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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une référence historique et stylistique de la discographie cherubinienne, 30 novembre 2007
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Luigi Cherubini : Messe De Requiem N 2 En Re Mineur (CD)
Né à Florence mais installé en France en 1787, Luigi Cherubini (1760-1842) connut l'Ancien Régime, la Révolution, l'Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet.
Ce riche contexte historique se reflète dans sa musique sacrée, puisqu'il écrivit un Requiem en ut mineur à la mémoire de Louis XVI, ainsi que des Messes pour le couronnement de Louis XVIII et Charles X.
Le Requiem en ré mineur est une oeuvre tardive, rédigée en 1836, créée le 23 mars 1838 et rejouée deux ans plus tard aux obsèques du compositeur qui le considérait comme son testament musical.

La partition requiert un choeur d'hommes et un orchestre, sans solistes vocaux. Sa tonalité sombre, son inspiration fervente et sa vaillance lui confèrent une grandeur impressionnante, sertie par une science contrapuntique très sûre, acquise en Italie avec Giuseppe Sarti.
L'on s'étonne vraiment que cette partition splendide soit si rarement enregistrée et donnée en concert.

La présente interprétation, captée en décembre 1962 dans la salle du Rudolfinum de Prague avec la Ceská Filharmonie, fut la première au disque.
La direction tendue d'Igor Markevitch obtient une virtuosité chorale et instrumentale absolument époustouflante, qui culmine dans le Dies irae, sans pour autant dissiper la profonde spiritualité qui règne depuis l'Introït jusque l'Agnus Dei.
Voilà une référence que la version de Riccardo Muti pour EMI (1973) n'a en rien démodée.

Attention aux doublons car Deutsche Grammophon et Supraphon publièrent leurs bandes chacun sous leur propre étiquette. Le label hambourgeois les a rééditées dans sa collection "Originals" (couplé avec la "Messe du Couronnement" de Mozart) tandis que le label tchèque nous propose ici en complément la "Symphonie en ré majeur" de 1815.
Celle-ci honorait une commande de la Société Philharmonique de Londres et n'a pu que ravir le public anglais en raison de son style haydnien.

Le programme de cet album bien rempli s'achève avec l'Ouverture de l'Opéra "Médée", finement et fougueusement servie par l'Orchestre de Chambre de Prague.

Ces témoignages historiques constituent une évidente pierre de touche de toute discothèque cherubinienne.
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