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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
La renaissance manquée de Genesis,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Abacab, sorti en 1981, est le troisième album de Genesis depuis le départ de Steve Hackett. Après le sursaut très réussi et encore progressif de Duke, le groupe amorce un virage qui aurait pu être parfaitement négocié sur un plan musical. S'il est vrai que l'aspect progressif de la musique de Genesis tend à disparaître, certains morceaux de l'album pouvaient laisser entrevoir que le groupe était sur le point de prendre une direction louable, plus rock, avec cependant toujours l'inventivité sonore qui lui était propre. En réécoutant l'album, plus de 30 ans après, j'ai été plutôt agréablement surpris, et j'ai hésité à lui mettre quatre étoiles.C'est ainsi que Abacab, le morceau éponyme, Dodo/Lurker ou encore Keep it dark faisaient preuve d'une nouvelle manière plus linéaire et simplifiée, mais aussi plus agressive, très intéressante sur un plan rythmique. Les morceaux peuvent être encore longs, on y retrouve des ruptures de rythme, mais les structures en plusieurs mouvements sont pratiquement abandonnées, ainsi que les plages purement instrumentales (si on excepte la coda d'Abacab), les compositions se montrent dès lors d'une efficacité plus directe. Il suffit d'écouter Abacab (qui mériterait à lui seul plus de 5 étoiles), premier morceau de l'album, qui commence sans préambule, par un coup de caisse, sur un rythme très rapide. On y trouve également un titre ancienne manière, Me and Sarah Jane, en plusieurs parties, avec des harmonies intéressantes (je pense à l'intro au piano de Tony Banks), un morceau très étrange, Who dunnit ?, une sorte de pochade répétitive qui, avec une certaine forme d'humour, manie à souhait les dissonances, ainsiqu'une ballade pop d'assez bonne facture, Like it or not, qui aurait très bien pu figurer sur Duke sans le déparer. Cependant, l'album contient aussi en germe tous les ingrédients qui préfigurent les errements commerciaux futurs, à commencer par No reply at all, premier titre du groupe, si je ne me trompe pas, à contenir des arrangements de cuivres (ceux de Earth, Wind and Fire) et qui annonce l'affreux Illegal Alien de l'album suivant, Genesis. Placé juste après Abacab, et avant Me and Sarah Jane, il est parfaitement incongru, non seulement pour l'album, mais aussi au regard de toute la discographie passée du groupe. Pour le coup, le groupe s'engage franchement sur le chemin pop de mauvais gout. Une autre ballade, Man on the Corner, composition typique de Phil Collins, me paraît, avec ses boîtes à rythme sans saveur (rien à voir avec l'usage très original qui en était fait sur Duchess dans l'album précédent), très en dessous de ce qu'on aurait pu attendre d'un Genesis régénéré. L'album se termine sur Another Record, qui commence plutôt bien avec son intro qui installe une ambiance éthérée et mystérieuse. Mais la suite s'avère décevante : une rythmique plutôt lourde, une mélodie assez faible et un accompagnement au synthé, sans doute, qui sonne curieusement comme un harmonica. Le reproche principal que l'on peut faire à cet album tient finalement d'abord au manque de cohérence et d'unité de ses compositions. Des titres excellents y côtoient d'autres beaucoup plus faibles. On était sur le point d'assister à une très belle renaissance, nécessaire (le groupe ne pouvait pas refaire éternellement ce qui avait fait son succès dans les années 70), mais, sans doute sous l'influence de Phil Collins (bien que celui-ci l'ait démenti), on a le sentiment que, face à plusieurs directions possibles, le groupe a choisi in fine celle de la facilité typique de cette période. Ce que les albums suivants ont largement confirmé. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4.0 étoiles sur 5
