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le 23 juin 2004
Premier album, premier chef d'oeuvre de Dr. John. Musicien de studio dès les années 50, Dr John, alias Mc Rebennack, se lance dans une carrière solo en 1968 avec cet album étonnant. Mélange de musique psychédélique et d'improvisations vaudous, il plane sur ce disque une ambiance particulière et inquiétante. Comme si une chorale jouait du folklore de la Nouvelle Orléans sous acide... Le tout dirigé par un Dr John à la voix qui témoigne de tous les excès du bonhomme.
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Selon la légende, le brave Ahmet Ertegun, pourtant un type qui faisait plus que bien son boulot de big boss de la major Atlantic, après avoir écouté le premier disque de ce Dr John qu'il venait de signer aurait dit : « How can we market this boogaloo crap? ». Il avait pas tout à fait tort, au moins sur un point. De ce « Gris-gris », il en a vendu que dalle. Par contre, ce disque, c'est pas de la merdouille boogaloo, c'est quand même un sacré truc ...
Malcolm John Rebennack alias Dr John est en 1968 un musicien professionnel depuis 14 ans (il en a 28), un multi-instrumentiste, avec une prédilection pour le piano, et qui touche à tous les genres musicaux (on le trouve en studio avec plein de gens, de Sonny & Cher à Canned Heat). Il vient de la Nouvelle-Orléans, mais bosse surtout à Los Angeles.
C'est là qu'il enregistre « Gris-gris », jouant surtout de la guitare à cause d'une blessure à la main qui l'empêche de se servir du piano. Et comme si sa lointaine Louisiane lui manquait, il va la mettre partout sur son disque. Mais pas une Louisiane de carte postale. La musique de Dr John empeste l'odeur fétide des marais, leur moiteur étouffante, et toutes ces vieilles légendes colportées par des générations d'esclaves, le vaudou en particulier. Dr John est accro à toutes ces histoires de sorcières, d'amulettes, de poudres, de filtres, et le doctorat que suggère son pseudo tient plus des rebouteux, charlatans et autres guérisseurs que d'une quelconque faculté de médecine. Il est aussi accro à toutes sortes de poudres blanches, venant plus de Colombie que de pratiques plus ou moins magiques.
Il s'en explique d'ailleurs dès le 1er titre « Gris-gris gumbo ya ya » dans lequel il se présente comme « Dr John, the Night Tripper », et les autres sont farcis d'allusions à des messes noires ou des pratiques religieuses « déviantes », des zombies, des vieilles sorcières (« Mama Roux »), des croquemitaines (Coco Robicheaux dans « I walked on guilded splinters »). Voilà pour les réjouissantes visions cauchemardesques du Dr.
Quant à la musique, on comprend qu'elle ait pu déstabiliser Ertegun qui n'avait pourtant pas les oreilles dans sa poche. Parce qu'à une époque où, LSD et autres substances aidant, la musique partait dans tous les sens, celle de Dr John semblait venir d'un autre monde, où personne ne s'était encore aventuré. Une synthèse de tout ce que l'on pouvait entendre à La Nouvelle-Orléans, le jazz bien sûr (avec l'ombre tutélaire de Professor Longhair, mentor de Dr John), le blues , les fanfares dixies et de Mardi-Gras, le swing ou le rhythm'n'blues si particuliers de Fats Domino ou Lee Dorsey, tout ça passé à la moulinette Rebennack, avec ces rythmes chaloupés et feignasses, et ce chant grommelé , quelque part entre Captain Beefheart et Tom Waits. Un Tom Waits dont les 40 ans de carrière sont déjà en filigrane d'un titre comme « Dance Kalinda Ba Doom » et ses incantations barrées.
Les pièces essentielles du disque sont « Gris-gris gumbo ya ya » comme un mix de « Sympathy for the Devil » et « Midnight Rambler » des Stones, l'espèce de calypso chaloupé « Mama Roux » sur la sorcière du bayou, et le définitif morceau hanté « I walked on guilded splinters », qui nous entraîne direct au milieu des alligators du bayou, peuplé de bruits étranges, de croquemitaines, de ghoules perfides et de zombies errants. Tous les gimmicks d'un Screamin' Jay Hawkins à la puissance mille.
Ce « Gris-gris » est sans doute le disque le plus jusqu'auboutiste de Dr John. Par la suite, il affinera son style tout en le rendant moins aventureux, plus « accessible », et s'il ne sera un gros vendeur de disques, il deviendra une des références les plus citées par les autres musiciens ... Encore en activité aujourd'hui, et d'une façon beaucoup plus intéressante et digne que la plupart de ses contemporains encore en vie ...
55 commentaires|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Où l'on s'intéresse aux spectaculaires débuts d'un musicien à la carrière longue et fructueuse mais qui n'égala jamais son premier chef d'œuvre.

Evidemment, commercialement, cette étrange pièce de musique ne fit pas florès. Il faut dire que cette fusion de blues, de psychédélisme fortement influencée par le culte vaudou n'est pas exactement ce qu'on pourrait appeler de l'easy-listening tant et si bien qu'Ahmet Ertegun, alors patron du label Atlantic l'envoya paître sur le sous-label Atco n'y voyant aucun potentiel. On lui doit même la fameuse saillie "how can we market this boogaloo crap?".

Et pourtant, le temps ayant fait son œuvre, Gris Gris est désormais vu comme un des meilleurs albums de son auteur et une galette assurément culte.

Alors, si vous avez l'estomac bien accroché ou êtes en quête de sensations fortes, précipitez vous sur ces 33 minutes de folie douce, vous ne serez pas déçus.

Chaudement recommandé (si vous ne l'aviez pas encore compris).

Credits:
Harold Battiste: bass, clarinet, percussion
Dr. John: keyboards, guitar, percussion, vocals
Richard 'Didimus' Washington: guitar, mandolin, percussion
Plas Johnson: saxophone
Lonnie Boulden: flute
Steve Mann: guitar, banjo
Ernest McLean: guitar, mandolin
Bob Frasier, Bob West: bass
Mo Pedido: congas
John Boudreaux: drums
Dave Dixon, Jessie Hill, Ronnie Barron: backing vocals, percussion
Joni Jonz, Prince Ella Johnson, Shirley Goodman,
Sonny Ray Durden, Tami Lynn: backing vocals
Produced by Harold Battiste
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le 13 avril 2013
Je suis fort satisfaite. Trebail très intéressant, une bonne interprétation et une bonne enregistrement. Aussi un dessin très curieux et singular.
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le 29 septembre 2003
toute la magie de la nouvelle orleans,ville metisse aux multiples influences musicales.A chacun de ses disques dr john nous fait decouvrir les differents courants de la musique "made in new orleans".Ici,il est question de vaudou, de ses ceremonies,de ses rites,de ses grandes pretresses.Les remedes et potions du bon docteur nous y transportent.fascinant.
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le 2 juillet 2013
Un must de la musique New Orleans, une musique moite en ensorcelante, mélange épicé de funk, de musiques cajun et africaine, l'album culte de Dr John!!
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