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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un aboutissement
Certains auditeurs trouvent Philippe Herreweghe "pisse-froid". Je crois qu'il s'agit là d'une erreur.

En effet, le Bach du chef flamand n'est pas très extraverti, il n'est pas "théâtral" mais bien au contraire, il est recueilli, fervent, profond. Herreweghe maîtrise parfaitement la rhétorique luthérienne qui innerve les...
Publié il y a 3 mois par Luis Cajaroy

versus
1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Oui mais...
Je ne veux pas contredire les évaluations précédentes. Mais je n'aime pas la qualité de l'enregistrement. Je serai curieux d'entendre les avis d'autres possesseurs de bonnes hifi's mais moi je ne suis pas saisi.
Publié il y a 18 mois par Ferdinand


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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un aboutissement, 15 septembre 2014
Par 
Luis Cajaroy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : La passion selon Saint Matthieu (CD)
Certains auditeurs trouvent Philippe Herreweghe "pisse-froid". Je crois qu'il s'agit là d'une erreur.

En effet, le Bach du chef flamand n'est pas très extraverti, il n'est pas "théâtral" mais bien au contraire, il est recueilli, fervent, profond. Herreweghe maîtrise parfaitement la rhétorique luthérienne qui innerve les œuvres sacrées de Bach (il suffit de le voir diriger pour s'en rendre compte), il est donc tout à fait à même d'éclairer le sens de chaque détail de la partition, sans oublier pour autant la visée générale de la "Passion selon Saint Matthieu", dont le but reste quoi qu'on puisse en penser d'amener le fidèle à la méditation et au retour sur soi à travers le récit exemplaire de la Passion du Christ. A cet égard, les chorals ne sont pas éthérés dans cette interprétation, comme certains ont pu le dire. Au contraire, ils me paraissent frappés du sceau de l'évidence, la mélodie se dévide naturellement, le chant du Collegium Vocale Gent est empli d'intériorité, le cœur fond à l'écoute d'un telle beauté sonore ...

Les chœurs sont tout aussi probants (on rappellera que Philippe Herreweghe a commencé sa carrière comme chef de choeur), ils prennent une place idéale au sein de l'ensemble, là encore tout est idéal et proportionné.

La direction de Philippe Herreweghe n'est pas, comme j'ai pu le lire en 1998, dénuée d'affects, il suffit d'écouter le tapis qu'il déroule à Jésus sur l'extraordinaire récitatif "Meine Seele ist betrubt" pour s'en convaincre.

En ce qui concerne les solistes, chacun est idiomatique dans ce répertoire :

- La soprano Sibylla Rubens a un type de voix qui plait à Herreweghe pour chanter Bach, type qu'il retrouve aujourd'hui encore avec l'excellente Dorothée Mields. Rubens a une voix peu engagée théâtralement, peu spectaculaire, à la projection modeste mais aux graves bien assis avec, et c'est l'essentiel, un art de placer les aigus et les accents toniques tout à fait estimable. En effet, la voix de soprano dans la musique d'église allemande du XVIIIème siècle est censée exprimer les mouvements de l’âme. L'art de placer les aigus et de les "sortir" impeccablement au moment exigé ressort donc des tentatives d'envol de l’âme vers le Seigneur, des tentatives de s'extraire du péché humain. Les flûtes, qui selon René Jacobs expriment le péché (dans la "St Matthieu" en tout cas) viennent idéalement caractériser ce chant par rappel métonymique, dans le "Blute nur" notamment.

- L'alto Andreas Scholl possède des moyens techniques impressionnants, mais c'est surtout son intelligence du texte, sa grande sensibilité et son timbre chaud et exempt de tout vibrato qui nous tirent des larmes de bonheur, son "Erbarme dich" notamment est ineffable. Je n'hésite pas à dire que nous avons là les meilleures gravures des récitatifs et des airs d'alto de la "Passion selon Saint Matthieu" jamais enregistrés au disque.

- L’Évangéliste du ténor Ian Bostridge dynamise le récit d'une façon exceptionnelle, il s'agit là d'un profond renouvellement du rôle de l’Évangéliste, qui était avant lui chanté avec plus de lenteur et de patience, caractérisant par là un savoir désincarné exprimé par la tessiture de ténor élevé que requiert le personnage. Avec Bostridge, l’Évangéliste est partie prenante du drame qu'il nous fait vivre avec intensité.

