Commentaires en ligne 


1 Evaluation
5 étoiles:
 (1)
4 étoiles:    (0)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le plus beau solo de Zoot Sims, 3 juillet 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Goes to Jazzville (CD)
Rares sont les musiciens dits « classiques » qui ont brillé avec un égal bonheur dans leur domaine et dans celui de la musique de jazz. On les compte sur les doigts d'une main : André Previn, Freidrich Gulda, Michel Portal et...John Williams. Eh oui ! Le John Williams de Steven Spielberg, de Brian De Palma, de Robert Altman ! Le compositeur de musique de films (« Les dents de la mer », « E.T. », « Rencontres du troisième type » etc.). Un compositeur de musique « savante » diront certains, tant il s'est inspiré de Gustav Mahler, Igor Stravinsky, György Ligeti, Steve Reich et de bien des contemporains (écoutez sur le site de France Culture l'émission « L'Atelier de la création » du 14 mai 2013, consacrée aux quarante années de collaboration entre Spielberg et Williams, et intitulée « Le mage et le savant ». Une musique pas du tout improvisée mais écrite, dans la solitude, avec un crayon, du papier avec des portées à remplir, et un piano. On ne sait pas que ce même homme, âgé maintenant de quatre-vingts ans, auteur d`un concerto pour cor, d'un concerto pour violoncelle, a été dans les années cinquante un jeune pianiste et compositeur de jazz, qui a eu son propre orchestre, et qui a joué avec des « grands », dont Zoot Sims, avec lequel il a fait plusieurs disques. Il est, ici, le pianiste du groupe et l'auteur du thème « How do I love You ?» Ce thème a inspiré le plus beau solo de Zoot Sims.

Le solo le plus abouti, le plus construit, le plus sensible, d'un de nos plus grands ténors (« Philiplo », commentateur chez Amazon, a fait une remarquable « Listmania » sur lui). C'est un simple bonus sur le CD, dont le matériel est issu du label « Dawn Recordings», un de ces morceaux qu'on n'a pas édité à l'origine parce qu`il n'a pas mérité d'être choisi (pourquoi ?) par un obscur directeur artistique, ou un technicien qui, à l'époque (1956), ne jurait sans doute que par Elvis Presley. Un titre qui, pendant près de soixante ans, a dormi dans un tiroir.

J'ai longtemps guetté, pendant des années, la réédition de ce titre, en vinyle d'abord, puis en compact ensuite, car je le connaissais. Il était déjà sorti sur un grand 33 tours qui s'appelait « Hot-Cool-Modern » de la Guilde du Jazz, dans une compilation avec Sonny Rollins et Thad Jones (on avait dû racheter des chutes de studios à bas prix), vous savez, ce genre de collection, à la fin des années cinquante, pour laquelle, si vous vous engagiez à acheter un minimum de disques, on vous proposait un électrophone à 15 267 francs (anciens) seulement. Oh, je ne dirais pas du mal de La Guilde. C'est chez elle que j'ai acheté mes premier disques de jazz (et Sonny Rollins et Zoot Sims furent mes premiers saxophonistes, dans des styles bien différents). Plus tard, alors que j'étais un peu plus grand, j'ai découvert John Coltrane, à l'Olympia, avec son premier quartet, auquel s'était joint ce jour-là Eric Dolphy, en prime.

Vous qui, par hasard, tomberez sur ma chronique (car je doute fort qu'un autre effet vous y conduira), achetez « Zoot Sims Goes to Jazzville », écoutez bien le saxophone émouvant et le piano tendre et rhapsodique de « How do i love You ?». C'est une autre façon, douce, de dire l'amour.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Goes to Jazzville
Goes to Jazzville de Zoot Sims (CD - 2004)
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit