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49 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La vie de Bach aujourd'hui,
Par Dr. Glockenspiel (Munich, Germany) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
De tous les pianistes du XXe siècle, Gould est le représentant le plus insigne et le plus puissant d'une tradition qui rétablit Bach comme un maître du CLAVIER ayant donné aux problèmes expressifs et techniques de l'écriture polyphonique qui traversent le "Moyen-Âge", des réponses à la fois définitives (le contre-point ou la basse continue n'a plus guère évolué depuis) et universelles, tant du point de vue des médiums ou instruments capables de les supporter (clavier est une catégorie large), que des postures interprétatives auxquelles elles sont ouvertes.Rien dans les intentions de Bach ne semble en effet interdire de considérer et de mettre à exécution une interprétation d'une heure, à la guitare et au saxophone, d'une de ses fugues, qui durerait par ailleurs une minute trente au luthe ou au xylophone. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il est absolument faux de penser, comme certains pseudo-spécialistes l'affirment, que Bach ait été le premier à se soucier de la nature de l'instrument, des tempos et des sentiments (allègre, triste,etc.) à mettre à plusieurs de ses propres pièces qui ne comportent tout simplement pas, au détriment des pianistes en manque de maître à la main ferme, de précision sur ces matières. Les variations Goldberg représentent un cas d'espèce, de même que l'Art de la fugue et quantité d'autres exemples : la nature de l'instrument n'y est pas prescrite, et la partition ne comporte pas d'indication de tempo ni de phrasé qui n'ait été ajoutée de la main de générations ultérieures d'interpètes, comme auraient, semble-t-il, été ajoutées de main étrangère les quatre dernières sections du prélude No.1 du clavier bien tempéré. Le présent enregistrement des variations se distingue moins, comme la première version donnée par Gould en 1955, par une pyro-technique jubilant au faîte de la puissance et de la rapidité étourdissante, que par son caractère réfléchi, empreint de nostalgie et toujours reposant sur une extrême clarté dans la séparation et l'articulation des voix du contrepoint. Il s'agit selon moi du plus bel enregistrement de piano du XXe siècle, par sa qualité, son raffinement et sa magie ensorcellante, rarement atteinte par d'autre à sa suite. En particulier, la variation 25 est d'une beauté tragique sublime. Disons pour terminer qu'il y a clairement eu, dans l'histoire de la réception de l'oeuvre pour clavier de Bach, un avant et un après Gould, et dans l'intervalles, notre regard sur cette oeuvre s'est transformée pour le mieux. C'est à Gould, pour une part fondamentale, que revient le mérite d'avoir sorti des pièces du volume et de l'importance des variations Goldberg et du Clavier bien tempéré, du climat austère et de l'embourbement pédagogique dont elles étaient jusqu'alors prisonnières. Il a réinsufflé à l'oeuvre de Bach la vitalité et la puissance poétique qui est la sienne mais qu'un historicisme mal avisé avait étouffé ; considérant les intentions et l'ouverture présentées par Bach de son vivant à l'égard des avenues ouvertes devant ses oeuvres, celles-ci n'ont jamais été en meilleure état de santé qu'avec et depuis Gould. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
PENSIF ET TRES LENT,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
Surtout ne pas tomber dans les querelles soulevées par les commentaires précédents : c'est bien connu, Gould aurait dû chanter les V.G. s'accompagnant au clavier, la partition bien que non annotée a été composée pour le clavecin, ce qui interdirait toute autre convention instrumentale y compris le pipo, le biniou et la cornemuse, enfin et pour faire court, Bach n'est pas baroque mais un précurseur du classicisme voire du romantisme.Chacun prend ce qu'il veut ou, dans le meilleur des cas, ce qu'il peut. Surtout avec beaucoup d'humilité.... Comparaison n'est pas raison ; pour autant, ce sont bien 13 minutes qui séparent la version de 1955 de cet enregistrement de 1981 qui marque le grande sortie du génial Glenn Gould. Il l'avoue : " autrefois ce qui état capital pour moi, c'était la course rythmique précipitée, mais en vieillissant j'ai eu l'impression que de nombreuses interprétations étaient beaucoup trop rapides.... toute la musique qui m'intéresse est contrapuntique et (cette) musique exige tout bonnement un tempo lent, réfléchi". Ce qui dérangeait Gould dans sa première version c'était le manque de cohésion dans le façonnement général de l'oeuvre ; les 30 modifications du thème ne devaient pas représenter 30 miniatures autonomes dotées chacune d'un caractère et d'un mouvement propre, tel qu'il les avaient jouées en 55, mais les développements logiques, la croissance organique et enchevêtrée d'un seul et même matériau. Gould recherchait la "pulsation fondamentale" pas l'utilisation d'une même mesure qui se poursuit encore et encore, indéfiniment. Nombreux considèrent que cette seconde et ultime version en studio constitue le testament du pianiste canadien, la "fin ultime de la sagesse". Le "miracle" de 1955 ne se renouvelle pas de la même façon 25 ans plus tard ; on est plus dans le swing fascinant d'un jeu non legato, presque sans pédale, traitant de manière irrespectueuse et avec provocation cette partition mythique ; certains critiques les ayant alors baptisées, les variations "Gouldberg", donnat alors l'effet d'aérer une pièce fermée depuis des lustres. Pourtant ce jeu reste d'une virtuosité exceptionnelle qui met en évidence son intériorité et sa profondeur, l'extase. Les qualités de prises de son et d'enregistrement déclasse définitivement la version initiale. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Lui.. mais pas que lui !!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
Pour beaucoup de gens les "Goldberg" en particulier (et Bach en général) s'arrètent à Glenn Gould. Alors pour essayer de temporiser un peu, je pense que cet album est evidemment indispensable à connaître, que Gould y est au sommet de son art et que cette version sonne comme "définitive". L'hypocondriaque Gould savait-il à ce point qu'il était à la fin de sa vie ???. Les tempos (plus lents que dans sa version de 1955) permettent d'apprécier la complexité contrapunctique de l'oeuvre que peu de pianistes, en dépit de leur excellence, arrivent à maîtriser. Mais... ne vous arrêtez pas à cette version des "Goldberg". De nombreux pianistes (je ne parle ici que des versions "piano") ont enregistré des versions fort intéressantes (Andreas Schiff, Murray Perahia, Evgeny Koroliov, Andrei Gavrilov...) et il serait dommage de ne pas en découvrir quelques unes ne serait-ce que pour découvrir que l'approche de Gould est unique mais n'est pas exhaustive !
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Gould est-il indétronable ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
Personne ne l'est. Mais ceux qui ont écouté cette version en boucle comme moi peuvent avoir du mal dans un premier temps à laisser leur oreille vagabonder dans l'univers d'autres interprètes. Certains la rejettent. Par snobisme ? C'est tellement attendu d'aimer la version Gould... Personnellement, je trouve qu'elle a quelque chose d'implacable, c'est une horlogerie parfaite et fascinante.Cela dit j'écoute actuellement la version Perahia, bien plus bavarde, presque à l'opposé, avec le plus grand plaisir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le testament musical de Glenn Gould,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
Le dernier des puritains réinvente le génial Jean Sébastien Bach.C'est ma version préferrée because une interprétation incroyablement poétique, un doigté légendaire, un son limpide malgré ses tics (ronronnement vocal, craquements de la chaise basse quasiment inaudibles) ; une oeuvre majeure qu'il interprète plus lentement avec la sobriété du mystique, une oeuvre qu'il a décortiqué mentalement et mûri des années pour nous livrer son testament à écouter dans le noir et le silence complet. Glenn approche la perfection à la veille du grand départ (entre temps, il a enregistré les magnifiques ballades Op.10 de Brahms que je place au même niveau que Julius Katchen). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Beau et grand...,
Par Revue "Muse Baroque" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
... mais cette lecture réfléchie, très didactique, d'une clarté sans faille a perdu l'énergie débordante des décapages virtuoses de 1955 ou 1959. Un enregistrement de référence... au piano.
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4 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
INDISPENSABLE,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
La querelle entre tenants des interprétations baroques ou modernes semble complètement stérile devant un tel disque.Nous sommes ici devant un authentique chef d'oeuvre, qui, loin d'écraser l'auditeur du haut de sa stature, lui tend humblement la main pour l'emmener dans un univers ou le vocabulaire ne peut rendre compte des émotions ressenties. Ce disque est au delà des mots. Quelque soit votre age et vos gouts musicaux, nul doute qu'il saura vous accompagner toute une vie durant, et inscrire au plus profond de votre âme le parfum de l'éternité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
universelles Variations,
Par Gerard Muller "minicactus" (Nouvelle Caledonie) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
Incontestablement, l''art de Glenn Gould atteint des sommets dans cette interprétation de 1981 des célébrissimes Variations Goldberg, celle de 1955 étant jouée dans un tempo légèrement plus rapide . Le contrepoint est souligné et le toucher d''une précision d''horloge. Il faut dire que les Goldberg offrent un champ d''investigation fabuleux pour les pianistes, alors que l''œuvre a été composée pour clavecin, rappelons-le. Rien de comparable par exemple entre l''aria de la version de 55 et celle de 81. Et si vous écoutez les Goldberg de Kempff, vous aurez une aria encore différente. Les 13 interprétations que je connais et possède n''ont rien de commun. Que ce soit Andras Schiff, Wilhelm Kempff, Angela Hewitt, Maria Yudina, Rosalyn Tureck, Zhu Xiao Mei ou Glenn Gould (deux versions) , chacun a apporté sa pierre à l''édifice musical multiple et universel que constituent les Goldberg. Chaque interprétation se révèle être comme un instantané de la pensée du pianiste au travers du tempo choisi. Pour le cas de Gould, à 26 ans d''intervalle, l''homme a mûri et le tempo pensif et lent de cette version nous rappelle que la sagesse est ennemie de la précipitation. Gould disait que « la musique contrapuntique exige un tempo réfléchi ». Il est amusant dans cette version d''entendre Gould chantonner en arrière-plan musical. Il vit sa musique à fond : elle sort de son corps. Dans la collection des Goldberg, ce CD ne peut qu''occuper une place privilégiée.
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6 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Magique,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
Pour apprécier, il faut comparer. Rien à voir avec l'interprétation de Zhu Xiao par exemple, Gould, on ne peut s'en décrocher, Zhu tourne vite en musique de fond.Pour les inconditionnels du clavecin et jaloux de Gould, quand on s'exprime à un tel niveau on peut se permettre de jouer les Goldberg au piano et de s'assoir sur une chaise basse voire de chantonner en jouant! Quand à savoir ce que Bach aurait pensé de l'interprétation.......... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un autre monde,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 (CD)
A écouter au moins une fois dans sa vie pour essayer d'appréhender le monde musical de Gould. Moi je dirai totalement libre et fascinant. Il est le Cd que je prendrai sur île déserte. Bien sur les puristes de Bach crient au massacre mais qu'importe puisqu'il vous donne un réel plaisir.
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Bach : Variations Goldberg - Glenn Gould, enregistrement 1981 de Johann Sebastian Bach (CD - 1993)
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