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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Joyeusement dingue
Ce disque, qui n'a absolument rien à voir avec la deuxième partie de la carrière des Pink Floyd (celle que l'on retient et connait le plus), est l'un des plus grand disque Psychédélique de l'histoire.

La voix de Syd Barret rayonne de bonheur dans certaines chansons ("The Gnome", "Flaming") mais elle peut aussi se trouver...
Publié le 14 juin 2006 par Music Circus

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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Sacrilège !
Ce commentaire est à destination des acheteurs potentiels ayant déjà entendu parler du groupe Pink Floyd et qui se disent "Tiens, je me lance. Je vais essayer leur premier album : vu les commentaires, il a l'air bien".

Ce qu'on ne vous dit pas assez, parce que cela va de soi certainement, c'est qu'il s'agit de musique bizarre,...
Publié le 27 janvier 2010 par Ouhman


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17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Joyeusement dingue, 14 juin 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper At The Gates Of Dawn (CD)
Ce disque, qui n'a absolument rien à voir avec la deuxième partie de la carrière des Pink Floyd (celle que l'on retient et connait le plus), est l'un des plus grand disque Psychédélique de l'histoire.

La voix de Syd Barret rayonne de bonheur dans certaines chansons ("The Gnome", "Flaming") mais elle peut aussi se trouver inquiétante ("Astronomy Domine"). Cet album est un pur produit Barrett, qui sombra dans les méandres du LSD suite au succès du disque.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un chef-d'oeuvre à l'inépuisable pouvoir d'envoûtement, 30 janvier 2012
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper at the Gates of Dawn (CD)
Je découvre avec étonnement, pour ne pas dire consternation, qu'aucun commentaire n'a été écrit sur cette dernière édition en date de The Piper at the Gates of Dawn. À l'heure où j'écris, on en est à 38 pour Wish You Were Here, 24 pour Animals - mais il est vrai que la comparaison a ses limites puisqu'il n'y a à peu près aucun rapport entre ce premier album et les suivants, excepté le deuxième : A Saucerful of Secrets.
Cette première formation de Pink Floyd est dominée par la personnalité de Syd Barrett, seul véritable auteur-compositeur du groupe. Cela ne veut pas dire qu'on entende un chanteur et des accompagnateurs : il y a bien une cohérence et une dynamique de groupe, les instrumentations des chansons et les morceaux sans paroles sont des créations collectives, mais l'univers de ce disque, c'est d'abord celui de Syd Barrett. Cet univers est d'abord poétique, à l'image du mouvement hippie anglais, assez différent de son homologue américain, faits de chansons écrites suivant des formes très régulières ouvrant les portes de l'imagination, à l'intense pouvoir d'évocation atmosphérique qui fonctionne dans deux sens : à la fois dépaysant et tellement ancré dans un territoire à la fois géographique (l'insulaire Angleterre, du Swingin' London avec Lucifer Sam aux mystérieux countryside de la face 2) et culturel (la filiation du romantisme anglais est toujours palpable).
Mais ce qui fait le pouvoir de facination de ce disque, c'est à dire de Syd Barrett à son meilleur, c'est la fusion entre trois entre trois aspects antinomiques : la poétique de barde dont il vient d'être question, le rôle de pionnier du rock électronique et un charme de faune épicène qui en fait un précurseur du glam rock (son influence sur Marc Bolan et David Bowie crève les yeux).
Pour moi, ce disque possède quelque chose de très rare, qu'il ne partage qu'avec quelques-uns (Are You Experienced de The Jimi Hendrix Experience, le premier Roxy Music, Ziggy Stardust de David Bowie, Unknown Pleasures de Joy Division) : à chaque fois que je l'écoute, j'ai la sensation d'une nouveauté, d'une fraîcheur qui ressemble à un jaillissement.
