Commentaires en ligne 


11 évaluations
5 étoiles:
 (9)
4 étoiles:
 (2)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
‹ Précédent | 1 2 | Suivant ›
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Queensryche à son zénith!, 26 décembre 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
Arrivant après le sublime "operation mindcrime"cet album est un parfait résumé de ce qui s'est fait de mieux dans les années 80.Il condense la puissance du hard rock,la finesse du prog et des mélodies sublimes.11 Titres,11 tubes avec en prime la ballade "Silent Lucidity".INDISPENSABLE
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impérial, 12 août 2010
Par 
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
Je persiste à penser que cet album est LE meilleur du groupe de Seattle et de plus un des plus grands albums du genre sorti depuis les premiers Iron Maiden et Van Halen.
La musique de Quensrÿche est ici à son zénith, portée par une production d'une incroyable clarté et qui laisse beaucoup d'espace sonore entre les cinq protagonistes. Pas pour rien que Peter Collins à produit Rush.
Rush, Yes, Pink Floyd (Opération Mindcrime n'était en fait qu'un "The Wall" façon heavy metal) sont devenu pour Queensrÿche des influences majeures au même titre qu'Iron Maiden et Judas Priest.
On se retrouve donc avec sur les bras une poignée de chefs d'oeuvres tels que l'écrasant "Empire" le cinglant "Resistance", le cynique "Jet City Woman", le désespéré "Della Brown", le plus classique "Another Rainy Day" et la ballade ultime "Silent Lucidity".
L'univers de Queensrÿche n'est pas très gai c'est certain, mais notre pauvre monde l'est il ? (Silent Lucidity).
Sur une rythmique rendue encore plus imparrable par l'espace crée par Peter Collins, Eddie Jackson (Bass) et Scott Rockenfield font un travail formidable, les riffs et autres chorus de Micheal Wilton et Chris De Garmo font mouche à tous les coups. Mais ici pas de solo tourbillonnants, juste le chorus tendus et précis qui apportera au titre son lot de lyrisme ou d'agressivité (ce que doit être un chorus de guitare en fait).
Au sommet de l'édifice, sa seigneurie Goeff Tate, plus discret mais tout aussi efficace, une voix comme on n'en rencontre que trés rarement, le parfait compromis entre le lyrisme de Freddy Mercury et la puissance de Rob Halford.
Après ce Chef d'Oeuvre, plus novateur à mon humble avis qu'Operation Mindcrime mais nettement plus accessible (et un peu moins désespéré) le groupe n'arrivera jamais à retrouver la magie qui court tout au long de ce disque.
Car la force principale du groupe fut d'avoir accouché d'un disque terriblement neuf et aventureux tout en restant d'un abord d'une étonnante facilité.
Comme pour "The Dark Side of the Moon" avec Pink Floyd, Queensrÿche essaira de renouveler la recette sans y parvenir.
Mais laisser à la postérité une oeuvre telle que "Empire" n'est de toute façon pas donné à tout le monde.
Nota Bene : les trois titres bonus n'apportent pas grand chose, "Empire" se suffisant à lui même.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Impérial, 12 août 2010
Par 
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
Je persiste à penser que cet album est LE meilleur du groupe de Seattle et de plus un des plus grands albums du genre sorti depuis les premiers Iron Maiden et Van Halen.
La musique de Quensrÿche est ici à son zénith, portée par une production d'une incroyable clarté et qui laisse beaucoup d'espace sonore entre les cinq protagonistes. Pas pour rien que Peter Collins à produit Rush.
Rush, Yes, Pink Floyd (Opération Mindcrime n'était en fait qu'un "The Wall" façon heavy metal) sont devenu pour Queensrÿche des influences majeures au même titre qu'Iron Maiden et Judas Priest.
On se retrouve donc avec sur les bras une poignée de chefs d'oeuvres tels que l'écrasant "Empire" le cinglant "Resistance", le cynique "Jet City Woman", le désespéré "Della Brown", le plus classique "Another Rainy Day" et la ballade ultime "Silent Lucidity".
L'univers de Queensrÿche n'est pas très gai c'est certain, mais notre pauvre monde l'est il ? (Silent Lucidity).
Sur une rythmique rendue encore plus imparrable par l'espace crée par Peter Collins, Eddie Jackson (Bass) et Scott Rockenfield font un travail formidable, les riffs et autres chorus de Micheal Wilton et Chris De Garmo font mouche à tous les coups. Mais ici pas de solo tourbillonnants, juste le chorus tendus et précis qui apportera au titre son lot de lyrisme ou d'agressivité (ce que doit être un chorus de guitare en fait).
Au sommet de l'édifice, sa seigneurie Goeff Tate, plus discret mais tout aussi efficace, une voix comme on n'en rencontre que trés rarement, le parfait compromis entre le lyrisme de Freddy Mercury et la puissance de Rob Halford.
Après ce Chef d'Oeuvre, plus novateur à mon humble avis qu'Operation Mindcrime mais nettement plus accessible (et un peu moins désespéré) le groupe n'arrivera jamais à retrouver la magie qui court tout au long de ce disque.
Car la force principale du groupe fut d'avoir accouché d'un disque terriblement neuf et aventureux tout en restant d'un abord d'une étonnante facilité.
Comme pour "The Dark Side of the Moon" avec Pink Floyd, Queensrÿche essaira de renouveler la recette sans y parvenir.
Mais laisser à la postérité une oeuvre telle que "Empire" n'est de toute façon pas donné à tout le monde.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La perle noire du métal, 15 juillet 2004
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
Opératique, grandiloquent, ambitieux, sûrement! Mais aussi impressionnant et inégalé en qualité mélodique et en élégance, "Empire" est avec "Opération mindcrime" le sommet de Queensryche et témoigne de leur insolante facilité à trousser des hymnes métal qui semblent ne boire à aucune autre source que leur son et leur écriture unique dans le monde du métal des late eighties (Bon, les albums suivants ont clairement révélé une sérieuse obsession Floydienne). Si les concept que véhiculent les albums de ce groupe peuvent faire sourire avec leur recyclage SF/Orwell/Parano (à l'inverse du Blue Oyster Cult on en sent aucune distance ou second dégré par rapport à l'imagerie convoquée), en revanche la musique est sans une ride : son de guitare puissant mais jamais épais dans le choix des saturations, section rythmique habile et parfois progressive dans son approche, chorus intelligents et sans verbiage virtuose : la paire de guitaristes ici comme celle de Tesla à la même époque sont de celles qui quel que soit les habilettés techniques des guitaristes - et elles éclatent deci delà dans ce disque - reste toujours au service du morceau et de l'atmosphère collective du groupe. La marque des grands. Et puis côté songwriting, les hits s'enchaînent et résister au refrain de "Jet city woman" est surhumain. Un grand album.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 GRANDIOSE, 6 juillet 2011
Par 
Hellblazer (Nice) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
1990, année riche, placée au coeur d'une explosion musicale de la scène hard/métal, qui a vu durant naître durant les eighties des formations mythiques, la NWOBHM, le trash, le prog, et j'en passe, et qui annonce une décennie sans pareille, qui donnera naissance aux (parmi les) meilleures galettes de hard de tous les temps.

