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4,3 sur 5 étoiles15
4,3 sur 5 étoiles
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Quand on y regarde de plus près, la musique d'Aerosmith n'est tout de même pas la plus accessible qu'il soit et pourtant ce groupe à l'époque où sort ce "Draw The Line" qui succède au gigantesque "Rock" est LE groupe qui vend le plus de disques aux States devant Fleetwood Mac et Eagles.
Tellement célèbre que le nom du groupe ne figure même pas sur la pochette ! pochette hilarante comme quoi les gars d'Aerosmith n'avaient pas tant la grosse tête que cela et pouvaient se moquer de leur image.
Pour en revenir à la musique, ce disque est certainement le plus brut, le plus rugueux, le plus éruptif de la carrière des Duponts Volants.
"Sight for Sore Eyes" "Bright Light Fright" et "Critical Mass" ne sont pas vraiment calibrés pour les radios FM et exsudent un fiel et une rage que peu de groupes peuvent restituer sur disque.
Les petits bambins de Gun's and Roses ouvrirent grandes leurs petites oreilles !!
Quant à l'aplatissant "Draw the Line" il est là pour nous rappeler que si James Brown est autant une influence pour ce groupe que les Yardbirds, il sait faire du GROS rock qui tâche.
Et le merveilleux "Kings ans Queens" prouve que ce groupe décidemment c'est du tout bon.
Tyler s'égosille à tout va, Brad Whiford et Joey Perry canardent dans tous les coins et Tom Hamilton et Joey Kramer tapent sur tout ce qui bouge.
On finit sur une très belle reprise de "Milk Cow Blues" où Tyler retrouve une voix à peu près humaine.
La production est encore, pour la dernière fois, assurée par le bouillonnant Jack Douglas qui est un peu le sixième homme du band tant sa contribution est attachée à la musique d'Aerosmith.
Un disque violent, tueur, peut être moins subtil que "Toys in the Attic" mais en tous les cas encore digne de l'ENORME talent de ce groupe.
Après ce sera un live dantesque, le plus apaisé (mais néanmoins réussi) "Night in the Ruts" puis le silence et enfin un deuxième souffle pour ce géant, mais jamais il ne retrouvera la faconde fureur de ses débuts.
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C'est l'histoire de l'impossible passe de trois, celle d'un groupe qui plonge dans les excès de substances aussi, c'est l'histoire d'Aerosmith qui, l'année où la vague punk déferle sur l'Angleterre, mais pas vraiment aux Etats Unis, sort un cinquième album en forme de début de la fin, Draw the Line.
Parce que Draw the Line est loin de reproduire l'exploit de Toys in the Attic et de Rocks, deux albums ayant permis à Aerosmith de s'imposer comme un groupe qui compte dans une scène hard rock alors bouillonnante. Exempt de la variété de Toys in the Attic ou de l'exceptionnel mordant de Rocks ce n'est qu'un "bête" album de rock'n'roll pas exactement raté mais manquant des fulgurances de ses deux prédécesseurs. Ceci dit, il y a tout de même quelques morceaux qui méritent le détour à commencer par la chanson titre bien servie par un furieux riff de slide de Joe Perry. Plus loin, on est épaté par la punkesque énergie de Bright Light Fright (premier titre chanté par Perry), la solidité hard'n'blue d'un Critical Mass rondement mené, le groove typique de Get It Up et Sight for Sore Eyes, la belle construction d'un Kings and Queens prouvant que le groupe sait encore faire des chansons rock plus tempérées, ou une bonne reprise du Milk Cow Blues de Sleepy John Estes qui ne concurrençe pas, malgré la belle performance de Steven Tyler au chant et à l'harmonica, l'historique version qu'en firent précédemment les Kinks.
Enregistré majoritairement "live en studio" (un couvent abandonné réquisitionné par le groupe, en fait), Draw the Line est un album solide qui souffre surtout de la comparaison avec les hauts-faits passés d'une formation tout de même quelque peu en perte vitesse, c'est aussi le dernier album intégralement enregistré par le line-up originel (Perry quittera Aerosmith au milieu des sessions du sous-estimé Night in the Ruts). Recommandé avant tout aux amateurs du hard rock des années 70 et, évidemment, à tous ceux qui veulent tout savoir du parcours ô combien chaotique des Toxic Twins et de leurs trois plus effacés compagnons.

