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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La musique de Bruckner dans son élément architectural, 7 janvier 2011
Par 
L' AIGLE (Paris France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 5 (CD)
L'écoute de cette grandiose 5e symphonie d'Anton BRUCKNER (1824-1896), enregistrement exceptionnel des 30 et 31 mai 1964 dans l'Abbaye Bénédictine d'Ottobeuren avec le très fameux Royal Concertgebouw d'Amsterdam, est une expérience qu'il faut faire.
Par ce concert exceptionnel, cette 5e de Bruckner ne fait pas double emploi, car le privilège exaltant de la Musique est de ne jamais recommencer la même chose dans la même oeuvre qui nécessite parfois plusieurs éclairage pour ne pas cristalliser son écoute.
Un minimum de trois interprétations est toujours nécessaire pour élargir ses propres perceptions.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 sublime et inspiré, 4 janvier 2011
Par 
Prevost Alain (Bordeaux) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 5 (CD)
Certainement l'un des plus beaux enregistrements de la Cinquième. Réalisé en direct à l'Abbaye d'Ottobeuren, cette version est véritablement inspirée et procure l'Elévation... au sens le plus noble du terme. Ceci est un disque incontournable
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Cette captation en public à l'Abbaye d'Ottobeuren le 30-31 mai 1964..., 9 février 2014
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 5 (CD)
...s'inscrit entre les deux disques enregistrés en février 1958 à Munich et février-mars 1980 à Dresde -utilisant chaque fois l'édition Nowak des partitions.
Une Symphonie qu'Eugen Jochum avait jadis jouée en 1932 à Berlin et 1934 à Hambourg -ville dans la quelle il en réalisa un premier enregistrement en juin 1938 pour Telefunken.

Peut-être moins chaleureuse mais tout aussi homogène, la sonorité de l'orchestre d'Amsterdam se montre ici plus fine, plus ductile, plus ligneuse que celui de la Radio bavaroise.
Même si certains épisodes (par exemple le choral des cordes à 2'45 de l'Adagio) n'acquièrent pas ici la même densité, même si le climax qui s'organise à 13'22 ne rayonne pas la même plénitude, l'intensité émotionnelle se montre similaire.
La même année 1964, Jochum avait publié un essai sur l'interprétation de cette oeuvre : une analyse de sa structure, de ses tempos, de ses procédés instrumentaux qui relèvent de l'intensification par palier, comme à la console de l'orgue avant l'apparition de la boite expressive graduant le crescendo.
A l'instar de son précédent témoignage munichois, le rythme inflexible du Scherzo, son abrupte stratification dynamique peuvent surprendre mais restent fidèles aux conceptions exprimées par le maestro.

Le double-microsillon Philips était originellement couplé avec un récital d'orgue (Bruhns, Bach, Daquin) joué sur les somptueux instruments (Trinité et Saint Esprit) qu'abrite l'abbaye bénédictine.
Pourrait-on mieux suggérer les influences qui pesèrent sur le compositeur quand il se livra à cet édifiant exercice polyphonique dans le Finale ?
La version de 1958 nourrissait peut-être une autre métaphysique. Jochum et ses musiciens néerlandais se dévouent ici à l'acuité et à l'éclat cristallin de cette démonstration de contrepoint.
L'aplomb, la force du dessin (et du dessein) forcent l'admiration.
Du très grand, du très haut ouvrage.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Grande par la complexité, 11 septembre 2013
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bruckner : Symphonie n° 5 (CD)
La 5e symphonie de Bruckner n'est pas celle par laquelle on peut apprivoiser l'art du compositeur, il vaut mieux commencer par la 4e, la 7e, la 8e, encore mieux par la 3e; en revanche, elle récompensera ceux qui ont pris le temps de bien connaître les autres. Et nous verrons que cette version n'est pas non plus celle qui s'apprécie le plus facilement. Pendant longtemps, et probablement elle l'est encore, elle a été la référence dans cette symphonie, à côté de celle de Pflüger, à laquelle on a ajouté Abendroth dès qu'il a été bien documenté; pour ces dernières, de technique d'enregistrement plus ancienne, disponibles de façon variable, si vous ne les trouvez pas dans la liste des 5e symphonies, tapez "bruckner pflüger" ou "bruckner abendroth", ou simplement le nom du chef, ne serait-ce que pour y trouver mon commentaire, ou d'autres !