En cette année ô combien symbolique, le modernisme enterre l'amateurisme (relatif) et le coté désuet des eighties (mais c'était la ruée vers l'or, alors on faisait comme on pouvait pour rester dans la course), ses couleurs fluos et son tape à l'oeil, et lorgne vers le futur... un futur tourné vers le nouveau millénaire, vers les hautes technologies, vers plus de subtilité, d'élaboration. Et Queensryche, qui deux ans auparavant avait atomisé tout l'intelligentsia musicale avec son époustouflant album concept Operation : Mindcrime, se fait le chantre de cette nouvelle ère sophistiqué. Le métal classieux, en quelque sorte. Intelligent. De haut vol.

Certes à l'époque Queensryche s'était placé lui-même la barre très haut et était attendu au tournant, normal, après un chef d'oeuvre aussi machiavélique que poétique et puissant, les fans autant que la presse étaient dans une expectative féroce. Et là, dans son altesse la plus impériale, le quintet de Seattle (qui connait déjà Boeing - voir Jet City Woman, la ville étant surnommée Jet City - mais pas encore le grunge) livre au monde ce fabuleux Empire le fort bien nommé, diamant pur à onze facettes, reflet d'un talent immense et d'une créativité sans bornes.

Altier et sophistiqué, Empire n'est pas un album concept à proprement parler, ses titres ne racontant pas une histoire suivie. Cependant, un thème récurrent lie ce disque, et l'occurence, c'est la ville. La ville dans tout son concept de plus symbolique : sa grandeur, sa noirceur (le titre éponyme qui traite des gangs), ses gens (Jet City Woman). On retrouve en outre d'autres thématiques, toutes très sérieuses (Best I Can parle d'un enfant paralysé), qui montrent bien que Queensryche n'est pas là pour plaisanter, tout comme le fera Dream Theater peu après avec Image & Words et surtout Awake.