1. Draw the Line 3:23
2. I Wanna Know Why 3:09
3. Critical Mass 4:53
4. Get It Up 4:02
5. Bright Light Fright 2:19
6. Kings and Queens 4:55
7. The Hand That Feeds 4:23
8. Sight for Sore Eyes 3:56
9. Milk Cow Blues 4:14

Steven Tyler – lead vocals, harmonica
Joe Perry – guitar, backing and lead (5) vocals
Brad Whitford – guitar
Tom Hamilton – bass
Joey Kramer – drums
&
Stan Bronstein – saxophone on "I Wanna Know Why" and "Bright Light Fright"
Scott Cushnie – piano on "I Wanna Know Why", "Critical Mass" and "Kings and Queens"
Karen Lawrence – backing vocals on "Get It Up"
Jack Douglas – mandolin on "Kings and Queens"

3,5/5
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J'avais acheté cet album dès sa sortie en 1977 et les copains hardeux fans du groupe ne l'avaient pas trop aimé. Contrairement à ce que disent certains incultes, le logo du groupe et le titre de l'album figuraient bien sur la pochette (supprimés depuis).

Hormis le très bon "Kings And Queens" et dans une moindre mesure l'assez saignant "The Hands That Feeds", je ne retrouve pas ici l'Aerosmith que j'aime (avant, quoi!). "Milk Cow Blues" est sympa mais un peu anecdotique et simpliste.

Pour le reste je trouve les compositions faiblardes, la production brouillonne, ça part un peu dans tous les sens (funk, voire disco?). Je ne retrouve pas la hargne habituelle de Steven Tyler et les guitares sont plus bruyantes que méchantes. La batterie est souvent lourdingue et les lignes de basse pâteuses (Draw The Line).

Par contre j'aime beaucoup le dessin de la pochette (Aerosmith a plus d'humour que les Stones) . Draw The Line n'est pas un mauvais album, juste un petit millésime.

En 1977, à trop tracer des lignes blanches, Aerosmith a du mal à la dépasser...
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 23 novembre 2014
"Draw The Line" (paru en Décembre '77), est le cinquième élément d'un (devenu) géant parmi les géants, l'Aero Force One.
Le succès fulgurant d'Aerosmith (parfois plus empoisonneur que fédérateur), laisse aussi des traces. Tyler et Perry sont souvent préoccupés par leurs réapprovisionnements de consommations dopantes. Les attendant en studio, le trio rythmique (Whitford, Hamilton, Kramer) a ainsi pas mal contribué aux compositions de l'album, aidé de leur producteur Jack Douglas. Conduit par un "Draw The Line" en ébullition (sur un des riffs préférés de Perry), et un Tyler en furie (toujours égal à lui même), ce titre éponyme laisse augurer du meilleur. "I Wanna Know Why" et "Critical Mass", demeurent dans une veine dynamique, mais l'atmosphère tout en demeurant éruptive, semble plus nonchalante que fulgurante (à l'image des caricatures de la pochette). Le sudiste "Get It Up", et "Bright Light Fight", chanté par son auteur (un Perry qui s'empare pour la première fois du rôle de lead vocal), s'ils sont toujours prêts à renverser la vapeur apparaissent moins explosifs. C'est la seconde partie de l'album qui s'avère être la plus stupéfiante, avec "Sight For Sore Eyes", et "Milk Cow Blues" (une reprise énergisante), avec la belle ballade "Kings And Queens", (une critique des guerres saintes et des religions) où le ton déployé (notamment par son chanteur saltimbanque) y est simplement royal. Quant à "The Hand That Feeds", un morceau aussi explosif que dément, il semble pourtant faire partie de ces morceaux oubliés, (de ceux qu'y n'apparaissent désespérément ni sur aucun live ni sur aucune compilation), avec pourtant tous les ingrédients du groupe réunis (une rythmique au swing terrible, le solo d'un Perry incisif, et un Tyler électrique qui pousse très loin sa gouaille de rocker), et qui ravivent la lave à peine refroidit d'un groupe volcanique.
Si "Draw" apparaît moins fondamental que "Toys" et "Rocks", il demeure toutefois élémentaire au sein de leur discographie. Avec "Draw The Line", l'Aero Force One a encore frappé fort.
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Paradoxe de ce disque qui marque à la fois le basculement du groupe dans un nouveau monde, au firmament de sa gloire, en même temps qu'un désir d'explorer de novueaux horizons musicaux. Certes, le terme est un peu abusif tant Aerosmith continue de balancer un rock efficace mais on sent le désir du groupe de s'émanciper de cette image de clone des Stones qui leur colle à la peau. L'exercice est loin d'être parfait mais il est méritoire. Ce disque atteint le sommet des charts sans vrai single, 'Draw the Line' étant le seul titre dont le riff de guitare est réellement efficace. Ce n'est pas le meilleur album des "Toxic Twins" mais il possède néanmoins une place à part dans la discographie du groupe. A noter, pour l'anecdote, que ni le nom du groupe ni celui de l'album ne figurent sur la pochette, témoignant si besoin était de la popularité affirmée du groupe.
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le 10 août 2015
"Draw the Line" eu le tort en 1977 d'arriver 1) en pleine explosion punk, alors que le hard prenait un méchant coup de ringardise - 2) après "Toys in the Attic" et "Rocks" qui sont quand même deux chefs d'œuvre qu'il serait difficile d'égaler. Et ce d'autant que le succès avait poussé Tyler et Perry à augmenter leur consommation de drogues de manière exponentielle ! Pourtant, il y a ici une bonne moitié de titres vraiment percutants qui rivalisent facilement avec les perles des albums précédents, il y a aussi un son particulièrement brutal qui met bien l'énergie du groupe en valeur. Mais rien n'y fit, à l'époque : les "flops" de "Draw the Line" paraissaient des abimes de médiocrité, et nous ne nous intéressâmes à cet album que quelques jours, avant de passer à autre chose. Et Aerosmith sortit (définitivement ?) de notre panthéon personnel.
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le 3 juin 2014
Face 1 :

