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Lors d'une interview récente, Pierre Hantai expliquait que cet enregistrement de Leonhardt, qu'il ne connaissait alors pas, avait été décisif dans sa vocation. Il avait alors compris que c'était comme cela qu'il voulait/fallait jouer, avec ce son, cette présence, ce magnétisme qui passe même dans les appareils audio les plus médiocres.

Cette version, apparemment moins libre et théatrale que celle des années 80, qui concentre l'énergie au lieu de la laisser s'épandre dans l'espace, fait partie de mes versions préférées de ces suites anglaises, rarement vraiment réussies au disque. Et je confirme les dires de pierre Hantai: cette prise de son passe merveilleusement bien sur mon lecteur CD à moins de 30 Euros situé dans ma cuisine.

Cette énergie et cette précision est caractéristique du Leonhardt de cette époque pendant laquelle il enregistra, notamment, le premier livre du clavier bien tempéré, les anthologies pionnières Forqueray et Duphly et les suites francaises.

Parmi mes versions préférées de ces suites anglaises (la seconde du même Leonhardt, celle de Christophe Rousset et celle de Colin Tilney), c'est celle que je trouve la plus atemporelle, la plus minutieusement sculptée, la plus lisible.

Pour tout admirateur de Leonhardt, ce double album, tant qu'il est disponible et abordable à la revente, est un achat prioritaire, d'autant que Sony Seon n'a pas cru bon rééditer cette performance dans leur coffret Leonhardt-Bach.

Je profite de ce commentaire pour relayer les mots magnifiques écrits par Frederic Munoz à la disparition de Gustav Leonhardt le 23 Janvier 2012, des mots qui s'appliquent certes en général à l'art de Leonhardt mais surtout particulièrement bien à ce double album:

"Gustav Leonhardt, toujours à l'écoute de son meilleur professeur, le clavecin, découpe le temps et les rythmes en micro intervalles, donnant du poids, de la longueur ou de la légèreté à certaines notes, de manière à ce qu'à chaque instant vibre toujours, et quelque part, une corde, afin de nourrir, amplifier et habiter le son. Subtilement, les deux mains se décalent très légèrement, laissant précéder la basse dans son rôle de conductrice, d'horloge interne..."
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