Axé sur des compos denses d'une moyenne de cinq minutes trentes (sauf les plus de sept minutes de Della Brown et du sublime et final Anybody Listening), l'ambitieux Empire est doté d'un son moderne, de la technique sans faille de son team en béton, qui met son savoir au service du feeling, avec notamment la paire exceptionnelle Geoff Tate au chant (pfff, quelle maîtrise écoeurante) et Chris De Garmo à la lead guitar (père de la majeure partie des titres, créateur de mélodies imparables et dégaineur de soli aussi précis que fins et efficaces). Derrière eux, un backteam de choc avec Michael Wilton à la six-cordes, Scott Rockenfield à la batterie et Eddie Jackson à la basse.

Le disque attaque bille en tête avec un Best I Can énergique campé sur une rythmique alambiquée et inquiétante, une atmosphère rapide et nerveuse, sur laquelle se pose à merveille le chant puissant mais subtil de Tate, avec au refrain une première baffe que les choeurs des copains viennent doubler. Derrière, The Thin Line se veut plus compliquée, sortant là encore des sentiers battus, avec sa structure à tiroirs qui demande à être apprivoisée sur quelques écoutes. Jet City Woman se base sur une excellente ligne de basse qui ouvre pour un bon gros riff introduit par un solo de départ venu de nulle part. Ebouriffant par son bouleversement des codes, ce morceau se développe sur un refrain qui tape après une belle montée sombre en mid-tempo. Judicieusement placées en quatrième position, les sept minutes de métal progressif alambiqué de Della Brown permettent à l'auditeur qui a déjà essuyé trois titres variés d'appréhender positivement cette compo résolument moderne, avant de laisser place au sublime Another Rainy Night (Without You), pure tuerie : rythmique en béton, chant seigneurial de Tate sur des lignes mélodiques que seul lui pouvait chanter, crescendo de bonheur qui fout les poils, et, cerise sur le McDo, un solo de De Garmo à pleurer de talent. Quelle classe !

Histoire de bien enfoncer le clou, Queensryche continue de maintenir l'auditeur dans les nuées avec le titre éponyme, Empire, qui raconte les gangs sur une atmosphère ténébreuse, un mid-tempo saccadé lancinant mais puissant, des montagnes russes vocales (woaaaa, la mélodie mortelle) et un refrain qui emporte tout sur son passage. Une sorte de reportage sonique métal et choc de la guerre de la rue avec ses barons et ses crimes. Dur, dur, dur, de s'en remettre. Resistance vient donc apporter une bouffée d'oxygène, sans non plus verser dans l'oisiveté, mais permet une excellente transition vers un autre grand moment du disque, Silent Lucidity, plus grand hit du groupe à ce jour. Tout en finesse et mettant à merveille la voix de Tate en valeur, ce titre est structuré sur une moldie de guitare sèche belle à pleurer rehaussée de claviers non-moins fins, façon violons. Un vrai voyage auditif qui transporte sur cinq minutes quarante cinq dans une autre galaxie.

La dernière partie de l'album des plus vigoureux Hand On Heart et One And Only, encore une fois sophistiqués et non-conformistes, révélant la volonté du groupe de se démarquer. Puis le grand final de Anybody Listening, perle de puissance contenue, sur laquelle Geoff Tate brille de mille feux, alors considéré comme l'un des meilleurs chanteurs du circuit. Crescendo de chair de poule servie par une mélodie en or, ce titre clôture en beauté ce joyau intemporel qui mettra des années à déployer sa magnificence et en inspirera beaucoup.

Plus gros succés commercial du groupe à ce jour, Empire a gagné ses galons avec panache et en évitant les pièges faciles d'un mimétisme alléchant des rejetons de MTV (même si quelques titres y sont passés massivement !).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 l'un des meilleurs queensryche, 28 juillet 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
Après "Opération Mindcrime", concept-album un peu surestimé, Queensryche revient avec "Empire".

Cet album est surement l'un des meilleurs de leur discographie. Il montre un groupe en nette progression, qui s'extirpe progressivement du heavy-metal à la sauce Iron Maiden-Judas Priest pour s'orienter vers un hard rock classieux, progressif et atmosphérique. Plusieurs facteurs le montrent.