Les singles ne sont toujours pas ajoutés en bonus (pour cela vous pouvez choisir ce joli coffret). Si vous avez déjà la très bonne édition de 1994, il est inutile de la remplacer par celle-ci.
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55 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Premier chef d'oeuvre du groupe, 15 juin 2004
Par 
Pierre G. (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper At The Gates Of Dawn (CD)
En 1964, trois amis, George Roger Waters (guitare), Richard Wright (claviers) et Nick Mason (batterie), tous étudiants au Regent Street School Of Polytechnics, formèrent un groupe appelé Sigma 6. Ce groupe fut un flop total et ses différents successeurs (The Abdads, Screaming Abdads ou même Architectural Abdads... !) rencontrèrent le même destin jusqu'au jour où George abandonna son nom (au profit de Roger) au même titre que sa guitare pour devenir bassiste. Il décida donc de recruter deux guitaristes : Bob Close et un certain Roger Syd Barrett. Close quitta le groupe avant même que celui-ci ne devienne Pink Floyd, en référence aux grands bluesmen Pink Anderson et Floyd Council et c'est sous ce nom que les désormais quatre musiciens enregistrèrent le célèbre « Arnold Layne », narrant les aventures déjantées d'un travesti volant les vêtements de femme sur les fils à linge ! Ce titre réapparaîtra plus tard dans "Relics" et, malgré son succès, ne figurera pas sur le premier album.
L'enregistrement de "The Piper At The Gates Of Dawn" en 1967, eu lieu dans les mêmes studios où les Beatles enregistraient "Sgt Pepper". On était alors en pleine vague psychédélique mais le « Piper » allait alors très vite reléguer le « Sergent Poivre » au rang de simple comptine pour enfant trop sage ! Syd Barrett, véritable ange maudit, vole presque naturellement la direction du groupe à Roger Waters pour guider ses camarades dans une excursion musicale et sonore sans précédent. Construit comme une suite de petites histoires plus hallucinées les unes que les autres, "The Piper At The Gates Of Dawn" navigue dans un univers à la fois coloré, bigarré et chatoyant, mais tourmenté et fiévreux comme un rêve sous acide. On y rencontre, ça et là, des extra-terrestres explorateurs (« Astronomy Domine ») au cours d'un voyage interstellaire (« Interstellar Overdrive ») mais aussi un chat à la Lewis Caroll (« Lucifer Sam »), un curieux gnome à la Tolkien (« The Gnome »), un épouvantail à moineaux plus dépressif que véritablement effrayant (« Scarecrow ») le tout au cours d'une balade à bicyclette (« Bike ») prétexte à une chanson d'amour aussi inquiétante que faussement naïve.
Seul « Take Up Thy Stethoscope And Walk » (unique morceau du disque signé par Waters) dénote par sa banalité dans cet univers génial et visionnaire. Barrett ne supportera pas la pression qui suivit le succès fulgurant de ce disque et l'acide qui lui inspira cette collection de pépites le mènera doucement à la schizophrénie. Ecarté progressivement du groupe, il vit aujourd'hui reclus dans la région de Cambridge où certains lui vouent toujours un véritable culte. Waters pourra enfin reprendre son rôle de leader avant de devenir le despote que l'on sait...Pour beaucoup, Pink Floyd ne se releva pas de cette défection et sombra dans le « planant » à bas prix, facile voire même médiocre. C'est exagéré mais force est de constater que la destinée du groupe aurait certainement été toute autre sans l'impulsion créative de Barrett. "Piper At The Gates Of Dawn", déjà révolutionnaire dans sa production à l'époque, est un album culte, incomparable, génial et incontournable.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Psychédélisme Version 1.0, 12 janvier 2014
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper at the Gates of Dawn (CD)
Il y a quatre groupes différents qui s’appellent Pink Floyd. Le premier, celui de Syd Barrett, dont au sujet duquel il va être question quelque part plus bas. Le second, celui avec Gilmour à la pace de Barrett, adoré par tous les progueux. Le troisième, celui sous la coupe de Waters, adoré par les progueux et les hi-fi maniacs, « Dark side of the Moon » assurant la transition. Quatrième et on l’espère dernière formule du groupe, la configuration dite « de tribunal » sans Waters. Cette dernière sans le moindre intérêt, à boire et à manger dans les deux précédentes. Et la meilleure pour commencer.
