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Oh Mercy
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50 PREMIERS REVISEURSle 4 novembre 2011
Le grand secret de Dylan, c'est son errance permanente, son incapacité à être immobile. Tout au long de sa "carrière", il n'a jamais cessé d'avancer, de chercher, de sinterroger. Parfois, c'est vrai, il s'est planté. Mais avec cet album, enregistré à la Nouvelle Orléans sous la houlette du bankable Daniel Lanois, il a annoncé une sorte de "renouveau de la maturité".
Comme il l'a amplement expliqué dans le premier volume de son autobiographie ("Chroniques"), Dylan a redécouvert avec ce disque le secret de ses meilleures compositions. L'ambiance de l'enregistrement - très "live" dans une maison ordinaire - n'était d'ailleurs pas éloignée de celle qui avait prévalu au temps de Blonde on Blonde.
Bien entendu, le Dylan d'Oh Mercy n'est pas celui de Freewheelin', de Highway 61 ou même d'Infidels. Mais il est bien loin aussi de ses galettes indigentes de la fin des 80s.
En fait, avec des morceaux comme Political World ou Man in The Long Black Coat, il annonce une évolution qui se concrétisera avec Time out of Mind et Modern Times.
Bref, un album à connaître.
Impérativement.
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5 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 octobre 2001
Hubert deshouse exprime très bien ce que j'ai ressenti avec cet album. je soulignerai le morceau ring them bells qui est une complainte extraordinaire de simplicité qui nous décoche un coup de poing dans l'estomac ! la voix de dylan semble sortir tout droit de nos consciences pour nous dire :es-tu sur le bon chemin ? c'est un album fort, musicalement d'abord mais surtout intérieurement.
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12 sur 14 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 février 2006
Il y a des artistes incontournables et bob dylan fait partie de ceux-ci.
Pour autant, sa discographie est tellement foisonnante, qu'il est difficile d'en avoir une bonne lecture et de récupérer dans sa discothèque l'essentiel de dylan.
Je passerai sur les classiques du bon vieux bob( et la liste est longue)pour m'attarder sur ce chef d'oeuvre qu'est "oh mercy".
Il livre une oeuvre sublime, poignante d'un bout à l'autre.
Les humeurs sont bien retranscrites (bravo à la production), l'ambiance lourde et humide de la nouvelle orléans est là, et l'on embarque avec bob, loin, très loin, dans les méandres de son humanité.
Sa voix nous touche particulièrement et s'inscrit dans son paysage musical, comme un instrument supplémentaire.
Le piano a une sonnorité magnifique et les parties de guitares accompagnent bien le tout.
Et que dire de l'harmonica de dylan, qui une fois de plus nous perce le coeur par sa mélodie.
Le meilleur disque de l'année 1989, de très loin et l'un des tous meilleurs de ce génie du 20 ème siècle, Monsieur Bob Dylan.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
N’en déplaise aux fans (il en faut, mais leur avis ne vaut rien, ils ne sont pas lucides), depuis sa doublette ô combien magique du milieu des sixties (« Highway 61 revisited » / « Blonde on blonde »), Dylan n’avait sorti en cette fin des 80’s que deux disques dignes de sa réputation (« Blood on the tracks » en 1975, « Infidels » en 1983) … sur au moins une vingtaine de parutions tant en live qu’en studio. Ce qui fait pas une bonne moyenne.