1. Draw the Line
2. I Wanna Know Why
3. Critical Mass
4. Get It Up
5. Bright Light Fright

Face 2 :

1. Kings and Queens
2. The Hand That Feeds
3. Sight For Sore Eyes
4. Milk Cow Blues
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le 22 août 2012
Sorti fin 1977, après les mythiques "Toys in the attic" et "Rocks", "Draw the line" sonne beaucoup plus cru ou brut que ses prédecésseurs. S'il est un poil en-dessous des 2 albums précités en qualité pure, il est quand même très bon.
Le morceau-titre est exceptionnel (quelle énergie!) ainsi que le magnifique "Kings and queens" (le seul titre "posé" de l'album). Mais il faut aussi reconnaitre que d'autres titres valent le coup: "I wanna know why", "Get it up" ou "The hand that feeds" sont également des morceaux très excitants. Seul "Bright light fright" est à mon avis un ton en-dessous.
C'est le dernier très bon album studio du groupe avant une traversée du désert qui durera pas mal d'années (jusqu'à "Done with mirrors" en 1985 voir "Permanent vacations" en 1987).
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le 7 décembre 2010
CHRONIQUE DE PASCAL RIGAULT MAGAZINE METAL ATTACK JUIN 1984 N°9
AEROSMITHOLOGIE
5° Album 1978 33T Réf : CBS 87147
C'est en janvier 1978 que sort le cinquième épisode des aventures d'Aerosmith. Pour situer le contexte, Aerosmith fait de plus en plus fort, l'album est certifié platine avant même sa sortie uniquement grâce aux précommandes.
Dans le studio voisin, David Johansen, ex-chanteur des New York Dolls, enregistre son premier LP solo. Du coup, il vient donner un coup de main au groupe. Il cosigne même un titre avec Tyler et Perry : "Sight for sore eyes"
Parallèlement, Perry se lie d'amitié avec Johansen et décide de produire son album mais son emploi du temps et une blessure survenue sur scène l'en empêche et il se contente d'y jouer peu de guitare.
"Draw the line" est la preuve par cinq que le groupe a su conserver la flamme Aerosmith manifeste dans ce disque un plaisir de jouer qui en font l'un des groupes les plus attachants du hard des seventies. A côté du professionnalisme de Kiss, de la froideur de Blue Oyster Cult, Aerosmith a su rester avant tout un Good old rock'n'roll band, et est heureux de l'être. Arrivé au faite de la réussite, au-delà des poses de Tyler et Perry, Aerosmith prend encore du plaisir à entrer en studio et à enregistrer un disque de rock. La reprise de
"Milk cow blues" est gaie, enlevée et jouissive. Le ton général de cet album est serein, léger, à l'image de ce
"King and Queens" avec des climats aériens et son sublime solo de guitare.
Evidemment dans l'ensemble ça n'est pas du niveau de "Rocks", parce que c'est plus facile justement. La production est plus simpliste, les morceaux de facture plus directe et plus classique. Qu'importe, "Draw the line" fait encore la nique aux trois quarts de la production du moment avec cet album de grand standing.
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le 16 avril 2004
Cet album n'est pas mauvais mais l'écoute n'a rien de prenant, et de plus, le son est assez médiocre ce qui donne l'impression que les chansons sont plus bruyantes que rock. Vu qu'il ne coûte que dalle, ça vaut le coup de l'acheter pour comparer "Kings & queens" avec la version live de "Classics Live" (que je trouve meilleure, "à mon avis personnel"). Il y a beaucoup d'albums d'Aerosmith à acheter avant celui-ci : "Get a grip", "Toys in the attic", "Permanent vacation", "Rocks", "Pump", ou encore "Aerosmith" (leur premier).
Préférez les "live" aux "best of" : les Aerosmith sont très bon en concert (il s'agit en plus de sélections), et vous aurez envie d'acheter les disques après (ce serait idiot d'avoir des doublons évitables).
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