Pas la plus populaire, la courte période Barrett, en terme de ventes. Mais la plus folle, la plus innovante, la plus mythique aussi. Tout ça à cause de Barrett, évidemment. Le lutin psychédélique trop vite cramé par le LSD, la tête pensante, chercheuse (et trouveuse) de sa bande potes d’étudiants en beaux-arts. D’entrée, le groupe est différent de ceux de l’époque, en majorité composés de prolos londoniens. Le Floyd vient de la province chic (Cambridge), ses membres de la petite bourgeoisie.
Pink Floyd délaissera vite l’influence majeure de l’époque, le British blues boom, qui lui a valu son nom de baptême, hommage à deux bluesmen déjà (et encore plus aujourd’hui) oubliés, Pink Anderson et Floyd Council. Le Floyd est le groupe de Barrett, qui très vite va s’intéresser de près à une musique et un way of life venus de San Francisco, et que l’histoire rangera sous l’étiquette de psychédélisme. En gros, une libération de toutes les barrières mentales et sociales, et une drogue de synthèse (alors en vente libre), le LSD, comme vecteur. Le monde hippy est en route …
Et la plupart des disques qui ont compté dans ces deux années 66 et 67, fortement influencés par cette culture, sont tout peinturlurés de ce fameux psychédélisme. Et « The piper … » du Floyd est pour moi le meilleur de tous. C’était pas gagné d’avance, les Californiens semblaient avoir une longueur d’avance, et chez les Rosbifs, tout le monde s’y mettait (même Clapton, le jésuite du blues roots), y compris les très grosses têtes d’affiche Stones et Beatles. Le tri dans toute cette production psychédélique est assez facile. Les pionniers du Grateful Dead ne valaient que live, leurs disques de l’époque sont des pensums avachis, les Doors étaient trop blues, l’Airplane trop pop et trop tiraillé entre trop de leaders, Joplin braillait avec des baltringues comme backing band, semblant se contenter de son titre de Reine des Hippies, … Stones et surtout Beatles n’ont fait qu’essayer le LSD et sont restés discographiquement bien raisonnables, les 13th Floor Elevators sont arrivés trop tôt, Sly Stone, trop occupé à se poudrer le nez, trop tard. Il n’en restait plus que quatre susceptibles de sortir le disque-référence. Quatre groupes emmenés par des leaders à l’évidence totalement ailleurs, qui avaient un peu trop forcé (dans une époque pourtant peu avare en camés notoires) sur les buvards et les space cakes. Brian Wilson et ses Beach Boys, Arthur Lee et son Love, Hendrix et son Experience et l’outsider Barrett avec son Floyd. Outsider parce que vomi du néant, placé sur le devant de la scène londonienne où le groupe s’était expatrié, donnant des concerts-performances sur fond de projections mouvantes lumineuses, sortant 45T et 33T en rafales. En trois mois, les deux singles, l’objet sonore non identifié « Arnold Layne » et la comptine spatiale « Emily play », et leur premier Lp, ce « Piper … ». A côté duquel « Pet sounds », « Forever changes » ou « Are you experienced ? » étaient des oeuvres de gens « établis », déjà célèbres (les Boys) ou influents (Lee, Hendrix) depuis longtemps (longtemps étant synonyme de quelques mois, il y a des époques où tout va beaucoup plus vite).