En gros, Dylan était à la rue artistiquement. Il s’en foutait peut-être, il s’en foutait sûrement, mais il était out. Pire, à part des folkeux attardés dans un autre espace-temps, genre Billy Bragg, plus personne débarquant dans le trouble marigot du music-business ne le citait. Ses deux dernières parutions, « Down in the groove » en studio et le live « Dylan & The Dead » avaient été deux flops tant critique que commercial retentissants. Dylan, pas plus sourd ni plus con qu’un autre, le savait. Et comme souvent quand il se sent largué, il va tenter un coup de poker. Va se livrer pieds et poings liés (enfin, pas aussi facilement, les premières prises de contact et séances d’enregistrement ont soi-disant été houleuses) à un jeune producteur canadien, Daniel Lanois, alors sur un nuage. Lanois vient de produire des disques qui ont démesurément cartonné pour Peter Gabriel (« So ») et U2 (« Joshua tree »), bosse sur le « Yellow moon » des Neville Brothers (c’est pendant les séances de ce disque que Dylan viendra l’observer et en profitera pour recruter quelques musiciens). Lanois, c’est le type à total contre-courant de la tendance des 80’s. Non pas qu’il n’utilise pas toutes les technologies high-tech, mais il s’en sert juste pour sonner « rustique ». Les disques produits par Lanois donnent la priorité au feeling et aux instruments en bois.
« Oh mercy » va être salué comme le disque de la (énième) renaissance de Dylan. Lanois y est certes pour beaucoup (il joue aussi, surtout de la guitare sous toutes ses formes, sur pratiquement tous les titres). Mais il faut aussi reconnaître à Dylan le mérite d’avoir sorti on ne sait trop d’où ni comment un paquet de compositions qui tiennent la route.
« Oh mercy » est un disque qui fait semblant de se chercher, d’hésiter entre deux directions. Les quatre premiers titres présentent en alternance des ballades folk d’inspiration très 60’s (« When teardrops fall », « Ring them bells ») et des choses beaucoup plus chaloupées, remuantes, swinguantes, le groove New Orleans revisité par Dylan (l’inaugural « Political world », « Everything is broken »). Le lien entre les deux tendances est assuré par la mise en place sonore de Lanois, ça sonne cool, tranquille, apaisé, la jam à la belle étoile à côté d’un feu de camp, asseyez-vous en cercle, Papy Dylan va vous en raconter une bonne … Le côté « funky » (même si Dylan et funky sont antinomiques, Dylan est tout sauf funky) ne réapparaîtra qu’à l’avant-dernier titre (« What was it you wanted », avant un final (« Shooting star ») plutôt rock (mais le rock revisité par Lanois, c’en est pas vraiment) très dans le son et l’esprit de « Infidels ».
Le cœur de « Oh mercy », c’est la ballade folk tranquille, Dylan retrouve d’ailleurs souvent son harmonica. C’est du Dylan, on peut pas se tromper, mais il y a un aspect détendu peu fréquent chez lui. C’est aussi (le boulot de Lanois est colossal) une façon de chanter, de faire reposer les titres sur sa voix, à laquelle on n’était pas habitué. Dylan, qui n’a jamais eu une voix agréable, et qui se complaisait dans les tonalités (per)sifflantes, arrogantes, commence à avoir cette sonorité très rauque assez pénible qui ne le quittera désormais plus. Là, sur ce « Oh mercy », il n’hésite pas à la mettre en avant. De toutes façons, il a pas vraiment le choix, l’instrumentation est souvent limitée à sa portion la plus congrue, et ça se joue à rien : « What good I am » pour moi ne « passe » pas, la voix de Dylan ne s’appuie sur pratiquement rien, elle agit comme un repoussoir. Il suffit de pas grand-chose (des arrangements d’orgue, un petit solo de guitare bluesy à l’arrière plan) pour qu’un titre très voisin (« Disease of conceit ») apparaisse beaucoup plus réussi.
Et puis, il y a deux titres somptueux, « Man in the long black coat » (la ballade a minima hors d’âge, ça a l’air tout con, beaucoup s’essayent à ce genre d’exercice, peu le réussissent), et « Most of the time » (mélodie calée sur une superbe ligne de basse et des nappes de synthé, c’est évident et original en même temps). Le genre de titres en état de grâce que l’on croyait ne plus entendre de Dylan.