Dans le premier mouvement, Jochum fait preuve d'une souplesse de détail qui n'a pas toujours été sa qualité dominante et qui dissimule les variations de tempo, d'ailleurs modérées, à l'échelle du mouvement; la réverbération de l'abbaye d'Ottobeuren y contribue pour les notes forte. La volonté ou le surmoi en paraissent congédiés, ce qui fait percevoir un Bruckner s'abandonnant dès le début aux sentiments les plus déprimants. Le discours est fragmenté, les respirations typiques de la musique d'orgue y contribuant, toute éloquence unifiante est exclue au profit d'une lecture de tous les détails et des timbres, que la prise de son aérée des ingénieurs de Philips permet de percevoir de manière étagée dans l'orchestre. Les élans nécessaires ne sont pas gommés, mais ils s'interrompent dès qu'ils perturberaient les passages de doute et d'intériorité. Bien entendu, la finesse, l'écoute mutuelle et l'auto-contrôle seraient moindres s'il y avait un orchestre moins expert que le Concertgebouw. L'écoute au casque est conseillée pour percevoir tous les mérites de ce discours complexe.

L'adagio continue de laisser percevoir la désolation de l'esprit du compositeur et ses angoisses; on peut en avoir le cœur serré. Vers le milieu du mouvement, on en sait assez pour qualifier cette interprétation austère, qui ajoute sa difficulté à celle d'une musique qui n'est pas de celles de Bruckner où il est le plus facile de pénétrer; on comprend ainsi le rejet de quelques évaluateurs sur le site américain d'Amazon, car Jochum demande beaucoup et la première impression peut être celle de désorientation, voire d'ennui, si l'écoute n'est pas assez attentive. La foi éclaire cependant quelques passages d'une lumière tout à fait bienvenue. Quelques minutes avant la fin, des passages forte prolongés, mais dont Jochum limite l'intensité sonore pour en faire percevoir la polyphonie, peuvent prendre dans cette interprétation, pas dans toutes les autres ni même lors de toutes les écoutes, l'aspect d'une apparition miraculeuse (j'assume ici ce que mon discours peut avoir de subjectif); l'apaisement de la fin du mouvement prend de ce fait tout son sens. Comme souvent, Jochum prend plus lentement que d'autres l'adagio; la comparaison avec d'autres chefs lui donne raison car c'est le mouvement où on préférera son interprétation même dans les moments où globalement on sera plus ouvert à d'autres. C'est abusivement, ou sous certaines conditions, qu'on a pu parler d'évidence, puisque la perception du sens du message de Jochum n'a rien d'aisée. Il reste qu'une fois l'effort accepté, on va plus loin dans la compréhension de ce que Bruckner a écrit.

Le scherzo retrouve une agitation assez disharmonieuse et menaçante, comme d'ailleurs dans les autres symphonies de Bruckner, si ce n'est que le Trio fait apparaître l'aspiration à une paix bucolique. Pour l'interprétation de Jochum, il faut signaler que le scherzo est pris plus vite que dans d'autres versions, ce qui satisfait le besoin de contraste avec un adagio plus lent que de coutume, ou plus profondément, permet de revenir sur terre après l'extase céleste du mouvement précédent.

L'élan auquel le chef s'était refusé prend forme dans le quatrième mouvement, qui avance d'un pas plus sûr, car la Foi doit triompher à la fin. La conception de Jochum est donc orientée, ce que d'autres ont fort bien écrit sur ce site. Le chef continue d'éviter toutefois les effets de massivité que l'effectif orchestral pourrait produire, du moins de leur éviter de déborder, ce qui est le meilleur choix pour révéler toute la complexité du discours, ou, de façon stratégique, pour donner toute sa valeur à la péroraison finale.
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