« The piper … » est pour moi le disque le plus novateur de son temps. Parce qu’il n’extrapole pas à partir de choses déjà connues, plus ou moins entendues, il crée de toutes pièces ses propres territoires sonores. Avant l’été 67, on n’a jamais rien entendu de semblable à « Astronomy domine » ou « Interstellar overdrive ». Des wagons de disques publiés par des multitudes de groupes dérivent de ces deux titres. Tout le space rock, le krautrock, et le funeste prog sont en germe dans ces deux titres. Et en ces années où le mixage stéréo prend le pas sur l’antique mais efficace mono, tous ces effets spatiaux, ces sons qui passent de droite à gauche, s’assourdissent ou deviennent hurlants, ces claviers tournoyants, serviront de référence à des myriades de producteurs et de maniaques sonores (si le premier Floyd n’est pas la matrice de choses qui en paraissent a priori très éloignées comme le shoegazing en général et My Bloody Valentine en particulier, je veux bien passer le reste de mes jours à écouter en boucle les Boards of Canada). Le son des premiers Floyd est attribué à l’oublié Norman Smith. Soit. Mais les anecdotes d’un Syd Barrett, totalement sous substances, montant et descendant à vitesse supersonique tous les boutons de la console apparemment au hasard, sont légion, et il ne fait guère de doute que c’est lui, intuitivement, qui est responsable de ce bouillonnement sonore alors inédit, Smith n’ayant fait que nettoyer ou rationaliser le résultat de ce joyeux foutoir bruyant.
Barrett et les autres (ne pas oublier les autres, le drumming de Mason est totalement atypique, en perpétuelle déconstruction, la basse de Waters est très en avant, ronde et menaçante à la fois, et Wright au toucher venu du classique évite dans l’immense majorité des cas les archi-entendus Hammond et Farfisa) ne s’arrêtent pas au rock planant. Il est curieux de constater que tous les garage bands les plus radicaux mettront souvent dans leur répertoire le démoniaque « Lucifer Sam » et son riff de guitare d’anthologie. Barrett assure le chant et la guitare, a composé seul la quasi-totalité de l’album, Waters ne signant que « Take up thy stethoscope … », paradoxalement le titre le plus à l’Ouest, le plus barré du disque, et le groupe au complet n’est crédité que sur « Interstellar … » issu de jams sur scène. Barrett réussit à lier on ne sait trop comment des choses aussi éloignées et disparates que du rock down tempo comme « Matilda mother » avec des comptines (« The gnome »), faire cohabiter des sons qui fleurent bon l’encens et le séjour à l’ashram (« Matilda … » encore) avec des fanfares très Sergent Poivre (« Bike »). Ce dernier aspect sonore trouvant peut-être son explication dans le fait que Floyd et Beatles enregistraient en même temps aux studios Abbey Road. Et des gimmicks, notamment les bruits enregistrés et réinjectés sur les bandes qui seront une des marques de fabrique des disques du Floyd suivants, sont déjà présents (les horloges sur « Flaming », les mécaniques rouillées et les sonnettes de vélo sur « Bike »).
Le succès de « The piper … » sera tout relatif auprès du public, Pink Floyd a eu d’emblée l’étiquette de groupe branché, arty, élitiste. Et même en 67, année faste pour cerveaux en capilotade, Barrett et son oeuvre restaient assez insaisissables. La lente macération de ce disque dans les esprits et une large reconnaissance ne viendront que plus tard.
Le coup de génie de Barrett restera sans suite. Tout le problème des drogues, tu peux pas savoir l’effet qu’elles te feront avant d’en prendre. Barrett n’était pas Lemmy ou Keith Richards, il finira totalement électrocuté au LSD, et c’est un copain à lui, le guitariste Gilmour qui le remplacera au sein du Floyd … On connaît la suite.
« Piper … » est le disque d’un homme et d’une époque. Curieusement, il a beaucoup mieux vieilli que d’autres jalons sonores de cette époque. La dernière version mise sur le marché en 2011 à l’occasion de la énième remastérisation de la disco du Floyd propose en trois Cds la version stéréo, la version mono, les singles « Arnold … » et « Emily … », ainsi que quelques versions alternatives. Sur l’ensemble, la version stéréo (celle qui était sortie à l’origine) est à privilégier, même si logiquement les titres les plus rock comme « Lucifer Sam » sont plus directs en mono …
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le joueur de flûte a trahi !, 1 mars 2014
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper at the Gates of Dawn (CD)
Le flamand rose se nourrit de crevettes, ce qui est bon pour sa couleur, mais doit éviter l'ergot de seigle qui est mauvais à sa santé.