On le sentait à nouveau concerné, capable de refaire de bons disques, les fans y ont cru dur comme fer. Ce sera pour lui l’occasion de partir dans une fuite sans fin en avant (en avant, hum … pas toujours, malheureusement) pour le bien nommé « Neverending Tour », Dylan n’envisageant plus l’avenir que façon baladin (son job c’est être sur une scène quasiment tous les soirs et chanter, jusqu’à ce que mort s’ensuive, et ça fait vingt-cinq ans que ça dure). Par contre dans sa discographie, ce très bon « Oh mercy » restera sans suite digne de ce nom dans les 90’s, avant un virage folk-blues qui n’en finit plus de diviser les dylanmaniacs entamé par « Time out of mind » (moi j’aime bien voire plus, mais comme je suis pas fan de Dylan, mon avis compte pas non plus …).
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Après plusieurs disques médiocres, Dylan signe dans les années 80 un chef d'oeuvre qui marque sont retour. Aidé par Daniel Lanois à la production, Dylan enregistre à la Nouvelle Orléans un disque magnifique. Les chansons inspirées sont mises en valeur par Lanois qui arrive à nous faire sentir l'ambiance de la Louisiane (écoutez les grillons au début de Man In The Long Black Coat).
Ce disque est parfait pour une soirée d'été.
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le 29 mai 2004
Produit par Daniel Lanois ce disque fût l'un des meilleurs des années quatre-vingts de Bob Dylan.
J'adore le son de cet album et encore plus particulièrement celui de "Man with the long black coat".
De plus, la version SACD est absolument époustouflante.
"Everything is broken", "Most of the time", "What is what you wanted" sont également superbes.
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le 17 octobre 2009
c'est vraiment le premier album de Dylan que j'achète,car depuis sa voix me tape sur les nerfs, telle que je l'ai toujours entendue en radio où sur album vinyl ou pas, j'ai son âge. Mais là, grâce à la réalisation et à la précision du format SACD, l'émotion passe en plus de la qualité sonore indéniable. Quelle réussite et bravo merci à tous ceux qui travaillent en coulisse. Quel auteur et quel interprête ce Bob Dylan. Je vais rechercher d'autres albums de cette qualité.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 26 février 2014
Hélas, les années 80 n'auront guère laissé porter les fruits du retour au rock généré par INFIDELS (1983). Trois albums vont suivre ce dernier, estampillés du son de ces tristes années et diluant parfois de bonnes chansons dans une production inadaptée à leur auteur. Il faudra attendre 1989 et la prise en main du génial producteur Daniel Lanois pour retrouver un Bob Dylan intéressant. Album d'atmosphères aux instrumentations épurées et aériennes, OH MERCY est un véritable écrin de velours pour la voix du diamant Bob.
Mixée très en avant, celle-ci s'est un peu éraillée et a perdu en nuance ce qu'elle a gagné en profondeur. Ce que démontrent les lents et intimistes WHAT GOOD AM I et RING THEM BELLS, deux nouveaux chefs-d'œuvre aux mélodies impérissables. Ouvrant les débats avec POLITICAL WORLD (le seul vrai rock et single potentiel de l'album), traversant diverses ambiances dans une sidérante cohésion de sons (quasi du Ennio Morricone sur MAN IN THE LONG BLACK COAT !), OH MERCY installe peu à peu son univers et nous ramène directement à la beauté intimiste de BLOOD ON THE TRACKS, transfigurée par une voix plus mure. Voici l'un des derniers albums de Dylan auquel tout le monde (fans ou non) peut se raccrocher pour survivre. Sans miséricorde.
Tops : POLITICAL WORLD, RING THEM BELLS, WHAT GOOD AM I?, EVERYTHING IS BROKEN, MOST OF THE TIME
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le 1 novembre 2012
une evidence pour les amateurs une satisfaction pour les autres ce gars est unique un de ses meilleurs album bien que je ne les connaisse pas tous mais la c est fort croyez moi
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le 9 avril 2009
Des rythmiques sympa, de bons sons de guitare, un filet de dylan classique. Ce disque n'est pas nerveux, il passe bien.
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