéralement l'illustration et est, lui, bien réel), Trespass est souvent considéré par les fans de la Génèse comme un des plus beaux disques qu'ils aient fait. Seulement six titres (très longs, sauf un) composent ce disque, qui fut pensé et enregistré avec la tutelle immense du premier album de King Crimson (In The Court Of The Crimson King) comme modèle ' la pochette du disque était même affichée dans le studio d'enregistrement. Seulement, et bien que je sois fan du groupe, il faut bien dire que pour Trespass, Genesis n'a pas eu la force créatrice et la puissance du Roi Cramoisi. Malgré deux exceptionnels titres et un autre très bon, l'album est assez décevant dans son ensemble, la faute sans doute à la longueur des titres (entre 7 et 9 minutes, excepté les 4 minutes du beau Dusk, souvent décrié pour sa courte durée, justement !).

L'album s'ouvre immédiatement sur la voix très white soul de Peter Gabriel pour Looking For Someone, morceau assez joli, sans plus, et pas vraiment représentatif de l'aspect 'progressif médiéval' des premiers Genesis (flûte traversière, tambourin, claveçin'). Le morceau suivant, White Mountain, qui raconte l'histoire d'un loup dans la montagne, est nettement plus représentatif et beau. A vrai dire, et je parle d'un point de vue personnel, c'est pour moi le plus beau du disque entier. Mélodie impeccable, musicalité grandiose, voix énorme de Gabriel (pourtant, j'ai eu beaucoup de mal, à mes débuts dans le Genesis première période, à m'habituer à sa voix), rien à dire, White Mountain est sublime.
Visions Of Angels achève la première face sur une mélodie superbe, malgré un refrain assez poussif. Les ch½urs sont énormes, et ce titre, à ma première écoute du disque, fut mon coup de c½ur. Maintenant, il a changé, ce coup de c½ur (morceau précédent, souvenez-vous !), mais j'éprouve quand même une belle joie nostalgique à l'écoute de ce long mais beau titre.

On passe à la deuxième face, pour moi moins bonne, malgré la présence du premier vrai grand classique genesisien à bord. Mais ce classique termine le disque, donc les deux morceaux qui le précèdent sont forcément moins bons, selon toute attente. D'abord, Stagnation, longue pièce (8 minutes), assez rébarbative malgré un excellent passage dans sa fin (I want a drink ! I want a drink !) ; le morceau est plutôt apprécié des fans du groupe, et un petit morceau instrumental est souvent joué en live au cours de l'interprétation de I Know What I Like (In Your Wardrobe) (comme ce fut le cas au Parc des Princes, fin juin dernier). Mais est-ce un énorme titre, selon moi, non. Bien meilleur est le plus concis Dusk, qui le suit, petite chanson à moitié acoustique, sublimissime et envoûtante.
On passe enfin au dernier titre, qu'aucun des cinq autres titres précédents ne peut prévoir, j'ai nommé The Knife, 9 minutes de chaos, chanson parlant de guerre (plus particulièrement, d'un chef des armées, d'un seigneur envoyant ses troupes à la guerre pour massacrer l'ennemi, ainsi que les femmes et enfants de ceux-ci (en live ' voir le disque Genesis Live - le passage all must die with their children sera remplacé par un autre, enjoignant aux soldats de tuer bravement et rapidement leurs ennemis ; beaucoup moins gore et trash). Le milieu du morceau est instrumental, et s'emballe carrément, signe que la bataille est en cours, et qu'elle fait rage. Enfin, le cri de Peter Gabriel (We have woooooooooon !) signifie la victoire du seigneur. Retentit encore une fois le refrain, amer et violent (Some of you are going to die, martyrs of course to the freedom that I shall provide), mais prononcé ici d'une manière totalement lyrique et même un peu exagérée, pour clore le morceau ' et le disque ' sur une note d'opéra.

Malgré tout cela, je n'aime pas trop ce dernier titre, ou alors par intermittence. Trop poussé, un peu long, malgré une partie instrumentale (aah, ce solo ! Et ce n'était pas encore Steve Hackett, mais Anthony Philips !'Et que dire des roulements des claviers de Banks ? De la basse de Rutherford ?) Seul gros défaut, musicalement parlant, la batterie, pas excellente. Il faut dire que ce n'est pas encore Phil Collins derrière les fûts, mais le moins bon John Mayhew. Collins n'intégrera le groupe qu'après la sortie de Trespass (Hackett de même). Au final, on peut dire de Trespass qu'il est assez inégal, mais qu'il s'écoute avec plaisir. Cependant, le meilleur de Genesis est encore à venir'
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 trop peu connu, 26 septembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Trespass (CD)
Voilà un album de Genesis, excellent et en tout cas bien meilleur que les miaulements qu'ils nous servent dernièrement.
Il se dégage un climat un peu inquiétant dès le début de l'album avec "looking for someone" jusqu'au morceau "Stagnation" digne de la meilleure époque de Genesis.
Si on aime Genesis de la bonne période, celle d'avant 'Duke',il faut posséder ce cd et l'écouter attentivement dans la pénombre...bouh!
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