- Werner Güra a aussi été un Évangéliste de talent en concert et dernièrement avec René Jacobs au disque. Ici il se charge des airs de ténor avec la probité qui le caractérise. Son "Ich will bei meinem Jesu wachen" est particulièrement réussi.

- Le Christ de Franz-Josef Selig a paru un peu grave à certains, sa large voix de basse qui lui permet de chanter les Wagner les plus exigeants est même, parait-il, hors-sujet. C'est oublier là que la tessiture du Christ nécessite une véritable voix de basse, mais une basse agile, qui parcourt toute l'étendue de sa tessiture. On pourra à cet égard reprocher à Selig un certain immobilisme, mais les "Christus Wörter" (les mots du Christ) ont du poids avec lui, Jésus n'est pas un bonbon Haribo qui dit "souris, je t'aime", il est l'homme qui était Dieu et qui reviendra juger les vivants et les morts. Selig n'oublie pas également d'intérioriser la souffrance, signe d'intelligence stylistique s'il en est.

- Enfin Dietrich Henschel se charge plutôt bien des airs de basse, malgré un souffle un peu difficultueux dans le "Gebt mir meinen Jesum wieder" et un "Mache dich mein Herze rein" bizarroïde du point de vue de l'ornementation.

On notera également les pertinentes interventions des basses Frits Vanhulle (Judas, Pontifex 1) et Dominik Wörner (Pierre, Pontifex 2) et des sopranos Elisabeth Hermans et Susan Hamilton (première et deuxième Servante) à qui Herreweghe a eu la bonne idée de confier ces rôles courts.

Certes, Herreweghe n'innove pas d'un point de vue musicologique, mais il est le garant d'une certaine tradition d’interprétation bachienne, celle de la lecture attentive et scrupuleuse de la partition, soucieuse avant tout de délivrer le message du Cantor.

Mon enregistrement préféré (et il y en a beaucoup, et non des moindres !) d'une des plus grandes œuvres de l'histoire de la musique.

En ce qui concerne les versions avec choeur de solistes, on préférera Kuijken à McCreesh et à Butt.

Du coté des versions plus "traditionnelles" sur instruments anciens, je ne suis pas convaincu par la dernière version de René Jacobs (voir mon commentaire).

En revanche, la première version de Philippe Herreweghe (1984) est également très recommandable.

On retiendra également celles de John Eliot Gardiner (de tout premier ordre également), Ton Koopman I et II (dans une optique plus théâtrale), Suzuki (très épuré et lumineux) et la première version de Sigiswald Kuijken.

La première version de Nikolaus Harnoncourt possède encore bien des séductions (et en particulier un attrait "historique" très porteur ...), mais sa seconde "St Matthieu" est également intéressante. Je les préfère à l'interprétation de Gustav Leonhardt, qui me semble posséder les qualités que j'attribue à Herreweghe, mais aussi les défauts qui lui sont reprochés à tort.

Bruggen (grand musicien hélas décédé il y a peu) me semble moyennement à son affaire dans la musique sacrée de Bach, Cleobury est raide et froid et Michael George est insupportablement engorgé.

Le reste me semble un voire deux crans au-dessous.

Mon tiercé de tête : Herreweghe II, Gardiner, Kuijken (avec choeur de solistes).
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9 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Que dire ?, 2 août 2010
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : La passion selon Saint Matthieu (CD)
Sinon des banalités face à une telle merveille : c'est tellement rare d'avoir une interprétation aussi homogène et d'une telle maestria. Un superbe travail d'équipe sans strictement aucune défaillance.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Oui mais..., 14 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : La passion selon Saint Matthieu (CD)
Je ne veux pas contredire les évaluations précédentes. Mais je n'aime pas la qualité de l'enregistrement. Je serai curieux d'entendre les avis d'autres possesseurs de bonnes hifi's mais moi je ne suis pas saisi.
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9 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 tout simplement somptueuse, 3 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach : La passion selon Saint Matthieu (CD)
Pour qui aime Bach et l'esprit baroque c'est LA version à avoir! la direction,le son des instruments ,les voix...tout y est!
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Bach : La passion selon Saint Matthieu de Johann Sebastian Bach (CD - 1999)
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