Qui peut dire ce que serait devenu Pink Floyd si Barrett était resté? Avec son goût pour les comptines et un surréalisme enfantin, Syd aurait fini par nous écrire une belle comédie musico-lysergique pour la jeunesse: "See Emily Jolly Play".

Rouvrons les portes de l'aurore: pour certains le premier album du Floyd est un chef-d'oeuvre (les plus extrémistes disent même que c'est le seul!). Pour d'autres c'était une voie sans issue où Barrett se serait immanquablement pris le mur en pleine face à la fin de l'ère psychédélique.

A mon goût "The Piper At The Gates Of Dawn" a assez mal vieilli, mais il reste un jalon important dans l'histoire de la rock-music. Est-il le précurseur de ce que l'on a appelé le "Space Rock"? Comme le son ne se propage pas dans l'espace, j'ai toujours trouvé que ce terme était un non-sens et de toutes façons il y a eu les Spotnicks bien avant eux...

"Astronomy Domine" est la grande réussite de l'album, même si je goûte peu la descente chromatique du choeur de vierges effarouchées qui plombe la fin de chaque couplet. L'intro ( séquence de basse et de morse) à été reprise dans le "Radio activity" de Kraftwerk (hommage ou pompage?). On retrouve déja la propension de Nick Mason à jouer des toms et des cymbales plutôt que du triolisme Grosse caisse-caisse claire-charley.

"Lucifer Sam" est un genre de James Bondieuserie psychédélique. Syd Barrett y montre une belle énergie mais le morceau tourne un peu en rond. J'aime bien "Matilda Mother" et son intro majestueuse et incantatoire. Le morceau est un peu gâché par certains choeurs un poil chochottes. Rick Wright orientalise déjà sur son Farfisa.

"Flaming" est une petite comptine acidulée assez moche, on aurait préféré à la place "Arnold Layne" ou "See Emily Play", mais à l'époque les singles ne paraissaient pas en album (voir "Strawberry field for ever" et "Penny Lane" avec Sgt Pepper).

"Pow R.Toc H." est le premier instrumental de l'album: Rick Wright y montre son goût pour le jazz. Le début ressemble au passage central de solo de piano et de batterie du "Take Five" de Brubeck, mais ici en seulement 4/4 et techniquement assez hésitant. La suite bruitiste évoque assez bien l'atterrissage raté d'un ptéranodon géant mâle sur un lit de stalagmites.

"Take Up Thy Stethoscope And Walk" est une composition de Roger Waters. Ca commence avec un pattern de batterie digne d'un débutant (ou d'un punk, au choix). Dans le chant et les paroles, Roger cherche à singer Syd, mais n'y arrive pas. La suite n'est qu'une mauvaise jam-session sous acide style garage-Doors.

Le mythique "Interstellar Overdrive" est à mon avis très surestimé, voire surfait. On y remarque surtout la médiocrité du jeu de guitare de Syd Barrett. Le riff du début n'a rien d'exceptionnel et le morceau se transforme vite en une douloureuse séance bruitiste qui ferait sourire si c'était du Soft Machine, mais comme c'est du Floyd...

"The Gnome" démontre une nouvelle fois le talent de Barrett pour la musique enfantine (ça n'a rien de péjoratif!). Chapter 24 sent bon le patchouli, l'encens et les Indes lointaines (mais George Harrison enregistre dans le studio voisin). Moins insupportable que le "Within You, Without You" du Beatle au sitar finalement.