Le virage pop du groupe.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Après "And then they were three" (1978) et "Duke" (1980) ou la musique de Genesis se faisait moins ambitieuse et ou Phil Collins avait déjà "pris le pouvoir", le groupe sort "Abacab" en 1981 avec cette pochette on ne peut plus hideuse!Premier morceau ("Abacab") et énorme surprise: de la pop synthétique bien rythmée, très éloigné du progressif d'antan. Pourtant, le morceau se révèle excellent! Deuxième morceau et deuxième surprise: encore de la pop... et avec les cuivres d'Earth Wind & Fire: pas mal. "Me and Sarah Jane" est un morceau plus conventionnel et sans surprise (mais très correct). "Keep it dark" fait penser un peu à "Abacab" (au niveau de la rythmique) mais est un ton en-dessous. "Dodo/Lurker" avec ses nombreux changements de rythmes, est un morceau presque progressif dans sa construction, mais avec un son très moderne (pour l'époque): c'est la 2ème réussite de l'album. "Who dunnit" est le plus mauvais titre, aucun intérêt! "Man on the corner", morceau de Phil Collins est une magnifique ballade (il n'en fera d'ailleurs pas de meilleure ensuite). "Like it or not" est le morceau le plus "génésisien" (avec "Me and Sarah Jane"), correct mais sans plus. "Another record", dernier titre permet de découvrir une autre facette du groupe, encore différente, dans un style plus pop british. Au final, un bon album de pop-synthé mais quand même très surprenant à l'époque pour les fans du groupe dans les 70's: on est à des années-lumières de "A trick of the tail", et plus encore de "Foxtrot" ou "Selling England...". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Comme un bon vin.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Celui ci vieillit de mieux en mieux. Et oui, je suis pourtant grand fan du Genesis époque Gabriel, mais je ne comprends pas les avis assassins des internautes qui reprochent à cet album son côté : années 80/pop-rock/formaté radio/et j'en passe et des meilleures... C'est volontairement que j'ai mis 5 étoiles à cet Abacab déroutant du début à la fin. J'aurais peut être poussé à 6 si j'avais pû... Le monde est divisé en deux catégories de fans : ceux qui ont horreur du changement et qui cherchent à tout pris à écouter les mêmes morceaux de leur groupe favori, album après album, années après années... et les autres dont je fais partie, qui aiment être étonnés, malmenés, déroutés parfois ( ou déçus...) par des musiciens sans cesse en recherche de nouveaux sons, de nouvelles ambiances....c'est ce que fait Genesis depuis le départ de Peter Gabriel avec plus ou moins de bonheur je le reconnais mais sans jamais laisser indifférent. Pour ne rien gâcher, cet Abacab est vraiment un très bon cru !!
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Moyen,
Par Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
En 1981, Genesis sort l'album Abacab. Sous une pochette hideuse et enfantine se cache un album assez inégal, et même le moins réussi de tous les albums du groupe. Un disque fortement ancré dans les années 80, aux sonorités assez modernes pour l'époque. Depuis l'album précédent (le très réussi Duke, 1980), Genesis ne fait plus de rock progressif, mais du rock FM, pop. Le groupe de Phil Collins, Tony Banks et Mike Rutherford devient une machine à tubes. Clairement, le style change, les fans aussi (on est rarement fan et de Genesis période Peter Gabriel, et de Genesis période Phil Collins, et plus particulièrement de Genesis période 80's/90's).Abacab alterne entre le terriblement bon et le plutôt moyen, voire même le terriblement mauvais. Commençons d'abord par évacuer le très mauvais : Who Dunnit ? est une aberration techno-pop horrible comme un furoncle au cul, sur laquelle Philou chante très mal des paroles très connes (Was it you or was it me, or was it he or she ?). Like It Or Not est largement plus soft (comme le reste de l'album), mais un peu ennuyeuse. Dans le registre du moyen, maintenant : Me And Sarah Jane, très sympa, mais trop long, et un peu ennuyeuse au début (la chanson met du temps à s'installer). Et Another Record, sympa aussi, mais sans grand intérêt. En revanche, quand Abacab devient bon, c'est vraiment bon : Le morceau-titre, assez long, est une furie électro-rock endiablée. Dodo/Lurker est un morceau progressif (le dernier moment progressif de la carrière de Genesis), et est extraordinaire, malgré un solo de synthés (partie Lurker) assez moche. Keep It Dark est le tube de l'album, et malgré un son de clavier assez énervant, cette chanson