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le 14 novembre 2010
Disque étrange dans l'immense carrière de Theodore "Sonny" Rollins, carrière qui dure depuis plus de soixante ans maintenant.Disque étrange et improbable,qui au lieu de s'intituler "east broadway run down" aurait peut-être du s'appeler "Blessing in disguise".Tout d'abord parce qu'il est une véritable "blessing in disguise",entendez par là un "bienfait caché" et pas une "bénédiction déguisée",et puis parce que "Blessing in disguise" est le second morceau de ce disque,et peut-être bien le plus somptueux.
Enregistré le 9 Mai 1966 en compagnie de Freddie Hubbard,tp,(1938-2008),et de la rythmique de Coltrane,constituée de Jimmy Garrison,b (1933-1976) et du légendaire Elvin Jones,dms (1927-2004),frère des non moins légendaires Hank et Thad Jones, ce disque est un témoignage incroyable du désarroi et de l'angoisse de Rollins à cette époque où,perturbé par le courant "free" dont les fers de lance étaient Coltrane,Archie Shepp et Albert Ayler,il essayait malgré lui d'intégrer cette nouvelle tendance à son jeu qui,pour être d'une modernité effarante depuis une décennie,restait pourtant éloigné du free jazz.
"East Broadway run down" est le plus audacieux des trois thèmes présents dans ce disque;une tentative du Colosse du saxophone de se rapprocher de ses concurrents de l'époque,peut-être pas totalement réussie, certes,car il n'y a là ni la folie ravageuse de Ayler,ni la souveraine plénitude de Coltrane,mais une tentative plus que recommandable.Même si on sent que le brave Sonny n'est pas à l'aise dans ce registre.
Avec "Blessing in disguise",là,nous revenons à du Rollins pur et dur,même si son discours est épuré à l'extrême.Bienfait céleste et bienfait caché que ce morceau,blues ascétique,dépouillé à l'extrème,dynamité par la batterie tellurique de Elvin Jones.Rollins est ici sur son terrain,même s'il l'a volontairement asseché et desherbé,pour n'en retenir que l'essence principale.
"We kiss in a shadow" enfin,vieux standard de Richard Rogers et Oscar Hammerstein,que plus personne ne jouait à cette époque;Rollins et Monk partagent cette caractéristique de savoir aller dénicher dans le gigantesque répertoire des revues et comédies musicales américaines des morceaux improbables auxquels ils donnent vie pour la première fois; on se souvient de Monk avec "Just a gigolo"(qui d'autre à part Armstrong fut capablede faire quelque chose sur cette chose),ou encore "Lulu's back in town" ou "Sweethearts of all my dreams".Rollins partage ce talent de dénicheur de morceaux invraisemblables ("how are things in glocca mora","when lights are low" et bien d'autres).
Certainement pas le disque le plus accessible de Rollins,mais un jalon essentiel dans sa merveilleuse carrière, qui heureusement dure toujours !
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Dans la vaste discographie de Sonny Rollins (saxophoniste ténor), cet album n'est certainement pas le plus "facile", surtout lors d'une première écoute. East Broadway Run Down enregistré en mai 1966 pour le compte du label Impulse! est le troisième et dernier album du Colosse pour le label légendaire (après On Impulse! enregistré en 1965 et Alfie enregistré six mois plus tôt). Il est aussi celui qui se rapproche le plus de la "new thing" (ce courant que l'on associe au free jazz). Trois titres seulement, mais trois titres incandescents, sur le fil du rasoir, tendus comme ce n'est pas permis. Avec Our Man In Jazz (paru chez RCA Victor et capté live aux côtés de Don Cherry, c'est peut-être, dans la discographie du Colosse, l'album que je préfère.

D'emblée sur le premier thème, l'on est frappé par tant de force et de puissance. Mais aussi par tant d'imagination et de prise de risque. C'est rude, c'est âpre. C'est la pièce de l'album qui demande le plus de disponibilité de la part de l'amateur. Faut dire que le Colosse est admirablement entouré: Jimmy Garrison est à la contrebasse et Elvin Jones à la batterie (autrement dit l'ancienne rythmique de Trane). La présence de Freddie Hubbard (trompette) est la deuxième surprise. Celui-ci poussé dans ses derniers retranchements offre l'un de ses enregistrements les plus marquants. Son ciselé de la trompette, tensions et paroxysmes. Il n'interviendra que sur cette première plage à la durée pharaonique (plus de vingt minutes). Les deux autres titres (Blessing in Disguise et We Kiss In A Shadow) sont moins "free", mais Rollins offre de quoi satisfaire les esgourdes les plus affranchies. Jimmy Garrison et Elvin Jones élargissent l'espace, notamment sur Blessing au cours duquel Elvin frappe sur les cymbales dans toutes les directions. Là encore, en terme de tension, c'est énorme!

Un album phare dans la discographie du Colosse, avant sa deuxième retraite (jusqu'en 1972). Entre tension donc (East Broadway Run Down), veine traditionnelle joyeusement progressive (Blessing In Disguise) et subtilité (Blessing mais aussi We Kiss in A Shadow, un standard immortalisé par Hammerstein et Rogers), le Colosse peut se targuer de savoir tout faire. Quand l'album se clôt sur We Kiss in A Shadow (la mélodie est assez simple, du moins en apparence) l'on est saisi par la palette et la construction de l'ensemble, permettant à Rollins de flotter autour de la mélodie avec majesté (il joue essentiellement rubato). Un chef-d'oeuvre sans aucun doute.
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le 6 avril 2011
L'un des plus fabuleux enregistrement de Sonny Rollins, dans sa première partie en tout cas. Le comparer, en l'espèce, au meilleur de Coltrane ou d'Ayler, c'est lui faire, une fois de plus, un piètre procès. Que Sonny ait souvent manqué d'assurance, et vacillé sur ses bases, personne ne le conteste. Mais là, force est de saluer une expérience de bout en bout inspirée, à la fois volubile et rigoureuse, sobre et scintillante, où le sax de Sonny, servi par un line-up de rêve (Garrison, Elvin Jones !!!), se hisse jusqu'aux plus hautes cimes mais sans effort, sans emphase et, cette fois au moins, avec une sorte de certitude, d'affirmation de soi, de quête spirituelle éperdue qui donnent, tout simplement, la chair de poule.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 30 octobre 2011
Pas vraiment dans le sens free-jazz du terme. Liberté musicale tout court à l'encontre d'une musique vivante et organique, habitée, à la palette d'émotions très étendue (dans le même morceau, on peut passer de la tension à la décontraction), avec des musiciens extraordinaires (Jimmy Garrison à la basse et Elin Jones aux futs sont tout simplement énormes; ce n'est plus une section rythmique, c'est une arme de création massive). Et voilà comment on se retrouve télétransporté à New York en 1966: urbanité à tout va, orage menaçant sur la ville, puis flanerie dans les rues et gros sentiment existentiel. Un disque vivant et bien réel. Très bon.
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