D'une part, Geoff Tate a orienté son style de chant vers plus de sobriété. Il en est de même pour Chris de Garmo et Michael Wilton, dont le jeu de guitare s'avère ici moins technique mais plus efficace et moins dans les stéréotypes.

D'autre part, même si certains titres sonnent encore hard FM ("Another rainy night", "Hand on heart", le refrain de "Résistance"), Queensryche a apporté à cet album une véritable identité mélodique, une classe qui le distingue des autres disques de l'époque. De ce point de vue, les meilleurs titres sont "Della Brown", "Empire", "One and Only" et surtout "anybody listening?", superbe semi-ballade.

Enfin, le son des guitares est extrèmement puissant et remarquablement clair, de même que la production d'album dans son ensemble (due à Peter Collins, déja producteur de "Mindcrime" mais également de "Hear in the now frontier")

Bref, un album à classer parmi les meilleurs disques de queensryche, juste derrière "Promised land"
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 QUEENSRYCHE EST UN EMPIRE, 10 avril 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
CE GROUPE EST LE PRECUSEUR DU METAL PROGRESSIF DANS LES ANNEES 1980
ILS ETAIENT LES MAITRES ET QUEL ALBUM ILS NOUS SORTENT
UN BIJOU ET CE GUITARISTE CHRIS DE GARMO POURQUOI A T-IL QUITTER LE BATEAU
CE NE FUT PLUS PAREIL APRES LE DERNIER SCUD ETANT LE MAGNIFIQUE
PROMISED LAND
LA BALLADE SILENT LUCIDITY UNE MERVEILLE MAIS TOUT L'ALBUM S'ECOUTE EN BOUCLE
ON NE ZAPPE PAS UNE TELLE MERVEILLE
JETEZ VOUS DESSUS JE VOUS LE CONSEILLE BONNE ECOUTE
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 DU GRAND ART !, 6 juillet 2011
Par 
Hellblazer (Nice) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
1990, année riche, placée au coeur d'une explosion musicale de la scène hard/métal, qui a vu durant naître durant les eighties des formations mythiques, la NWOBHM, le trash, le prog, et j'en passe, et qui annonce une décennie sans pareille, qui donnera naissance aux (parmi les) meilleures galettes de hard de tous les temps.

En cette année ô combien symbolique, le modernisme enterre l'amateurisme (relatif) et le coté désuet des eighties (mais c'était la ruée vers l'or, alors on faisait comme on pouvait pour rester dans la course), ses couleurs fluos et son tape à l'oeil, et lorgne vers le futur... un futur tourné vers le nouveau millénaire, vers les hautes technologies, vers plus de subtilité, d'élaboration. Et Queensryche, qui deux ans auparavant avait atomisé tout l'intelligentsia musicale avec son époustouflant album concept Operation : Mindcrime, se fait le chantre de cette nouvelle ère sophistiqué. Le métal classieux, en quelque sorte. Intelligent. De haut vol.

Certes à l'époque Queensryche s'était placé lui-même la barre très haut et était attendu au tournant, normal, après un chef d'oeuvre aussi machiavélique que poétique et puissant, les fans autant que la presse étaient dans une expectative féroce. Et là, dans son altesse la plus impériale, le quintet de Seattle (qui connait déjà Boeing - voir Jet City Woman, la ville étant surnommée Jet City - mais pas encore le grunge) livre au monde ce fabuleux Empire le fort bien nommé, diamant pur à onze facettes, reflet d'un talent immense et d'une créativité sans bornes.

Altier et sophistiqué, Empire n'est pas un album concept à proprement parler, ses titres ne racontant pas une histoire suivie. Cependant, un thème récurrent lie ce disque, et l'occurence, c'est la ville. La ville dans tout son concept de plus symbolique : sa grandeur, sa noirceur (le titre éponyme qui traite des gangs), ses gens (Jet City Woman). On retrouve en outre d'autres thématiques, toutes très sérieuses (Best I Can parle d'un enfant paralysé), qui montrent bien que Queensryche n'est pas là pour plaisanter, tout comme le fera Dream Theater peu après avec Image & Words et surtout Awake.

Axé sur des compos denses d'une moyenne de cinq minutes trentes (sauf les plus de sept minutes de Della Brown et du sublime et final Anybody Listening), l'ambitieux Empire est doté d'un son moderne, de la technique sans faille de son team en béton, qui met son savoir au service du feeling, avec notamment la paire exceptionnelle Geoff Tate au chant (pfff, quelle maîtrise écoeurante) et Chris De Garmo à la lead guitar (père de la majeure partie des titres, créateur de mélodies imparables et dégaineur de soli aussi précis que fins et efficaces). Derrière eux, un backteam de choc avec Michael Wilton à la six-cordes, Scott Rockenfield à la batterie et Eddie Jackson à la basse.

Le disque attaque bille en tête avec un Best I Can énergique campé sur une rythmique alambiquée et inquiétante, une atmosphère rapide et nerveuse, sur laquelle se pose à merveille le chant puissant mais subtil de Tate, avec au refrain une première baffe que les choeurs des copains viennent doubler. Derrière, The Thin Line se veut plus compliquée, sortant là encore des sentiers battus, avec sa structure à tiroirs qui demande à être apprivoisée sur quelques écoutes. Jet City Woman se base sur une excellente ligne de basse qui ouvre pour un bon gros riff introduit par un solo de départ venu de nulle part. Ebouriffant par son bouleversement des codes, ce morceau se développe sur un refrain qui tape après une belle montée sombre en mid-tempo. Judicieusement placées en quatrième position, les sept minutes de métal progressif alambiqué de Della Brown permettent à l'auditeur qui a déjà essuyé trois titres variés d'appréhender positivement cette compo résolument moderne, avant de laisser place au sublime Another Rainy Night (Without You), pure tuerie : rythmique en béton, chant seigneurial de Tate sur des lignes mélodiques que seul lui pouvait chanter, crescendo de bonheur qui fout les poils, et, cerise sur le McDo, un solo de De Garmo à pleurer de talent. Quelle classe !

Histoire de bien enfoncer le clou, Queensryche continue de maintenir l'auditeur dans les nuées avec le titre éponyme, Empire, qui raconte les gangs sur une atmosphère ténébreuse, un mid-tempo saccadé lancinant mais puissant, des montagnes russes vocales (woaaaa, la mélodie mortelle) et un refrain qui emporte tout sur son passage. Une sorte de reportage sonique métal et choc de la guerre de la rue avec ses barons et ses crimes. Dur, dur, dur, de s'en remettre. Resistance vient donc apporter une bouffée d'oxygène, sans non plus verser dans l'oisiveté, mais permet une excellente transition vers un autre grand moment du disque, Silent Lucidity, plus grand hit du groupe à ce jour. Tout en finesse et mettant à merveille la voix de Tate en valeur, ce titre est structuré sur une moldie de guitare sèche belle à pleurer rehaussée de claviers non-moins fins, façon violons. Un vrai voyage auditif qui transporte sur cinq minutes quarante cinq dans une autre galaxie.

La dernière partie de l'album des plus vigoureux Hand On Heart et One And Only, encore une fois sophistiqués et non-conformistes, révélant la volonté du groupe de se démarquer. Puis le grand final de Anybody Listening, perle de puissance contenue, sur laquelle Geoff Tate brille de mille feux, alors considéré comme l'un des meilleurs chanteurs du circuit. Crescendo de chair de poule servie par une mélodie en or, ce titre clôture en beauté ce joyau intemporel qui mettra des années à déployer sa magnificence et en inspirera beaucoup.

Plus gros succés commercial du groupe à ce jour, Empire a gagné ses galons avec panache et en évitant les pièges faciles d'un mimétisme alléchant des rejetons de MTV (même si quelques titres y sont passés massivement !).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 MASTERPIECE, 11 décembre 2008
Par 
Hellblazer (Nice) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (Mini Lp Sleeve) (CD)
"Empire" est avec "Op. mindcrime" le sommet de l'art de Queensryche, de toute beauté. Progressif et métal, engagé, puissant, ultra-inspiré, produit superbement, ce disque est 100% indispendable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Tout bonnement génial, 26 mai 2011
Par 
Bordg David "Papa bordg" (Vernon, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
J adors cet album comme les deux précédents, après l original et lyrique rage for order, le conceptuel opération mindcrime, voici empire plus accessible, différent, mais tout bonnement génial!! Morceaux éclectique,tous memorisable avec toujours cette touche queensryche qui fait que ça ne peux ressembler a rien d' autre, et une production a la hauteur des ambitions d' un tel album!!! L empire queensrychien règne et continuera de régner au firmament du métal pour encore de tres nombreuses années!!!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


‹ Précédent | 1 2 | Suivant ›
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Empire
Empire de Queensrÿche (CD - 1990)
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit