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50 PREMIERS REVISEURSle 12 juillet 2015
Dans sa première version des variations goldberg, enregistrée pour Opus 111 au début des années 90 sur une copie du clavecin Mietke "blanc" du chateau de Charlottenbourg (mais à double clavier contrairement à l'original), ce qui frappe c'est la maturité du jeu, presque déroutante, que l'on pourrait presque percevoir comme une froideur.

Au début de sa carrière, Hantai semble jouer ces variations goldberg, comme Claudio Arrau joue les variations Handel de Brahms á la fin de sa vie, avec beaucoup de détail mais comme une somme d'expérience inouie un rien désabusée.

C'est très particulier, c'est très beau, c'est très riche, très bien enregistré sur un clavecin proche de l'idéal mëme si j'ai fait partie des réticents en reprochant à cette version par le passé un manque de fluidité et de mouvement scarlattien, une approche un brin trop abstraite, savante ou intellectuelle, un peu trop sure d'elle.

La seconde version de Pierre Hantai essaiera de dépasser cette froideur incandescante (qui va plus loin que celle de son maitre Leonhardt dans sa 3eme version mais qui rappelle celle de la premiere version de Leonhardt en 1953), ces arêtes taillées au millimètre fruits d'un travail rythmique remarquable, pour nous offrir un tourbillon de couleur beaucoup plus jovial, thuringien et scarlattien, mais cette première version, qui rapproche cette oeuvre peut-être plus qu'aucune autre de l'art de la fugue, n'a pas vieilli d'une goutte voire s'embellit avec le temps.
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La notice signée de Dennis Collins contrecarre la fallacieuse légende selon laquelle cette musique proviendrait d'une commande de l'insomniaque Comte Kaiserling qui aurait voulu que son claveciniste Johann Gottlieb Goldberg la lui joue pendant des nuits privées de sommeil.

Nulle envie de s'assoupir en écoutant l'interprétation de Pierre Hantaï, dont le livret nous apprend que cette oeuvre « ne quitta pas son chevet » pendant les années qui précédèrent l'enregistrement de juin 1992.
Dans des propos recueillis par le magazine Diapason (n°558 p.35), Hantaï relatait que ses premières leçons auprès de Gustav Leonhardt évoquaient « la question de l'intensité du jeu éveillé qui capte l'attention par sa variété et sa qualité de diction » : toutes vertus qui s'illustrent ici par des phrasés aussi transparents que fluides et sensibles, comme suivant une infaillible inspiration recueillie à la source même de la pensée du Cantor.

La pénétrante conduite des lignes polyphoniques montre son autorité dès la première Variation, clarifie le contrepoint des Canons, éblouit par sa maîtrise des pages virtuoses (l'impeccable vélocité de la n°6, les fringants rythmes pointés de l'Ouverture à la française, les trilles obsédants de la n°28 !) mais sait aussi s'attendrir dans les espaces élégiaques (dont les sublimes n°21 et 25) sans rompre le fil structurel.
L'idée chemine, infragmentable, subsumée à l'intelligence de l'architecture globale ; le moindre ornement, chaque voix se montre partie au service du tout.

Tout au long de ce labyrinthe où l'agrément s'habite de la plus haute spéculation conçue par le dernier Bach, le magnifique clavecin ici entendu (un modèle construit par Bruce Kennedy d'après un original berlinois de c1702) tient l'oreille en haleine par son homogénéité, sa limpidité, sa luminosité prodigieuses.

Sans ignorer les éminentes versions précédemment gravées par Ralph Kirkpatrick, Gustav Leonhardt, Bob van Asperen, Scott Ross ou Lars Ulrik Mortensen, je considère le présent disque comme l'incarnation d'un modèle absolu.
Je sais aussi que Hantaï a réenregistré les Goldberg pour le label Mirare. Oserais-je avouer que je n'ai osé les écouter de crainte d'être comparativement déçu ?
Mais n'imitez pas mon idiote superstition, car j'ai ouï dire que cette nouvelle mouture pourrait bien disputer à l'ancienne le sommet de l'excellence. Pourrait-elle lui ravir la palme ? Nul besoin d'y croire tant les plus beaux rêves demeurent imperméables aux autres.
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