qui achevait la première face est une vraie bonne surprise. Man On The Corner est un slow sublime, sur lequel Collins chante à merveille, réellement. Et No Reply At All, avec la section de cuivres du groupe Earth, Wind & Fire, est dansant, énergique, plaisant, fun quoi. Ces deux dernières chansons citées sont mes préférées de l'album. Abacab (titre qui ne veut rien dire, c'est en fonction des accords de la chanson-titre, AB AC AB) est un disque mineur pour Genesis. Beau succès à sa sortie, il est irrémédiablement décevant, même si les amateurs de sonorités pop 80's sauront l'apprécier. Je ne le classe pas en 'ratages musicaux/coups de gueule' (ça aurait plus été 'coups de gueule') car avec le temps, j'ai fini par l'apprécier. Mais je le détestais vraiment, autrefois, sauf Keep It Dark et Man On The Corner. Quelqu'un qui découvre Genesis progressivement, album par album, sera forcément déçu par cet album, mais il ne faut pas se décourager, car Abacab, bien que loin d'être grandiose (les titres les plus ratés le sont vraiment, et il y à peu de chances que je ne devienne un jour fan de tout le disque), recèle quand même de très bons moments. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
le passage des années 80, parfaitement négocié par Genesis,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Si les fans de la première heure n'avaient pas encore tous abandonné Genesis à la suite des départs successifs de Peter Gabriel et surtout de Steve Hackett, on peut dire qu'"Abacab" acheva de décourager ceux qui restaient, ces derniers espérant peut-être un sursaut (de leur point de vue), un sursaut progressif qui désormais ne viendrait plus. En fait, on peut dire que Genesis cessa réellement d'être un groupe de "rock progressif" après le départ de P. Gabriel, les morceaux pouvant se réclamer du genre devenant par la suite des exceptions, tendance encore plus marquée après le départ de S. Hackett. Mais même dans un album très éloigné du prog comme "Abacab", ce style n'est pas totalement absent; si l'on excepte le premier titre (prog essentiellement par la durée, et composé par le trio Banks/Collins/Rutherford, comme les trois-quarts de l'album), "Me & Sarah Jane" ainsi que "Dodo/Lurker" se rattachent incontestablement au genre; deux belles réussites en vérité. Bien qu'à la construction alambiquée tous les deux, ils ne se ressemblent pas du tout : alors que "Me & Sarah Jane" est une suite "à tiroirs" entièrement composée par Tony Banks (et ça s'entends), toute empreinte de "classicisme" et de romantisme, "Dodo/Lurker" représente plutôt une sorte de fusion, un progressif moderne et énergique (à l'instar du "Home By The Sea" de l'album suivant), dont l'aspect discontinu est encore accentué par le fait qu'il juxtapose deux chansons dans un même morceau.Le reste de l'album est constitué de chansons aux styles très divers, pop, rock, funk, ballade... "Who Dunnit ?" serait même un morceau "punk" à en croire Phil Collins, auteur de cette plaisanterie musicale en forme de perpetuum mobile, au même titre qu'un "No Reply At All" et ses cuivres funky que j'ai toujours trouvé déplacé dans cet album, même si c'est son aspect composite voire hétéroclite qui confère à ce dernier toute sa personnalité, son originalité. Par contre, "Man On The Corner" fait bonne figure ici, même si ce titre serait aussi bien à sa place dans "Face Value", premier effort solo de PC également sorti en 1981. Une jolie chanson de Mike Rutherford (bien que moins réussie que celle qu'il a composée pour "Wind & Wuthering"), un "Keep It Dark" que je n'adore pas et une magnifique dernière chanson, "Another Record", complètent la liste d'un album sans temps morts, plein d'idées, sous-tendu par une rythmique efficace, parcouru de claviers agressifs, comme sur le morceau-titre, avec un Phil Collins particulièrement inspiré au chant. Sans doute l'oeuvre du groupe (dont le nom est emprunté à un terme de musique classique - ABACAB, symbolisation des différents thèmes qui se succèdent dans une pièce -, mais qui est aussi comme P. Collins a pu l'expliquer en l'occurence une manière d'exprimer l'idée de recherche, de progression dans le processus de composition) qui rompt le plus avec son passé "historique", pour entrer de plein pied dans une ère nouvelle, celle des années 80 puis des années 90 que Genesis traversera en superstars des ondes et des stades, sans complexes, sans nostalgie ni regrets. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
No comment,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Ou plutôt si, c'est tellement fort, Rock-pop-funk qu'il est impossible de ne jamais avoir entendu l'un des morceaux de ce CD, ne serait ce que Abacab ( hyper connu ) and so on.......C'est revigorant et ça fait presque oublier le petit monde de la "musique actuelle"........ A vous de posséder ce CD si ce n'est déjà fait. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Fade...,
Par Music Man "Bass58" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Musicalement, c'est vraiment insipide... Comment peut-on aprécier un tel album, si on a écouté auparavant un Wind and wuthering, un Selling England.. un The Lamb... (et les qq autres sortis avant) ??Quelle soupe fade ! Invisible Touch est (malheureusement) du même accabit. Où sont passées l'inspiration... les magnifiques envolées ? ceux qui ont mis 3, 4, ou 5 étoiles ont-ils (sérieusement) écouté le Genesis "d'avant" ?? Bon, je sais : chacun ses goûts, et c'est bien légitime, mais... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Travail de professionnel(s) du début à la fin,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
C'est carrément rock et ça recherche sans cesse la perfection (cfr "Abacab", "Keep it Dark" ou "Another Record").De surcroît, quelles vitalité et créativité !!! Qu'ajouter de plus..., sinon que ce laser aurait assurément plus d'une leçon à donner à certains artistes de variétés que les chaînes télévisées nous imposent parfois jusqu'à l'indigestion. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le lapin qui sort du chapeau,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Je ne sais vraiment pas pourquoi j'aime autant ce disque. Il s'agit chronologiquement du dernier Genesis qui me plaît encore maintenant. Il faisait suite à l'inaudible "Duke", et pourtant, sur neuf chansons, six sont superbes. Surtout "Me And Sarah Jane", "Keep It Dark" et la double "Dodo/Lurker". Les paroles semblent encore plus abstraites que celles de "The Lamb Lies Down On Broadway", se posant sur du mini-progressif. Oui, "Me And Sarah Jane" est construite bizarrement, tel le "Happiness Is A Warm Gun" des Beatles ou "The Air-Conditioned Nightmare" de Mr Bungle. "Abacab" et "Dodo/Lurker" également. Globalement c'est très grand public, c'est déjà l'avènement du Collins omnipotent, mais pourtant, pour les deux tiers, les compositions tiennent la route et la comparaison avec les grandes périodes Gabriel. Le son est plus que propre, mais moins démodé que celui de "Duke" ou même de "Invisible Touch"... Ils ont fait là un tour de passe-passe, une énigme musicale à la croisée des genres.
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7 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Abacabadantesque,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Abacab (CD)
Voici donc le disque inaugural des années 80 de Genesis. A priori, les années 80 ont mauvaise réputation en matière musicale. Genesis aussi. Double raison de se méfier donc.Le chanteur (Peter Gabriel) et le guitariste (Steve Hackett), partis depuis belle lurette, ne restent plus dans le déjà vieux vaisseau progressif que Banks et Rutherford pour accompagner Phil Collins. En effet, celui-ci a pris le contrôle total du groupe et signe l’essentiel des morceaux. Et que nous est-il donné à entendre ? Des intros pompeuses (« Dodo »), des synthés datés et poussifs un peu partout, un morceau (« Man in the corner ») qui semble égaré d’un album solo de Collins. Il n’y a rien à sauver de ce disque pitoyable. N’ayant pas peur du ridicule, Genesis vire funky le temps d’un « No reply at all », agrémenté ( ?) par les cuivres d’ Earth, Wind & Fire, groupe qui comme chacun le sait, est au funk ce que La Vache Qui Rit est au fromage. Et dire que pour Genesis le pire était encore à venir … Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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