"The Scarecrow" (l'épouvantail) est une autre gentille mignardise acidulée et "Bike" est un joyeux foutoir à la Kurt Weil qui se conclut sur une pendeloquerie horlogère qui préfigure le gimmick de "Time" dans Dark Side Of The Moon.

Si The Piper At The Gates Of Dawn a accédé au rang de chef-d'oeuvre, c'est surtout parce que c'est le seul album avec Syd Barrett. On ne refera pas l'histoire et ce premier album reste un fourre-tout néanmoins sympathique, mais difficile à écouter sans un certain agacement dû à son manque d'homogénéité et un avant-gardisme aujourd'hui très daté.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un monument influent de la scène psychédélique, 7 janvier 2010
Par 
jean-claude "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper At The Gates Of Dawn (CD)
Un des plus grands monuments de la musique psychédélique! Attention : rien à voir avec le Pink Floyd d'après Meddle. Celui qui s'attend à cela prend une grosse claque dans les dents ! On est en 1967, mes gaillards, en plein Summer Of Love et les Pink Floyd enregistrent cet opus très influent de la scène psychédélique, dans le même studio que les Beatles ! Et il arrive dans les bacs notre Piper. Déroutant, il n'en connaît pas moins un grand succès. Déroutant comme son leader à la facilité d'écriture déconcertante et à la voix envoûtante (car les Pink Floyd, c'est lui) Syd Barrett et son fameux instrumental Interstellar Overdrive, The Scrarecrow ou The Gnome. Le Syd, c'était un visionnaire, un génie à la gueule d'ange qui s'est trop vite brûler les ailes au LSD. Le Piper est donc tantôt coloré, tantôt sombre comme un trip sous acid. Je vous conseille le tourmenté Astronomy Domine, Interstellar Overdrive, Pow R Toc H...et puis non, je vous conseille de l'écouter sans pause, mais ne vous attendez pas à du Floyd de Wish You Were Here ou autre. Rien à voir ! C'est un album culte et Barrett ne s'en est jamais relevé, c'est dire... « Je suis plein de poussières et de guitares » disait-il. Il est parti mais laissons lui la paternité entière de cet album. C'était le sien avant d'être celui des Floyd. Ah oui, j'allais oublier Pink Floyd n'a rien à voir avec Flamand Rose, mais fait référence à Pink Anderson et Floyd Council (deux grands bluesmen), qu'on se le dise une fois pour toutes !
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2.0 étoiles sur 5 Sacrilège !, 27 janvier 2010
Par 
Ouhman (Paris 18) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper At The Gates Of Dawn (CD)
Ce commentaire est à destination des acheteurs potentiels ayant déjà entendu parler du groupe Pink Floyd et qui se disent "Tiens, je me lance. Je vais essayer leur premier album : vu les commentaires, il a l'air bien".

Ce qu'on ne vous dit pas assez, parce que cela va de soi certainement, c'est qu'il s'agit de musique bizarre, psychédélique, un peu à l'image d'Ummagumma, autre album où l'on sent clairement l'abus de stupéfiants.

J'ai personnellement trouvé ce disque horrible, au point de ne l'écouter qu'une seule fois avant de le revendre. Ses musiques sont aussi discordantes que l'est mon avis, au coeur du concert de louanges ici présent. Je le donne néanmoins, en misant sur la grande tolérance des puristes.
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4.0 étoiles sur 5 Les contes des mille et une étoiles, 5 mars 2014
Par 
Dr. Rock (Switzerland) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper at the Gates of Dawn (CD)
Issu d’une scène underground londonienne en attente perpétuelle d’innovations, Pink Floyd est l’association de trois étudiants en architecture et d’un quatrième en art. C’est ce dernier (Syd Barrett) qui en est le fondateur, le moteur créatif et le principal compositeur. Son histoire a déjà été souvent racontée (une santé mentale fragile, réduite à néant par la prise à outrance de LSD) et son épilogue connu. Son parcours de martyr du rock (qui en est friand) a beaucoup joué dans le jugement et la perception de cet album par le public autant que la critique.
S’il est vrai que l’homme était doué pour la chansonnette pop à l’imagerie de contes de fées, il faut bien avouer que ses textes passent moins bien la rampe aujourd’hui qu’en 1967. Reste que les ambiances fonctionnent toujours et que les immenses qualités musicales du groupe se déroulent tout au long de ce disque en forme de voyage spatial (les sidérants et intersidéraux ASTRONOMY DOMINE et INTERSTELLAR OVERDRIVE), entrecoupé de comptines au charme enfantin (MATILDA MOTHER, THE GNOME, BIKE). Le morceau le plus rock étant ce LUCIFER SAM au riff malin. Un album considéré comme un chef-d’œuvre depuis ce temps-là, mais qu’il est permis de réévaluer avec le recul, au risque de lui trouver certains contemporains largement supérieurs (les Kinks, la même année, sortaient le merveilleux SOMETHING ELSE, entre autres). Mais le Floyd, par ses capacités à créer des ambiances de science-fiction (en 3D) - en utilisant des artifices inédits pour l'époque - allait associer son nom à celui de modernité de pointe, et son arrivée sur le marché, avec ce premier album, donnait le ton nouveau à ceux qui désiraient "Etre dans le coup". Pink Floyd ou comment passer de l'Underground à Off the Ground !
Tops : ASTRONOMY DOMINE, LUCIFER SAM, MATILDA MOTHER, INTERSTELLAR OVERDRIVE, THE SCARECROW, BIKE
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5.0 étoiles sur 5 Un disque historique et pourtant toujours "frais", 24 janvier 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper at the Gates of Dawn (CD)
Les vieux rockers dont je fais désormais partie n'oublieront jamais que 1967 a été (avec 1977 peut-être) l'année la plus importante dans l'histoire de notre musique : (au moins) quatre groupes essentiels y ont publié un disque fondamental, chacun de ces albums offrant une version différente et pourtant définitive du psychédélisme. Le premier Pink Floyd, alors groupe de Syd Barrett et rien d'autre, est établi depuis au firmament du Rock avec le premier Velvet, le premier Doors et, bien entendu, même si c'est peut-être l'album artistiquement le moins fort du lot, "Sergeant Pepper's...". Les admirateurs du Pink Floyd postérieur seront évidemment déroutés par ces miniatures pop cristallines et dérangées, cette cacophonie soigneusement bricolée, ces références à un folklore anglais éternel comme à une scène londonienne alors en pleine effervescence, mais peut-être surtout par la merveilleuse trivialité joyeuse qui illumine chaque plage de "The Piper At The Gates of Dawn", toutes choses fort éloignées du futur groupe de Waters et Gilmour. Ici, c'est l'imagination débridée qui règne, la liberté de ton, mais aussi un sens certain de "l'histoire" puisque le Floyd arrive à point nommé pour relancer la créativité de ses pairs, et permettre au Rock de repartir dans de nouvelles directions : l'influence de cette musique sur l'oeuvre future de David Bowie est particulièrement évidente, par exemple. Mais le plus beau, c'est que écouter ce disque en 2013 a le même impact sur nous qu'il a eu sur ses auditeurs de 1967, voire même que ce miracle se répète encore et encore à chaque écoute : même dans ses moments les plus sombres, cet album est une joie !
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5.0 étoiles sur 5 Signé Syd Barret, 4 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Piper at the Gates of Dawn (CD)
Le talent de Barret explose avec cet album, ce qui aurait dû être l'explosion du génie de ce dernier est en fait son chant du cygne, la folie et les drogues l'emportant petit à petit. A noter ses 2 albums solos sortis vers 1970-1971 qui montrent si cessionnaire la créativité qui lui restait. Syd Barret est une des plus triste histoire du rock et les autres membres du Floyd auront toujours une honte au fond d'eux pour avoir évincer de la sorte leur 1er leader. L'histoire du groupe ne fait que commencer mais celle de Barret s'achève quasiment.
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